Monument Valley : en selle !

Nous sommes arrivés vers 17h sur le site mythique de Monument Valley. Les premiers pythons rocheux rougeoyants que nous apercevons commencent à nous plonger dans l’atmosphère western que tant de films anciens ou récents nous ont mis dans la tête. Nous cherchons un camping pour rester la nuit. Le premier est cher et sans charme, nous continuons la route vers le visitor center pour tenter notre chance au plus près du site majeur de la région. Nous rentrons dans la parc national géré par la tribu Navajo et nous nous acquittons des 20$ (le site n’est pas inclus dans le pass America the beautifull déjà bien amorti de toute façon). Nous trouvons un camping (le seul) sur les hauteurs surplombant les 3 rochers rouges célèbres entourés d’autres montagnes certes moins spectaculaires à l’œil et moins photogéniques, bien que très belles. L’emplacement pour la nuit sera parfait. Il fait chaud mais la caresse du vent rend l’endroit très agréable et la soirée promet d’être belle.

Nous partons avant qu’elle ne ferme, rouler sur la piste qui s’enfonce dans le parc au plus près des rochers (mesa) sculptés par les éléments. Notre scoobidoo van se transforme pour l’occasion en 4×4 au ralenti, le temps d’une cahotique balade. Il ne faut pas risquer une crevaison qui pourrait nous coûter bien cher. Un dépannage sur site coûte au moins 500$…Il faut dire que nous faisons concurrence aux 4×4 Navajo qui embarquent à prix d’or et au pas de charge les nombreux touristes venus se délecter du site. Aux deux tiers du chemin qui fait plus de 5 km, un homme nous demande de faire demi-tour. Nous sommes surpris car dans notre tête il reste encore une heure et plus pour rester sur la piste…bizarre…nous obtempérons…

Une fois de retour, nous nous installons pour la nuit, déplions notre coffre de toit lit 2 places et dînons dans le site qui s’est vidé d’une grosse partie de ses visiteurs. Le coucher de soleil commence à produire ses effets sur les rochers qui changent de couleur au fil des minutes. Le spectacle donne au site toute sa splendeur. La nuit arrive, nous restons dehors pour profiter du clair de lune et du ciel magnifiquement étoilé. Encore un très beau moment du voyage. peut-être notre plus belle soirée en camping après celle magique en plein cœur des montagnes de Yosemite (cf. article précédents).

La nuit passe, toujours pas de Coyote en vue ni d’autres animaux qui nous font un peu défaut depuis le début du road trip. Il faut dire que nous avions été mal habitués avec le l’Australie il y a deux ans (cf. onglet Australie du blog).

Au réveil, à 5h15, nous profitons des premiers rayons du soleil. Le site prend une autre allure et les rochers stars jouent aux ombres chinoises avec le soleil qui s’élève. Encore un très beau moment que je me plais à tenter d’attraper avec mon appareil photo en surchauffe. Nous entendons au loin les hennissements des chevaux mustang tout juste libérés de leur enclos. Ils sont excités et partent au galop dans la plaine magnifique. Les filles sont au paradis !

Nous ne monterons par contre finalement pas sur le dos des ces fidèles compagnons des Navajo. Le plan proposé par la seule structure présente sur le site (au niveau du visitor center, sinon nous aurions dû reprendre la piste d’hier soir…) ne nous rassure pas en comparaison avec le tarif demandé, initialement 400$ puis 250$ après 30sec de négociation…Tant pis.

Nous allumons tablette et téléphone et nous rendons compte qu’il est une heure de plus que ce que nous pensions 😉 Ici on change d’heure en fonction des Etats mais cette fois-ci cela nous avait échappé…Nous comprenons mieux pourquoi on nous a demandé de faire demi-tour la veille sur la piste…il était presque 20h, heure de fermeture du site et non 19h comme nous le pensions…

Nous reprenons la route pour cette fois-ci descendre vers le sud avant d’entamer la phase retour de notre boucle qui doit nous ramener à San Francisco.

A suivre…

Antelope Canyon : c’est fait !

