Italie du Sud : la synthèse de Nathalie

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Ce fut agréable de déambuler dans les rues étroites de Naples. Malgré ses ruelles jonchées de détritus et le délabrement de beaucoup de bâtiments, un certain charme demeure. Les multiples façades anciennes aux moulures raffinées et aux couleurs ocre rouge et jaune patinées s’accordent harmonieusement aves les nombreux orangers bordant les rues.

J’ai aimé traverser le quartier très populaire et vivant du marché aux poissons de Naples près de la gare centrale et côtoyer les italiens gais aux accents chantants et trainants.

La circulation est impressionnante. Les véhicules dont beaucoup de scooters, se frôlent au centimètre près mais par miracle ne se touchent pas, c’est un slalom permanent au son des klaxons.

Les échoppes sont toujours mises en valeur avec goût même si on croise souvent de minuscules boutiques de toute sorte. Dans les quartiers populaires, règnent les quincailleries et vieux métiers tels que les carrossiers, ateliers de couture…alors qu’on retrouve les boutiques chics dans les beaux quartiers.

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Herculanum a été un temps fort du voyage car on ressent bien le passé riche de cette cité balnéaire et le sort poignant réservé à cette petite ville ensevelie sous 28 mètres de la lave du Vésuve en 79 après JC.

La côte amalfitaine est magnifique. Elle doit se savourer particulièrement hors saison et en scooter pour profiter pleinement des vues plongeantes dans la mer. Les villages éclatants de couleur aux terrasses tressées de bois soutenant une végétation luxuriante et des citronniers à profusion sont suspendus aux falaises. Le parfum du jasmin y est omniprésent.

Quant au groupe, je retiendrai de belles rencontres et des parcours de vie intéressants, le sourire charmeur et la classe naturelle de Pascuale notre chauffeur, la gaité entrainante de notre guide Claudia, au rythme des chants italiens accompagnant nos virées en bus. Malgré quelques épisodes cocasses inhérents à la vie du groupe, les gens étaient sympas.

J’ai apprécié la journée « libre » avec Nico, échappant ainsi à la lourdeur qui caractérise pour certains aspects le voyage organisé ; le temps long des transports laissant peu de place à la marche à pieds, les attentes, les temps libres peu présents et chronométrés, les visites de sites hyper touristiques, même si intéressants culturellement, les bons repas mais partagés dans un brouhaha incessant où il est difficile de se concentrer sur la discussion avec le voisin, bref peu de temps pour la détente.

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O sole mio ! (mon soleil)

Et voilà, notre dernière journée s’achève par la visite de l’île d‘Ischia, au nord du golfe de Naples. Le bus conduit par l’adorable et adoré Pascuale arrive tôt pour nous permettre d’éviter les bouchons Napolitains. Après la journée pédestre de pleine autonomie que nous avons vécue hier, les longs trajets en bus nous rattrapent. Pascuale notre chauffeur s’arrête prendre notre nouveau guide du jour, Claudia n’étant malheureusement plus avec le groupe pour les deux derniers jours. La comparaison serait cruelle pour lui, n’en parlons pas…Après une heure à attendre le ferry puis une heure de navigation, nous accostons sur l’île sujet du jour, Ischia. l’environnement est très agréable et le soleil retrouvé nous redonne du baume au cœur même si nous nous sentons fatigués. Mais là encore nous attend un gros bus climatisé dans lequel nous nous engouffrons pour réaliser un tour de l’île, soit environ cinquante kilomètres, tels des poissons dans un bocal. Un seul arrêt nous permettra d’apprécier la température clémente du jour et le panorama en perspective sur la méditerranée. L’animation du jour viendra d’une petite manifestation pour défendre le droit à être soigné dignement. Les préoccupations des italiens ne semblent pas très éloignées des nôtres…le bus sans âme sera bloqué quelques minutes à cette occasion. Nous bouclons le tour de l’île qui est très belle et apercevons des roches et maisons en pierres de couleur vert pâle étonnantes. Le sable épais que nous découvrons sur le bas de l’île est, contrairement à celui noir et fin de ces derniers jours sur les bords du Vésuve, d’un blanc gris aux reflets légèrement verdâtres. Mais déjà l’heure du repas sonne et nous nous retrouvons dans un restaurant où nous dégustons de bonnes pâtes avec des fruits de mer. L’après-midi est l’occasion d’une pause de près de deux heures sujette pour notre part à profiter des rayons du soleil, allongés sur les rochers d’une digue.

