Monument Valley : en selle !

Nous sommes arrivés vers 17h sur le site mythique de Monument Valley. Les premiers pythons rocheux rougeoyants que nous apercevons commencent à nous plonger dans l’atmosphère western que tant de films anciens ou récents nous ont mis dans la tête. Nous cherchons un camping pour rester la nuit. Le premier est cher et sans charme, nous continuons la route vers le visitor center pour tenter notre chance au plus près du site majeur de la région. Nous rentrons dans la parc national géré par la tribu Navajo et nous nous acquittons des 20$ (le site n’est pas inclus dans le pass America the beautifull déjà bien amorti de toute façon). Nous trouvons un camping (le seul) sur les hauteurs surplombant les 3 rochers rouges célèbres entourés d’autres montagnes certes moins spectaculaires à l’œil et moins photogéniques, bien que très belles. L’emplacement pour la nuit sera parfait. Il fait chaud mais la caresse du vent rend l’endroit très agréable et la soirée promet d’être belle.

Nous partons avant qu’elle ne ferme, rouler sur la piste qui s’enfonce dans le parc au plus près des rochers (mesa) sculptés par les éléments. Notre scoobidoo van se transforme pour l’occasion en 4×4 au ralenti, le temps d’une cahotique balade. Il ne faut pas risquer une crevaison qui pourrait nous coûter bien cher. Un dépannage sur site coûte au moins 500$…Il faut dire que nous faisons concurrence aux 4×4 Navajo qui embarquent à prix d’or et au pas de charge les nombreux touristes venus se délecter du site. Aux deux tiers du chemin qui fait plus de 5 km, un homme nous demande de faire demi-tour. Nous sommes surpris car dans notre tête il reste encore une heure et plus pour rester sur la piste…bizarre…nous obtempérons…

Une fois de retour, nous nous installons pour la nuit, déplions notre coffre de toit lit 2 places et dînons dans le site qui s’est vidé d’une grosse partie de ses visiteurs. Le coucher de soleil commence à produire ses effets sur les rochers qui changent de couleur au fil des minutes. Le spectacle donne au site toute sa splendeur. La nuit arrive, nous restons dehors pour profiter du clair de lune et du ciel magnifiquement étoilé. Encore un très beau moment du voyage. peut-être notre plus belle soirée en camping après celle magique en plein cœur des montagnes de Yosemite (cf. article précédents).

La nuit passe, toujours pas de Coyote en vue ni d’autres animaux qui nous font un peu défaut depuis le début du road trip. Il faut dire que nous avions été mal habitués avec le l’Australie il y a deux ans (cf. onglet Australie du blog).

Au réveil, à 5h15, nous profitons des premiers rayons du soleil. Le site prend une autre allure et les rochers stars jouent aux ombres chinoises avec le soleil qui s’élève. Encore un très beau moment que je me plais à tenter d’attraper avec mon appareil photo en surchauffe. Nous entendons au loin les hennissements des chevaux mustang tout juste libérés de leur enclos. Ils sont excités et partent au galop dans la plaine magnifique. Les filles sont au paradis !

Nous ne monterons par contre finalement pas sur le dos des ces fidèles compagnons des Navajo. Le plan proposé par la seule structure présente sur le site (au niveau du visitor center, sinon nous aurions dû reprendre la piste d’hier soir…) ne nous rassure pas en comparaison avec le tarif demandé, initialement 400$ puis 250$ après 30sec de négociation…Tant pis.

Nous allumons tablette et téléphone et nous rendons compte qu’il est une heure de plus que ce que nous pensions 😉 Ici on change d’heure en fonction des Etats mais cette fois-ci cela nous avait échappé…Nous comprenons mieux pourquoi on nous a demandé de faire demi-tour la veille sur la piste…il était presque 20h, heure de fermeture du site et non 19h comme nous le pensions…

Nous reprenons la route pour cette fois-ci descendre vers le sud avant d’entamer la phase retour de notre boucle qui doit nous ramener à San Francisco.

A suivre…

Antelope Canyon : c’est fait !

