J116 et 117 : 1, 2, 3, soleil !

(#NouvelleCalédonie – #Nouméa)

J116 : journée plate

Aujourd’hui, le soleil aperçu hier devait refaire de belles apparitions d’après la météo…et c’est la pluie qui joue à faire résonner la tôle du toit ce matin…pas de quoi précipiter notre sortie du lit. Du coup, la journée masque et tuba prévue tombe un peu à l’eau. Heureusement, Marie-Jo qui passe ce matin nous a amené un bout de soleil. Des crêpes délicieusement cuisinées par sa maman, Dominique. Voilà qui fait de l’ombre à la pluie et rallume en nous le soleil qui était quelque peu voilé. Un autre coup d’œil à la météo nous laisse à penser que les jours qui suivent seront du même acabit. Or nous avons réservé la veille un aller retour vers l’île aux pins. Préférant éviter une deuxième plongée onéreuse par temps de pluie après celle de la barrière de corail au large de Cairns en Australie (cf. épisodes précédents), nous nous résignons à annuler cette sortie. Nous profitons de ce contre temps imprévu pour nous poser un peu et traiter différentes affaires, comme la location de la voiture pour la semaine qui vient. Nous gagnerons ainsi en autonomie pour aller découvrir ce qui se cache derrière la capitale Nouméa que nous connaissons désormais bien.

A suivre…

J117 : en voiture Simone !

Ce matin, nous avons la joie de voir le soleil nous saluer, ça fait du bien ! Ayant récupéré notre voiture de location hier en fin d’après-midi, nous programmons une deuxième visite au marché de Nouméa pour acheter quelques produits frais. Un pêcheur dépose sur le quai le fruit de son travail nocturne, de magnifiques maquereaux aux reflets jaunes et verts. Nous sommes en période hivernale ici et les fruits et légumes sont un peu moins fournis que le reste de l’année. Nous découvrons les fameux ignames, tubercules très prisés des autochtones notamment des kanaks. Nous n’y avons pas encore goûté. Nous jetons notre dévolu sur de belles grosses crevettes sauvages calédoniennes à la couleur grise et qui luisent, que nous ferons cuire pour le midi et virer au rose. Un régal !

Avant le repas, nous profitons de notre voiture pour revenir sur les hauteurs de Nouméa au mont Ouen Toro que Cathy et Jérôme nous avaient fait découvrir le soir de notre arrivée dans l’île le 5 juin dernier. Cette fois-ci, avec le soleil, les couleurs promettent d’être encore plus belles. Nous retrouvons en effet ce bleu turquoise intense qui m’avait impressionné à notre arrivée en avion. Il souligne magnifiquement les hauts fonds qui affleurent. C’est un enchantement pour les yeux. Le panorama est toujours aussi beau et met en valeur les montagnes à l’Est aux couleurs qui ne cessent de jouer avec le soleil et les nuages ainsi que les îles et îlots en perspective. Nous voyons aussi des vestiges de la bataille du Pacifique et notamment deux gros canons dressés et semblant encore attendre l’ennemi.

N’étant pas partis aujourd’hui sur l’île des pins où il était annoncé du mauvais temps pour la journée, nous nous rabattons sur notre objectif raté hier du fait…du mauvais temps. Nous nous dirigeons au bout de l’anse Vata, près de l’aquarium, pour prendre un bateau taxi. Celui-ci nous permet pour une petite somme de parcourir les 900 mètres qui nous séparent de la minuscule île aux canards. La balade est très courte et assez amusante avec un peu de houle. Nous profitons du fond de verre du bateau pour apercevoir quelques poissons surtout quand le bateau arrive à bon port. Nous voyons de jolis morceaux de poisson d’environ quarante centimètres jouer de leurs nageoires pour arracher à l’eau le meilleur bout de pain lancé par le skipper dans une eau d’un bleu incroyable.

Une fois débarqués, nous faisons à pieds le tour de l’île qui doit faire moins d’un kilomètre de circonférence et posons nos serviettes au soleil et à l’abri du vent. Celui-ci est assez fort et rafraichit l’air. Nous n’y croisons comme seuls canards que des mouettes. Nous enfilons nos lycras et nous nous mettons à l’eau bien décidés à observer les fonds marins avec nos masques et tubas qui nous suivent depuis le début du voyage et qui ont à ce jour fait de timides sorties en Thaïlande et à Bali. L’île aux canards dispose d’un chemin sous-marin pour observer les coraux et les poissons qui s’y protègent. Nous restons plus d’une heure dans l’eau malgré sa fraicheur et observons des dizaines et des dizaines d’espèces de poisson différentes ainsi que des coraux magnifiques. La vue d’une grosse et belle tortue aux reflets dorés d’environ cinquante à soixante centimètres de long nous émerveille. J’ai la chance de nager à ses côtés pendant pas loin de cinq minutes et de l’admirer évoluer avec grâce à moins de cinquante centimètres. Une première pour moi et un beau moment !

Après cette belle rencontre avec les richesses qu’abrite l’océan Pacifique, nous rentrons. Nous faisons une boucle du coté de la plage qui borde l’aérodrome de Magenta car l’endroit nous attire. Il est très prisé des Calédoniens et notamment des Kanaks qui viennent y passer la journée en famille devant un barbecue et des boissons plutôt alcoolisées. Nous nous garons derrière une voiture où trois hommes sont assis et observent le paysage. Nous les saluons et nous discutons rapidement avec eux. Ils sont Kanaks et originaires de l’île de Lifou à quelques kilomètres de Nouméa. Ils veulent nous inviter à l’anniversaire le lendemain d’une des fillettes de leur groupe qui se tient au même endroit…Nous ne promettons rien mais cette rencontre est sympa.