Une fois regagné le ferry du retour, nous croisons une très jolie petite île, celle de Procida qui semble vue du ferry pleine de charme.  La bateau fait une halte rapide le temps d’embarquer de nouveaux passagers et reprend sa route lancinante vers Naples et sa superbe baie avec toujours en toile de fond le Vésuve qui cache sa tête dans quelques nuages accrochés. Les odeurs de gazoil nous envahissent et deviennent sur la fin du périple difficiles à supporter. Nous laissons notre guide du jour sans saveur et retrouvons avec bonheur notre chauffeur de bus admiré et admirable.

Pascuale nous amène sûrement pour la dernière fois à notre hôtel. Tous les membres du groupe lui réservent une ovation bien méritée tant le Napolitain visiblement ému a fait honneur à sa région de Campani et à ses semblables. Nous le saluons avec émotion tant nous nous étions tous et toutes attachés à lui. O sole mio chanté par Pavarotti accompagne les derniers tours de roue du bus. Ce morceau va bien au classieux Pascuale qui aura été tout ce séjour un vrai soleil pour nous aux côté de l’élégante Claudia.

Au long de ces quelques jours, nous avons pu découvrir ce qu’est un voyage organisé, nous qui sommes adeptes de voyages inorganisés. Nous retiendrons de ce voyage la facilité et le confort de se laisser porter et guider, même si sur la fin du séjour le manque de liberté qu’oblige la vie de groupe nous a pesé. Nous avons pu en une semaine, découvrir beaucoup de lieux que nous n’aurions peut-être pas découvert de cette façon. Les explications de Claudia notre guide nous auront permis d’apprendre beaucoup de détails intéressants et utiles pour bien comprendre le pays et la magnifique région de Naples. La vie au sein de notre groupe s’est plutôt bien déroulée et nous avons pu échanger agréablement avec une bonne partie de ses membres. Nous avons aussi pu nouer une amitié avec Isabelle et Marie arrivées dans ce voyage de la même manière que nous en tant que remplaçantes. 

Nathalie comme elle en avait pris l’habitude lors de notre tour du monde en famille, prévoit très rapidement une synthèse complémentaire aux récits journaliers pour y faire part de ses impressions. 

Demain, nous rentrons sur Toulouse en avion puis sur Pau en bus… Nous retrouverons mes parents qui, n’ayant pu participer à ce voyage nous en ont fait gracieusement bénéficier. Nous les en remercions ! Les pages mémoires du blog sur l’Italie du Sud leurs sont dédiées. Elles leur auront permis je l’espère de suivre au quotidien le voyage qu’ils auraient dû faire, par procuration ainsi qu’à tous ceux qui nous ont suivis. Nous retrouvons vendredi le reste de la tribu tootenfamille, nos filles adorées Jeanne et Pauline que les parents de Nathalie ont gardé pendant notre absence.

A suivre…

La dolce vita !

Aujourd’hui pour notre avant dernier jour en Italie, nous préférons prendre une journée de liberté. Nous délaissons donc le groupe et le programme prévu pour la journée à savoir, les buffles faiseurs de mozzarella et le site Grec très réputé de Paestum situé à près de cent kilomètre de notre hôtel…

En effet, nous avons l’impression d »avoir survolé un peu trop vite Naples lors de notre arrivée et sommes un peu déçus de ne pas avoir vibré comme nous le pensions à Pompeï. Nous nous dirigeons donc à pieds depuis notre hôtel, en empruntant la via maritima  qui longe sans charme le littoral et la voie ferrée vers le site archéologique romain d’Herculanum.

A la différence de Pompeï, ce site n’a pas été recouvert par 7 mètres de cendres. Il a été enseveli sous 28 mètres de lave incandescente ! Celle-ci  est venue en refroidissant figer le site et ses malheureux habitants pendant plusieurs siècles avant que les fouilles de 1738 ne fassent revivre cet ancien village de vacances pour riches romains. Nous passons environ trois heures à découvrir tous les recoins du site et à nous imaginer au temps de la catastrophe, en l’an 79 après JC. Le peu de monde, la petite taille du site, l’extraordinaire conservation des maison et le fait de voir la nouvelle ville d’Ercolano bâtie sur la lave recouvrant le site antique sont autant d’éléments qui nous font dire que c’était la bonne idée du jour !