Avant notre départ ce matin, nous nous étions demandés si nous allions visiter le désormais trop célèbre site d’Antelope Canyon. Pour la petite histoire, ce site s’appele Antelope car il était riche en antilope avant l’arrivée massive des humains…Les guides nous indiquaient tous qu’il fallait réserver des mois à l’avance surtout l’été, qu’on faisait la balade au pas de course, que ça coutait cher, que la visite devait se faire avec le soleil au zénith et que les attentes sur le site étaient dans la limite du supportable. Bref pas de quoi emballer un Toots. Pourtant, John que nous avions croisés au camping de Mount Carmel nous avait dit qu’il était dommage d’être dans la ville de Page et de ne pas aller voir cette merveille de la nature…Nous avons donc décidé ce matin de tenter notre chance.

Nous nous dirigeons dubitatifs vers Antelope Canyon Lower avec le scoobidoo van. Le site Antelope Upper (de l’autre côté de la route à 500m à vol d’oiseau) étant le plus convoité nous n’avons même pas essayé d’y aller. Nous arrivons sur le site d’Antelope lower à 8h50, passons à la caisse où on nous dit de prendre une file pour non réservation. Deux minutes après nous passons à la caisse et on nous annonce l’air presque gêné un passage possible à 9h30 ! Bingo, c’est dans la poche. A nous Antelope Canyon ! Au final, nous attendons dans un bâtiment climatisé et un guide vient à 9h20 nous chercher. Il s’appelle Noah, travaille cet été sur le site pour se payer ses études marketing et est extrêmement sympa. Ce « white Navajo » comme je m’amuse à l’appeler nous permet une visite parfaite. Le groupe de 10 personnes dans lequel nous nous trouvons est agréable. Nous traversons à pieds pendant près d’une heure et dans le calme, le magnifique canyon et pouvons faire toutes les photos possibles. Comme quoi qui ne tente rien n’a rien !

C’est donc le cœur léger que nous reprenons la route en direction de Monument Valley, un autre épisode du voyage se prépare. Nous saluons la grosse centrale à charbon qui borde le site d’Antelope puis filons à travers des paysages toujours variés. En approchant de monument Valley, Nathalie qui a lu les guides nous parle d’un site intéressant. National Monument Navajo. Il s’agit d’un village en terre construit à l’abrit d’une falaise par de lointains habitants des USA, bien avant la colonisation espagnole puis européenne. Le site date du XIIIème siècle. Le village est facile d’accès au moins pour le point de vue (5 heures autrement avec un guide pour s’y rendre). Nous en profitons bien. une belle étape qui nous permet de nous consoler puisque nous n’irons pas à Mesa Verde cette fois-ci.

Nous reprenons la route un peu avant 17h et rapidement nous commençons à apercevoir des paysages de western…Monument Valley n’est plus bien loin, mais je le réserve pour le prochain épisode 😉

A suivre…

Grand Canyon : Toujours plus haut !

Nous partons ce matin de notre camping de Mount Carmel qui nous a bien accueillis pendant 3 nuits. Nous y avons croisé Patricia qui a quitté la France et Lyon à l’âge de 20 ans pour s’installer définitivement aux USA où elle a fondé une famille et John, un militaire de l’US Army à la retraite, venu passer quelques jours de vacances avec sa femme, son chien et son chat, pour découvrir la région des grands parcs. Pour notre part après Zion et Bryce Canyon (cf. articles précédents), c’est le Grand Canyon du Colorado qui nous attend ! Déjà sur la route, les paysages à nouveau nous émerveillent…

Nous arrivons à 9h au grand canyon par le côté Nord beaucoup moins fréquenté que le côté Sud. Nathalie avait vu ça dans un guide et l’idée s’avère excellente. Peu de monde quand nous arrivons et nous pouvons profiter de la vue époustouflante sur le canyon qui est gigantesque ! Au fond, nous apercevons les montagnes non loin de San Francisco, encore enneigées pour es plus hautes sûrement du côté de la Sierra Nevada traversée il y a quelques jours (cf. articles précédents). Nous sommes une fois de plus ébahis par ce que nous voyons. Quel pays !!! Chaque jour nous amène encore de plus grandes surprises…

