Route 66 : de Williams à Barstow, l’apothéose !

Nous reprenons le route 66 ce matin après une halte appréciée dans la sympathique ville de Williams. Nous alternons entre la nouvelle route sans charme et l’ancienne avec le charme d’antan. Nous voyons parfois les deux routes qui semblent s’observer. La nouvelle narguant l’ancienne de sa réussite en nombre de followers alors que l’autre lui fait sentir du coin de l’œil qu’elle ne lui arrive pas à la cheville et que le temps fera sont œuvre. Nous passons et nous nous arrêtons à Seligman qui joue à fond la carte souvenirs avec bonheur. Les boutiques s’en donnent à cœur joie pour attirer le touriste, dont beaucoup de français qui recherchent le charme de la vieille dame. Nous laissons une petite carte du blog tootenfamille chez le barbier le plus célèbre de la ville.

En reprenant la route, satisfait pour ma part d’avoir revu tant de chevaux vapeurs certes éteints sous les capots irradiés par le soleil ardent, j’élance le scoobidoo van pour doubler un camion un peu lent. J’aperçois pendant la fin de ma manœuvre audacieuse  au vu de la qualité de notre véhicule, d’autres chevaux qui je le sais vont plaire à la partie féminine de la tribu toots. A peine le camion doublé, je clignote de la gauche pour me garer un peu en urgence bien qu’en prudence sur le bord inverse de la route 66. Un attroupement de cavaliers, cavalières et bêtes à monter semble vouloir prouver sa valeur et son sens de l’équilibre. Nous nous approchons de la piste où se déroule une compétition pour initiés. Un homme d’origine indienne nous invite à nous rapprocher. Les populations indiennes à la classe naturelle et cowboy qui ont su imposer leur look, forment une seule et même équipe. On est ici entre passionnés qui prennent à cœur le partage de leurs savoir faire. Toutes les générations et tous les sexes sont à égalité. Un beau moment rien que pour nous. Nous pensons à nos amis les « Hub » qui se régaleraient aussi devant ce spectacle authentique. Les mini vaches qui se font attraper par les lassos experts ou en apprentissage semblent pour leur part n’apprécier que modérément l’exercice.

Nous reprenons la route après quelques longues minutes à profiter de cette expérience inédite pour nous, et tombons sur deux Indian. Il s’agit de deux motos avec leurs motards qui profitent également de la route 66. Les engins sont magnifiques. Ils datent de 1940 et 1946 d’après les dires de leurs propriétaires allemand qui en sont visiblement très fiers. Une rareté au look ravageur. Nous les retrouvons quelques miles plus loin dans un des endroits cultes de la mère des routes, le « Hackberry général store ».

Après avoir profité du lieu et de l’ambiance, le road trip sur la plus célèbre des routes US reprend. Nous nous arrêtons un peu plus loin dans un autre repaire de farfelus qui rendent hommage à tout ce qui caractérise la région. Nous filons sur Kingman que nous traversons. Là encore, les lieux spécifiquement « roadiens » sont légion mais on ne peut pas s’arrêter tous les 33,33333333 pieds (1 pied = 30cm;-).

Nous partons on the road again pour notre very good trip à la découverte de nouvelles découvertes. Une nouvelle bonne adresse trouvée dans la bible de Nath « le guide évasion Hachette parcs nationaux de l’Ouest américain » nous attire. Il s’agit du petit village de Chloride. C’est un ancien village minier abandonné et qui allait devenir ville fantôme avant que des hippies s’en emparent pour lui redonner une seconde vie. L’endroit est assez amusant. Un mélange de vieux village de cowboy teinté de la folie hippie avec des décorations guidées par certaines herbes qui font rire. Même Lucky boy ne s’en est pas remis…

Et la route reprend dans la même direction, à la conquête de l’ouest. Nous restons sur l’ancienne route 66 alors que notre GPS tient absolument à nous faire passer par l’efficace mais froide (c’est une image, il fait déjà plus de 40°C…) route I 40. Si même les GPS s’y mettent…Nous arrivons après avoir escaladé de beaux lacets de montagne à la petite bourgade d’Oatman. Celle-ci est également une ancienne cité minière habitée essentiellement par des ânes…des vrais…En effet, quand la mine n’a plus donné suffisamment, il lui est arrivé le sort de toutes les cités minières de l’ouest. Les hommes l’ont déserté laissant derrière eux les ânes qui jusque là les aidaient à porter des lourdes charges extraites de la mine…Ainsi, quelques décennies plus tard, les jeunes générations d’ânes profitent toujours de l’herbe qui leur est gracieusement offerte par la nature alors que leurs valeureux ancêtres avaient dû travailler dur pour gagner une maigre pitance…

Mais en arrivant à Oatman, le scoobidoo van nous fait une mauvaise blague…après les freins avants refaits à neuf au début du voyage et les pneus arrières changés, voici qu’un nouveau voyant fait le malin sur le tableau de bord. Il s’agit du voyant moteur…aië…Il fait 114°F (environ 46°C), il y a un soleil de plomb, nous n’avons pas de réseau mobile et il n’y que des ânes autour de nous (ça, encore, ça nous est déjà arrivé;-)…Bref, pas l’esprit à plaisanter. Il est 18h30 et nous avons encore pas mal de route à faire pour sortir de la pampa dans laquelle nous nous sommes mis. Que faire ?