Nous poursuivons après la visite par la ville voisine de Portici à la recherche d’un repas rapide. La cité nous plaît bien et nous sommes ravis de flâner à notre rythme dans ses charmantes ruelles. C’est de là que nous prenons le train pour Naples.

Nous nous retrouvons sur l’immense place Garibaldi de Napels après quelques minutes dans un train confortable et sollicitons à nouveau nos jambes pour remonter vers le centre historique de la capital Napolitaine. Les quartiers très populaires et très animés que nous traversons sont particulièrement plaisants. Nous nous sentons très paisibles.  Les immeubles souvent très abimés aux couleurs patinées et le linge pendant aux balcons et fenêtres donnent un charme fou à ces rues. Nous gagnons le centre historique et nous plaisons à nous perdre dans les ruelles les moins fréquentées à la recherche de trésors.

Cette journée est une belle réussite et elle nous fait du bien. Demain, nous retrouvons le groupe pour aller à la découverte de deux îles, Ischia et Procida.

A suivre…

Tempête à Sorrente

Ce matin c’est sous une pluie soutenue que nous quittons l’hôtel Poséidon de Torre del Greco en direction de la ville de Sorrente au sud du golfe de Naples. Les lacets qui nous mènent à la ville côtière sont l’occasion d’écouter les conversations entre notre chauffeur de bus star, Pascuale et la joyeuse Claudia notre guide. Ce charmant duo napolitain nous régale et sa compagnie est un réel plaisir.

A notre arrivée à Sorrente, c’est un véritable déluge qui s’abat sur nous. L’envie de descendre du bus n’est pas vraiment là mais il faut bien suivre le groupe…Heureusement, le lieu de la première visite est à quelques mètres. Il s’agit d’une production artisanale d’alcool citronné local, le fameux Limoncello…Celui-ci est d’ailleurs bien meilleur que celui plus industriel goûté il y a deux jours.

La dégustation est complète. Liqueur citron, clémentine, noix, réglisse et fenouil…les faibles doses ne nous mettent pas en situation d’alcoolisme avancé mais suffisent à nous redonner du soleil sur le visage. Le jardin qui entoure le lieu de production est rempli de citronniers généreux en fruits. Dans cette région le climat permet quatre récoltes par an et les citrons sont tels de magnifiques guirlandes accrochées dans ces arbres.

Le repas arrive ensuite rapidement, avant que nous ne profitions de deux heures de liberté choisie. Nous partons avec Nathalie en quête de quartiers calmes et non touristiques espérant trouver quelques pépites que nous découvrons rapidement. La vue sur la baie de Naples est toujours aussi belle et le temps peu à peu redevenu sec tend à se réchauffer. Le Vésuve qui se trouve toujours face à nous est majestueux et semble diviser parfaitement la baie de Naples en deux.

La ville de Sorrente s’avère bien agréable et différente des villes croisées ces derniers jours. Elle est assez importante et les commerces soignés côtoient des hôtels et villas particulières de luxe. Les plages sont ici quasi inexistantes comme sur toute cette partie de la côte d’ailleurs. Elles sont remplacées par des îlots sur pilotis colorés avec parasols et chaises longues, favorisant la paresse après quelques brasses dans l’eau claire du bord de mer. L’endroit est plein de charme et sortis des rues centrales très touristiques et commerçantes, nous prenons beaucoup de plaisir à déambuler à notre rythme bien qu’un œil reste souvent accroché à la montre.

Le rendez-vous final avant le retour est fixé à 16h et c’est avec plaisir que nous retrouvons Isabelle et Marie sa fille qui ont elles aussi profité de leur liberté. Retour dans notre bus QG pour rouler en direction de notre point de départ. Fin d’une journée qui s’annonçait maussade et qui au final aura été une belle journée.

A suivre…

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Caprice des dieux, caprice à deux !

Nous partons ce matin pour Capri avec notre chauffeur de bus et notre guide préférés en direction du port de Naples pour embarquer à bord de notre ferry. La couleur du ciel ne nous laisse que peu d’espoir d’apercevoir le soleil aujourd’hui…Après cinquante minutes de navigation dans notre bus à eau gorgé de touristes, nous arrivons à Capri que l’on devine au travers des gouttes sur les vitres…

L’ambiance n’est pas à la fête et le fait de suivre le groupe en file indienne nous pèse un peu ce matin il faut bien l’avouer. C’est la première fois que nous faisons un voyage organisé et la liberté nous manque. Nous ne sommes pas les seuls dans ce cas et nous trouvons deux alliées de circonstance, la pétillante Isabelle et Marie sa fille avec qui nous partons prendre un café au sec.