Après avoir bien profité du site, nous reprenons la route pour la suite de notre étape du jour qui va nous mener dans la ville de Page, construite en 1957 pour héberger les ouvriers qui construisaient le barrage du fleuve Colorado. Ce dernier pour la petit histoire mettra 17 ans pour se remplir complètement, ça donne une idée du volume…Avant cela nous découvrons à nouveau des paysages à couper le souffle, et contournons les magnifiques Vermillion Cliff qui offrent des étendues sauvages incroyables. Un régal !

Nous sommes en territoire Navajo, les indiens natifs de cette région. L’ambiance change, les échoppes de bijoux indiens fleurissent sur le bord de route. Nous nous arrêtons à Canyon Marble pour admirer les blocs de pierre rouge rongés par le vent et qui sont en équilibre. Il fait très chaud…

Nous reprenons la route et apercevons régulièrement une immense faille dans le sol qui nous interpelle…Il s’agit en fait du lit du fleuve Colorado. Nous le verrons mieux d’un peu plus haut. Nous avons à nouveau une énorme surprise lorsque nous passons au dessus d’un pont qui nous appelle à un nouvel arrêt. Il s’agit d’un double pont en fer qui enjambe le Colorado. La vue qui nous est offerte est à nouveau phénoménale sur le fleuve d’un vert intense qui se marie parfaitement avec les bords rouges du canyon qu’il emprunte ! Cerise sur le gâteau, j’aperçois une jeune femme avec une antenne à la main et qui semble vouloir capter quelque chose. Je l’interpelle et elle m’indique qu’elle suit la trace des condors de Californie. Une espèce rare qui ne compte plus que 500 individus. Et là sous nos yeux se tiennent un adulte (tête rouge) et un juvénile (tête grise) qui profitent du pont pour s’abriter de la chaleur, de la foule et profiter d’une rampe de lancement pour déployer leurs ailes (jusqu’à 3M d’envergure). Un moment incroyable pour nous qui avions ce matin les yeux rivés au ciel du côté de Grand Canyon pour espérer en apercevoir…

Nous reprenons la route vers la ville de Page. Les paysages qui défilent changent à nouveau et restent extraordinaires…En arrivant sur la ville, nous apercevons un panneau indiquant Horseshoe Bend. Ca tombe bien nous voulions aller voir cette curiosité et c’est justement sur notre route. Ni une ni deux, nous tournons à gauche, payons la taxe habituelle (fee) et accédons au site. Une marche de 15 minutes à peine nous permet d’admirer la courbe que fait le Colorado 300m plus bas en forme de fer à cheval, d’où le nom…Encore une splendeur que nous ne regrettons pas d’avoir vue malgré une foule assez dense.

Nous nous posons pour un soir dans un motel réservé la veille, histoire de nous rafraichir un peu et de laver nos affaires car nous touchons les fonds de tiroir…Il faut dire que nous sommes partis légers avec un bagage cabine pour chacun… Après cette pose, en fin d’après-midi alors que la chaleur est devenue plus supportable, nous nous rendons sur les bords du Lake Powell, immense réservoir d’eau en danger tant les puisements humains sont supérieurs à la capacité qu’a le fleuve Colorado de le régénérer…Le canyon rempli d’eau est magnifique lui aussi bien que ce résultat soit le fruit du barrage et donc non naturel. Nombre d’Américains viennent y faire du bateau. Nous avons d’ailleurs croisé ces derniers jours beaucoup de voitures avec bateau sur des remorques alors que nous sommes en plein plateau montagneux (entre 1000m et 2500m en permanence). Nous terminons cette journée riche en nouvelles découvertes autour du désormais traditionnel burger qu’apprécient tant les filles et les parents il faut bien l’avouer en l’occurrence 😉

Demain, nous partons en direction de Monument Valley dans l’idée de rejouer certaines scènes cultes de westerns de notre enfance…

A suivre…

 

Bryce, too nice !