Nous avons prévu ce soir un apéritif avec Cathy et Jérôme. Marie-Jo et sa maman Dominique se joignent aussi à nous. Chacun est désireux de nous faire goûter aux spécialités locales. Nous passons une belle soirée qui clôture en beauté une belle journée. Nous ferons aussi un coucou sympathique à nos hôtes Sylvana et Jean-Pierre qui sont en actuellement en métropole. Merci Internet !

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Demain, le temps est à nouveau annoncé moyen, nous ne savons pas encore ce que nous ferons, nous aviserons…

PS : ne ratez pas le bêtisier n°5 écrit par Pauline sur le blog des filles !

A suivre…

 

 

 

J115 : Le soleil donne !

(#NouvelleCalédonie – #Nouméa)

Après une journée à l’épilogue pluvieux hier, nous espérons ce matin que le soleil sera au rendez-vous. Mais au réveil, la lumière n’est pas encore celle que nous attendions. Toutefois, nous sentons que la situation va tourner à notre avantage. Marie-Jo passée à la maison ce matin nous propose de nous déposer du côté de l’anse Vata. Nous nous hâtons de nous préparer et sautons dans la voiture. Nous lui demandons de nous arrêter au milieu de la promenade Pierre Vernier (ancien maire de la commune) pour prendre le temps à pieds de découvrir cette partie de Nouméa. Nous poursuivons en direction de l’anse Vata.

Après quelques minutes de marche à observer les eaux translucides à qui il ne manque qu’un gros rayon de soleil, nous parvenons à notre premier objectif. Nous flânons un peu dans les boutiques de l’anse et prenons quelques renseignements au syndicat d’initiative où nous sommes fort bien reçus.

Devant l’insistance du ciel à rester au gris, nous décidons de rendre visite à des poissons sur présentoir dans l’aquarium de la ville. Au final nous y passons un bon moment et pouvons discuter avec des soigneurs où bénévoles passionnés par leurs hôtes sous-marins et qui nous apprennent beaucoup de choses sur les coraux, requins ou encore tortues.

Nous terminons cette visite par un repas local, c’est à dire dans le Quick local qui a l’avantage d’être à cinquante mètres de la sortie de l’aquarium. Visiblement nous ne sommes pas les seuls à lui trouver cet avantage.

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Après cela, nous continuons notre route en direction du centre ville à quelques baies de l’anse Vata. Le soleil se décide enfin à prendre le dessus sur les nuages pour notre plus grand plaisir. La température de l’air aux alentours de 25°C l’accompagne parfaitement. Enfin, nous avons la possibilité d’admirer les couleurs de l’eau turquoise que nous attendions !

Le reste de la balade nous mènera de l’anse Vata au centre ville en suivant le littoral. Nous pousserons même un peu plus loin en allant jusqu’au port où un énorme paquebot de croisière est amarré.

Au final, nous avons fait une grosse journée de marche comme nous les aimons et qui nous a permis de découvrir de manière approfondie la ville de Nouméa. Le soir nous rentrons à la maison vers 18h30 fatigués mais contents de cette visite. Nous savons déjà que Jeanne et Pauline qui ont encore été au top aujourd’hui dormiront bien 😉

Demain si le temps se confirme au beau, nous prévoyons une journée masque et tuba sur l’île aux canard à quelques centaines de mètres du rivage de l’anse Vata.

A suivre…

 

J113 à 114 – Nouvelle Calédonie : mi-soleil mi-pluie !

(#NouvelleCalédonie – #Nouméa)

J113 : l’ami soleil

Arrivés la veille à l’aéroport de #Tontouta, le décalage horaire et le changement d’air nous ont amenés à nous lever un peu plus tard que d’habitude vers 8h…La matinée est dédiée à faire quelques courses d’appoint dans les commerces voisins et à profiter un peu du soleil qui est bien présent. Après nos quelques journées bien fraiches sur la fin de notre séjour en Australie, nous ne nous faisons pas prier. Cette paresseuse matinée totalement assumée, nous décidons l’après-midi de partir à pieds sur les hauteurs du quartier qui nous accueille. Nous remontons en direction du parc forestier de Nouméa et marchons un bon moment pour profiter des panoramas qui s’offrent à nous. Sans le savoir nous longeons un squat d’un genre un peu spécial puisqu’il est situé dans une forêt dense aux arbres bas et qu’il est quasi impossible à déceler si on ne le sait pas. Des gens y vivent dans des abris de fortune visiblement mais nous n’aurons pas l’occasion de croiser ces habitants préférant la verdure au bêton. Cette balade nous permet de nous rendre compte de la découpe du littoral qui entoure Nouméa. Avec la visite en voiture proposée hier par Jérôme et Cathy, nous commençons à avoir de bons repères. Ca tombe bien nous pensons demain aller visiter le centre ville de la capitale de la Nouvelle Calédonie…

J114 : la mie pluie

Aujourd’hui le réveil est plus matinal. Nous prévoyons de visiter le centre ville de Nouméa. Marie-Jo, la sœur de Jean-Pierre chez qui nous sommes hébergés et avec qui nous avons fait connaissance et sympathisé hier, nous rend une visite matinale. Nous prenons le temps d’un café noir et elle nous propose gentiment de nous déposer au centre ville de Nouméa. Ayant encore le statut de piétons nous profitons de cette proposition. Marie-Jo nous amène d’abord dans une boutique chère à Georges Clooney pour y déguster puis acheter quelques dosettes du café star. La gérante de cette boutique et sa salariée au professionnalisme sans faille sont adorables et nous permettent de goûter de bons cafés aux goûts variés. Nous discutons un bon moment et finissons par acheter nos dosettes. Une belle rencontre et un moment très sympa. Voici une enseigne à connaître sur Nouméa du côté de la baie de l’orphelinat.