Nous décidons de tenter le tout pour le tout et de gagner un lieu un peu plus habité. Nous ferons escale si notre Dodge en fin de vie le veut bien à Needles…Nous espérons aussi que la température entre temps aura baissé…Nous apprenons un peu plus tard que cette ville est la plus chaude au sens premier du terme des USA…En gros, il fait aussi bon qu’à Death Valley et une journée d’été normale se passe rarement en dessous de 50°C. Après notre expérience de la grosse chaleur du début de voyage, nous préférons jouer la carte du confort cette fois-ci. Une chambre climatisée et piscine feront l’affaire dans le premier motel venu…Ouf…

Fin d’une très belle journée assez éprouvante sur la fin, du fait du stress de voir surgir une panne qui nous aurait rendu la vie bien compliquée…

Le lendemain, c’est toujours assez peu sereins que nous reprenons la route. Notre véhicule au tableau de bord rivalisant de lumière avec un sapin de noël démarre mais le voyant toujours allumé ne nous prédit rien de bon…Deux scénarii possibles. Soit nous restons à l’hôtel et perdons une journée à nous faire dépanner, soit nous parions sur le fait que le voyant s’allume par erreur…Nous choisissons la réponse 2 qui sera notre denier choix Jean-Pierre. Nous partons donc en direction de Barstow à 200kms de notre point de départ toujours plus à l’ouest.

Nous empruntons toujours la route 66 mais l’essentiel de ce qui était à en voir a été vu la veille. Une curiosité ultime nous attend tout de même, le fameux Bagdad café rendu célèbre par le sublime film du même nom. Ce repaire à français nostalgiques de la magie du film n’a pour nous plus rien de magique. Nous apprenons toujours grâce au guide Hachette que seul l’intérieur de ce café a servi pour le film. Les scènes extérieures ayant été tournées ailleurs non loin de là et les décors ayant été enlevés. Et de l’intérieur, nous avons du mal à retrouver l’émotion qui se dégageait du film. L’âme n’y est pas et les nombreuses cartes fétiches accrochées partout dans la bar, donnent à l’endroit un air de kermesse qui ne nous retient pas…Nous resterons à la magie du film que nous avions revu juste avant de partir…On se rend d’ailleurs compte à quel point le réalisateur à dû jouer de talent pour extraire de ce lieu la saveur de l’authentique Bagdad Café mis en images.

Nous arrivons à Barstow un peu avant midi. Le témoin moteur est toujours aussi lumineux. Nous avons par contre une idée moins lumineuse : nous arrêter pour déjeuner dans le mac Do local aux faux airs de quais de gare. L’odeur de gras mélangée à celle des produits ménagers doublée de la surpopulation de l’endroit et de la chaleur ambiante torride toujours bien au dessus de 40°c nous incite à avaler rapidement nos burgers écoeurants.

La bonne nouvelle est que la voiture tient le coup ! Nous tentons donc de pousser 200kms encore plus haut pour nous rendre à Bakersfield où nous prévoyons de passer la nuit.

Demain si notre van Jucy le veut bien, nous montons en direction de Sequoia Parc.

A suivre…

Route 66 : de Flagstaff à Williams

Après une nuit bruyante, entre route passante et trains à rallonge, le réveil est certes matinal mais poussif…Nous partons de Flagstaff où nous avons passé une très bonne soirée au rythme de la country et nous nous dirigeons vers Sedona, ville réputée à une heure de Flagstaff. C’est bien la première fois de notre vie que pour nous rendre en zone montagneuse, nous descendons…en effet, Flagstaff est sur un haut plateau à 2120m d’altitude et nous descendons sans discontinuer pour accéder à la petite ville montagneuse de Sedona…Le monde à l’envers ! Nous visitons les environs de la petite ville dynamique et plutôt huppée. Les maisons en adobe cachées dans les montagnes voisines laissent penser que la population qui vient ici pour se relaxer en profitant de l’aéroport haut perché est assez aisée. Nous ne ferons pas de ballade à pieds. Il fait très très chaud et le cœur ne nous en dit pas. En outre, ici pour profiter du moindre point de vue, il faut s’acquitter de minimum 3$ et cela grimpe même à 30$ pour découvrir le slide rock, toboggan naturel noir de monde…Nous profitons tout de même des alentours que nous découvrons en voiture en suivant les traces des 4×4 qui amènent les touristes sur les points d’intérêt…Au final, Sedona nous plaît bien et l’environnement est plutôt beau mais nous n’avons cependant pas de coup de cœur. Nous avons vu tellement de choses spectaculaires ces derniers jours qu’il en faut plus désormais pour nous épater en termes de paysages…Peut-être faudrait-il y rester davantage. Toutefois, une surprise nous attend à Flagstaff où nous rentrons pour déjeuner…

La surprise ne vient pas des interminables trains même s’ils nous fascinent toujours autant avec leurs klaxons puissants que l’on entend de très loin et qui donne une ambiance particulière à l’endroit. La surprise est que nous retrouvons la famille française avec laquelle nous avions sympathisé lors d’une pause hamburger en sortant de Las Vegas et grâce à qui nous avions été voir le feu d’artifice de Saint Georges pour fêter à l’Américaine Indépendance Day, le 4 juillet dernier. Nous nous étions alors ratés de peu ce jour là mais comme nous avions laissé une carte du blog, nous avons pu raccrocher les wagons et nous caler ce rendez-vous. Nous passons à nouveau un très bon moment avec Christophe, Valérie, Clara et Sylvie et partageons le repas du midi dans le restaurant où nous avions écouté le concert de country la veille. L’orage est là désormais et nous apprécions bien d’être dans la salle. En sortant, nous leur proposons de leur montrer le dancing bar que nous avions découverts hier par hasard, « the museum club » (cf. articles précédents). L’occasion de prolonger ce début d’amitié avant que nos routes se séparent.