Ce matin, nous nous levons à nouveau à 6h pour espérer arriver à Bryce Canyon avant 8h et éviter la grosse foule estivale. La route est déjà belle et nous apercevons après quelques kilomètres, des parois aux couleurs inhabituelles pour nous.

Pari gagné, quand nous arrivons au Visitor Center, le parking est bien clairsemé et nous pouvons nous garer sans souci. Nous embarquons dans la navette gratuite (le shuttle) en direction de Sunrise point pour profiter des bons rayons du soleil qui donnent une couleur bien rose orangé aux rochers. En descendant du bus, nous entendons des crépitements incessants émis sûrement par des objets volants non identifiés…ils ne resteront par ovni bien longtemps ! Ces insectes sont partout. Ces petites bêtes entament un claping pour saluer n’en doutons pas notre présence sur le site. Le site jutement parlons-en. Il est prodigieux, époustouflant et étonnant ! Le vent et l’eau ont sculpté le tendre plateau rocheux depuis 35 millions d’années et formé des Hoodoos, sortes de cheminées naturelles qui semblent habitées. Il faut dire que malgré les apparences, nous sommes à 2500m d’altitude ! Autant dire que si l’été est chaud, l’hiver est lui, bien rigoureux et enneigé.

Une fois ébahis par la vue d’en haut, nous allons en direction du site Sunset non loin de là où nous pouvons descendre à l’intérieur du canyon de Bryce (Bryce étant le nom de famille d’un irlandais devenu mormon à 18 ans et qui a bâti la première église du coin. Le canyon porte son nom). le fond du site est également majestueux. Le soleil donne des teintes sublimes à la roche sur laquelle s’accrochent des arbres et buissons d’un vert vif qui se marie remarquablement avec elle.

Après cette balade facile en descente mais étonnamment plus dure en montée…nous reprenons le Shuttle pour regagner notre voiture colorée facile à repérer sur le parking. il y a plus de monde désormais sur le site. Il est près de midi mais nous tentons de repartir dans le parc avec notre véhicule pour gagner en liberté. Cela nous permet d’aller observer d’autres point de vue toujours aussi beau. Le clou du spectacle est la visite du Bryce Point tout simplement grandiose !!!

Nous quittons le site vers 13h30, le temps se grise un peu mais reste doux. Sur la route, j’obtiens l’autorisation familiale pour m’arrêter devant un cimetière de voitures anciennes américaines qui m’attire. Il y a une centaine de voitures qui témoignent d’une époque. Désormais les voitures aux gros moteurs V8 restent légion dans le pays mais elles ont poussé vers le haut et se sont transformées en 4×4, moins séduisants que leurs ancêtres…enfin à mon goût…

Demain, nous quittons notre camping sympathique pour aller en direction de Monument Valley, peut-être pour une étape à Page… il nous reste 10 jours et nous allons devoir penser à la phase retour.

A suivre…

En route pour Zion !

Nous quittons ce matin la ville de Saint Georges en direction du parc national de Zion (Utha). Nous empruntons la route qui nous permet de traverser le parc en voiture. Nous sommes partis un peu tard et du coup nous envisageons la balade pour le lendemain, vu le monde et la chaleur, c’est plus prudent. Pour l’heure, il nous faut trouver un camping. Nous nous arrêtons à plusieurs qui sont soit pleins, soit en plein soleil…nous continuons la route jusqu’à Mount Carmel qui est a la jonction des trois parcs que nous voulons faire et tombons sur un petit camping qui sera parfait pour les trois prochaines nuits. Nous nous posons et allons en fin d’après-midi profiter du coucher de soleil sur les Coral pink sand dunes, magnifique ensemble de dunes d’un sable ultra fin rose et qui ne colle pas !!! Le sable parfait. Nous passons un beau moment au calme ou presque…en effet, des engins 4×4 heureusement peu nombreux à cette heure viennent parfois perturber la quiétude du parc. Le soleil se couche…

