Costa Rica : mise en jambes !

Ce matin, c’est à 2h du matin heures locale que nous ouvrons nos huit yeux pas très clairs…le décalage « horreur » se fait bien sentir ! Nous nous efforçons de rester un peu en mode planche à repasser deux heures de plus avant de nous décider à nous lever. Il est 4h du matin, il fait nuit, la température est chaude et moite. Nous sommes bien au Costa Rica dans le centre d’Allajuela, ville qui héberge l’aéroport international à quelques encâblures de San José la Capitale.

Nous avons rendez-vous à 7h30 pour un brief avec les équipes de Tout Costa Rica avec qui nous avons réservé notre premier hôtel et avec qui nous avons aussi réservé notre mini 4×4. Après un petit déj costaud avalé en hâte à notre petit hôtel et après avoir attendu notre taxi, nous arrivons au brief avec près de 15 minutes de retard. Nous pensions gêner tout un groupe mais découvrons que nous bénéficions d’un accueil personnalisé, chouette surprise ! C’est Tancred, notre jeune interlocuteur passionné qui nous reçoit et nous aide à déterminer notre parcours en lien avec nos centres d’intérêts. Il faut dire qu’en 10j impossible de vouloir tout faire alors bénéficier d’un guide qui connaît bien le pays et qui parle français est un vrai luxe. Nous recommandons vivement cette formule ! Après plus de 2 heures d’échanges très riches avec notre hôte au prénom Celte original, nous récupérons notre destrier aux 4 pieds accrocheurs et partons en direction du Sud.

Il nous faudra plus de 3h pour arriver à notre objectif du jour, Uvita située sur la côte Pacifique. Sur la route, nos bonnes impressions sont confirmées. Nous traversons une zone montagneuse où l’herbe est fortement asséchée par les assauts du soleil ce qui nous surprend car nous pensions que le Costa Rica était très vert partout. Déjà les fleurs colorées notamment les bougainvilliers éclatants, de grands arbres aux très belles fleurs roses nous font apprécier l’environnement. Nous croisons également quelques espèces animales peu communes en France, telles les iguanes et pélicans.

Une fois cette traversée effectuée, nous arrivons sur le bord du Pacifique. Là, la route à parcourir nous paraît très longue. Il faut dire que les vitesses autorisées vont de 25km/h aux abords des écoles, à 80km/h…c’est fou ce qu’il y a comme écoles !!! Sentant la fatigue arriver, vers 16h nous décidons de tenter notre chance sur une petite route qui mène vers l’Océan. Nous trouvons un hôtel qui a l’air calme, propre et avec une chouette piscine bienvenue et un restaurant à côté. Il s’agit de l’Hotel El Nido de Alcon. Nous nous y arrêtons pour la nuit et profitons au maximum de l’eau très chaude du bassin. La vue à proximité est superbe sur une plage assez peu fréquentée et plutôt dédiée aux surfeurs.

Fin d’une journée assez dense sur fond de parcours routiers lancinant….

A suivre…

 

Costa Rica nous voilà !

Hello à tous, après 11h13 de vol pour être précis et quelques désagréments olfactifs liés à nos voisins de siège qui ont obligé Nath à user de mon foulard pour limiter l’écœurement tout au moins les deux premières heures avant que la température corporelle voisine se régule et que notre cerveau s’habitue certainement 😉 nous sommes arrivés au Costa Rica un peu fatigués mais contents à 18h15 heure locale soit 1h15 du matin en France.

L’accueil des premiers costariciens à l’aéroport et à l’hôtel nous a paru sympa et souriant. La blague fuse à San José et ce n’est pas pour nous déplaire. L’homme qui tenait notre panneau pour nous orienter vers le petit hôtel nous a par exemple appris que les moustiques étaient en ce moment en vacances au Nicaragua. Nous voilà rassurés 😉

L’accueil à l’hôtel a été l’occasion pour nos interprètes Jeanne et Pauline seules à avoir étudié la langue de Cervantes de se mettre à l’action. Bon…par sûr qu’on passe dans toutes les situations mais entre les connaissances des filles en espagnol, quelques mots ressemblants en français, une compétence mesurée en anglais et une gestuelle à toute épreuve, cela devrait le faire !

Demain, nous récupérons la voiture pour aller on ne sait pas vraiment encore où, plusieurs options nous tentent…

A suivre…

Encore merci Céline pour le dépôt du matin 😉

 

L’ouest américain sans réservation, c’est possible ?