Avant notre départ ce matin, nous nous étions demandés si nous allions visiter le désormais trop célèbre site d’Antelope Canyon. Pour la petite histoire, ce site s’appele Antelope car il était riche en antilope avant l’arrivée massive des humains…Les guides nous indiquaient tous qu’il fallait réserver des mois à l’avance surtout l’été, qu’on faisait la balade au pas de course, que ça coutait cher, que la visite devait se faire avec le soleil au zénith et que les attentes sur le site étaient dans la limite du supportable. Bref pas de quoi emballer un Toots. Pourtant, John que nous avions croisés au camping de Mount Carmel nous avait dit qu’il était dommage d’être dans la ville de Page et de ne pas aller voir cette merveille de la nature…Nous avons donc décidé ce matin de tenter notre chance.

Nous nous dirigeons dubitatifs vers Antelope Canyon Lower avec le scoobidoo van. Le site Antelope Upper (de l’autre côté de la route à 500m à vol d’oiseau) étant le plus convoité nous n’avons même pas essayé d’y aller. Nous arrivons sur le site d’Antelope lower à 8h50, passons à la caisse où on nous dit de prendre une file pour non réservation. Deux minutes après nous passons à la caisse et on nous annonce l’air presque gêné un passage possible à 9h30 ! Bingo, c’est dans la poche. A nous Antelope Canyon ! Au final, nous attendons dans un bâtiment climatisé et un guide vient à 9h20 nous chercher. Il s’appelle Noah, travaille cet été sur le site pour se payer ses études marketing et est extrêmement sympa. Ce « white Navajo » comme je m’amuse à l’appeler nous permet une visite parfaite. Le groupe de 10 personnes dans lequel nous nous trouvons est agréable. Nous traversons à pieds pendant près d’une heure et dans le calme, le magnifique canyon et pouvons faire toutes les photos possibles. Comme quoi qui ne tente rien n’a rien !

C’est donc le cœur léger que nous reprenons la route en direction de Monument Valley, un autre épisode du voyage se prépare. Nous saluons la grosse centrale à charbon qui borde le site d’Antelope puis filons à travers des paysages toujours variés. En approchant de monument Valley, Nathalie qui a lu les guides nous parle d’un site intéressant. National Monument Navajo. Il s’agit d’un village en terre construit à l’abrit d’une falaise par de lointains habitants des USA, bien avant la colonisation espagnole puis européenne. Le site date du XIIIème siècle. Le village est facile d’accès au moins pour le point de vue (5 heures autrement avec un guide pour s’y rendre). Nous en profitons bien. une belle étape qui nous permet de nous consoler puisque nous n’irons pas à Mesa Verde cette fois-ci.

Nous reprenons la route un peu avant 17h et rapidement nous commençons à apercevoir des paysages de western…Monument Valley n’est plus bien loin, mais je le réserve pour le prochain épisode 😉

A suivre…

Grand Canyon : Toujours plus haut !

Nous partons ce matin de notre camping de Mount Carmel qui nous a bien accueillis pendant 3 nuits. Nous y avons croisé Patricia qui a quitté la France et Lyon à l’âge de 20 ans pour s’installer définitivement aux USA où elle a fondé une famille et John, un militaire de l’US Army à la retraite, venu passer quelques jours de vacances avec sa femme, son chien et son chat, pour découvrir la région des grands parcs. Pour notre part après Zion et Bryce Canyon (cf. articles précédents), c’est le Grand Canyon du Colorado qui nous attend ! Déjà sur la route, les paysages à nouveau nous émerveillent…

Nous arrivons à 9h au grand canyon par le côté Nord beaucoup moins fréquenté que le côté Sud. Nathalie avait vu ça dans un guide et l’idée s’avère excellente. Peu de monde quand nous arrivons et nous pouvons profiter de la vue époustouflante sur le canyon qui est gigantesque ! Au fond, nous apercevons les montagnes non loin de San Francisco, encore enneigées pour es plus hautes sûrement du côté de la Sierra Nevada traversée il y a quelques jours (cf. articles précédents). Nous sommes une fois de plus ébahis par ce que nous voyons. Quel pays !!! Chaque jour nous amène encore de plus grandes surprises…

Après avoir bien profité du site, nous reprenons la route pour la suite de notre étape du jour qui va nous mener dans la ville de Page, construite en 1957 pour héberger les ouvriers qui construisaient le barrage du fleuve Colorado. Ce dernier pour la petit histoire mettra 17 ans pour se remplir complètement, ça donne une idée du volume…Avant cela nous découvrons à nouveau des paysages à couper le souffle, et contournons les magnifiques Vermillion Cliff qui offrent des étendues sauvages incroyables. Un régal !