Le lendemain nous partons tôt pour arriver sur la parc de Zion à 7h30…le parc est déjà noir de monde !!! Nous attendrons 30 minutes avant d’emprunter la navette qui nous amène à notre balade du jour, une biche (sûrement Bambi) vient nous rendre visite. Le bus nous dépose au pied de notre ascension du jour et là encore une queue interminable de valeureux montagnards attend sagement son tour. On nous dit qu’il faut patienter au moins 2h40 avant de pouvoir débuter la montée…mais ça n’est que pour la dernière partie tellement encombrée que les gens sont autorisés au compte goutte. Nous n’aimons pas attendre alors on part et croisons un cactus lapin crétin que nous déniche Pauline. Les paysages aperçus la veille en voiture se révèlent tels qu’on les attendait. Grandioses ! Nous ferons au final un belle balade. Nous croisons sur les hauteurs deux Charlottes à qui nous parlons car elle sont françaises, du coté de Metz et entament aux Etats-unis leur dernière étape d’un tour du monde de 6 mois…tiens, tiens, ça nous rappelle quelque chose 😉 Une jolie rencontre qui se termine par un échange de prises de photos.

Nous terminons la balade vers 14h30 et redescendons vers notre camping en appréciant toujours les paysages qui s’offrent à nous depuis notre route. Nous terminons par un repas à l’heure espagnole et profitons de la présence derrière la vitre du restaurant d’un bar à Colibris. Encore une très belle journée !

Demain place à Bryce Canyon !

A suivre…

Leaving Las Vegas

Après notre marche éreintante d’hier dans les rues surpeuplées de Las Vegas, nous nous réveillons tard, vers 9h30, notre première grasse matinée du séjour ! Alors que nous sommes en train de finir de regrouper nos affaires avant de quitter l’hôtel, nous sentons l’immeuble vaciller sous nos pieds. Ni une ni deux, je dis aux filles « tremblement de terre, on dégage ! » Nous prenons toutes nos affaires et descendons de notre 7ème étage pas très rassurés. Nous nous retrouvons avec un homme pieds nus pris de panique. En bas, les employés ont l’air cool comme si de rien n’était…Soit ils n’ont pas ressenti la secousse étant au rez-de-chaussée, soit ils sont habitués. Pour notre part, c’est la première fois qu’on ressent la terre bouger autant…Nous sommes surpris quelques minutes après de recevoir depuis l’autre côté du globe ou presque des messages de nos famille pour savoir si nous avons ressenti le phénomène…la magie d’internet.

Une fois cette frayeur passée, nous sommes prêts à reprendre la route. Mais Nathalie souhaite revoir The Venetian, l’hôtel qui nous a le plus bluffés hier, avec celui sur la France (cocorico) et le Bellagio. Nous laissons le scoobidoo van sur le parking et reprenons nos fidèles pieds comme véhicule. L’impression d’hier est intacte, même sensation. La reconstitution des canaux de Venise, les gondoliers en tenue sur leurs gondoles vénitiennes, le faux ciel peint au plafond où l’éclairage va jusqu’à simuler la période de la journée, les chants italiens qui résonnent dans le bâtiment etc…Ils sont fous ces américains, mais quel talent pour nous transporter en Italie aussi vite ! Nous terminons la balade et rerprenons notre van en direction du vrai centre ville de Las Vegas juste pour voir et pour reprendre de l’essence. Le changement d’ambiance est radical. Les luxueux et délirants hôtels laissent le champ à de petits immeubles plutôt miteux pour certains entre coupés de chapelles pour mariés juste préssés. Les reclus de la société sont ici bien plus nombreux, loin des fastes et des paillettes…