Voilà la question qui nous taraudait cet été 2019 avant de lancer notre road trip sur la côte Ouest américaine…

Par nature, nous n’aimons pas programmer dans le détail nos voyages. Cela nous avait bien réussi lors de notre tour du monde 2017 et l’idée de tout réserver à l’avance ne nous emballait pas. Pourtant, à la lecture de nombre d’articles et de blogs, nous avons beaucoup hésité…nous partions du 24 juin au 18 juillet parcourir les grands parcs de l’ouest américain à quatre et en pleine période touristique pour nous mais aussi pour nos amis américains.

Nous avions réservé notre vol plusieurs semaines au bénéfice d’un tarif défiant toute concurrence (370€ A/R par personnes au départ de Bordeaux avec Air France KLM, merci Skyscanner et Google flights !).

Nous avons donc pris le parti de réserver uniquement nos deux premières nuits d’hôtel à San Francisco, histoire d’encaisser en douceur les 9 heures de décalage horaire avant de prendre la route avec notre scoobidoo van Jucy facétieux…

Le reste s’est donc fait au fil de la route, du hasard, de nos envies, de nos péripéties et avec l’appui de connexions internet à variateur. Au final cette approche nous a encore réussi. Certes, nous n’avons pas pu dormir au cœur de certains parcs comme Yosemite par exemple ou Zion, mais nous avons toujours trouvé des formules super intéressantes moins encombrées et sans galérer.

Nous avons même pu visiter le désormais célébrissime Antelope Canyon « lower » en arrivant sur site à 9h et en passant à 9h30 pour une visite que nous imaginions impossible sans réservation. Et quelle visite !!! Les exemples de bonnes surprises ont ainsi été nombreux durant l’ensemble de notre road trip US, sans parler des rencontres. Les articles et les photos qui ont animé le blog chaque jour en attestent !

Donc, oui même à quatre avec deux ados, il est tout à fait possible de gérer son road trip au fil de la route sans avoir à se stresser outre mesure des points de chute ou des points de visites. Je précise que nous avions tout de même étudié (surtout Nathalie) les points clés et les étapes incontournables de notre road trip avant de partir. Un minimum de préparation tout de même afin de ne pas passer à côté de certaines splendeurs qu’il aurait été dommage de rater 😉  

A suivre…

Echall’Arts : l’art en fête en Charente !

Au grè des expositions auxquelles participe Nathalie, toute la famille en profite depuis quelques mois pour découvrir de nouveaux coins de France parfois frôlés lors de trajets directs mais jamais encore approchés. Ce Week-end, les nouvelles activités artistiques de Nathalie nous ont amenés dans un bien joli village. Celui d’Echallat en Charentes, situé entre Angoulême et Cognac, pour la 13ème édition du festival d’art plastiques Echallarts.

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Une quarantaine d’exposants, sculpteurs, peintres, dessinateurs de talent, pros ou amateurs ont investi les lieux habituellement fermés au public. En effet, les habitants de ce beau et sympathique village ont pour l’occasion ouvert aux artistes les lourdes portes en bois de leurs habitations donnant sur de magnifiques jardins d’habitude réservés à leurs propriétaires et à leur entourage. L’occasion pour tous les visiteurs et festivaliers de voir derrière les murs en pierre de calcaire blanc les superbes demeures traditionnelles.

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Une belle surprise pour nous ponctuée de nombreuses rencontres avec d’autres artistes, dont la très créative voisine d’exposition de Nathalie, Catherine Alexandre, artiste peintre déjà très accomplie et réputée ainsi que son ami le sémillant Xavier Pesme emprunt lui aussi de surréalisme ou encore le savoureux Abdoulaye Gandema, sculpteur venu du Burkina Faso qui animait avec un sourire communicatif un stage de sculpture sur cire perdue à la méthode ancestrale et bien d’autres encore. L’occasion aussi de croiser un bout de notre grande famille vivant dans la région.

Pour finir, le plaisir pour Nathalie de remporter son premier prix et la fierté pour Jeanne, Pauline, moi et elle bien sûr ! En effet, Nathalie a reçu le 3ème prix du public pour les peintres amateurs, de nombreux encouragements durant tout le week-end, de précieux conseils et a obtenu l’opportunité de particiêr à trois prochaines expositions en Charente (Lien vers son blog de peintures).

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A suivre…

Ouest américain : la sélection photo

Une sélection des photos du voyage qui donne une idée de la diversité des paysages rencontrés pendant ces trois semaines et demi.

