Costa Rica : et si on restait ?

A notre réveil, la pluie et la fraicheur de la nuit laissent place à de belles éclaircies permises par le vent qui souffle en très fortes rafales. Les nuages, nous dit Alan le gérant, viennent de la côte Caraïbe qui est plus humide que la côte Pacifique. Les couleurs vertes sont exacerbées par les rayons du soleil sur fond de nuages blancs et gris. Le site est très beau et très différent de ce que nous avons vu ces derniers jours. Nous retrouvons par contre du fait de l’altitude l’ambiance que nous avions eue entre Buenos Aires et Santa Juana il y a deux jours lors de notre périple 4×4 aux airs de Kamel Trophy à travers les plantations de café et bananes 😉

Alan regarde avec moi sur son ordinateur la webcam du sommet du volcan. Le soleil que nous avions à l’altitude de notre chalet n’est malheureusement pas présent du côté du cratère 1000m plus haut. Alan nous déconseille de payer 60 dollars pour au final ne rien voir. Nous décidons de nous avancer vers le sommet du volcan en voiture jusqu’à l’entrée du parc que nous ne pourrons pas franchir de toute façon car nous n’avons pas réservé au préalable. Vu le temps là-haut et les violentes bourrasques de vent accompagnées de fine pluie, pas de regret. Nous faisons demi-tour et redescendons tranquillement vers l’aéroport près duquel nous devons rendre notre valeureux 4×4.

Nous trouvons en route une plantation de café aux couleurs de Starbuck. Il s’agit de la plantation Hacienda Alsacia hyper marketée et avec une superbe terrasse dont nous profitons en dégustant un cher café espresso. Starbuck en est visiblement l’heureux propriétaire. Le prix des prestations et notamment de la mini chocolatine (c’est bien comme cela qu’on dit, les Costariciens nous l’ont confirmé 😉 nous fait sourire. 1,80 dollar la bouchée !!! Nous n’aurons pas le temps de tenter la visite guidée qui débute à 10h car nous devons rendre la voiture avant midi et ne savons pas trop comment sera la circulation dans la plaine d’Alajuella propice aux bouchons et à la pagaille…

Nous descendons donc à vitesse réduite et avec l’envie de ralentir le temps, jusqu’au terminal de retour des véhicules du loueur Alamo. L’organisation y est impressionnante !!! Nous rentrons le véhicule sur le site, notre plaque est décryptée, on m’appelle par mon prénom, nous descendons les sacs, une jeune femme vérifie que le véhicule est intact (heureusement que la poussière n’est pas un sujet de recalage…) on nous demande si on est contents du service, une navette recule pour embarquer nos sacs afin de nous emmener à l’aéroport gratuitement…Temps estimé de l’opération, 7 minutes chrono ! Nous nous laissons ensuite guider en confort vers l’aéroport…

Une fois sur place, il nous reste au programme 10h d’attentes à tuer car l’avion doit décoller à 22h15. On nous a fortement déconseillé de partir à la découverte de San José tant les bouchons peuvent être longs. Et puis avec nos sacs, difficile de beaucoup bouger de toute façon et puis il fait nuit à 18h… Nous profitons encore quelques minutes du soleil costaricain en sortant de l’enceinte de l’aéroport. Décidemment, il nous est difficile de quitter la place. Un chauffeur qui attendait ses clients dans son mini bus vient nous parler un peu en espagnol puis en anglais. Jorge, évoque avec enthousiasme son pays mais nous décrit aussi avec clairvoyance ses craintes quant à l’évolution trop touristique du Costa Rica dans les années qui viennent. Nous discutons un bon moment avec lui sous la chaleur douce ponctuée par un vent bienvenu, avant que ses clients ne lui fassent sentir leur impatience ;-). Il nous quitte au trot en nous lançant le fameux « Pura Vida » qui ponctue beaucoup de phrases au Costa Rica ! Puis nous rentrons dan l’enceinte de l’aéroport et tuons le temps. Nous écrivons, lisons, dessinons…

Nous sommes malgré tout bien contents que notre vol soit maintenu car un message reçu il y a deux jours nous informait de la grève en France et de la possibilité de l’annulation de celui-ci.

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Fin de notre chouette séjour dans ce très beau pays. Quelle belle destination !!! On comprend bien les avis enthousiastes de nos amis sur cette destination. Le vol retour est plus court de près de deux heures que celui de l’aller, ce qui est une bonne nouvelle. 9h25 tout de même parcourus majoritairement de nuit. 