Nous sommes en territoire Navajo, les indiens natifs de cette région. L’ambiance change, les échoppes de bijoux indiens fleurissent sur le bord de route. Nous nous arrêtons à Canyon Marble pour admirer les blocs de pierre rouge rongés par le vent et qui sont en équilibre. Il fait très chaud…

Nous reprenons la route et apercevons régulièrement une immense faille dans le sol qui nous interpelle…Il s’agit en fait du lit du fleuve Colorado. Nous le verrons mieux d’un peu plus haut. Nous avons à nouveau une énorme surprise lorsque nous passons au dessus d’un pont qui nous appelle à un nouvel arrêt. Il s’agit d’un double pont en fer qui enjambe le Colorado. La vue qui nous est offerte est à nouveau phénoménale sur le fleuve d’un vert intense qui se marie parfaitement avec les bords rouges du canyon qu’il emprunte ! Cerise sur le gâteau, j’aperçois une jeune femme avec une antenne à la main et qui semble vouloir capter quelque chose. Je l’interpelle et elle m’indique qu’elle suit la trace des condors de Californie. Une espèce rare qui ne compte plus que 500 individus. Et là sous nos yeux se tiennent un adulte (tête rouge) et un juvénile (tête grise) qui profitent du pont pour s’abriter de la chaleur, de la foule et profiter d’une rampe de lancement pour déployer leurs ailes (jusqu’à 3M d’envergure). Un moment incroyable pour nous qui avions ce matin les yeux rivés au ciel du côté de Grand Canyon pour espérer en apercevoir…

Nous reprenons la route vers la ville de Page. Les paysages qui défilent changent à nouveau et restent extraordinaires…En arrivant sur la ville, nous apercevons un panneau indiquant Horseshoe Bend. Ca tombe bien nous voulions aller voir cette curiosité et c’est justement sur notre route. Ni une ni deux, nous tournons à gauche, payons la taxe habituelle (fee) et accédons au site. Une marche de 15 minutes à peine nous permet d’admirer la courbe que fait le Colorado 300m plus bas en forme de fer à cheval, d’où le nom…Encore une splendeur que nous ne regrettons pas d’avoir vue malgré une foule assez dense.

Nous nous posons pour un soir dans un motel réservé la veille, histoire de nous rafraichir un peu et de laver nos affaires car nous touchons les fonds de tiroir…Il faut dire que nous sommes partis légers avec un bagage cabine pour chacun… Après cette pose, en fin d’après-midi alors que la chaleur est devenue plus supportable, nous nous rendons sur les bords du Lake Powell, immense réservoir d’eau en danger tant les puisements humains sont supérieurs à la capacité qu’a le fleuve Colorado de le régénérer…Le canyon rempli d’eau est magnifique lui aussi bien que ce résultat soit le fruit du barrage et donc non naturel. Nombre d’Américains viennent y faire du bateau. Nous avons d’ailleurs croisé ces derniers jours beaucoup de voitures avec bateau sur des remorques alors que nous sommes en plein plateau montagneux (entre 1000m et 2500m en permanence). Nous terminons cette journée riche en nouvelles découvertes autour du désormais traditionnel burger qu’apprécient tant les filles et les parents il faut bien l’avouer en l’occurrence 😉

Demain, nous partons en direction de Monument Valley dans l’idée de rejouer certaines scènes cultes de westerns de notre enfance…

A suivre…

 

En route pour Zion !