A suivre…

La synthèse de Nathalie : notre road trip dans l’Ouest américain

C’est un pays XXL avec ses grands espaces, avec la variété et la richesse de ses paysages. La végétation y est surprenante ; on a découvert une diversité de fleurs et de cactus, les arbres immenses et majestueux qui imposent le respect de par leur grand âge comme les Séquoias géants de Séquoia Park. Nous avons été impressionnés par les vues vertigineuses sur les canyons. Quel dépaysement de découvrir les déserts infinis comme Death Valley et la côte Ouest magnifiquement sauvage et préservée ! Ces découvertes ponctuées de surprises quotidiennes face à cette immensité hypnotisante défilant devant nos yeux pendant notre road trip, ont contribué à entretenir la sensation de poursuivre notre voyage autour du monde d’il y a 2 ans.

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Il y a eu aussi de nombreux temps forts comme la rencontre magique et exceptionnelle avec les baleines et les dauphins à Monterey.

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Nous n’oublierons jamais également la sensation de chaleur torride et écrasante éprouvée à Death Valley et au désert de Mojave, asséchant de façon surprenante les voies respiratoires, avant de goûter au plaisir bien mérité d’un bain nocturne dans les piscines en toute tranquillité.

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Comme une enfant dans une cabane perchée dans les arbres, j’ai adoré dormir dans la tente sur le toit de notre van, isolée de l’humidité du sol avec une vue panoramique sur le paysage qui nous entoure.

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La ville de Las Végas contre toute attente est pour nous un site incontournable. La magie des lieux opère réellement avec ses somptueux décors reconstitués.

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Nous avons été aussi séduits par l’ambiance sixties de la route 66 comme dans les villes de Flagstaff, Williams et Selligman. On y ressent encore le culte des belles voitures (ce qui n’a pas laissé Nico insensible), des harley Davidson (ah ces Américains toujours amoureux de leurs montures !) et de l’American Way of life. J’ai notamment aimé Oatman, ville fantôme typiquement Western dans le cadre étonnant qu’offre le désert de Mojave.

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Nous avons aimé le moment convivial passé à Flagstaff avec les « Français », Chrisptophe, Valérie, Sylvie et Clara, que nous espérons les revoir en France pour prolonger notre voyage.

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Un moment chouette encore ; nous avons eu la chance d’assister à un magnifique et authentique travail au lasso dans une passion commune partagée entre cowboys blancs et les Natives Americans (c’est moins offensant que de dire « Indiens » selon les Américains).

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Les Américains sont sympathiques, ouverts et cools. Notre véhicule de fortune attisait partout la curiosité des autochtones et favorisait ainsi les échanges. Conformément à l’idée que je m’en faisais, les Américains sont toujours prompts à aider. Par exemple, j’ai pu constater cela quand Terry un Américain de Sausalito a appelé à ses frais un taxi grâce à son application téléphonique pour nous dépanner.

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Une enrichissante page se tourne grâce à ce road trip en famille qui nous a ressourcés et nous permet de poursuivre cette année avec une belle énergie.

Nathalie

Last part in Sausalito : quai des brumes…

Après notre mésaventure de la matinée avec la panne du van, la journée est bien remise en cause…Nous appelons un chauffeur Uber depuis le dépôt Jucy qui nous dépose à l’hôtel au centre de San Francisco où nous soufflons un peu après toutes ces péripéties. Nous voulions aller initialement avec le van faire un bout de côte pour saluer une dernière fois l’Océan Pacifique…à pieds, cela paraît plus difficile.

Un éclair de lucidité me fait dire que nous pourrions à défaut d’y aller en van aller sur la côté avec un autre chauffeur Uber…L’objectif serait d’aller a minima de l’autre côté du Golden Gate, dans la petite ville de Sausalito, dont m’avait parlé Pauline (ma jeune amie de Nouvelle Zélande) il y a deux ans en me disant qu’il était dommage qu’on n’y soit pas allés. Je saute sur l’appli Uber et trois minutes après une voiture vient nous chercher. Nous passons avec plaisir le magnifique pont totem de San Francisco que nous avons traversé à vélo avec les filles il y a deux ans. Le brouillard s’en empare rapidement et avec lui la fraicheur. Heureusement de l’autre côté du pont, le temps est plus clément.

Notre chauffeur nous dépose au port principal de Sausalito. Le charme de la petite ville opère immédiatement et nous redonne le sourire après un début de journée bien difficile. La brume recouvre encore fortement San Francisco que nous apercevons de l’autre côté de la superbe baie. Nous partons à pieds à la recherche des célèbres floating house (maisons flottantes). Après quelques centaines de mètres déjà longs nous trouvons un petit bout du trésor que nous cherchions…Mais nous sommes surpris. Nous pensions que le port de Sausalito était tout petit et que nous n’aurions pas trop à marcher pour trouver notre bonheur…erreur !