Nous reprenons la route vers 16h30 pour un peu moins d’une heure. La ville de Williams semble être une étape intéressante sur la route 66. Nous décidons, la fatigue aidant, de nous y arrêter dans un motel histoire de passer une vraie bonne nuit qui nous fait défaut. Nous profitons au maximum de cette petite ville pleine de charme et de boutiques ou restaurants à la gloire des grandes heures de la route mythique. Nous avons droit à un spectacle de faux cowboys un peu kitch qui nous fera sourire 10 minutes avant de nous ennuyer…Il faut dire que nous n’avons pas compris grand chose aux dialogues 😉 Nous testons en fin de visite le fameux restaurant « Diner » indiqué par Christophe et qui nous plonge dans les années 50 à peine la porte franchie. Ici pas de place au maquillage. La salle du restaurant est vraiment dans son jus et les banquettes en skaï marron d’époque rapiécées avec du gros scotch gris. Ambiance sympa même si le contenu de notre assiette ne nous fait pas tourner la tête.

Nous sommes tous les quatre ravis de cette halte et de la journée. Demain, nous poursuivons notre route en direction de l’Ouest et de la Californie. Nous ne connaissons pas encore le programme qui se dessinera au fil des miles…

A suivre…

Route 66 : de Holbrook à Flagstaff

Nous quittons ce matin notre très sympathique et bon marché camping « OK RV Park », situé sur la route 66 en sortie de la petite ville d’Holbrook que nous avions simplement traversée la veille sans nous y arrêter. Nous décidons avant de reprendre pour de bon la route, de repasser par le centre. Il s’agit pour nous de notre première ville typique de la route 66. L’ambiance commence à nous plaire et l’idée de revoir la civilisation après plusieurs jours en pleine nature nous enchante. Nous découvrons le fameux hôtel aux tipis devant lesquels siègent fièrement de vieilles gloires du bitume. Cet hôtel aurait inspiré l’auteur du film d’animation Cars. Nous y retrouvons d’ailleurs avec son air malicieux l’une des vedettes du film sans maquillage. C’est sûr, nous sommes bien aux states sur « the mother road », comme appellent les américains celle qui relie Chicago à Los Angeles.

Mais la route 66 n’est plus ce qu’elle était. Seuls quelques tronçons sont restés opérationnels. Pour la grande majorité de la route, la végétation s’en empare peu à peu après l’abandon du bandeau bitumeux dépassé. Ainsi, après quelques miles effectués sur celle qui a supplanté l’antique route 66, la highway 40 sans aucun charme mais sûrement plus pratique pour les pratiquants réguliers, nous apercevons un panneau indiquant Météor Crater…Nous hésitons mais la curiosité l’emporte. Nous quittons la monotonie de notre route moderne et filons par la gauche. Nous arrivons au visitor center et rentrons dans la grand bâtiment que l’on doit traverser une fois la somme demandée acquittée pour enfin approcher le fameux cratère. Au préalable, nous profitons du musée qui explique l’histoire mouvementée de la découverte du cratère. Certains y voyant le résultat d’une éruption volcanique quand d’autres scientifiques acharnés ont défendu coûte que coûte la thèse du météore géant s’abattant sur la terre. C’est finalement cette thèse qui après des décennies sera adoptée définitivement. La visite est intéressante et le cratère parfaitement circulaire impressionnant. 190m de profondeur pour 1200m de diamètre…Le météore quand à lui mesurait 50m de diamètre…on imagine la secousse le jour J.

Peu de temps après cette visite dans le temps, nous nous rapprochons de notre ère avec de nouvelles maisons troglodytiques dans le parc du Wildnut Canyon qui datent d’environ 1000 ans. Les murs en pierre recouverts de terre viennent épouser la voute naturelle de la falaise qui constituait un parfait abri. Il y avait environ 400 âmes vivant ainsi accrochées à la falaise et passant d’un étage à l’autre avec des échelles en bois. Nous sommes loin, dans l’esprit, de la route 66. Là encore, c’est une visite intéressante car on ressent assez bien la vie à cette époque lointaine et sûrement paisible.

Nous reprenons la road 66 direction West avec en point de mire notre halte du soir, la charmante ville de Flagstaff toujours en Arizona. Mais avant d’entrer dans la ville, alors que nous longeons la mythique route, une maison en bois m’attire le regard. Je me gare sur le côté. Il y est inscrit Musée…Nous nous attendons à un vieux musée un peu kitch…en fait il s’agit d’un lieu bien vivant où on danse le soir sur la piste sur des airs de country. Nous y rentrons et tombons immédiatement sous le charme. L’édifice est construit en bois, les néons à la gloire de la route donnent le ton et soulignent parfaitement les contours du bar. L’ensemble est sous le regard de bestioles empaillées en tout genre. Il s’agit du « The Museum Club », à ne pas rater si vous passez dans le coin. Dommage que nous n’ayons pu tenter l’ambiance nocturne mais les filles ne sont pas admises après 21h. L’occasion tout de même de goûter une bière locale à la bonne réputation.