_1140266What Else ? Après cet épisode caféiné, nous rendons visite aux nombreux produits qui nous tendent les bras au marché de la ville et craquons sur quelques bananes produites localement et vite englouties. Le marché est assez calme à l’heure où nous y passons. il est plus animé le week-end semble t-il.

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Nous poursuivons notre balade sans autre but que de découvrir la ville passant d’une rue à l’autre à la recherche de points dignes d’intérêts. Nous apercevons par-ci par-là quelques vestiges et maisons anciennes qui résistent à l’urbanisation. La Cathédrale est posée fièrement en haut d’une colline qui domine la baie même si de hauts immeubles ont poussé et tentent de lui voler la vedette. Nous déjeunons sur place et nous autorisons une pizzéria tenue par un couple venu de Castre, chez Oscar.

Les bougainvilliers sont de toute beauté et donnent de belles touches de couleur aux maisons qu’ils ornent. On ne peut pas en dire autant des innombrables tags pas toujours artistiques qui donnent malheureusement à la ville un air de varicelle…

Nous poursuivons ensuite notre visite en direction des baies qui se succèdent depuis le centre ville. La baie de l’orphelinat, puis la baie des citrons…mais la pluie vient s’inviter assidument. Elle a raison de notre patience et nous incite à prendre un bus retour à la case départ, la maison. Demain est un autre jour, peut-être que Nouméa nous gratifiera enfin de ses belles couleurs mises en valeur par le soleil…En tous cas pour l’heure l’ambiance nous plaît bien et nous percevons bien la douceur de vivre sur cette île. Les habitants y sont très accessibles et discutent facilement ce qui est bien agréable.

A suivre…

 

AUSTRALIE : La synthèse de Nathalie

Si je devais résumer l’Australie en quelques mots après quarante jours magnifiques passés dans ce pays, je dirai : liberté, nature, immensité sauvage et cool attitude.

Le camping car est en Australie incontournable. Les australiens sont d’ailleurs extrêmement bien équipés. Quel australien n’a pas sa caravane ou son motorhome et son propre 4×4 pour les road trips sur les nombreuses pistes rouges, son bateau pour pêcher en rivière ou en mer, et son fameux chapeau à large bord ? Ici, faire cinq cents kilomètres c’est banal. On a même croisé un australien qui nous avoué qu’il avait un jour fait trois cents kilomètres aller retour pour manger au Mac Do. C’est dingue ! Sur les routes rectilignes et infinies, on ne croise un camping car ou road train (camion avec plusieurs remorques surtout rencontrés en direction du centre) que toutes les demi-heures. La circulation est un peu plus prononcée sur la côté Est et ne devient dense qu’aux environs de Brisbane et Sydney. Cette solitude sur les routes procure un agréable sentiment de liberté renforcé par les commodités qu’on peut trouver sur la route (poste essence avec point de ravitaillement, camping…). On peut s’arrêter à tout moment sur le bord de la route pour admirer le paysage surtout dans le Nord et vers le Centre.

 Le climat est torride dans la centre avec des nuits fraiches et plus tropical dans le nord. Plus on s’approche du centre de l’Australie, plus on est assaillis par les mouches. Dans le Nord, ce sont plutôt les moustiques. A la période de fin mai début juin, nous avons traversé les quatre saisons en 3400kms environ et quinze jours à peine de Cairns à Sydney : l’été au Nord (Cairns), le printemps sur la Sunshine Coast, l’automne à partir de Brisbane, et l’hiver à Sydney notamment dans les blue mountains.

Ici tout est immense. Les vastes contrées sont grandioses ; les montagnes et les gorges, les rivières sauvages aux contours aléatoires, les mangroves, les arbres gigantesques (notamment à l’extrême Nord Est vers Cape Tribulation), les plaines désertiques du centre et les forêts à perte de vue…On imagine bien les difficultés qu’ont pu rencontrer les pionniers anglais pour dompter un tant soit peu cette Nature vierge et hostile.

Les paysages sont sublimes au Nord, il y a les cascades, les forêts marécageuses, les piscines naturelles aux eaux cristallines vert émeraude, les plaines baignées dans un soleil éclatant exaltant les couleurs ocres et rouges de la terre surtout en fin de journée et les savanes vert pâle et jaune. On rencontre aussi des terres brûlées surtout en allant vers le centre. La nature règne en maître absolue. On se sent tout petit face à elle voire seul au monde. Sur la côte Est, les paysages se font de plus en plus spectaculaires à mesure que l’on descend.

Les australiens excellent dans la mise en valeur de leur patrimoine naturel ; les randonnées sont rendues faciles grâce à des sentiers superbement aménagés et très bien balisés. Aux abords des villes et des villages le jardins sont entretenus à merveille, les pelouses sont toujours bien tondues même sur les côtés des routes les plus perdues et ce, jusque dans les coins les plus reculés.