NB : Un merci en passant à Air France KLM qui nous a permis de partir dans ce mangifique pays pour pas cher. En effet, nous avons bénéficié d’un avoir conséquent suite à un retard de vol cet été lorsque nous avions visité le grand ouest américain 😉 

A suivre…

Costa Rica : deux pays pour le prix d’un !

Ce matin nous décidons de quitter à regret notre superbe hôtel Costa Verde, sa piscine rien que pour nous ou presque et sa sublime vue depuis les hauteurs de Manuel Antonio. Le retour à la civilisation s’est plutôt bien passé et la proximité avec la nature n’a fait qu’exacerber le plaisir que nous avons eu à rester dans ce très bel endroit qui a su préserver tourisme et environnement sauvage. Le luxe qui nous a entourés pendant ces deux jours était plutôt agréable avouons-le pour un tarif tout à fait acceptable (environ 135€ la nuit pour 4).

Le check out doit se faire avant midi et nous avons bien l’intention de profiter jusqu’au bout de notre petit paradis. Jeanne et Pauline ont tout de même envie de revoir une dernière fois l’Océan Pacifique. La fénéantise des paresseux à dû déteindre sur nous, nous prenons la voiture pour descendre la colline raide sur laquelle se trouve l’hôtel. Nous redescendons nous garer devant l’igloo beach lodge et revoyons avec plaisir Didier, Tico (nom donné aux costariciens) au prénom français qui nous a si bien reçus la veille. Il est 8h et déjà la chaleur se fait fortement ressentir. Nous restons quelques minutes à profiter du sable et de la jolie plage qui nous avait offert un si beau coucher de soleil à notre arrivée à Manuel Antonio.

L’envie de retrouver notre petite piscine quasi privative est tout de même la plus forte. Nous décidons de revenir à l’hôtel pour en profiter à nouveau. Nous y retrouvons une sympathique famille Québécoise rencontrée la veille au même endroit. Nous échangeons un moment avec Emmanuelle, Jonathan et leurs filles Elodie et Juliane. Ils ne connaissent pas l’Europe ni la France et nous ne connaissons pas encore le Canada ni le Québec. Ils ont quitté l’hiver rigoureux de leur pays pour la chaleur du Costa Rica. Nous passons un agréable moment en leur compagnie sous les yeux enfin ouverts de notre amis le paresseux qui a dans la nuit entrepris avec le courage certain que nous lui reconnaissons de rejoindre le petit palmier voisin de celui où nous l’avions vu hier. Du coup, on le voit encore mieux ! Midi approche, il faut bien se résoudre à quitter cet endroit magnifique pour monter un peu plus vers le Nord et nous retrouver à proximité de l’aéroport duquel nous regagnons la France samedi soir. Notre dernier point de chute se situe du côté du volcan Poas qui est assez proche d’Alajuela, ville qui héberge l’aéroport international de San José. 

La route qui remonte la côte Pacifique ne nous excite pas vraiment, comme à l’aller d’ailleurs lorsque nous étions passé par Uvita avant de descendre à Drake. Le témoin lumineux du tableau de bord de la voiture se réveille à nouveau en générant un peu de crainte…l’expérience de cet été aux USA serait-elle en train de se rejouer ?

Heureusement non et nous arrivons vers 17h à notre lieu de résidence pour la nuit. Il s’agit de l’hôtel Vara Blanca Tiquicio Lodge. Nous avons pris de l’altitude pour le rejoindre, le froid et l’humidité laissent place à la forte chaleur moite trouvée plus bas…Nous avons l’impression de nous retrouver subitement en Nouvelle Zélande pendant l’hiver Austral !

Alan le gérant du domaine est hyper accueillant. Il nous informe qu’il vaut mieux attendre demain matin pour réserver la visite du volcan qui culmine à plus de 2500 mètres et s’est réveillé en 2009 puis en 2017 moins violemment. Il est d’ailleurs toujours bien actif. Nous verrons donc demain matin pour savoir si le sort nous permet ou pas cette visite…Pour le moment nous profitons de ce chalet de montagne aux huit couchages, salon et cuisine…

A suivre…

Costa Rica : sous le signe de la paresse…

Ce matin, après une grasse matinée (nous nous levons un peu après 6h au lieu des 4h30 ou 5h habituels), nous quittons notre super igloo beach lodge tant apprécié hier après notre journée safari. Il est 6h30. Pas le temps de déjeuner, nous voulons nous rendre au parc national Manuel Antonio dans les premiers pour éviter la foule qui ne devrait pas tarder. Nous achetons de quoi grignoter et nous mettons dans la queue qui a commencé à se former. Le parc n’ouvre qu’à 7h et déjà une bonne quarantaine de personnes attend la levée des grilles. N’ayant pas vu de paresseux lors de notre superbe visite du parc Corcovado à l’extrême Sud du pays au début de notre séjour, nous voulons tenter notre chance ici.