Après cette petite pause liberté, nous retrouvons le groupe et nous nous séparons dans deux bus rétrécis pour rejoindre Anacapri, la ville haute de l’île moins touristique. Les rues y sont tellement étroites que seuls des minibus peuvent les emprunter.

Nous visitons une riche demeure bâtie à flanc de falaise offrant une vue vertigineuse et un jardin verdoyant, avant d’aller déjeuner. Le repas avalé, nous nous trouvons dans une situation inédite. 1h30 de liberté ! Nous partons seuls avec Nathalie cette fois-ci pour une ballade dans le ruelles authentiques d’Anacapri alors que la pluie a enfin cessé.

Cette journée qui avait mal débuté de révèlera au final plutôt sympa. Voilà pour Capri, c’est fini ! Demain Sorrente nous attend…encore sous la pluie ?

A suivre…

Funiculi, funicula !

Nous partons à 8h30  en direction de Pompeï qui se situe à quelques kilomètres de notre hôtel. Avec cinq millions de visiteurs par an, c’est LE site majeur de la région. Le nombre de bus à l’entrée du site, les nombreux campings visiblement d’époque et même plus, Camping Zeus, Camping Titus…laissent à penser que la visite sera à partager.

Nous récupérons nos audio guides monophoniques connectés à Claudia notre guide Napolitaine à l’accent charmant et partons le long des rues pavées bordées de trottoirs et entrecoupées de passages piétons en 3D. En effet, les égouts n’existant pas, les piétons circulaient en hauteur alors que la rue récupérait tout objet naturel d’origine animale…Les roues des charrettes empruntaient alors le bas du pavé et passaient entre les pierres de traverse laissant au fil des ans des traces d’usure à leur passage.

Nous visitons la Casa del Menandro, maison richement ornementée d’un notable local à la superficie discutable de 1500m2. Les murs y sont encore recouverts de jolies fresques aux couleurs chaudes, jaune et rouge orangé. Nous découvrons au bord des rues les échoppes ancêtres de la restauration rapide, où des plats chauds étaient entreposés dans des jarres dissimulées dans le comptoir. Nous observons des bassins d’eau chaude au système ingénieux, apprenons que les romains avaient déjà inventé les conduites d’eau en plomb dont il reste quelques vestiges sur certains trottoirs. Nous découvrons que les campagnes publicitaires peintes sur les murs ou propagande électorales étaient déjà présentes. Clou du spectacle, un panneau de signalisation sans équivoque nous mène à l’une des maisons prisées des habitants mâles, le lupanare. Une revue des positions proposées par la maison est peinte sur les murs. Une fois son choix fait, l’homme client était amené sur un lit de pierre au confort étudié pour que les ébats durent le moins longtemps possible…rentabilité oblige !

Le site de Pompeï situé à 12km du Vésuve est immense et nous n’en verrons au final qu’une partie limitée. La ville comptait au moment de la catastrophe, en l’an 79 après JC, entre douze et quinze mille habitants. Les sept mètres de cendres et grésil de pierre qui se sont abattus en quelques minutes sur la ville à une température comprise en 150 et 400°C en ont figé leur sort. Des moulages que l’on peut observer dans le grenier à jarres ont été faits sur quelques-uns des 140 cadavres retrouvés sur site au moment des fouilles au XIXème siècle.

l’après-midi est dédiée à l’ascension du Vésuve à pedi-bus, autrement dit, une grosse partie en bus et la fin à pieds…le funiculaire initial objet de la chanson traditionnelle « Funiculi funicula » n’étant plus présent. Un guide francophone, Raphaël, nous apprend que la dernière éruption date de 1943. C’est elle qui a créé le nouveau cratère large de 5OOm de diamètre et profond de 300m. Impressionnant. La catastrophe de 79 était elle beaucoup plus importante. Elle a fait exploser la montagne alors haute de 3000m dont il reste une couronne entourant l’actuel Vésuve qui en est la résultante et qui culmine lui à seulement 1100m. Les quelques fumerolles que l’on aperçoit ne sont pas rassurantes quand on sait que plus d’un million d’habitants vivent autour du volcan et que d’autres volcans actifs et qui ne se sont pas exprimés depuis 500 ans attendent leur tour sous les eaux de la baie de Naples…

Demain, c’est Capri qui nous attend…a priori sous la pluie…

A suivre…

Amalfi a la côte !