Nous arrivons après cette nouvelle étape, dans le centre ville de Flagstaff. La ville ne doit sa naissance qu’à l’arrivée de la voie ferrée. Celle-ci voit aujourd’hui passer des trains interminables en direction de Santa Fe au Nouveau Mexique. Nathalie au passage d’un convoi compte 136 wagons (environ 10m le wagon faites le calcul…), l’ensemble étant tiré par 4 matrices au gasoil plus une qui ferme la marche. Impressionnant ! Il ne fait pas bon se retrouver derrière les barrières du péage quand le signal retentit. L’attente dure près de 10 minutes avant que les barrières ne se relèvent tant le train est long et roule lentement. Et un autre train peut survenir rapidement derrière.

Une fois le train passé, nous nous dirigeons dans Flagstaff d’abord en voiture pour un tour de reconnaissance. La ville semble assez cossue. De jolies maisons se tiennent sur les hauteurs de cette cité haute qui culmine à 2120m d’altitude sans en avoir l’air ! Les restaurants et bâtiments en briques ont de l’allure. C’est une des plus jolies villes que nous ayons traversée pour le moment. L’ambiance y est aussi plaisante et jeune. Il faut dire que l’université d’Arizona y est présente.

Une fois cette première reconnaissance effectuée, nous allons à la recherche d’un lieu pour dormir et nous reposer. Je milite pour un motel, Nathalie pour un camping…tant pis, ce sera un camping en bord de route et de la voie ferrée !!! Un régal…

Nous revenons en soirée pour dîner en ville. Un restaurant où se tient un concert en plein air nous tente. Les chansons country finissement de nous mettre dans l’ambiance US. Nous passons un chouette moment.

Demain, nous prévoyons de nous rendre à Sedona non loin de Flagstaff…Une bonne surprise nous attendra au retour…

A suivre…

Cap au sud ! De Monument Valley à la route 66

Nous quittons ce matin le très beau site de Monument Valley en Direction du sud. Nous ne savons pas encore où nous nous poserons ce soir. Cela dépendra des visites de la journée et de la fatigue. Nous contournons la Monument Valley pour la découvrir dans sa globalité. Nous passons par Mexican Hat, le rocher en équilibre et qui fait penser à un sombrero. Les couleurs passent du rose oranger au violet. Une succession de canyons plus ou moins profonds égrainent la route qui en devient un peu monotone. Nous nous arrêtons dans un restaurant Navajo. Je goute la Root Beer, bière sans alcool (alcool interdit chez les Navajo) ressemblant par sa couleur et son drôle de goût davantage à un coca. Nous goutons aussi aux burgers façon Navajo. Le pain de mie étant remplacé par une sorte de crêpe épaisse à la pâte aérée et légèrement salée. Pas de quoi nous faire oublier notre gastronomie française mais intéressant à découvrir.

Nous nous dirigeons par le nord vers le Canyon de Chelly que Nathalie nous a sélectionné suite à ses lectures. Nous y découvrons un très beau canyon comparé sur certains guides au grand canyon mais qui à mon sens n’a rien en commun avec lui. Certes, la profondeur de 300m en fait un très honorable canyon, mais il semble plus vivant. En effet, les habitants Navajo cultivent encore en son fond le maïs et autres plants. Ils y élèvent aussi leurs vaches et moutons. En outre, les anciennes habitations troglodytiques en adobe (brique de terre rouge et de paille séchée au soleil) des premiers habitant d’Amérique, les pueblos, lui donnent un autre retentissement. Le spectaculaire laisse la place à un passé endormi et à un lieu de vie et de culture indienne qui s’accroche pour résister à l’occidentalisation.

En sortant du canyon de Chelly (par l’entrée habituelle), nous découvrons une reconstitution de l’habitat traditionnel Navajo, les Hogans. Ces maisons circulaires comportent une structure en bois recouverte de terre rouge. Cela nous permet d’imaginer a vie dans ces foyers. Aujourd’hui encore il en reste beaucoup dans la région car elles servent de maison d’été aux Navajo et leur sont utiles pour des cérémonies. Les Navajo sont convertis au christianisme mais intègrent dans leurs rites des fragments de leur culture ancesrale bien abîmée par la colonisation.

Nous poursuivons notre descente vers le sud, passons par le trading post de Hubell, réputée être une des plus anciennes du pays. Nous passons non loin de la forêt pétrifiée et du Painted désert, ce serait bête de na pas y aller. L’arrêt qui ne nous emballait pas a priori, s’avère être une bonne idée. Le site est là encore riche en surprises. Les décors lunaires des reliefs blancs, gris bleus, pourpres du painted désert laissent place en quelques miles, à l’étonnant ballet de milliers d’arbres de la petrified forest. Sur près de 30 kilomètres le sol est jonché de morceaux d’arbres transformés en pierre au fil des millénaires. Ces derniers emportés il y a plus de 250 millions d’année par un crue comme on savait les faire à l’époque, ce sont retrouvés 300 kilomètres en aval recouverts de boue et privés d’oxygène. La chimie naturelle a ensuite transformé les fibres des arbres par de la matière minérale. Si l’aspect visuel de l’écorce fait encore penser à un arbre, le cœur est quand à lui plus proche d’une pierre semi précieuse que d’une fibre végétale…

Cette visite est aussi l’occasion d’emprunter un premier tronçon de la route 66 qui traverse le parc.