Nous marchons 5h30 sous une chaleur et moiteur importantes et trouvons notre graal. En effet, nous aurons la chance de croiser 4 paresseux accrochés très haut dans leur arbre refuge. Nous les distinguons à peine car ils se mettent en boule une fois adossés à une branche et ne bougent quasiment plus de la journée. Leur quotidien ne semble d’ailleurs pas palpitant pour eux vu du sol…

Nous aurons la chance de croiser d’autres espèces. Des singes à face blanche passent devant nous en brigade et on sent bien que c’est nous qui sommes chez eux et pas l’inverse tant leur aplomb est fort. Nous voyons aussi des singes hurleurs, des agutis (rongeurs de la taille d’un chat) très mignons avec leur arrière-train arrondi, mais aussi des iguanes, grosses araignées de plus de 10cm de diamètre et quelques oiseaux.

Nous voyons aussi au fur et à mesure que les heures défilent, grossir la foule qui se concentre essentiellement sur les bases où on peut s’hydrater. Au final nous sommes contents de cette visite même si Corcovado correspondait davantage à ce que nous recherchions. Les chemins balisés permettent cependant d’accéder à de magnifiques plages et à des plateformes en hauteur pour profiter de points de vue bien agréables.

Notre tour terminé à 12h30, Nathalie appelle notre prochain hôtel qui est situé à 1km de l’igloo beach lodge pour savoir si nous pouvons entrer un peu plus tôt que prévu dans l’établissement…Nous rêvons tous les quatre d’une piscine quelle qu’elle soit ! Bingo, l’hôtel nous accueille avant l’horaire prévu de 14h pour le check in. Nous découvrons notre chambre qui tient plus d’une suite. Une fois installés, c’est la piscine qui nous fait les yeux doux !

Nous sommes seuls, l’eau doit être à 35°C minimum et nous savourons ce moment. Rapidement, nous découvrons que nous ne sommes pas si seuls que cela dans l’enceinte de la piscine. C’est même un festival qui nous attend !!! De tout petits singes viennent à notre rencontre et passent rapidement devant nous à 30cm. Nous voyons encore deux agutis qui viennent grignoter des graines tombées des arbres voisins sur le sol de la piscine.

Nous apercevons à quelques mètres de nous bien installé sur une branche, un singe hurleur (nous pensons qu’il s’agit d’un mâle ;-). Et enfin pour terminer, clou du spectacle, un paresseux là à 3 mètres de nous dans un petit palmier. Que demander de plus. Nous l’observons depuis la piscine et le voyons bien mieux que dans le parc ce matin…comme quoi, les efforts ne payent pas toujours 😉 

Fin d’une nouvelle très bonne journée.

A suivre…

Costa Rica : de la piste noire à l’igloo !

Aujourd’hui nous quittons Buenos Aires pour continuer la route plus vers le nord en traversant les montagnes. Notre objectif est d’aller rendre une petite visite au Quetzal, oiseau local d’un vert électrique dont la queue est divisée en deux grandes plumes du même vert. Quoi de mieux pour cela que de nous rendre dans le parc national Quetzal ? Nous passons par la ville assez important de San Isidore El General après avoir refait le plein d’essence et prélevé quelques Colones (la monnaie locale). Quelque chose me dit que la route risque d’être longue…Nous nous lançons à l’assaut des routes certes goudronnées mais bien raides qui mènent au sommet puis sur les crètes. Nous bifurquons un moment sur notre gauche pour redescendre vers la parc du Quetzal. Et la descente est à l’image de la montée en pire, bien raide quoique goudronnée. Elle se passera majoritairement en 1ère pour profiter du frein moteur qui ne suffira pas toujours et à quelques exceptions en 2nde. Ouf notre petit 4×4 s’en tire toujours bien. Nous accédons au cœur du parc dans un café magnifiquement décoré avec sa terrasse qui donne sur la forêt et la rivière voisine. Malgré notre vigilance, nous ne verrons aucun Quetzal, tant pis ! Nous repartons à l’assaut de la montagne qui a ici parfois de faux airs des Alpes.