Ce que j’ai aimé aussi, ce sont les villages isolés aux allures de far West (comme Daly Waters) où reposent quelques carcasses de voitures et anciennes machines de l’industrie minière ou encore des enclos pour la pratique du rodéo. On y trouve souvent un pub où trainent les anciens avec leurs chapeaux de cowboy, leur attitude nonchalante et décontractée un verre de bière à la main ou, grattant une guitare sous des airs de country. Il ne manque plus que les chevaux. Mais ces derniers au Nord restent sauvages. Ils ne sont pas domptés comme sur la côte Est où on a quelquefois l’impression que chaque Australien est propriétaire d’un cheval tant il y a d’équidés et de champs aux clôtures blanches bien soignées. On ressent bien là la culture Britannique.

La faune est très riche. C’est avec enchantement que l’on découvre chaque jour une espèce différente. Les kangourous sont partout. On est émerveillé par les perroquets et les divers oiseaux aux couleurs éclatantes. Il y a aussi les serpents et des insectes en tout genre. Dans le Nord, on rencontre une multitude de termitières géantes dont les couleurs se déclinent entre le rouge et le jaune en passant par différents ocres ou gris en fonction de la nature du sol. Il n’est pas rare d’entendre en pleine nuit les hurlements des dingos (chiens sauvages au pelage jaune). Les billabongs et les estuaires du Nord sont peuplés de crocodiles d’eau douce et de crocodiles marins plus agressifs et plus gros. On a aussi pu admirer les dauphins jouer dans les vagues depuis les côtes escarpées de la côte Est et aperçu les premières migrations de baleines à bosses (Gold coast).

Parlons maintenant des Australiens. Concernant les aborigènes qui vivent en tribu, ou bushmen, c’est un peuple à part et insaisissable tant leur culture est éloignée de la nôtre. En ville, beaucoup semblent désœuvrés et tristes, parfois alcoolisés. Ils demeurent assis par terre ou errent visiblement sans but les yeux dans le vide ou évitant les regards. Certains d’entre eux vivent heureusement de leur art (sculpture et peinture pointilliste) et valorisent ainsi leur riche culture. Autrefois, nomades et vivant de la chasse, ils se retrouvent aujourd’hui « assistés » par un gouvernement désireux de les aider en leur fournissant logement, nourriture et soins, à condition qu’ils ne boivent pas d’alcool et ne se droguent pas. Les écoles sont parfois mixtes. On sent une volonté politique sous jacente de racheter les erreurs d’un passé colonialiste peu glorieux, lequel a laissé des traces de culpabilité chez certains Australiens et instauré une certaine méfiance entre deux peuples aux modes de vie et aux façons de penser diamétralement opposées. Les Australiens « blancs » quant à eux paraissent plus enthousiastes et toujours prêts à discuter et à plaisanter. Très naturels, ils sont décomplexés et tranquilles dans leur façon d’être. C’est la fameuse « cool attitude ». Enfin, la vie australienne se concentre surtout sur les côtes et les plus jeunes se retrouvent sur Brisbane ou Sydney où l’activité économique bat son plein.  

J111 et 112 : Objectif Nouvelle Calédonie !

(#NouvelleZélande – #NouvelleCalédonie)

J111 : De Sydney à la Nouvelle Zélande

Après notre belle découverte de Sydney hier qui a merveilleusement bien conclu notre grand et magnifique périple en Australie, (Nathalie a quasiment fini sa synthèse de l’Australie à venir…), nous partons ce matin tôt de l’aéroport de la ville pour une escale d’une demi-journée à Auckland que nous ne prévoyons pas de visiter cette fois-ci. En effet, nous revenons passer quelques jours en Nouvelle Zélande après notre séjour en Nouvelle Calédonie qui débute demain. Mais le peu que nous voyons d’Auckland et de ses environs nous amène à penser que cette double île devrait nous plaire. L’ambiance que nous y avons perçue nous a également séduit…Notre arrivée à l’aéroport d’Auckland a pourtant été plus compliquée que prévue et aurait pu ternir cette belle esquisse de tableau…Vous lirez le bêtisier que Pauline prépare sans se presser et vous comprendrez pourquoi 😉

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J112 : d’Auckland à Nouméa 

Ce matin, comme hier, nous nous réveillons tôt. Après notre courte escale à Auckland, c’est cette fois-ci un vol pour la Nouvelle Calédonie qui nous attend. Cette île joyau du Pacifique est à seulement un peu plus de deux heures de notre point de départ. Tant mieux, car la fatigue se fait un peu sentir après deux réveils tôt et des décalages horaires en yoyo. En effet, en arrivant à Auckland, nous avons avancé nos montres de deux heures, ce qui nous a mis à 10h de décalage avec la France. A notre arrivée à Nouméa nous avons reculé notre montre d’une heure, cela nous mettant à 9h de décalage désormais avec la France…Nous étions à 8h de décalage en Australie, enfin sur la côte Est…A notre envol, le temps est d’humeur pluvieuse. Nous disons au revoir à Auckland.

Le temps se dégage peu à peu à mesure que nous approchons de la Nouvelle Calédonie et laisse entrevoir le bleu intense du Pacifique sous nos ailes.

Mais au fur et à mesure que nous arrivons sur la côte Calédonienne, les nuages se reforment nous laissant tout de même entrevoir des couleurs d’eau d’un bleu turquoise électrique que nous ne connaissions pas encore. Nous découvrons également le relief de l’ile et les teintes de vert à la gamme étendue.