En réalité le gros du quartier hippie avec ces maisons sur l’eau est bien plus loin. Nous marchons un très long moment…et sommes prêts à rebrousser chemin. J’insiste pour que nous poursuivions la route. Je tiens vraiment à voir ce quartier. Nous questionnons des passants pour savoir où il se situe…A chaque fois on nous dit, environ 1 miles, 10 à minutes…Nos contacts ont dû penser qu’on y allait en voiture…

Mais nos efforts sont finalement bien récompensés ! Nous tombons sur ce quartier pas comme les autres qui nous retient un bon moment tant l’ambiance qui y règne nous plaît. les maisons sont magnifiquement mises en valeur par des décorations très soignées ou très farfelues. Nous sommes sous le charme et notre fatigue s’envole ! Ce quartier est aujourd’hui un havre de paix pour hippies ayant bien réussi dans la vie. Mais le mode de vie initial dans l’esprit d’une communauté subsiste. Nous croisons des habitants adorables dont une dame qui était prête à nous inviter si son mari avait été là…et un homme qui nous indique que dans une des maisons que nous apercevons depuis le ponton, Otis Reding a composé un de ses titres majeurs.

Mais l’heure avance et il nous faut trouver un endroit pour dîner. Un nouvel appel à Uber et nous voici de retour au port principal de Sausalito. Il est 20h30 et déjà nombre de restaurants sont fermés. Ici aux Etats-Unis, c’est souvent le cas à cette heure. En marchant près d’un restaurant qui nous plaît bien esthétiquement, un homme en costume nous parle en français. Il nous dit que c’est le meilleur restaurant de la ville. Le cadre est magnifique, il n’en faut pas plus pour nous décider. Après-tout nous avons mangé des burgers pendant 3 semaines et une bonne cuisine nous tente. Le choix s’avère excellent et la vue sur la baie gagnée par les lueurs de la nuit est un régal pour les yeux. Il s’agit du Scoma’s Sausalito.

Après cette pause bienvenue qui clôture à merveille notre road trip de 24 jours, je me jette sur l’appli Uber si facile à utiliser….une erreur réseau ne me permet pas de réserver en ligne…Après enquête, ma carte bleue est arrivée au maxi possible des retraits autorisés, elle a elle aussi pris chaud visiblement…nous sommes à pieds…

Pour couronner le tout les taxis ne sont plus en service et il y aurait un hypothétique bus pour rejoindre San Francisco à plusieurs kilomètre de là…la ville se vide, nous avons un peu froid et la journée n’est pas terminée…

Il faudra compter sur l’art de la négociation de Nathalie qui, se rendant dans un des rares bars animés de la ville, finit par tomber sur un généreux donateur, Terry. Celui-ci nous voyant dans la panade, a commandé une course pour nous en son nom sur le réseau Left concurrent d’Uber…Il ne veut pas que je le rembourse. Le contact sera court mais merci Terry de nous avoir sauvé la mise car là une deuxième galère commençait 🙂

Notre nouveau chauffeur nous prend devant le bar animé et nous retraversons by night le Golden Gate. Un moment à part que nous sommes ravis de vivre…A l’arrivée à l’hôtel c’est notre carte de chambre qui n’ouvre plus la porte 😉 Il est temps pour nous de dormir avant de quitter le lendemain San Francisco. Fin d’une journée où la brume a joué des coudes avec la lumière 😉

Nous sommes bien fatigués mais ravis de notre périple à rebondissements. Nathalie fera sa traditionnelle synthèse mais dores et déjà nous avons adoré ce road trip dans le grand ouest américain riche en surprises. Encore un beau moment passé tout en famille !

A bientôt et merci de nous avoir suivis !

Nicolas, Nathalie, Jeanne et Pauline

 

C’est le bouquet ! Final

En quittant ce matin notre hôtel peu reluisant de la nuit où nous avions croisé en arrivant un homme visiblement ravi de montrer son bracelet électronique sous son short (pourquoi dit-on bracelet alors qu’il se porte à la cheville…mystère) et quelques membres de gangs locaux (la zone au sud de San Francisco est l’une des plus dangereuses des USA, ça c’est pour la carte postale), nous nous dirigeons vers notre véhicule amoindri. La nuit de repos a dû lui faire du bien…

Je lance le moteur, enclenche la marche arrière en souffrance. J’ai du mal à faire bouger le scoobidoo van…il finit par reculer en tressautant. Je lance la machine infernale vers l’avant en espérant qu’elle veuille bien effectuer pour nous, après tout ce que nous avons partagé, les derniers 75 miles. Déjà je sens que c’est peut-être beaucoup lui demander…