Une fois le parc traversé, notre objectif est désormais de rallier la côte Pacifique du côté de Quepos…Nous n’en avons rien dit aux filles mais nous avons réservé deux nuits côté Océan avant de clôturer notre court séjour au Costa Rica. Mais avant cela, il nous faut traverser de nouvelles montagnes en plein cœur des plantations de café et de bananes, les deux espèces étant ici mélangées. Et là, à l’instar du café la situation se corse ! En effet, les routes deviennent vite un vieux souvenir et les pistes se font de plus en plus étroites, raides et chaotiques…La brume qui gagne la montagne donne en outre à l’ensemble un air qui renforce l’impression de solitude que nous avons déjà. Nous voulions faire un peu de 4×4 nous sommes servis 😉 Les paysages qui défilent au ralenti devant nos yeux sont magnifiques et nous sommes les seuls touristes par ici. Même notre GPS à l’accent québécois s’y perd…

Après plus de 30 km de pistes parcourues toujours en 1ère et à quelques exceptions en 2nde, nous finissons par toucher le fond…de la vallée éh éh de Dana, tirladada….Nous pensons alors avoir réussi avec bravoure la traversée sur cette piste qui pour des néophytes du 4×4 restera une sacrée aventure ! Mais c’était sans compter sur le fait qu’allait se présenter à nous nos deux plus gros gués jamais franchis…Après quelques secondes d’hésitation et la vue d’une moto de cross se risquant à la traversée en sens inverse au notre, je décide de lancer notre voiture qui me paraît soudain très basse…La rivière fait une bonne 15ne de mètres de large et entre 30 à 40cm de profondeur. On ne voit pas vraiment où on met les roues. Ouf, la voiture passe et l’angoisse de Nathalie se dissipe. Il nous reste encore quelques kilomètres de routes à faire avant de rejoindre Quepos puis Manuel Antonio où est réservé notre premier hôtel. Les filles respirent et moi il me tarde de me jeter dans la piscine !!!

Jeanne et Pauline ont compris qu’elle seraient au bord de l’Océan ce soir et leur surprise est de taille quand elles découvrent l’ensemble d’igloos qui composent notre résidence pour la nuit. Nous aussi nous sommes ravis, c’est encore mieux que ce que nous pensions. Nous découvrons notre igloo pour 4 que nous trouvons génial et nous hâtons d’aller assister au coucher de soleil sur une des plus belles plages du monde. Et quel coucher de soleil ! Nous en prenons plein les yeux et à 18h, le soleil est parti. Nous regagnons notre igloo, profitons de la piscine, du restaurant végan attenant. Nous tombons de fatigue. La journée a encore été bien riche en émotions.

A suivre…

Costa Rica : en route pour Buenos Aires !

Ce matin, nous quittons notre hôtel de San Vito et partons à l’assaut du jardin botanique Wilson, du nom du couple d’Américains horticulteurs qui est tombé amoureux du Costa Rica avant de s’y installer et d’acheter des terres pour y bâtir un jardin extraordinaire. Aujourd’hui des botanistes du monde entier viennent étudier les quelques 3000 espèces locales et mondiales réunies dans ce magnifique domaine. La propriété a depuis changé de main avec le rachat par l’OTS (Organization for tropical studies) mais le concept demeure. Aussi nous avons eu la chance de pouvoir compter sur un guide charmant, Jeason, qui nous a fait partager sa passion pour les plantes et les animaux. Du coup, il nous a permis de voir nombre d’espèces que nous n’aurions sûrement pas vues sans son œil expert.

Nous passons au total 4h dans ce parc. 2h avec notre guide et 2h seuls à arpenter la forêt en partie primaire qui jouxte le parc et qui fait partie du domaine de 350 hectares. Une matinée riche en découvertes.

Une fois cette visite effectuée, nous reprenons la route en direction de Buenos Aires du Costa Rica. Notre deuxième objectif du jour est un lieu atypique en plein cœur de la forêt au pied de la Cordillera Talamanca non loin, là encore, de la frontière Panaméenne. Après plusieurs kilomètres de route goudronnées, ce sont plusieurs kilomètres de pistes que nous devons emprunter. Nous nous retrouvons au cœur de la communauté indigène des Ujarras. Il faut savoir qu’au Costa Rica, les communautés indigènes ne représentent plus qu’1% des 5 millions d’habitants que compte le pays. Nous entrons aussi dans une zone de grande production d’ananas.