Nous quittons ce matin la ville de Saint Georges en direction du parc national de Zion (Utha). Nous empruntons la route qui nous permet de traverser le parc en voiture. Nous sommes partis un peu tard et du coup nous envisageons la balade pour le lendemain, vu le monde et la chaleur, c’est plus prudent. Pour l’heure, il nous faut trouver un camping. Nous nous arrêtons à plusieurs qui sont soit pleins, soit en plein soleil…nous continuons la route jusqu’à Mount Carmel qui est a la jonction des trois parcs que nous voulons faire et tombons sur un petit camping qui sera parfait pour les trois prochaines nuits. Nous nous posons et allons en fin d’après-midi profiter du coucher de soleil sur les Coral pink sand dunes, magnifique ensemble de dunes d’un sable ultra fin rose et qui ne colle pas !!! Le sable parfait. Nous passons un beau moment au calme ou presque…en effet, des engins 4×4 heureusement peu nombreux à cette heure viennent parfois perturber la quiétude du parc. Le soleil se couche…

Le lendemain nous partons tôt pour arriver sur la parc de Zion à 7h30…le parc est déjà noir de monde !!! Nous attendrons 30 minutes avant d’emprunter la navette qui nous amène à notre balade du jour, une biche (sûrement Bambi) vient nous rendre visite. Le bus nous dépose au pied de notre ascension du jour et là encore une queue interminable de valeureux montagnards attend sagement son tour. On nous dit qu’il faut patienter au moins 2h40 avant de pouvoir débuter la montée…mais ça n’est que pour la dernière partie tellement encombrée que les gens sont autorisés au compte goutte. Nous n’aimons pas attendre alors on part et croisons un cactus lapin crétin que nous déniche Pauline. Les paysages aperçus la veille en voiture se révèlent tels qu’on les attendait. Grandioses ! Nous ferons au final un belle balade. Nous croisons sur les hauteurs deux Charlottes à qui nous parlons car elle sont françaises, du coté de Metz et entament aux Etats-unis leur dernière étape d’un tour du monde de 6 mois…tiens, tiens, ça nous rappelle quelque chose 😉 Une jolie rencontre qui se termine par un échange de prises de photos.

Nous terminons la balade vers 14h30 et redescendons vers notre camping en appréciant toujours les paysages qui s’offrent à nous depuis notre route. Nous terminons par un repas à l’heure espagnole et profitons de la présence derrière la vitre du restaurant d’un bar à Colibris. Encore une très belle journée !

Demain place à Bryce Canyon !

A suivre…

Nuit torride à Death Valley !

Nous quittons ce matin notre petit Motel de Mammoth Lake où la fraicheur matinale et montagnarde aide à nous réveiller. Nous allons faire une boucle en voiture autour de cette zone où les stations de ski ont l’air appréciées. Toujous pas d’ours en vue par contre…

Prochaine courte étape la ville de Lone Pine réputée pour avoir hébergé plusieurs scènes mythiques de western avec quelques belles maisons et saloon qui donnent une idée de l’ambiance. En outre la vue sur la plus haute montagne des Etats-Unis, le Mont Whitney qui culmine à plus de 4400m est très appréciable. Une belle étape même si nous nous attendions à plus pittoresque.

Nous descendons désormais vers la redoutée, à cette saison, Death Valley. Il fait déjà bien chaud mais ce n’est rien par rapport à ce qui nous attend. Nous nous dirigeons vers le point le plus chaud du monde. Le point le plus bas de la vallée Badwater situé  en dessous du niveau de la mer à -85,5 mètres, qui détient le record de température la plus haute avec 56,7°C. Nous ne battons sûrement pas ce record mais touchons à des températures de près de 50° !!! Une fournaise. Pourtant, le vent fort et l’air très sec rendent assez supportable tout cela (sous l’ombre du véhicule). Les paysages sont magnifiques et très variés tout au long de la route.

Nous arrivons vers 17h au milieu de la vallée qui fait plus de 300km de long, pour trouver un camping…La nuit promet d’être chaude. D’ailleurs, le camping qui nous accueille est vide. Il doit y avoir une raison. Nous nous installons. L’endroit est magnifique. Bordé par deux ranch oasis dont celui dans lequel nous sommes à Furnace Creek qui abrite le cours de golf le plus bas du monde. Heureusement pour nous une piscine bienvenue nous attend. L’eau y est à plus de 30° et nous avons un peu froid en sortant du fait du vent. Je ne pensais pas qu’on pouvait avoir froid sous 50°C…La nuit sera torride, la température restant très très chaude tout le long et le vent faiblissant.