Je parviens à lancer la voiture qui se bloque comme l’autre jour en montagne sur un des premiers rapports…le stress monte, surtout à l’approche de la highway limitée à 70 miles à l’heure et qui s’annonce palpitante bloqués que nous sommes à 45 ou 50 miles maxi avec un régime moteur de 4500 tours minutes minimum et les décibels qui vont avec…Nous nous arrêtons assez rapidement sur recommandation familiale pour tenter la solution dépannage par Jucy…

Après un premier interlocuteur qui raccroche au nez de Nathalie, pas le temps visiblement de faire un effort de compréhension, nous tombons sur un deuxième interlocuteur qui lui, a plus de temps à nous consacrer. On doit nous rappeler dans 10 minutes…Après 20 minutes d’attente, je décide de nous dépanner tout seul. Je relance le bolide sur la highway en croisant les doigts pour que le moteur ne parte pas en fumée.

La route se passe difficilement mais nous gagnons du terrain à chaque tour de roue. On avance, c’est une évidence. A une trentaine de miles de notre point d’arrivée, une première côte de plusieurs kilomètres nous inquiète car je sens que ça patine à fond du côté de la boîte…nous passons cette première épreuve et les odeurs de brûlé de l’embrayage ne sont pas rassurantes. Heureusement la descente qui suit est aussi longue que la montée et permet à l’équipage toots et son infidèle destrier de souffler un peu.

Quelques miles plus loin, un ralentissement est indiqué sur le GPS avec une zone rouge…si on s’arrête on ne pourra sûrement plus repartir. Heureusement le ralentissement débute à l’amorce d’une descente…je mets la boîte en position neutre pour laisser reprendre un peu de vitesse au van avant d’enclencher le mode drive. La route reprend…nous scrutons toutes les 30 secondes le GPS pour voir le temps qu’il nous reste…c’est fou ce que ça peut-être long une minute !

Malheureusement nous devons consommer du 25L au cent vu le régime moteur et le réservoir se vide rapidement. Je dois m’arrêter prendre du carburant car il va nous manquer quelques décilitres pour terminer la route. Je m’en serais bien passé…Après son ravitaillement le van glouton accepte à grands hurlements, après rechignements et cahots, de reprendre la piste.

Mais un deuxième ralentissement se présente à nous à 7 miles de notre loueur Jucy un peu détesté ces derniers jours…la fin de la montée est en vue mais le trafic s’arrête…

S’en est trop pour le scoobidoo van qui échoue lamentablement sur la voie de droite de la highway si fréquentée.

Nous sortons les filles rapidement du véhicule pour les mettre en sécurité et reprenons avec Nath une très vielle habitude, celle de pousser à deux un véhicule (ça me rappelle un enterrement de vie de garçon et de jeune fille tout ça, la tenue en moins, n’est-ce pas Odile et Cécile et tous les autres qui s’en souviennent ;-). Nous parvenons à mettre le van moribond sur la bande d’arrêt d’urgence…

C’est la fin du road trip et nous sommes piétons, c’est le bouquet !

Après 5 ou 6 appels à la hot line Jucy qui doit à chaque fois nous rappeler mais qui ne nous rappelle jamais et après deux heures d’attente sur le bord de route où rien d’intéressant ne se passe sous le soleil, heureusement et dans une température clémente, une dépanneuse arrive et soulève le véhicule qui a l’air de peser un van mort…(elle est pour toi François celle-là;-).

Fin de partie, retour maussade chez Jucy à qui nous avons fait de la publicité gratuite sur le bord de route. J’explique à l’employé désolé, que je ne comprends pas comment on peut laisser partir un véhicule dans cet état avec une famille à bord…l’état de la roue en photo (les 4 étaient comme cela) atteste de l’attention portée par Jucy rent sur ses véhicules…C’est finalement un miracle que nous ayons réussi à revenir sur nos pas sans avoir éclater un pneu et avec la boîte qui aura tenu les milliers de miles endurés avec nous en douceur pourtant. Et je ne parle pas de l’état des amortisseurs… (

Nous ne sommes pas contents et quittons l’enceinte grâce à Uber (les Uber sont sympas). Il est 16h, nous nous faisons amener à notre hôtel de San Francisco, le même qu’au début du voyage…et la journée ne s’arrête pas là…

A suivre…

[NB : pour information, Jucy nous a finalement dédommagés de 325€ et fait cadeau de la nuit d’hôtel que nous avons dû prendre à San Francisco du fait de notre panne…C’est toujours ça même si nous aurions préféré aucun remboursement et pas de panne…]