Nous croisons en chemin de magnifiques petits toucans colorés qui se posent à quelques mètres de la voiture. Nous stoppons pour profiter de cette visite inattendue. Nous filons ensuite à un train d’escargot sur la piste qui devient de moins en moins carrossée. Un dernier gué assez impressionnant nous mène au lieu Rocas Callientes. Une piscine d’eau chaude naturelle brûlante sert de thermes. Nous pensons y passer la nuit mais le tarif au regard de la qualité des logements nous dissuade. Nous rebroussons chemin et revenons sur nos pas en direction de Buenos Aires où nous passerons la nuit.

Nous nous arrêtons à une première cabinas (petite chambre d’hôtel locale) mais les filles ne sentent pas trop l’adresse. Je tombe en les attendant sur un VTT à moteur !!! En fait, nous découvrons plus tard que ce modèle n’est pas le fruit d’un bricoleur de génie esseulé. Nous croisons en ville plusieurs des ces vélos pétaradants 😉

Nous finissons par trouver un lieu correct pour passer la nuit légèrement à l’extérieur de la ville de Buenos Aires et repassons par la ville pour le dîner du soir. Nous tombons sur une bonne adresse qui fait l’unanimité, « La Cocina de Jotam ». Fin d’une journée bien remplie ! Demain, nous remontons vers le Nord pour nous rapprocher de San José, la capitale.

A suivre…

Costa Rica : de la mer à la montagne !

Ce matin, nous nous levons comme tous les jours au lever du soleil c’est à dire 5h du matin heure locale (Midi en France). Nous profitons de notre petit paradis pour goûter à nouveau à l’océan Pacifique particulièrement accueillant dans ce coin du Costa Rica. Nous décidons de profiter des meilleures heures de la journée jusqu’à 11h environ, heure où la chaleur devient particulièrement intense même si de ce côté du Costa Rica, la moiteur est moins présente que vers Drake ou un peu plus au nord. Les filles reprennent une activité lancée en Nouvelle Calédonie (coucou Jean-Pierre et Sylvana !) et largement reprise en Polynésie (coucou, Eric et Titaina !), la création artistique sur sable. Comme quoi en trois ans les choses n’ont pas tant changé que ça 😉 tant mieux ! Avant de reprendre la route, nous observons des singes hurleurs dans les cocotiers juste derrière notre Cabanas au Sol y mar (à l’ambiance Californienne sympa) qui sont en pleine sieste sous la cime des arbres. Il est temps de partir et de laisser derrière nous ce magnifique endroit.

Nous reprenons la piste empruntée la veille en vitesse réduite pour préserver les pneus. A un embranchement, la plage de Pavones est indiquée. Elle est à 14km de piste mais je me dis qu’il serait dommage de ne pas aller voir une des plus longues vague du monde pour surfeurs aguerris alors que nous sommes si près. C’est décidé, nous tournons à droite en direction de ce paradis pour surfeurs qui reste un lieu isolé malgré sa renommée. Il faut dire que l’accès par piste et le fait que le site soit à l’extrême sud du pays peuvent constituer un frein à la visite. Nous arrivons sur la plage et observons quelques minutes la fameuse vague. Bon aujourd’hui, sa taille est plutôt réduite et la marée est basse quand nous arrivons. Toutefois, on parvient bien à observer comment elle se forme sur la pointe de la côte et comment elle se poursuit en arc de cercle pendant de longues secondes. Un gars sympa nous ayant aperçu les yeux rivés sur l’océan nous accoste et nous propose de louer des surf mais les filles n’en ont pas envie, ça tombe bien nous non plus 😉 La chaleur écrasante nous incite plutôt à profiter d’un rafraichissement bien venu dans le « café de la suerte » où règne une ambiance cool attitude plutôt agréable.