Le ciel étoilé qui s’offre à nous et la sensation que la terre nous appartient est assez magique. Hier à la même heure nous étions à près de 3000m d’altitude et nous n’avions pas chaud, ce soir, nous avons changé de monde. Demain, nous parcourrons l’autre moitié de la vallée pour nous rendre à Las Vagas. La Sierra Nevada (chaine enneigée) située en Californie que nous avons adorée restera un très grand souvenir !

A suivre…

 

 

 

 

Yosemite, nous voilà ! (acte I)

Nous partons tôt ce matin (nous nous levons naturellement tous les jours à 5h45 du matin alors qu’il fait déjà jour depuis au moins 30 minutes) en direction de Yosemite, notre objectif du jour et peut-être plus nous verrons bien ! Les premiers virages montant nous amenant vers le cimes nous éclairent le visage de beaux sourires. Ca s’annonce plutôt bien. Il y a déjà du monde en approchant du parc. Après une heure de route à traverser assez peu de villages, nous achetons notre « pass America the beautiful » à l’entrée du parc. Il est valable pour tous les parcs nationaux américains (80$).

Dès l’entrée nous nous rendons compte que tout cela va bien nous plaire. Les paysages et la vue sur les montagnes environnantes sont superbes et vraiment grandioses, les forêts majestueuses malgré quelques stigmates des terribles incendies d’il y a deux ans ! Les points de vue sont époustouflants et le spectacle des cimes du cirque qui nous entoure est grandiose. En perspective nous découvrons la plus grande cascade des Etats-Unis, avec 700m de chute d’eau dévalant en un immense éclat. Le long de la balade, nous voyons des espèces d’oiseaux très intéressés par les miettes que nous laissons de nos grignotages, des écureuils bien vifs et difficiles à approcher. Nous ratons de très peu visiblement au vu de la fraicheur des traces, un ours à peine sorti de la rivière quand il a dû nous entendre arriver. Nous ne pensions pas qu’ils seraient si près alors qu’il y a déjà tant de monde sur le parc malgré l’horaire matinal. Du coup nous faisons un demi-tour prudent avant de tomber sur des américains qui nous disent qu’il n’y a jamais eu d’accident dans ce parc avec les ours malgré les millions de visiteurs qui s’y pressent et qu’il serait dommage de ne pas continuer notre visite par le sentier que nous avions commencé à aborder. Du coup nous reprenons le sentier très calme qui nous avait tenté quelques minutes au préalable. Les filles ne sont pas très rassurées, mais je suis prêt à dégainer mon appareil photo s’il le faut et à taper dans mes mains pour le faire fuir, il paraît que c’est une technique infaillible…

Après quelques heures sur site, nous décidons de quitter le parc pas trop tard pour éviter de trouver des campings déjà pris d’assaut. Nous empruntons une route de montagne qui nous mène sur les hauteurs de la vallée. Un panneau camping nous attire l’œil. L’Endroit est sauvage et devrait nous plaire. Bingo, après environ 3 kilomètres à serpenter sur une toute petite route à travers bois dans la montagne, nous arrivons dans un superbe camping très naturel qui est le domaine des ours, nous sommes à environ 2000m d’altitude tout de même…

Nous nous équipons pour la nuit et mettons nos aliments et autres produits sucrés (dentifrice, liquide vaisselle etc…) dans un coffre en acier prévu à cet effet. En effet, cela nous évitera une visite nocturne d’un ours qui voudrait bien nous lécher attiré par l’odeur sucrée dans le véhicule dans lequel nous dormons. Nous passons la fin d’après-midi à profiter de la forêt, j’allume le brasero qui est sur notre emplacement pour l’ambiance et la chaleur à la nuit tombante. Nous en profitons pour fêter les 16 ans de notre Jeanne préférée et la nuit s’annonce…nous réservera t’elle des surprises…

A suivre…

Les baleines ont bien bossé !