Deuxième jour en Italie du Sud, toujours du côté de Naples visitée la veille. Cette fois-ci c’est vers la côte Amalfitaine que nous nous dirigeons.. Le départ est donné à neuf heures depuis notre hôtel situé dans la ville de Torre El Greco. Le temps est plutôt clair, le moral est bon après une nuit plus complète que la précédente. Notre maestro du bus, Pascual, après quelques minutes à rouler sur le bandeau d’une autoroute coincée entre le Vésuve majestueux sur notre gauche et la belle Méditerranée à droite, nous oriente côté mer. Ca grimpe et ça se tortille au milieu des plantations de citrons omniprésentes posées sur des étais naturels faits de bois venus des hauteurs. La végétation profite ici d’un sol fertile enrichi naturellement par l’explosif Vésuve. Une fois atteinte la route côtière, nous avons droit à une succession de panoramas à couper le souffle, de citrons, cactus, figuiers, cerisiers, orangers, abricotiers, de côtes abruptes et découpées, mais aussi de croisements de proximité entre bus que seul un Napolitain peut aborder avec le flegme d’un anglais dégustant son thé ! Du grand art ! Les mille virages et l’étroitesse des routes nous indiquent que le lieu n’a pas été prévu pour accueillir autant de touristes à bord de leurs cars. Les locaux s’en agacent et on les comprend même si nous sommes bien content de profiter du lieu…

La visite de la fabrique de Limoncello, l’aclool local à base de…citron… sera l’occasion d’une halte intéressante nous permettant aussi de profiter de la vue sans le filtre des vitres de notre carrosse. Les points clé de la journée se situent à Positano accrochée à la falaise vue d’en haut, la très jolie Amalfi vue d’en bas et vue de bateau, où nous visiterons sa cathédrale étonnante au cloître mauresque ainsi que d’une crypte en sous-sol extrêmement décorée. Nous passerons enfin après plus de 200 kilomètres de bus, par les hauteurs de Ravello la ville musique qui inspira Wagner, avant de redescendre vers Naples et de retrouver la plaine et la baie gardées par l’immanquable Vésuve. Place aux images !

Nous rentrons de ce beau périple vers 18h. Cela nous laisse le temps d’une première petite escapade liberté avec Nathalie. Nous partons à la découverte de notre environnement proche à l’aide de notre meilleur appareil, nos jambes ! L’occasion de découvrir l’ambiance bien agréable qui règne dans ce petit port de pêche où nous résidons et qui est situé à quelques encablures de Naples. Nous nous enfonçons un peu avec notre look touriste et l’appareil photo à la main. Le quartier est populaire, vivant et souriant. Des enfants que nous croisons veulent savoir d’où nous venons, un peu plus loin, une mamie demande à ses voisins commerçants de lui remplir son panier qui vient de descendre du premier étage par une petite poulie prévue à cet effet. La vie semble paisible par ici. Les petits métiers de rue, soudeurs, réparateurs de Vespa, garagistes côtoient les pêcheurs qui viennent d’arriver à quai pour vendre leurs poissons. Un coup de fil à la partie tootenfamille restée à la maison et nous rentrons à l’hôtel pour le repas avalé rapidement. Notre objectif, revenir à la nuit tombante sur la jetée qui nous fait face et d’où l’on aperçoit l’immense baie de Naples avec en point de mire l’île de Capri. Demain c’est Pompéi qui nous attend ainsi que les pentes du Vésuve…

A suivre…

Escapade napolitaine : andiamo !

Partis de Pau au beau milieu de la nuit pour un trajet en bus de deux heures, c’est à 6h30 que nous décollons de l’aéroport de Blagnac, « tes avions volent haut, oh Toulouse… » (Cl Nougaro)…C’est donc en petite forme, ayant peu dormi, que nous atterrissons à Naples ce jeudi 23 mai.

Cette fois-ci la tribu tootenfamille s’est divisée en deux équipes. Celle des parents (nous) profitant d’un voyage tout organisé initialement prévu pour…mes parents. Celle de nos filles préférées, Jeanne et Pauline, restées pour soutenir leurs professeurs à Gradignan.

Mais dans un voyage organisé par définition, tout est organisé ! Ainsi, pas de temps pour se reposer et faire valoir notre déficit d’heures de sommeil, que nenni ! En route, Andiamo ! Nous prenons place avec le groupe que nous ne connaissons pas encore dans le bus conduit par l’irrésistible Pascuale, accompagné de notre jeune et pertinente guide, Claudia. Nos deux gais napolitains ont pour mission de nous faire découvrir les charmes de Naples centre et de sa célèbre baie. Celle-ci s’ouvre sur l’île de Capri si chère à Hervé Villard et tourne le dos comme pour le fuir au Vésuve, joyeux volcan endormi certes, mais toujours actif !