Nous arrivons à l’aéroport dans l’idée de louer une voiture. Mais nous sommes le lundi de Pentecôte et de ce fait l’offre est faible et les enseignes sont pour beaucoup fermées…Nous nous rabattons sur un bus qui fait la navette entre Tontouta, l’aéroport de Nouméa situé à 45kms de la ville et celle-ci. Il nous faut ensuite prendre un deuxième bus pour rejoindre le quartier dans lequel nous allons poser nos bagages. Mais là encore, les bus sont plus rares que d’habitude du fait du jour férié. Nous en profitons pour parler un peu avec quelques habitants de l’île qui attendent aussi un bus. Les premières impressions sont très bonnes. Il est aisé de discuter avec les calédoniens qui ont l’air charmants. Les deux trajets sont l’occasion de découvrir de plus près notre environnement. Au-delà de la beauté des paysages, nous sommes également étonnés du grand nombre de tags partout sur les murs, poteaux et même les arbres…

Après plusieurs grosses minutes, nous finissons par arriver à l’adresse qui sera notre nid pendant notre séjour dans l’île. Il faut dire que nous avons des conditions exceptionnelles pour le logement puisqu’on nous prête une maison. Merci Karine, pour la mise en relation, merci Sylvana et Jean-Pierre pour votre confiance. Merci également à Jérôme et Cathy, qui nous réservent un accueil fantastique et nous proposent même d’aller faire un premier tour de reconnaissance avec eux à Nouméa. Le temps se met alors vraiment à la pluie mais pas de quoi nous empêcher de remarquer la beauté des paysages qui nous entourent et les effets de lumière que nous réserve le soleil qui s’offre quelques passages entre les nuages bien épais..

Bref, une entrée en matière riche en promesses. Demain, journée cool en perspective. Nous commencerons par la visite de Nouméa.

A suivre…

J110 : Bouquet final à Sydney !

(#Australie – #Nouvelle Galle du Sud – #Sydney)

Aujourd’hui s’achève notre séjour en Australie. Nous terminons par la plus emblématique de ses villes, Sydney qui rayonne dans le monde entier. A notre réveil, le temps est maussade. Il faut dire que c’est le troisième jour de l’hiver ici. Nous partons depuis notre hôtel #Ibis Budget de l’aéroport à pieds pour regagner la gare de #Mascot qui n’est qu’à un peu plus d’un kilomètre.

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Nous arrivons au bout de quinze minutes à la gare de #TownHall opportunément conseillée par la jeune femme croisée hier chez le loueur #Apollo de Sydney. Nous arrivons dans un quartier mélange d’ancien et de moderne de la ville. De magnifiques édifices sont devant nos yeux. Nous pénétrons dans la galerie Victoria qui est superbe. Une horloge incroyable y règne et représente l’histoire de la conquête du pays pas les colons britanniques et notamment la rencontre entre le capitaine Cook et les aborigènes. Elle vaut à elle seule le détour. Je profite de la présence d’un joli piano quart de queue pour faire quelques morceaux et me délier les doigts après trois mois d’inaction. Je me rends compte qu’ils ne sont pas si rouillés que cela, il faut dire que le blog me permet de conserver une activité manuelle intense 😉 Pauline et Jeanne viennent aussi faire un petit morceau. Moment sympa.

Nous nous rendons ensuite à la marina De #DarlingHarbour qui est en effervescence. De nombreux bateaux chargent et déchargent des touristes venus observer les baleines à bosse qui sont au début de leur migration. Nous en avions aperçu plusieurs au large depuis Fingal Beach en même temps que les dauphins il y a quelques jours (pour ceux qui ont suivi les épisodes précédents, il faut bien zoomer sur les photos pour les apercevoir). On constate aussi que la ville est en mutation et subit de nombreux travaux. Les entreprises locales au nom difficile à porter chez nous sont à pied d’œuvre. Nous croisons aussi pour les amateurs beaucoup de voitures de luxe à Sydney.

Nous remontons ensuite vers les centre de la ville toujours à pieds. Nous sommes surpris de voir que la ville pourtant grande se parcourt facilement. Nous passons d’un quartier à un autre très simplement et les distances à parcourir ne nous paraissent pas énormes. Nous prenons plaisir à flâner dans les quartiers commerçants très animés par de nombreux musiciens talentueux. Cela fait du bien d’entendre de la musique à tous les coins de rue et cela donne une très bonne ambiance générale. Comme pour le reste de l’Australie, nous continuons de nous sentir « cool » à Sydney.

Nous arrivons du côté de Hyde Park, magnifique avec des arbres gigantesques. Nous en profitons pou visiter le musée (gratuit) #ArtGalleryOfNewSouthWales, qui nous permet d’admirer de très belles toiles et sculptures anciennes ou modernes d’artistes australiens et aborigènes. Jeanne et pauline se montrent très intéressées et cela nous fait bien plaisir.

Nous poursuivons la route en direction du jardin botanique qui doit nous conduire à la baie de Sydney et au fameux opéra fierté architecturale de la ville. Le jardin est très beau, ce qui n’est malheureusement pas le cas du temps…Pas top pour les contrastes en photo et l’air frais nous fait regretter le soleil. Nathalie prévoyante a permis à sa belle doudoune de refaire surface après trois mois passés au fond du sac.

Nous parvenons enfin au graal, l’opéra de Sydney ! Première impression, de loin il paraît petit…mais on devine derrière lui un pont monumental qui lui a l’air immense. Il nous faut nous approcher. Nous remontons le long de la baie et les premières gouttes de pluie fine viennent ternir un peu notre balade mais rien de méchant.