P1100344

Après cette longue journée marquée par de nombreux kilomètres et de nombreuses sorties pour admirer les paysages et curiosités, c’est finalement à Holbrook que nous trouvons un sympathique et bienvenu camping pour la nuit. Il est 20h30.

Demain, nous commençons notre trajet retour vers San Francisco en empruntant la mère des routes, la très célèbre route 66.

A suivre…

Monument Valley : en selle !

Nous sommes arrivés vers 17h sur le site mythique de Monument Valley. Les premiers pythons rocheux rougeoyants que nous apercevons commencent à nous plonger dans l’atmosphère western que tant de films anciens ou récents nous ont mis dans la tête. Nous cherchons un camping pour rester la nuit. Le premier est cher et sans charme, nous continuons la route vers le visitor center pour tenter notre chance au plus près du site majeur de la région. Nous rentrons dans la parc national géré par la tribu Navajo et nous nous acquittons des 20$ (le site n’est pas inclus dans le pass America the beautifull déjà bien amorti de toute façon). Nous trouvons un camping (le seul) sur les hauteurs surplombant les 3 rochers rouges célèbres entourés d’autres montagnes certes moins spectaculaires à l’œil et moins photogéniques, bien que très belles. L’emplacement pour la nuit sera parfait. Il fait chaud mais la caresse du vent rend l’endroit très agréable et la soirée promet d’être belle.

Nous partons avant qu’elle ne ferme, rouler sur la piste qui s’enfonce dans le parc au plus près des rochers (mesa) sculptés par les éléments. Notre scoobidoo van se transforme pour l’occasion en 4×4 au ralenti, le temps d’une cahotique balade. Il ne faut pas risquer une crevaison qui pourrait nous coûter bien cher. Un dépannage sur site coûte au moins 500$…Il faut dire que nous faisons concurrence aux 4×4 Navajo qui embarquent à prix d’or et au pas de charge les nombreux touristes venus se délecter du site. Aux deux tiers du chemin qui fait plus de 5 km, un homme nous demande de faire demi-tour. Nous sommes surpris car dans notre tête il reste encore une heure et plus pour rester sur la piste…bizarre…nous obtempérons…

Une fois de retour, nous nous installons pour la nuit, déplions notre coffre de toit lit 2 places et dînons dans le site qui s’est vidé d’une grosse partie de ses visiteurs. Le coucher de soleil commence à produire ses effets sur les rochers qui changent de couleur au fil des minutes. Le spectacle donne au site toute sa splendeur. La nuit arrive, nous restons dehors pour profiter du clair de lune et du ciel magnifiquement étoilé. Encore un très beau moment du voyage. peut-être notre plus belle soirée en camping après celle magique en plein cœur des montagnes de Yosemite (cf. article précédents).

La nuit passe, toujours pas de Coyote en vue ni d’autres animaux qui nous font un peu défaut depuis le début du road trip. Il faut dire que nous avions été mal habitués avec le l’Australie il y a deux ans (cf. onglet Australie du blog).

Au réveil, à 5h15, nous profitons des premiers rayons du soleil. Le site prend une autre allure et les rochers stars jouent aux ombres chinoises avec le soleil qui s’élève. Encore un très beau moment que je me plais à tenter d’attraper avec mon appareil photo en surchauffe. Nous entendons au loin les hennissements des chevaux mustang tout juste libérés de leur enclos. Ils sont excités et partent au galop dans la plaine magnifique. Les filles sont au paradis !

Nous ne monterons par contre finalement pas sur le dos des ces fidèles compagnons des Navajo. Le plan proposé par la seule structure présente sur le site (au niveau du visitor center, sinon nous aurions dû reprendre la piste d’hier soir…) ne nous rassure pas en comparaison avec le tarif demandé, initialement 400$ puis 250$ après 30sec de négociation…Tant pis.

Nous allumons tablette et téléphone et nous rendons compte qu’il est une heure de plus que ce que nous pensions 😉 Ici on change d’heure en fonction des Etats mais cette fois-ci cela nous avait échappé…Nous comprenons mieux pourquoi on nous a demandé de faire demi-tour la veille sur la piste…il était presque 20h, heure de fermeture du site et non 19h comme nous le pensions…

Nous reprenons la route pour cette fois-ci descendre vers le sud avant d’entamer la phase retour de notre boucle qui doit nous ramener à San Francisco.

A suivre…

Antelope Canyon : c’est fait !

Avant notre départ ce matin, nous nous étions demandés si nous allions visiter le désormais trop célèbre site d’Antelope Canyon. Pour la petite histoire, ce site s’appele Antelope car il était riche en antilope avant l’arrivée massive des humains…Les guides nous indiquaient tous qu’il fallait réserver des mois à l’avance surtout l’été, qu’on faisait la balade au pas de course, que ça coutait cher, que la visite devait se faire avec le soleil au zénith et que les attentes sur le site étaient dans la limite du supportable. Bref pas de quoi emballer un Toots. Pourtant, John que nous avions croisés au camping de Mount Carmel nous avait dit qu’il était dommage d’être dans la ville de Page et de ne pas aller voir cette merveille de la nature…Nous avons donc décidé ce matin de tenter notre chance.