Nous reprenons ensuite la route en direction d’une nouvelle attraction plus naturelle celle-ci, la parc national de Zion. Avant cela nous nous arrêtons sur une aire d’autoroute pour déguster un nouveau burger. A la table d’à côté, nous entendons parler français et entamons la discussion. Nous restons pas loin d’une heure à échanger avec une bien sympathique famille composée de Sylvie accompagnée de Valérie sa fille et de Clara sa petite fille ainsi que le père Christophe. Nous nous amusons de nos façon divergentes d’appréhender nos voyages. Chez nous place au hasard, chez eux, place à l’efficacité ! Du coup, une information de Christophe nous interpelle. A quelques miles de là, se trouve la ville de Saint Georges, haut lieu Mormon où se tient ce soir un feu d’artifice réputé pour fêter l’indépendance du pays. Après discussion et validation « tootsesque » collégiale, nous nous rendons finalement dans cette ville qui nous a été bien vendue à la recherche d’un camping ! Nous nous retrouvons dans un petit motel au prix d’un camping climatisé et avec piscine et profitons du spectacle pyrotechnique du soir. Nous ne pensions pas fêter l’indépendance day entourés exclusivement d’américains. La fête a débuté à 17h mais nous arrivons un peu avant le lancement du feu d’artifice. Nous pensions profiter de l’ambiance locale mais une fois le magnifique feu tiré, tout le mode replie ses couvertures et rentre à la maison…il doit être 22h30 à peine. Nous ne sommes pas habitués à ce rythme 😉 Chouette moment en tout cas et merci à la famille que nous n’avons malheureusement pas revue mais avec laquelle nous resterons sûrement en contact. La préparation des uns fait parfois le bonheur des autres 🙂

Las Vegas, le grand bluff !!!

Après nous être posés à l’hôtel au frais puis être allés faire un tour à la piscine, c’est avec un moral d’acier que nous décidons d’aller à la rencontre de cette drôle de ville, Las Vegas ! Nous voilà partis sous 40° à arpenter l’axe principal, le strip, qui compte en ses côtés tous les plus grands hôtels-casinos de Vegas. Nous rentrons dans l’un des premiers établissements sur notre route pour trouver un peu de fraicheur. Il s’agit du Wynn, immense édifice luxueux aux boutiques du même ressort. La classe des gens que nous croisons habillés en tenue de soirée nous fait dire que notre look touriste short, t-shirt et chaussures de marche ne fera pas illusion longtemps…D’autres spécimens de notre genre croisés un peu après viennent nous rassurer. Nous aurons bien accès à tous les sites malgré notre apparence 😉 Ouf ! Après quelques centaines de mètres de marche et un début de décrochement de mâchoire, un souci mécanique du pied pour Nathalie vient compromettre nos ambitions de déambulateurs acharnés…Une pause repas s’impose. Elle fera effet et nous pouvons repartir à la recherche des trésors surréalistes de Las Vegas ! Nous marcherons quasi non-stop de 17h à 2h du matin…et encore nous n’aurons pas tout vu tant les espaces sont gigantesques…les photos je l’espère parlent d’elles même. S’il fallait décrire Las Vegas en quelques mots ? :

Fou, extravagant, immense, irresponsable, sans limite, sublime, inimaginable, irréel, absurde, impressionnant, à part, unique, drôle, fascinant, époustouflant par la qualité des décors dans les hôtels, pathétique parfois notamment quand on croise ceux qui n’ont pas la chance de profiter de la cité mais qui la subissent sous l’emprise d’alcool et de drogues dures, ou ceux qui s’accrochent aux machines à sous en espérant que cette fois-ci sera la bonne après 30 ou 40 ans d’essais….

Bref, nous avons été tous les quatre bluffés par ce dédale de monuments paillettes et par la créativité des décorateurs qui donnent à chacun des édifices traversés sur plusieurs centaines de mètres chacun, l’impression de passer d’une région du monde à une autre, d’une époque à une autre. Bref, ne pas passer par Las Vegas aurait été vraiment dommage.

De Death Valley à Las Vegas : On passe du chaud au show !