C’est en arrivant devant l’opéra qu’il prend toute sa splendeur. Son architecture est remarquable et ses courbes parfaites pour prendre des photos même sous la grisaille. Mais nous avons de la chance car nous visitons la ville au moment même où une fête des lumières s’y joue.

Avant que la nuit ne tombe nous faisons un tour dans le musée d’art moderne de la ville gratuit lui aussi, donc génial. On y trouve de tout à l’intérieur et il y en a pour tous les goûts. L’ambiance dans le musée reste à l’australienne, c’est à dire, cool.

Le soir nous finissons d’arpenter les vieux quartiers de la ville et leur ambiance d’autrefois. A 18h, les lumières entrent en scène et nous offrent un magnifique spectacle point d’orgue d’un séjour magnifique qui nous a mis de la lumière dans les yeux et dans l’esprit. Nous sommes bel et bien tombés amoureux de l’Australie et il nous tarde déjà de revenir découvrir le sud et l’Ouest que nous n’avons pas faits cette fois-ci.

Demain, nous prenons l’avion pour une escale sans folie à Auckland, avant de découvrir l’un des joyaux du pacifique, la Nouvelle Calédonie et de revenir pour la visiter la Nouvelle Zélande.

A suivre…

 

 

J109 : Australie « Quand te reverrais-je, pays merveilleux ? »

(#Australie – #NewSouthWales – des #BlueMoutains à #Sydney)

Arrivés hier dans l’après-midi au cœur des blue mountains, nous avions jeté l’encre dans un camping de la petite et sympathique ville de #lithgow. Vu la température dès le coucher du soleil, nous nous attendions à une nuit fraiche mais heureusement nous avions tout prévu…La climatisation réversible du camion connecté au réseau électrique devait faire des merveilles et nous procurer une sensation de chaleur perdue depuis quelques jours. Le repas de crêpes se déroula sous une agréable chaleur mais la clim nous dit bonne nuit en même temps que nous nous mîmes au lit….

…et au petit matin, c’est un froid sibérien qui nous réveille dans la camion, la clim ayant finalement décidé de faire une nuit complète et n’ayant pas redémarré. Sûrement un mouvement de révolte pour stigmatiser la décision de Donald Trump de rompre le processus engagé pour le climat…Tout de même, la température avoisine les zéros degrés dans l’habitacle et nous faisons de la buée avec la bouche comme en plein hiver ! Heureusement que les couettes fournies dans le camion  sont suffisamment épaisses. Une fois le pied gelé posé par terre et après quelques tests, la clim se remet finalement en marche, ouf ! Le petit déj se prend dans une atmosphère de fin d’hiver. Nous nous souviendrons de notre dernière nuit dans notre maison sur roues !

Une fois remis de nos émotions climatiques, nous reprenons notre route pour finir la boucle dans ces belles montagnes que sont les blue moutains…Mais pourquoi Blue moutains ? Eh bien parce que ces montagnes sont recouvertes d’une épaisse forêt d’eucalyptus dont les émanations produisent un voile bleuté au dessus de la forêt.

Au final, nous profitons des quelques points de vue magnifiques mieux balisés que la veille et nous permettant d’avoir une vue imprenable sur l’immensité de ces impressionnants panoramas. Nous arrivons sur des promontoires naturels qui dominent la cime des arbres à 100 ou 200 mètres sous nos pieds. C’est un spectacle saisissant, notamment aux lieux dits Three Sisters et Echo Point.

Au final, nous sommes contents d’avoir pu admirer ces montagnes situées à 100 kilomètres à l’intérieur de terres de Sydney. Il nous reste à regagner notre hôtel et à rendre notre fidèle camping car que nous avons beaucoup apprécié durant tout ce long périple en Australie. C’est chose faite aux alentours de 17h après avoir déposé nos filles à l’hôtel. La personne qui nous reçoit chez #Apollo, le loueur de camping cars, est une jeune français établie depuis quatre ans à Sydney et qui nous parle avec enthousiasme de cette ville et du pays dans sa globalité.

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Demain, pour notre dernière journée en Australie, nous redevenons des piétons dans la grande ville de Sydney, poumon économique du pays. Encore une grosse journée de découvertes en vue. Nous pouvons déjà dire que nous avons adoré les quarante jours passés bien vite dans ce merveilleux pays. Le centre nord nous a séduit immédiatement par l’impression de liberté que nous y avons ressentie et par les relations que nous avons pu nouer avec les australiens. La côté Est a mis un peu plus de temps à nous séduire, peut-être parce que les paysages rencontrés pouvaient plus facilement être comparés à ceux que nous connaissons en France, l’immensité en moins. Le rythme également a été bien plus intense et nous a moins permis de nous poser que dans le Northern Territory. Mais nous savons déjà que nous reviendrons en Australie !

A suivre…

J108 : A nous les Blue Mountains ! …

(#Australie – #NewSouthWales – #GoldCoast – #Bluemoutains)

Après une arrivée de nuit et sous une forte pluie mêlée à de fortes rafales de vent à #Karua, notre nouvelle commune dortoir, nous nous réveillons dans la fraicheur matinale  et découvrons notre nouvel environnement de jour. Nous nous sommes posés dans une aire de repos qui fait face à la marina d’un charmant petit port de pêche ostréicole où le temps paraît s’être arrêté. La vie semble s’y écouler aussi paisiblement que l’immense rivière qui se jette plus loin dans la mer.  