Nous nous dirigeons dubitatifs vers Antelope Canyon Lower avec le scoobidoo van. Le site Antelope Upper (de l’autre côté de la route à 500m à vol d’oiseau) étant le plus convoité nous n’avons même pas essayé d’y aller. Nous arrivons sur le site d’Antelope lower à 8h50, passons à la caisse où on nous dit de prendre une file pour non réservation. Deux minutes après nous passons à la caisse et on nous annonce l’air presque gêné un passage possible à 9h30 ! Bingo, c’est dans la poche. A nous Antelope Canyon ! Au final, nous attendons dans un bâtiment climatisé et un guide vient à 9h20 nous chercher. Il s’appelle Noah, travaille cet été sur le site pour se payer ses études marketing et est extrêmement sympa. Ce « white Navajo » comme je m’amuse à l’appeler nous permet une visite parfaite. Le groupe de 10 personnes dans lequel nous nous trouvons est agréable. Nous traversons à pieds pendant près d’une heure et dans le calme, le magnifique canyon et pouvons faire toutes les photos possibles. Comme quoi qui ne tente rien n’a rien !

C’est donc le cœur léger que nous reprenons la route en direction de Monument Valley, un autre épisode du voyage se prépare. Nous saluons la grosse centrale à charbon qui borde le site d’Antelope puis filons à travers des paysages toujours variés. En approchant de monument Valley, Nathalie qui a lu les guides nous parle d’un site intéressant. National Monument Navajo. Il s’agit d’un village en terre construit à l’abrit d’une falaise par de lointains habitants des USA, bien avant la colonisation espagnole puis européenne. Le site date du XIIIème siècle. Le village est facile d’accès au moins pour le point de vue (5 heures autrement avec un guide pour s’y rendre). Nous en profitons bien. une belle étape qui nous permet de nous consoler puisque nous n’irons pas à Mesa Verde cette fois-ci.

Nous reprenons la route un peu avant 17h et rapidement nous commençons à apercevoir des paysages de western…Monument Valley n’est plus bien loin, mais je le réserve pour le prochain épisode 😉

A suivre…

Grand Canyon : Toujours plus haut !

Nous partons ce matin de notre camping de Mount Carmel qui nous a bien accueillis pendant 3 nuits. Nous y avons croisé Patricia qui a quitté la France et Lyon à l’âge de 20 ans pour s’installer définitivement aux USA où elle a fondé une famille et John, un militaire de l’US Army à la retraite, venu passer quelques jours de vacances avec sa femme, son chien et son chat, pour découvrir la région des grands parcs. Pour notre part après Zion et Bryce Canyon (cf. articles précédents), c’est le Grand Canyon du Colorado qui nous attend ! Déjà sur la route, les paysages à nouveau nous émerveillent…

Nous arrivons à 9h au grand canyon par le côté Nord beaucoup moins fréquenté que le côté Sud. Nathalie avait vu ça dans un guide et l’idée s’avère excellente. Peu de monde quand nous arrivons et nous pouvons profiter de la vue époustouflante sur le canyon qui est gigantesque ! Au fond, nous apercevons les montagnes non loin de San Francisco, encore enneigées pour es plus hautes sûrement du côté de la Sierra Nevada traversée il y a quelques jours (cf. articles précédents). Nous sommes une fois de plus ébahis par ce que nous voyons. Quel pays !!! Chaque jour nous amène encore de plus grandes surprises…

Après avoir bien profité du site, nous reprenons la route pour la suite de notre étape du jour qui va nous mener dans la ville de Page, construite en 1957 pour héberger les ouvriers qui construisaient le barrage du fleuve Colorado. Ce dernier pour la petit histoire mettra 17 ans pour se remplir complètement, ça donne une idée du volume…Avant cela nous découvrons à nouveau des paysages à couper le souffle, et contournons les magnifiques Vermillion Cliff qui offrent des étendues sauvages incroyables. Un régal !

Nous sommes en territoire Navajo, les indiens natifs de cette région. L’ambiance change, les échoppes de bijoux indiens fleurissent sur le bord de route. Nous nous arrêtons à Canyon Marble pour admirer les blocs de pierre rouge rongés par le vent et qui sont en équilibre. Il fait très chaud…

Nous reprenons la route et apercevons régulièrement une immense faille dans le sol qui nous interpelle…Il s’agit en fait du lit du fleuve Colorado. Nous le verrons mieux d’un peu plus haut. Nous avons à nouveau une énorme surprise lorsque nous passons au dessus d’un pont qui nous appelle à un nouvel arrêt. Il s’agit d’un double pont en fer qui enjambe le Colorado. La vue qui nous est offerte est à nouveau phénoménale sur le fleuve d’un vert intense qui se marie parfaitement avec les bords rouges du canyon qu’il emprunte ! Cerise sur le gâteau, j’aperçois une jeune femme avec une antenne à la main et qui semble vouloir capter quelque chose. Je l’interpelle et elle m’indique qu’elle suit la trace des condors de Californie. Une espèce rare qui ne compte plus que 500 individus. Et là sous nos yeux se tiennent un adulte (tête rouge) et un juvénile (tête grise) qui profitent du pont pour s’abriter de la chaleur, de la foule et profiter d’une rampe de lancement pour déployer leurs ailes (jusqu’à 3M d’envergure). Un moment incroyable pour nous qui avions ce matin les yeux rivés au ciel du côté de Grand Canyon pour espérer en apercevoir…

Nous reprenons la route vers la ville de Page. Les paysages qui défilent changent à nouveau et restent extraordinaires…En arrivant sur la ville, nous apercevons un panneau indiquant Horseshoe Bend. Ca tombe bien nous voulions aller voir cette curiosité et c’est justement sur notre route. Ni une ni deux, nous tournons à gauche, payons la taxe habituelle (fee) et accédons au site. Une marche de 15 minutes à peine nous permet d’admirer la courbe que fait le Colorado 300m plus bas en forme de fer à cheval, d’où le nom…Encore une splendeur que nous ne regrettons pas d’avoir vue malgré une foule assez dense.