Après une recherche de logement pour la nuit un peu compliquée, la journée ayant été chargée, nous sommes arrivés un peu tard pour trouver un camping…au final nous arrivons dans un motel pas très reluisant mais aux matelas bienvenus ! Il faut bien nous remettre dans le rythme… le lendemain, nous partons guillerets à la rencontre des cétacés tant convoités, nos amies les baleines à bosse. Un test de montage du toit de notre van pour nous rassurer et hop, à nous les poissons ! Finalement, nous croiserons les incontournables lions de mer, des loutres géantes flottant sur le dos, des oiseaux divers et variés, des dauphins joueurs et les fameuses baleines à bosses ! L’une d’elle nous gratifiera d’un magnifique saut à une dizaine de mètres du bateau ! J’ai eu la chance de l’attraper en vol d’où la photo que je n’espérais pas ! La balade était vraiment chouette, sur un bateau pas trop gros et respectueux des animaux. Merci Nath et Jeanne d’avoir insisté pour qu’on y aille !

 

Après ce super moment, l’après-midi est dédié à découvrir la magnifique côte Ouest en descendant en direction de Los Angeles. Notre objectif, nous rendre à Big Sur avant de remonter vers Monterey pas trop tard cette fois-ci pour tenter de trouver un camping pour la nuit…Malgré le temps très frais lié à un vent très fort, les paysages sont splendides et la luminosité très agréable…

 

Demain, nous nous dirigeons vers la parc de Yosemite que nous devions faire initialement sur la partie du retour.

A suivre…

Hit the road Jack !

Après une chouette journée hier à arpenter les rues et quartiers de San Francisco, il nous reste une matinée sur place avant de partir récupérer notre van coloré. Nous partons à pieds en direction de la côte pour faire un dernier clin d’œil à l’emblématique Golden Gate Bridge et traversons des quartiers plutôt chics. Une affiche publicitaire sur le Lillet nous ramène du côté de Bordeaux. Au pays de la Ford Mustang, il reste encore quelques vestiges des anciennes limousines. Nous découvrons aussi un palace les pieds dans l’eau témoignage de l’âge d’or de San Francisco.

Nous revenons un peu avant 11h à notre motel et utilisons pour la première fois l’application Uber un peu échaudés par le coût du taxi et du pourboire lors de notre arrivée. Je clique pour valider ma course sur l’appli et un chauffeur apparaît moins d’une minute après devant l’établissement ! Nicholas, un jeune chauffeur de père mexicain et de mère japonaise nous reçoit avec un sourire engageant. Il connait un peu la France et l’adore. Il travaille chez Uber pour se payer ses études qui débutent dans quelques semaines. Une jolie rencontre et une première utilisation d’Uber réussie ! Merci Cédric 😉 Nicholas nous dépose devant le site de Jucy où nous devons récupérer à 13h notre van. Avant cela, nous allons déjeuner dans un troqué typique aux accents latinos sur fond d’odeur de friture et de graisse. Les sourires du personnel ajoutent un peu plus à l’ambiance. Ca y est nous sommes bien dans le sud des USA !

Nous récupérons notre van plutôt vieillot, espérons qu’il fera l’ensemble du trajet…et partons à la découverte des routes US. Une première là encore. Les feux ici sont positionnés de l’autre côté du croisement. Une habitude à prendre rapidement pour éviter de se retrouver au milieu de la route et de risquer un accident. La côte que nous atteignons au bout de plusieurs minutes est absolument magnifique. Nous nous arrêtons de temps à autres pour admirer et regarder les lions de mer, pélicans et autres espèces qui sont présents partout dans la baie de Monterey.

Après une dernière visite dans la jolie ville de Santa Cruz, nous quittons le bord de mer et descendons vers Monterey. La fatigue nous gagne, la faim aussi, et la soirée n’est pas finie…Nous visitons l’ancien port de Monterey au charme certain mais très touristique. il nous reste à trouver un endroit où dormir mais ce sera chose difficile…

Une expérience à intégrer pour la suite 😉 Demain, visite des baleines si elles veulent bien nous voir.

A suivre…

Welcome to the hôtel, California !