Après environ deux heures à profiter de ce lieu loin de tout, nous reprenons la piste sur plusieurs kilomètres en direction de la commune de San Vito située en zone montagneuse plus à l’intérieur des terres. Nous montons rapidement et traversons de beaux paysages avant de redescendre vers la frontière du Panama que nous longeons sur quelques kilomètres. Nous tombons en extase devant de grands arbres au jaune éclatant. A leur vue, un wouhaaaaa à 4 voix retentit dans la voiture que j’arrête précipitamment sur le bas côté. Après cette découverte stupéfiantes, nous arrivons à la frontière tant attendue. Le Panama nous tend les bras…Mais nous ne les saisissons pas. En effet, bien qu’en plein après-midi, l’ambiance nous paraît plutôt mal famée. Des hommes au taux d’alcoolémie proche des sommets et de jeunes femmes en talons aiguilles et mini jupes de l’extrême nous laissent imaginer l’ambiance à une heure avancée de la nuit…Nous poursuivons notre route.

Nous entamons notre montée vers la petite ville de San Vito qui culmine à 1054m d’altitude tout de même. La montée est sèche et un témoin lumineux moteur s’allume sur le tableau de bord…Décidemment, cela nous rappelle quelques souvenirs ;-). Heureusement, le témoin disparaît peu de temps après et notre bolide franchit sans encombre le volcan derrière lequel se cache cette drôle de bourgade de San Vito. Nous y arrivons en pleine heure de pointe aux alentours de 17h. On se croirait sur la rocade bordelaise un jour de pluie 😉 Nous cherchons quelques minutes notre hôtel que personne n’a l’air de connaître et finissons par le trouver. C’est un établissement très très simple mais qui fera l’affaire pour une nuit et nous permettra de visiter tôt le jardin botanique Wilson prévu demain…

A suivre…

Costa Rica : tous en piste !

Aujourd’hui nous disons au revoir à Drake qui nous a vraiment bien accueillis. Nous quittons notre chouette hôtel Cottingas qui surplombe l’Océan et prenons le bateau du retour. Nous laissons après quelques minutes l’Océan pour pénétrer dans l’estuaire de la très belle et grosse rivière qui doit nous mener à Sierpe où nous attend notre 4×4. Le capitaine aura la gentillesse de nous faire faire une excursion en plein cœur de la mangrove où son collègue s’accrochera aux branches pour aider le petit bateau, moteur à l’arrêt à se frayer un chemin. Nous apercevons comme à Corcovado un Stickbird solitaire cette fois qui comme son nom l’indique niche le jour sur un bâton sur lequel il se pose et se fond…Nous verrons aussi sur la fin du parcours un boa de petite taille niché au cœur d’une plante parasite posée sur le tronc d’un cocotier. La ballade valait le coup. Nous arrivons à Sierpe plus calme qu’à notre arrivée il y a deux jours et regagnons notre voiture.

Notre objectif est désormais de gagner la plage de Pavones dont m’a parlé la veille le très sympathique Pilo qui travaille à l’hôtel Cottingas. C’est là un des spots les plus célèbres au monde pour les surfeurs qui peuvent profiter de vagues très longues pouvant les porter pendant près de 3 minutes non stop. Mais une autre plage a priori plus calme nous tente bien, celle de Zancudo. Pour cela nous devons traverser la montagne sur notre première piste ce qui est nouveau pour nous. Le petit 4×4 se comporte très bien et est plutôt confortable dans ces conditions certes pas trop difficiles mais où je ne serai pas passé avec ma propre voiture, certains passage étant un peu chaotiques et raides par moment.

Après notre traversée, nous atteignons la petite et mignonne bourgade de Golfito située comme son nom l’indique au fond d’un petit golfe qui donne sur un autre golfe plus grand, le Golfo Dulce. Nous prenons de petites pistes qui nous amènent peu à peu vers le plus grand des golfes. La végétation est différente, plus proche de celle que nous connaissons. Il s’agit d’une plaine agricole ou nous croisons nombre de petites fermes appelées ici les fincas. Le hasard comme souvent nous réserve une belle surprise. Nous tombons sur une fête locale où le cheval est roi. L’ambiance est festive. Nous descendons du véhicule et nous approchons timidement des autochtones. Nous sommes les seuls étrangers sur la place. Les gens sont sympathiques là encore et nous expliquent qu’il s’agit d’une parada de carnaval. Nous prenons une boisson fraiche bienvenue sous la halle et après quelques minutes, l’ensemble des cavaliers se dirige sur la piste que nous devons emprunter. Nous les suivrons quelques temps.