Nous nous préparons car un peu de route nous attend pour nous rapprocher de Sydney et bifurquer vers les Blue Mountains que Nathalie tenait absolument à voir. La route est finalement un peu plus longue que prévu et une erreur d’aiguillage à l’entrée de Sydney nous fait perdre un peu de temps. Nous devons également réserver nos nuits d’hôtel à Sydney et nous nous arrêtons dans un Mac Do, plus pour la facilité à obtenir du wifi gratuit et recharger nos appareils électroniques que par passion du goût. Mais Jeanne et Pauline sont ravies d’avoir des frites que l’on appelle chips ici.  

Après cette pose « recharge », nous tentons d’atteindre les blue moutains. Nous empruntons une route sur les crêtes, la Bells Line of road, qui a le mérite de nous faire traverser les montagnes bleues et d’en avoir un aperçu rapide à partir de la ville de #Richmond, le tout depuis nos sièges surélevés. Nous traversons l’épaisse forêt d’eucalyptus qui s’étale à perte de vue. Nous arrivons un peu après dans le superbe jardin botanique des blue mountains où nous faisons un stop propice à une belle balade et où la fraicheur domine. Il ne fait que onze degrés alors que le soleil est bien présent et marchons d’un pas rapide pour tenter de nous réchauffer. Nous avons une sensation de fin d’automne saisissante. Certains arbres prennent d’ailleurs des teintes automnales et perdent leurs feuilles. On voit de plus en plus de bois de chauffage sorti près de maisons ou à vendre. C’est un signe. Et comme le dit un vieux dicton indien, « homme blanc couper du bois, hiver s’ra très très rude », c’est bien connu ! Nous voyons encore de nombreuses espèces de volatiles qui sont ici dans un jardin d’Eden.  

Nous tâchons ensuite sur notre route de trouver des points de vue sur l’immense étendue montagneuse. Ca n’est pas si facile que cela au final. Alors que partout en Australie nous sommes impressionnés par les équipements facilitant les visites touristiques, ici dans ces montagnes, les panoramas ont l’air jalousement gardés…Nous parvenons tout de même à capter quelques beaux points de vue.  

Nous finissons la journée dans la commune de #Lithgow. Nous découvrons cette ville qui nous fait un peu penser à une ville anglaise. De vieilles bâtisses bien conservées en briques orangées lui donnent un certain charme. Mais la nuit n’est plus très loin et nous voulons arriver dans notre camping payant cette fois-ci rapidement. La visite de la ville attendra demain. A notre arrivée au camping, il fait à 17h30 seulement 5,5°. Nous pourrons ce soir profiter du chauffage du camping car puisque nous sommes connectés au réseau électrique. Ouf !

Et pour couronner le tout, Nathalie nous prépare de bonnes crêpes bienvenues avec ce temps hivernal !

P1130453Demain si le temps le permet, nous continuons notre visite au cœur de ces bien belles montagnes à l’altitude mesurée de 1100 mètres d’altitude. Nous redescendrons ensuite vers Sydney pour rendre notre véhicule et regagner notre hôtel près de l’aéroport en vue de notre départ d’Australie dans trois jours.

 A suivre…

J107 : La Gold coast brille toujours !

(#Australie – #NewSouthWales – ##GoldCoast)

Après une arrivée tardive à 21h30 sur l’aire d’autoroute sans charme d’une station essence Schell sans charme mais bien pratique (ça change un peu du BP) concluant une magnifique journée, c’est un réveil matinal à 7,5°C ce matin qui nous incite à reprendre rapidement la route…au moins pour rallumer le chauffage dans le camping car 😉. Il faut dire qu’avec nos shorts et nos tongs qui ne nous quittent plus depuis notre départ, nous ne faisons pas les malins !!! Nos horribles doudounes low cost du départ ne sont plus très loin de revoir la lumière. Mais nous avons la banane, c’est le principal !  

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Pour le reste la journée s’annonce routière. Nous sommes encore à plus de 600 kilomètres de Sydney et il nous reste deux jours pour nous y rendre. Nous prévoyons donc de rouler la matinée et de nous poser l’après-midi…mais les choses ne se passent pas toujours comme prévu…c’est bien connu !

En effet, nous rencontrons sur la route les fameux panneaux marrons qui indiquent des lieux à voir ou à visiter…En l’occurrence, nous prenons un itinéraire conseillé pour les touristes…ça tombe bien c’est ce que nous sommes. Ni une ni deux, sans prendre le temps de nous concerter avec ma co-pilote préférée, je bifurque ! Allez, juste une petite boucle et après on roule c’est promis…bon au final, la journée sera ponctuée de petites boucles…Nous alternons tout le long entre mer, campagne et paysages de montagne au loin. Un régal pour les yeux.

Les animaux ne nous boudent pas non plus. Nous voyons encore par deux fois des dauphins, des pélicans, des perroquets etc, etc..pas de baleine contrairement à hier, mais de gros kangourous qui prennent la fuite quand je m’arrête pour les photographier. Il faudrait leur expliquer que pour un portrait, c’est plus simple si on ne bouge pas…Nous voyons aussi des animaux plus communs, des vaches qui ont l’embarras du choix pour sélectionner les meilleures herbes, des chevaux (c’est une obligation dans le parcours, une sorte de contrat passé avec les filles), des moutons…Des cygnes noirs se laissent quant à eux photographier paisiblement…Seuls les koalas sauvages se laissent encore désirer malgré les panneaux les annonçant dans les parages.  