Après avoir passé la journée et la nuit les plus chaudes de notre vie, c’est avec une agréable fraicheur matinale de 98°F à 9h (environ 37°c) que nous nous apprêtons à reprendre la traversée de la Death Valley. Nous débutons par une petite visite du musée Borax se situant sur le domaine où nous avons passé la nuit. Il porte le nom de l’ancienne entreprise qui extrayait le minerai pour en sortir quelques pépites et évoque la vie des travailleurs des mines, dont beaucoup d’ouvriers chinois aidés par des mules regroupées par 20 afin de tirer les énormes machines en métal utilisées alors. Après le musée, nous passons par un autre point où l’on découvre en vrai les restes d’une mine avec les machineries d’époque. On devine encore mieux la rudesse du travail d’alors…

Nous parvenons en suivant vers le point de Badwater, le plus bas (-85,5m) et le plus chaud du globe (56,7°C). Nous y arrivons avant 10h et la température n’est pas encore au niveau de celle d’hier après-midi, tant mieux. Cela nous permet de nous balader dans ce no man’s land surchauffé et de marcher sur la croute salée laissée par le lacd’origine en s’évaporant. L’endroit est comme partout dans ce territoire, immense et hostile. Quelques végétations parviennent tout de même à s’accrocher et résister.

Nous remontons maintenant sur les hauteurs de la vallée que nous allons bientôt quitter. Nous nous arrêtons avant cela au golden canyon puis clou du spectacle, au Zabriskie Point qui révèle encore les splendeurs naturelles géologiques dont la terre est capable.

Après cela, c’est l’Etat du Nevada qui nous attend avec son incontournable Las Vegas que nous abordons avec curiosité mais sans excitation particulière tant nous avons entendu des commentaires différents dessus…La route est peu spectaculaire, la végétation toujours très rare dans les plaines et les aires ombragées pour se reposer inexistantes…C’est ainsi après plus de deux heures de circulation sans charme et bien fatigués après notre nuit torride de la veille, que nous arrivons à Las Vegas…Nous remontons par une autoroute qui nous laisse entrevoir les premiers hôtels farfelus de la ville qui ne dort jamais, dont la tour Trump dorée… Nous arrivons à notre hôtel un peu avant 14H. La climatisation et la piscine seront les bienvenus c’est sûr. Nous sommes situés en bout du strip, la rue principale et centrale bordée par tous les hôtels casinos. Nous voyons depuis notre fenêtre que la ville est toujours en expansion. Nous nous reposons un peu avant de nous lancer à l’assaut des casinos. Allons-nous comme à Dubaï il y a deux ans nous laisser séduire par ce lieu ?

A suivre…

Nuit torride à Death Valley !

Nous quittons ce matin notre petit Motel de Mammoth Lake où la fraicheur matinale et montagnarde aide à nous réveiller. Nous allons faire une boucle en voiture autour de cette zone où les stations de ski ont l’air appréciées. Toujous pas d’ours en vue par contre…

Prochaine courte étape la ville de Lone Pine réputée pour avoir hébergé plusieurs scènes mythiques de western avec quelques belles maisons et saloon qui donnent une idée de l’ambiance. En outre la vue sur la plus haute montagne des Etats-Unis, le Mont Whitney qui culmine à plus de 4400m est très appréciable. Une belle étape même si nous nous attendions à plus pittoresque.

Nous descendons désormais vers la redoutée, à cette saison, Death Valley. Il fait déjà bien chaud mais ce n’est rien par rapport à ce qui nous attend. Nous nous dirigeons vers le point le plus chaud du monde. Le point le plus bas de la vallée Badwater situé  en dessous du niveau de la mer à -85,5 mètres, qui détient le record de température la plus haute avec 56,7°C. Nous ne battons sûrement pas ce record mais touchons à des températures de près de 50° !!! Une fournaise. Pourtant, le vent fort et l’air très sec rendent assez supportable tout cela (sous l’ombre du véhicule). Les paysages sont magnifiques et très variés tout au long de la route.

Nous arrivons vers 17h au milieu de la vallée qui fait plus de 300km de long, pour trouver un camping…La nuit promet d’être chaude. D’ailleurs, le camping qui nous accueille est vide. Il doit y avoir une raison. Nous nous installons. L’endroit est magnifique. Bordé par deux ranch oasis dont celui dans lequel nous sommes à Furnace Creek qui abrite le cours de golf le plus bas du monde. Heureusement pour nous une piscine bienvenue nous attend. L’eau y est à plus de 30° et nous avons un peu froid en sortant du fait du vent. Je ne pensais pas qu’on pouvait avoir froid sous 50°C…La nuit sera torride, la température restant très très chaude tout le long et le vent faiblissant.