Nous empruntons cette piste sur plusieurs kilomètres avant d’arriver au bout du bout, c’est à dire à l’entrée de l’estuaire, terminus de la plage de Zancudo. Après une halte et un coup d’œil furtif du fait de la chaleur, nous repartons en sens inverse à la recherche d’un lieu sympa et pas trop cher pour passer la nuit. Nous jetons notre dévolu sur les accueillants bungalows ou cabinas du Sol y mar. La plage n’appartient qu’à nous sur des kilomètres et le ballet des pélicans qui planent à quelques centimètres des vagues qui se forment est un pur bonheur. C’est décidé notre point de chute sera celui-ci !

A la tombée du jour, nous nous décidons à tester l’océan Pacifique qui semble nous attendre. La vue et la chaleur de l’eau nous déclenchent un sourire difficile à contenir. Nous profitons de cet instant un peu magique en famille et laissons le soleil se retirer en beauté. Un Sunset qui nous fait penser à ceux observés depuis le Fare Miti à Moorea (clin d’œil à Fabienne)

*même si nous avons appris qu’en ce moment Tahiti et Moorea étaient sous les eaux…

Demain, c’est la montagne et l’intérieur des terres qui nous attendent…

A suivre…

Costa Rica : Tapir au fond des bois !

Ce matin nous quittons notre cabane de Robinson avant le levé du jour. Notre objectif est de visiter le parc de Corcovado qui fait partie des endroits que nous ne voulions pas rater…Après un réveil matinal à 4h45 (pas très difficile pour nous à vrai dire du fait du décalage horaire encore présent), nous embarquons dans un bateau avec un groupe de quelques personnes dont deux jeunes français en tour du monde depuis 1,5 mois (justeunsac) et Monica et Carmen, deux jeunes femmes espagnoles muy sympaticas qui feront l’effort de nous parler français. Le bateau file à vive allure pour 1h30 de navigation au large des côtes ce qui nous permet d’apprécier toujours la beauté des lieux.

Nous débarquons vers 7h30 du matin en sautant directement dans l’océan. L’eau qui nous arrive au genou nous surprend par sa température. Je crois que nous n’avons jamais rencontré de mer aussi chaude ! Nous nous retrouvons à l’entrée du parc de Corcovado, au lieu dit de la Sirena. Il y a quelques touristes mais pas trop. Le nombre de personnes admises sur site d’après Manuel notre guide est limité à 120 personnes par jour pour préserver la faune présente. En effet cette région du Costa Rica est réputée être la plus riche en termes de biodiversité et attire nombre de chercheurs. Nous suivons notre guide qui arpente plusieurs pistes qu’il connaît par cœur. Le parc ne se visite pas sans guide et le tracé des visites est limité à quelques sentiers qui serpentent dans la forêt jamais bien loin de l’océan. Malgré ce parcours un peu fléché, nous aurons le plaisir de croiser nombre d’animaux qui nous sont étrangers. Tapir, koatis à nez blanc, Pécaris (petits cochons sauvages), oiseaux en tout genres (toucan, stickbird, pélicans, frégates, ibis…), singes hurleurs et capucins (le plus petit singe du Costa Rica), un fourmilier arboricole, des guêpes, abeilles, fourmis carnassières, sans oublier les espèces végétales très riches également avec notamment de superbes et imposants ficus ou lianes immenses…

Après 5 heures de marche tête en l’air sous une chaleur moite, nous regagnons Drake vers 14h pour la dernière nuit sur place. En route nous croisons deux embarcations d’un riche homme d’affaires Russe qui détonnent vraiment dans le paysage mais qui en imposent.

Une fois débarqués, nous regagnons notre nouvel hôtel moins spartiate et typé aventurier que celui de la veille mais doté d’une climatisation bienvenue ! La vue que nous avons depuis notre bungalow sur pilotis est magnifique et nous en profitons une bonne partie de l’après-midi pour observer notamment oiseaux et singes qui viennent à notre rencontre.

En fin d’après-midi nous partons en quête d’un petit restaurant où nous pourrons déguster quelques plats typiques du Costa Rica. Ca tombe bien nous avons faim ! L’humeur familiale est joyeuse. Fin d’une nouvelle très belle journée…Demain le programme s’écrira en cours de route…

A suivre !