Nous nous posons pour un soir dans un motel réservé la veille, histoire de nous rafraichir un peu et de laver nos affaires car nous touchons les fonds de tiroir…Il faut dire que nous sommes partis légers avec un bagage cabine pour chacun… Après cette pose, en fin d’après-midi alors que la chaleur est devenue plus supportable, nous nous rendons sur les bords du Lake Powell, immense réservoir d’eau en danger tant les puisements humains sont supérieurs à la capacité qu’a le fleuve Colorado de le régénérer…Le canyon rempli d’eau est magnifique lui aussi bien que ce résultat soit le fruit du barrage et donc non naturel. Nombre d’Américains viennent y faire du bateau. Nous avons d’ailleurs croisé ces derniers jours beaucoup de voitures avec bateau sur des remorques alors que nous sommes en plein plateau montagneux (entre 1000m et 2500m en permanence). Nous terminons cette journée riche en nouvelles découvertes autour du désormais traditionnel burger qu’apprécient tant les filles et les parents il faut bien l’avouer en l’occurrence 😉

Demain, nous partons en direction de Monument Valley dans l’idée de rejouer certaines scènes cultes de westerns de notre enfance…

A suivre…

 

Bryce, too nice !

Ce matin, nous nous levons à nouveau à 6h pour espérer arriver à Bryce Canyon avant 8h et éviter la grosse foule estivale. La route est déjà belle et nous apercevons après quelques kilomètres, des parois aux couleurs inhabituelles pour nous.

Pari gagné, quand nous arrivons au Visitor Center, le parking est bien clairsemé et nous pouvons nous garer sans souci. Nous embarquons dans la navette gratuite (le shuttle) en direction de Sunrise point pour profiter des bons rayons du soleil qui donnent une couleur bien rose orangé aux rochers. En descendant du bus, nous entendons des crépitements incessants émis sûrement par des objets volants non identifiés…ils ne resteront par ovni bien longtemps ! Ces insectes sont partout. Ces petites bêtes entament un claping pour saluer n’en doutons pas notre présence sur le site. Le site jutement parlons-en. Il est prodigieux, époustouflant et étonnant ! Le vent et l’eau ont sculpté le tendre plateau rocheux depuis 35 millions d’années et formé des Hoodoos, sortes de cheminées naturelles qui semblent habitées. Il faut dire que malgré les apparences, nous sommes à 2500m d’altitude ! Autant dire que si l’été est chaud, l’hiver est lui, bien rigoureux et enneigé.

Une fois ébahis par la vue d’en haut, nous allons en direction du site Sunset non loin de là où nous pouvons descendre à l’intérieur du canyon de Bryce (Bryce étant le nom de famille d’un irlandais devenu mormon à 18 ans et qui a bâti la première église du coin. Le canyon porte son nom). le fond du site est également majestueux. Le soleil donne des teintes sublimes à la roche sur laquelle s’accrochent des arbres et buissons d’un vert vif qui se marie remarquablement avec elle.

Après cette balade facile en descente mais étonnamment plus dure en montée…nous reprenons le Shuttle pour regagner notre voiture colorée facile à repérer sur le parking. il y a plus de monde désormais sur le site. Il est près de midi mais nous tentons de repartir dans le parc avec notre véhicule pour gagner en liberté. Cela nous permet d’aller observer d’autres point de vue toujours aussi beau. Le clou du spectacle est la visite du Bryce Point tout simplement grandiose !!!

Nous quittons le site vers 13h30, le temps se grise un peu mais reste doux. Sur la route, j’obtiens l’autorisation familiale pour m’arrêter devant un cimetière de voitures anciennes américaines qui m’attire. Il y a une centaine de voitures qui témoignent d’une époque. Désormais les voitures aux gros moteurs V8 restent légion dans le pays mais elles ont poussé vers le haut et se sont transformées en 4×4, moins séduisants que leurs ancêtres…enfin à mon goût…

Demain, nous quittons notre camping sympathique pour aller en direction de Monument Valley, peut-être pour une étape à Page… il nous reste 10 jours et nous allons devoir penser à la phase retour.

A suivre…

En route pour Zion !

Nous quittons ce matin la ville de Saint Georges en direction du parc national de Zion (Utha). Nous empruntons la route qui nous permet de traverser le parc en voiture. Nous sommes partis un peu tard et du coup nous envisageons la balade pour le lendemain, vu le monde et la chaleur, c’est plus prudent. Pour l’heure, il nous faut trouver un camping. Nous nous arrêtons à plusieurs qui sont soit pleins, soit en plein soleil…nous continuons la route jusqu’à Mount Carmel qui est a la jonction des trois parcs que nous voulons faire et tombons sur un petit camping qui sera parfait pour les trois prochaines nuits. Nous nous posons et allons en fin d’après-midi profiter du coucher de soleil sur les Coral pink sand dunes, magnifique ensemble de dunes d’un sable ultra fin rose et qui ne colle pas !!! Le sable parfait. Nous passons un beau moment au calme ou presque…en effet, des engins 4×4 heureusement peu nombreux à cette heure viennent parfois perturber la quiétude du parc. Le soleil se couche…