Le ciel étoilé qui s’offre à nous et la sensation que la terre nous appartient est assez magique. Hier à la même heure nous étions à près de 3000m d’altitude et nous n’avions pas chaud, ce soir, nous avons changé de monde. Demain, nous parcourrons l’autre moitié de la vallée pour nous rendre à Las Vagas. La Sierra Nevada (chaine enneigée) située en Californie que nous avons adorée restera un très grand souvenir !

A suivre…

 

 

 

 

Yosemite nous voilà ! (acte II)

Après une très belle soirée passée dans notre camping nature en plein milieu de la montagne, nous revenons ce matin vers le parc de Yosemite pour approfondir notre visite sur ce site majestueux. Nous ferons deux ballades. Celle de Vernal Fall qui nous conduit après une marche assez facile bien que raide à une très belle cascade. Nous irons ensuite en direction de miror lake, un joli lac facile d’accès car avec très peu de dénivelé pour y parvenir. Là encore très jolie ballade mais la foule se densifie et le plaisir d’être en pleine nature s’éloigne un peu. Le parc de Yosemite est un des plus beaux parcs des USA et cela se ressent par la surpopulation. Nous disons au revoir au par national qui a été pour nous un vrai coup de cœur. A cette saison, il faut en profiter le matin c’est sûr !

Nous laissons derrière nous Yosemite pour nous diriger vers le site de Mammoth lake qui sera notre prochaine étape pour la nuit. Pour nous y rendre nous empruntons la sublime Tioga road. Les paysages sont là encore spectaculaires et les panoramas variés sur les montagnes sont prodigieux. Nous arrivons au niveau de la neige encore bien présente sur les sommets et les bords de route. Nous sommes à plus de 3000m d’altitude et ne le ressentons presque pas du fait de l’immensité du territoire traversé et de la douceur des pentes pour y accéder. Nous sommes tentés de nous arrêter à tous les virages et les aménagements nombreux nous permettent de profiter à l’arrêt des paysages qui s’offrent à nous.

En redescendant, nous passons par les prairies haut perché de Tuolumne Meadow étonnantes à cette altitude. En poursuivant notre descente, nous arrivons sur le Mono Lake, un immense lac d’eau salée qui du fait de son évaporation laisse des dépôts et amalgames de sel qui font comme de petits volcans blancs qui sortent de l’eau. Les deux iles centrales sont elles de vrais volcans inactifs. Nous croisons aussi un très gros serpent que les filles verront. Je suis passé à côté sans le voir…Il va falloir être plus vigilant….


Nous tentons ensuite sans succès de rallier le site de Bodie. Une ancienne place forte de la région où les orpailleurs en quête de fortune ont bâti une ville qui a compté plus de 10 000 habitants et qui était alors plus grosse que San Francisco. La situation montagneuse à plus de 200m laisse penser à la rudesse de la vie sur place. Nous verrons ce site de loin, arrivant à 17h58 sur place alors que la fermeture est annoncée à 18h….mais les rangers ne rigolent pas ! Il faut dire qu’une piste de plusieurs kilomètres en tôle ondulée ne nous a pas permis d’arriver plus tôt. Tant pis…nous avons tenté. La vision que nous en avons de loin et le zoom de l’appareil photo nous aideront à nous mettre dans l’ambiance.


Nous continuons la route en direction de Mammoth lake où nous avons prévu de passer la nuit. Arrivant un peu tard, les campings voisins sont soit pleins, soit fermés et nous ne voulons pas tenter le diable come l’autre soir. Nous nous dirigeons donc vers un motel finalement bien venu après 3 jours de camping plutôt sauvage et loin de toutes commodités. Demain, c’est la vallée de la mort et ses chaleurs assommantes qui nous attend…
A suivre…