Au programme une journée riche en découvertes et le plaisir d’appréhender cette ville aux airs de bazar joyeux aux multiples influences et au très riche passé. Bref une première étape réussie et un premier contact à signaler avec les spécialités locales, pasta et pizzas entre autres !

La suite en images…

Là-bas…au Sri Lanka

Il y a deux ans, nous débutions notre grand voyage en famille par trois jours à Dubaï, suivis de vingt jours merveilleux au Sri Lanka. Ce pays et ses habitants ont été le premier gros coup de cœur de notre tour du monde en 180 jours.

Quand nous repensons au Sri Lanka, ce sont les sourires qui reviennent en priorité. Les sourires des écoliers qui nous saluaient avec spontanéité, semblant heureux et curieux de nous accueillir dans leur beau pays. Les sourires des gens avec qui nous avons pu partager des mots, des repas, des trajets en tuk tuk, en bus, en voiture et des moments de vie…

Le Sri Lanka symbolisait pour nous cette place où les religions parviennent à cohabiter dans le respect mutuel, où les cultures semblent se mélanger pour le bonheur de ses habitants chaleureux, pourtant traumatisés par trente ans d’une guerre civile meurtrière terminée depuis dix ans. Une vision sûrement idéaliste de touristes joyeux qui viennent grapiller avec bonheur et facilité quelques moments dans un pays étranger et doux…

Alors quand nous avons appris ces terribles attentats l’autre jour, faisant suite à ceux de Nouvelle Zélande autre île magnifique à laquelle nous avons aussi goûté, nous avons eu mal au cœur. Nous avons pensé, à Newton, à Mariyan et sa famille, à Harsha, à Chaamin…

Ils doivent être bien tristes aujourd’hui.

Nous pensons à vous !

Happy birthday to US !

Il y a deux ans jour pour jour, nous avons osé ! Osé mettre nos doudounes flambant vieilles, les moins chères du marché, c’est vrai…Mais surtout osé nous lancer dans une aventure familiale qui encore aujourd’hui à sa simple évocation nous remplit d’ondes positives.

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Pour retrouver notre 1ère étape du tour du monde en famille

Un an et demi après avoir terminé notre grande boucle, qu’en reste t-il ? Des anecdotes plein la tête. Rares sont les journées qui passent sans que l’un de nous quatre évoque un souvenir d’une rencontre, d’une couleur, d’une odeur, d’un animal. Les contacts que nous avons gardés grâce à Skype avec des personnes que nous avons croisées pendant notre périple, nous replongent systématiquement dans l’ambiance du voyage.

Si nous avions avant même de partir la conviction d’avoir fait le meilleur choix qui s’offrait à nous au meilleur moment, cette expérience a soudé encore un peu plus notre tribu. Elle nous a permis de prendre du recul et de nous libérer de certains freins, de nous rendre peut-être plus audacieux chacun à sa manière.

Mais l‘envie de repartir tout en famille est toujours très présente. Nous pensions patienter 4 à 6 ans pour refaire une grande boucle, le temps de mettre suffisamment d’argent de côté pour cela. Mais c’était sans compter sur l’impatience de reprendre la route. Il aura fallu une offre plus qu’alléchante d’Air France ces derniers jours pour réappuyer sur le bouton start. Certes pas pour un voyage au long cours mais pour une conséquente piqure de rappel. Notre ami Cédric nous l’avait pourtant bien dit, « vous ne tiendrez pas aussi longtemps » !

Du coup cet été, c’est l’Ouest américain qui s’offre à nous pour quatre semaines ! A nous le road trip en voiture que nous avions écarté de notre liste du tour du monde pour des raisons de temps et de monnaie.

Tant pis pour les économies, on n’a qu’un vie comme on dit ! Ca n’est pas notre grande fille Jeanne qui nous contredira. Après avoir fêté son anniversaire il y a 1an et demi à Moorea en Polynésie, elle fêtera ses 16 ans du côté de San Francisco le 30 juin prochain…Comme cadeau on a fait pire non ?

Alors à nous les US (acte 2) !

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Pour retrouver la synthèse de notre tour du monde en famille

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