Après près de 12 heures passées dans l’avion, nous somme bien arrivés à San Francisco. Les secousses sont oubliées et la tête est encore un peu au pôle nord. La vue d’avion à l’arrivée est magnifique sur la côte Pacifique puis sur l’immense baie que nous survolons. Le temps est clair quand nous descendons de l’avion, bien heureux de retrouver la terre ferme et ravis de revoir San Francisco. Après avoir tourné un bon moment pour décider du moyen de transport qui devait nous amener à notre hôtel, c’est un taxi qui nous y dépose…la fatigue est là liée au décalage horaire de 9 heures. Nous pensions aller nous balader, mais au final c’est une nuit en décalé qui nous attend…

Le lendemain c’est vers 4h du matin heure locale que nous émergeons. Pas possible de dormir plus. Notre rythme de sommeil est resté en France visiblement. Nous partons quelques temps après vers San Francisco pour retrouver l’ambiance sympathique de cette ville. L’air matinal est frais mais le soleil est là, bien agréable. Nous flânons le long de la côté et retrouvons le Golden gate bridge et  l’île qui héberge l’ancienne prison d’Alcatraz. La jetée nous permet de découvrir une jolie vue sur la ville et ses reliefs et aussi de découvrir de drôles de bêtes dans l’eau. Un lion de mer nonchalant, des baigneurs bien courageux qui nagent non loin de là.

Nous tombons ensuite par hasard sur un terminus de câble car, ces fameux vieux véhicules à crémaillère emblème de la ville. Il y a deux ans, la queue était tellement dense que nous ne nous y étions pas risqués. Là pas un chat ou presque de ce côté là. Banco, c’est parti pour un petit tour, en douceur et en fraicheur. Les nuages et la brume chers à la baie de SF nous ont rejoint. Le soleil nous manque et le taux d’humidité grimpe rapidement ! Une fine bruine arrive mais heureusement pas de pluie.

Une fois descendus en plein cœur de ville sur l’immense Market street, la flânerie reprend. L’objectif, trouver une carte sim pour être joignables et surtout récupérer un accès internet qui nous sera utile sur la route ces prochains jours…Nous rentrons dans une immense galerie commerciale aux riches commerces, trouvons la carte sim qui se refuse à fonctionner sur mon téléphone et termine dans celui de Nathalie un peu capricieux (le téléphone;-).

La connexion établie nous contactons comme nous l’avions prévu Marie, la fille d’Isabelle, que nous avions rencontrée en Italie il y a quelques semaines et qui fait ses études dans la région. Ca tombe bien elle est elle aussi au centre ville de San Francisco. Après quelques minutes à tourner à nouveau, nous nous retrouvons et partageons un bon moment de balade avec elle qui se terminera au Hard Rock café situé sur les très longs quais, non sans aller rendre visite à notre statue préférée de Gandhi.

Marie nous quitte et nous déambulons sur les quais. Les filles veulent revoir le Pier 39 et ses otaries célèbres. Elles sont beaucoup moins nombreuses qu’il y a deux ans sur les pontons qui leur sont réservés, mais le spectacle est toujours aussi amusant. Nous cédons à Pauline qui veut aller dans une galerie de miroirs plutôt sympa au final, puis filons vers la Coit Tower que nous n’avions pas faite la fois dernière.

Nous arrivons tant bien que mal à la fameuse tour qui domine la baie de SF. Elle servait de phare pour guider les bateaux puis de télégraphe. Pour y accéder il faut escalader la colline sur laquelle elle se trouve mais l’effort est très largement récompensé. Les quartiers traversés sont bien sympathiques et la vue est très belle. Nous montons dans la tour et découvrons le meilleur panorama à 360° de la ville. Nous ne sommes pas déçus !

Nous revenons ensuite par les quais en traversant le quartier siège de Levi’s où les filles feront une halte achat…moi qui croyais qu’elles étaient fatiguées…quelle ressource ! La journée se termine comme elle avait commencée, en marchant. Nous avons fait pas loin de trente kilomètres aujourd’hui pour un début c’est pas mal. Les filles ont bien mérité un peu de gastronomie locale…un Mac do !

Demain nous récupérons notre minivan « Scoobidoo » et partons longer une partie de la côte ouest vers le sud, en direction de Monterey et peut-être des baleines…

A suivre…