Le lendemain nous partons tôt pour arriver sur la parc de Zion à 7h30…le parc est déjà noir de monde !!! Nous attendrons 30 minutes avant d’emprunter la navette qui nous amène à notre balade du jour, une biche (sûrement Bambi) vient nous rendre visite. Le bus nous dépose au pied de notre ascension du jour et là encore une queue interminable de valeureux montagnards attend sagement son tour. On nous dit qu’il faut patienter au moins 2h40 avant de pouvoir débuter la montée…mais ça n’est que pour la dernière partie tellement encombrée que les gens sont autorisés au compte goutte. Nous n’aimons pas attendre alors on part et croisons un cactus lapin crétin que nous déniche Pauline. Les paysages aperçus la veille en voiture se révèlent tels qu’on les attendait. Grandioses ! Nous ferons au final un belle balade. Nous croisons sur les hauteurs deux Charlottes à qui nous parlons car elle sont françaises, du coté de Metz et entament aux Etats-unis leur dernière étape d’un tour du monde de 6 mois…tiens, tiens, ça nous rappelle quelque chose 😉 Une jolie rencontre qui se termine par un échange de prises de photos.

Nous terminons la balade vers 14h30 et redescendons vers notre camping en appréciant toujours les paysages qui s’offrent à nous depuis notre route. Nous terminons par un repas à l’heure espagnole et profitons de la présence derrière la vitre du restaurant d’un bar à Colibris. Encore une très belle journée !

Demain place à Bryce Canyon !

A suivre…

Leaving Las Vegas

Après notre marche éreintante d’hier dans les rues surpeuplées de Las Vegas, nous nous réveillons tard, vers 9h30, notre première grasse matinée du séjour ! Alors que nous sommes en train de finir de regrouper nos affaires avant de quitter l’hôtel, nous sentons l’immeuble vaciller sous nos pieds. Ni une ni deux, je dis aux filles « tremblement de terre, on dégage ! » Nous prenons toutes nos affaires et descendons de notre 7ème étage pas très rassurés. Nous nous retrouvons avec un homme pieds nus pris de panique. En bas, les employés ont l’air cool comme si de rien n’était…Soit ils n’ont pas ressenti la secousse étant au rez-de-chaussée, soit ils sont habitués. Pour notre part, c’est la première fois qu’on ressent la terre bouger autant…Nous sommes surpris quelques minutes après de recevoir depuis l’autre côté du globe ou presque des messages de nos famille pour savoir si nous avons ressenti le phénomène…la magie d’internet.

Une fois cette frayeur passée, nous sommes prêts à reprendre la route. Mais Nathalie souhaite revoir The Venetian, l’hôtel qui nous a le plus bluffés hier, avec celui sur la France (cocorico) et le Bellagio. Nous laissons le scoobidoo van sur le parking et reprenons nos fidèles pieds comme véhicule. L’impression d’hier est intacte, même sensation. La reconstitution des canaux de Venise, les gondoliers en tenue sur leurs gondoles vénitiennes, le faux ciel peint au plafond où l’éclairage va jusqu’à simuler la période de la journée, les chants italiens qui résonnent dans le bâtiment etc…Ils sont fous ces américains, mais quel talent pour nous transporter en Italie aussi vite ! Nous terminons la balade et rerprenons notre van en direction du vrai centre ville de Las Vegas juste pour voir et pour reprendre de l’essence. Le changement d’ambiance est radical. Les luxueux et délirants hôtels laissent le champ à de petits immeubles plutôt miteux pour certains entre coupés de chapelles pour mariés juste préssés. Les reclus de la société sont ici bien plus nombreux, loin des fastes et des paillettes…

Nous reprenons ensuite la route en direction d’une nouvelle attraction plus naturelle celle-ci, la parc national de Zion. Avant cela nous nous arrêtons sur une aire d’autoroute pour déguster un nouveau burger. A la table d’à côté, nous entendons parler français et entamons la discussion. Nous restons pas loin d’une heure à échanger avec une bien sympathique famille composée de Sylvie accompagnée de Valérie sa fille et de Clara sa petite fille ainsi que le père Christophe. Nous nous amusons de nos façon divergentes d’appréhender nos voyages. Chez nous place au hasard, chez eux, place à l’efficacité ! Du coup, une information de Christophe nous interpelle. A quelques miles de là, se trouve la ville de Saint Georges, haut lieu Mormon où se tient ce soir un feu d’artifice réputé pour fêter l’indépendance du pays. Après discussion et validation « tootsesque » collégiale, nous nous rendons finalement dans cette ville qui nous a été bien vendue à la recherche d’un camping ! Nous nous retrouvons dans un petit motel au prix d’un camping climatisé et avec piscine et profitons du spectacle pyrotechnique du soir. Nous ne pensions pas fêter l’indépendance day entourés exclusivement d’américains. La fête a débuté à 17h mais nous arrivons un peu avant le lancement du feu d’artifice. Nous pensions profiter de l’ambiance locale mais une fois le magnifique feu tiré, tout le mode replie ses couvertures et rentre à la maison…il doit être 22h30 à peine. Nous ne sommes pas habitués à ce rythme 😉 Chouette moment en tout cas et merci à la famille que nous n’avons malheureusement pas revue mais avec laquelle nous resterons sûrement en contact. La préparation des uns fait parfois le bonheur des autres 🙂