Au final, la gold coast nous offre encore ses plus beaux atours et nous séduit beaucoup tant sur sa partie mer que sa partie terre. Et la journée ressemble à la précédente…nous prenons la route en soirée pour rattraper les kilomètres non effectués dans la journée à force de faire des boucles 😉.Nous arrivons cependant plus tôt qu’hier à notre campement gratuit et nous nous situons désormais à moins de 200 kilomètres de Sydney…

 Au programme demain, les Blue Mountains si le temps le permet car la pluie et le vent se sont invités sur la route et semblent vouloir jouer les prolongations…

Ah oui j’oubliais l’anecdote du jour…Lors de notre dernière balade avant que la nuit n’arrive, nous tombons grâce à Pauline qui voit tout en ce moment (baleines, dauphins, téléphones), sur un I Phone allumé sur la page contacts et posé sur une table de pique nique en bois, scellée dans une aire déserte sur le sommet d’une falaise qui domine l’Océan Pacifique…Etant seuls sur le toit du mont qui domine l’océan à cette heure avancée de l’après-midi, le tour d’horizon visuel pour rechercher l’éventuel étourdi s’avère rapidement vain…Commence alors une période de doute dans nos esprits…Pauline qui rêve d’un téléphone et qui a un sens pratique déjà bien aiguisé s’imagine déjà propriétaire de l’iphone cadeau du ciel. Jeanne qui incarne la morale et le droit nous indique qu’elle ne pourrait pas le prendre et ne se sentirait pas à l’aise à utiliser un téléphone qu’elle n’a pas acheté ou qu’on ne lui a pas donné…Nathalie quant à elle que rien n’arrête, se dit prête à appeler la longue liste d’amis inscrite dans le téléphone pour retrouver enfin le propriétaire que nous commençons à détester vu les nœuds au cerveau qu’il nous impose…De mon côté, grâce à mon sens pratique loué au moins par moi même, je me dis que si l’iphone passe la nuit ici vu l’humidité et le froid, il n’y résistera pas car ce n’est pas le dernier modèle étanche paraît-il de la marque à la pomme… à quoi bon dans ce cas le laisser là-haut sur sa table puisqu’il est perdu d’avance…Je me dis aussi que si nous le prenons et que son propriétaire arrive cinq minutes après que nous soyons partis, c’est bête…Je me mets aussi à sa place, si cela m’arrivait, j’aimerais bien que quelqu’un me le récupère et essaye de mon contacter…Comme si les premiers questionnement n’y suffisaient pas, mon imagination s’en même et prend le dessus…je me dis que c’est peut-être une personne désespérée qui a voulu en finir dans un cadre majestueux mais ne laissant aucune place au doute quant à l’issue, laissant là son fidèle IPhone pour ultime témoignage…et je me vois en train de devoir m’expliquer, en anglais, questionné par des policiers australiens à l’anglais accentué d’australien ayant retrouvé mes traces grâce à la puce du téléphone, sur ce qui m’a conduit à pousser une personne de la falaise juste pour lui voler son vieil I Phone pour ma fille de 11 ans…Bon au final, après quelques minutes d’embarras, la fine équipe Toots décide à l’unanimité de prendre le téléphone à son bord afin qu’il ne s’abîme pas et se tient prête à réunir toutes ses capacités et compétences pour retrouver l’heureux propriétaire qui grâce à sa tête de linotte nous fait quand même perdre de précieuses minutes…Nous descendons donc en silence de notre falaise investis d’une mission avec notre camping car (eh oui il faut savoir qu’en Australie même les falaises sont accessibles en camion) ne sachant toujours pas si nous avons pris la bonne décision. Je m’apprête à m’arrêter à la première maison pour chercher un indice…et nous apercevons un homme d’âge mûr promenant son chien à l’âge non évalué par nos soins et remontant vers la dite falaise…tiens, tiens, tiens…Nathalie le trouve suspect à regarder par terre comme s’il cherchait quelque chose…Je m’arrête et descends ma vitre pour lui dire que je sui embêté car j’ai trouvé un…merde, comment dit-on en anglais déjà… »Phone, it’s my phone, owhhhh, my god, wonderfull, its incredible, owh, awh, owhhh, houwhhh, it’s my phone, thank you… « ….Tels sont les premiers mots du monsieur qui vient d’apercevoir son téléphone dans ma main et à qui nous venons de redonner la lumière 😉 Il terminera en un « Vive la France » qui nous fait chaud au cœur…à part peut-être pour Pauline qui voit son rêve de posséder un téléphone remis à plus tard 😉 Elle est longue mais je ne pouvais pas ne pas la raconter.  

A suivre…

J106 : Australie « une journée qui se passe de commentaire… »

(#Australie – #NouvelleGalleduSud – de #Fingal à #BayronBay)

Aujourd’hui nous avons eu une grosse journée pleine de surprises et de paysages contrastés, passant de la mer à la montagne en quelques kilomètres à peine. Partis de notre camping de Fingal (Fingal Holiday Parc) trouvé par hasard hier et que nous avons adoré pour son environnement et sa faune, et après une rencontre courte mais sympa avec une famille canadienne, Patrick, Dawn et leurs enfants, Kate et Joël, nous avons poussé la route jusqu’à Byron Bay jolie cité balnéaire et son magnifique phare qui se mérite. Bref nous en avons pris plein les yeux ! Sûrement notre plus belle journée depuis que nous avons entamé notre descente vers Sydney depuis Cairns…A vous de juger…cela se passe de commentaire 😉

Après ce beau périple, nous avons repris la route pour descendre sérieusement par l’autoroute du Pacifique, vers Sydney car nous étions encore à plus de 800kms de notre ville d’arrivée et nous rendons le camping car le 2 juin…

A suivre…