Costa Rica : Pura Vida on y est !

tour du monde et road trip en famille

Nous quittons ce matin Uvita qui a été une halte bienvenue après nos heures de route d’hier. Notre objectif, nous rendre tranquillement vers Siepre pour prendre un bateau afin de rejoindre le village de Drake en plein parc du Corcovado en direction du sud du Costa Rica non loin du Panama. Nous avons préféré cette option à celle plus longue qui nous amenait à Drake avec notre propre voiture sur une piste pouvant être difficile d’accès… Après 1h30 sur une route plutôt agréable nous offrant quelques jolis coups d’œil sur le Pacifique et autres curiosités, nous arrivons dans le petit village de Siepre point de départ des excursions en bateau. Nous avons la chance entre-autre d’apercevoir depuis un grand pont suspendu vibrant à chaque passage de camions, un gros spécimen de crocodile grâce à l’œil affuté de Jeanne.

A notre arrivée à Siepre, nous trouvons une foule mesurée de touristes…

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Costa Rica : Pura Vida on y est !

Nous quittons ce matin Uvita qui a été une halte bienvenue après nos heures de route d’hier. Notre objectif, nous rendre tranquillement vers Siepre pour prendre un bateau afin de rejoindre le village de Drake en plein parc du Corcovado en direction du sud du Costa Rica non loin du Panama. Nous avons préféré cette option à celle plus longue qui nous amenait à Drake avec notre propre voiture sur une piste pouvant être difficile d’accès… Après 1h30 sur une route plutôt agréable nous offrant quelques jolis coups d’œil sur le Pacifique et autres curiosités, nous arrivons dans le petit village de Siepre point de départ des excursions en bateau. Nous avons la chance entre-autre d’apercevoir depuis un grand pont suspendu vibrant à chaque passage de camions, un gros spécimen de crocodile grâce à l’œil affuté de Jeanne.

A notre arrivée à Siepre, nous trouvons une foule mesurée de touristes mais aussi de personnes locales qui nous indiquent la marche à suivre pour garer le véhicule d’une part mais aussi pour nous préparer à prendre le bateau. Nous arrivons un peu avant 11h et le départ du bateau qui doit nous amener à Drake est prévu à 11h30…Pas le temps de chaumer et une impression d’état d’urgence qui ne nous met pas super à l’aise. Au final, tout se passe bien. Nous pensions que le bateau qui avait embarqué nos bagages était partir avant nous 😉 mais il n’en est rien ! Le trajet en bateau dure 1h30 et est mené à vive allure. Nous remontons un long estuaire aux airs d’Amazonie avant d’arriver en plein Océan pacifique pour longer la côte. Nous sommes émerveillés par la beauté sauvage des paysages et sommes également contents d’avoir opté par cette option fluviale.

A l’arrivée sur la plage de Drake, nous sautons du bateau où nous attend Olman charmant propriétaire du lodge que nous avons réservé la veille au soir. Il prend nos sacs sur son quad et nous traversons à pieds Drake afin de gagner notre résidence d’un soir, l’hôtel Mohagine. Sa particularité ? Une cabane en lisière de la forêt à la découverte des animaux de la jungle. Les murs cèdent la place à une moustiquaire et une terrasse couverte nous sert de maison ! Génial !!! L’endroit est vraiment top et notre hôte hyper accueillant, le jardin pour y accéder est en soi un véritable jardin d’eden. Cette expérience nous rappelle un peu celle de Daintree forest au Nord Est de l’Australie il y a 3 ans.

Nous profitons de l’après-midi pour découvrir à pieds et sans urgence les alentours de Drake qui nous plaisent énormément. La plage est superbe, les rues en terre ne sont pas surchargées de voitures et la vue sur la mer est magique. Nous nous laissons aller à l’oisiveté sur un banc fort bien placé au dessus de la baie de Drake et qui n’attendait que nous. Une petite bise venue de l’Océan nous permet d’apprécier la chaleur ambiante. Il faut dire que comme hier la température est élevée, près de 35° avec une humidité très perceptible. 

Une étape vraiment chouette ! Nous profitons d’un très bon restau le soir recommandé par Olman notre hôte, comme étant la meilleure table de Drake. Un très bon choix où nous dégustons pour le deuxième soir un Ceviche, plat typique de poissons froid accompagné d’une sauce acidulée. La table est celle de l’hôtel Marguarita (petite dédicace à Muriel qui veut qu’on lui parle de la cuisine locale). Une fois rentrés, nous regagnons notre terrasse ouverte sur la jungle… La nuit promet d’être musicale au sons des habitants de la forêt qui se font entendre de plus en plus fort à mesure que la nuit s’avance…mais chuuuut…

A suivre…