Funiculi, funicula !

Nous partons à 8h30  en direction de Pompeï qui se situe à quelques kilomètres de notre hôtel. Avec cinq millions de visiteurs par an, c’est LE site majeur de la région. Le nombre de bus à l’entrée du site, les nombreux campings visiblement d’époque et même plus, Camping Zeus, Camping Titus…laissent à penser que la visite sera à partager.

Nous récupérons nos audio guides monophoniques connectés à Claudia notre guide Napolitaine à l’accent charmant et partons le long des rues pavées bordées de trottoirs et entrecoupées de passages piétons en 3D. En effet, les égouts n’existant pas, les piétons circulaient en hauteur alors que la rue récupérait tout objet naturel d’origine animale…Les roues des charrettes empruntaient alors le bas du pavé et passaient entre les pierres de traverse laissant au fil des ans des traces d’usure à leur passage.

Nous visitons la Casa del Menandro, maison richement ornementée d’un notable local à la superficie discutable de 1500m2. Les murs y sont encore recouverts de jolies fresques aux couleurs chaudes, jaune et rouge orangé. Nous découvrons au bord des rues les échoppes ancêtres de la restauration rapide, où des plats chauds étaient entreposés dans des jarres dissimulées dans le comptoir. Nous observons des bassins d’eau chaude au système ingénieux, apprenons que les romains avaient déjà inventé les conduites d’eau en plomb dont il reste quelques vestiges sur certains trottoirs. Nous découvrons que les campagnes publicitaires peintes sur les murs ou propagande électorales étaient déjà présentes. Clou du spectacle, un panneau de signalisation sans équivoque nous mène à l’une des maisons prisées des habitants mâles, le lupanare. Une revue des positions proposées par la maison est peinte sur les murs. Une fois son choix fait, l’homme client était amené sur un lit de pierre au confort étudié pour que les ébats durent le moins longtemps possible…rentabilité oblige !

Le site de Pompeï situé à 12km du Vésuve est immense et nous n’en verrons au final qu’une partie limitée. La ville comptait au moment de la catastrophe, en l’an 79 après JC, entre douze et quinze mille habitants. Les sept mètres de cendres et grésil de pierre qui se sont abattus en quelques minutes sur la ville à une température comprise en 150 et 400°C en ont figé leur sort. Des moulages que l’on peut observer dans le grenier à jarres ont été faits sur quelques-uns des 140 cadavres retrouvés sur site au moment des fouilles au XIXème siècle.

l’après-midi est dédiée à l’ascension du Vésuve à pedi-bus, autrement dit, une grosse partie en bus et la fin à pieds…le funiculaire initial objet de la chanson traditionnelle « Funiculi funicula » n’étant plus présent. Un guide francophone, Raphaël, nous apprend que la dernière éruption date de 1943. C’est elle qui a créé le nouveau cratère large de 5OOm de diamètre et profond de 300m. Impressionnant. La catastrophe de 79 était elle beaucoup plus importante. Elle a fait exploser la montagne alors haute de 3000m dont il reste une couronne entourant l’actuel Vésuve qui en est la résultante et qui culmine lui à seulement 1100m. Les quelques fumerolles que l’on aperçoit ne sont pas rassurantes quand on sait que plus d’un million d’habitants vivent autour du volcan et que d’autres volcans actifs et qui ne se sont pas exprimés depuis 500 ans attendent leur tour sous les eaux de la baie de Naples…

Demain, c’est Capri qui nous attend…a priori sous la pluie…

A suivre…

Amalfi a la côte !

Deuxième jour en Italie du Sud, toujours du côté de Naples visitée la veille. Cette fois-ci c’est vers la côte Amalfitaine que nous nous dirigeons.. Le départ est donné à neuf heures depuis notre hôtel situé dans la ville de Torre El Greco. Le temps est plutôt clair, le moral est bon après une nuit plus complète que la précédente. Notre maestro du bus, Pascual, après quelques minutes à rouler sur le bandeau d’une autoroute coincée entre le Vésuve majestueux sur notre gauche et la belle Méditerranée à droite, nous oriente côté mer. Ca grimpe et ça se tortille au milieu des plantations de citrons omniprésentes posées sur des étais naturels faits de bois venus des hauteurs. La végétation profite ici d’un sol fertile enrichi naturellement par l’explosif Vésuve. Une fois atteinte la route côtière, nous avons droit à une succession de panoramas à couper le souffle, de citrons, cactus, figuiers, cerisiers, orangers, abricotiers, de côtes abruptes et découpées, mais aussi de croisements de proximité entre bus que seul un Napolitain peut aborder avec le flegme d’un anglais dégustant son thé ! Du grand art ! Les mille virages et l’étroitesse des routes nous indiquent que le lieu n’a pas été prévu pour accueillir autant de touristes à bord de leurs cars. Les locaux s’en agacent et on les comprend même si nous sommes bien content de profiter du lieu…

La visite de la fabrique de Limoncello, l’aclool local à base de…citron… sera l’occasion d’une halte intéressante nous permettant aussi de profiter de la vue sans le filtre des vitres de notre carrosse. Les points clé de la journée se situent à Positano accrochée à la falaise vue d’en haut, la très jolie Amalfi vue d’en bas et vue de bateau, où nous visiterons sa cathédrale étonnante au cloître mauresque ainsi que d’une crypte en sous-sol extrêmement décorée. Nous passerons enfin après plus de 200 kilomètres de bus, par les hauteurs de Ravello la ville musique qui inspira Wagner, avant de redescendre vers Naples et de retrouver la plaine et la baie gardées par l’immanquable Vésuve. Place aux images !

Nous rentrons de ce beau périple vers 18h. Cela nous laisse le temps d’une première petite escapade liberté avec Nathalie. Nous partons à la découverte de notre environnement proche à l’aide de notre meilleur appareil, nos jambes ! L’occasion de découvrir l’ambiance bien agréable qui règne dans ce petit port de pêche où nous résidons et qui est situé à quelques encablures de Naples. Nous nous enfonçons un peu avec notre look touriste et l’appareil photo à la main. Le quartier est populaire, vivant et souriant. Des enfants que nous croisons veulent savoir d’où nous venons, un peu plus loin, une mamie demande à ses voisins commerçants de lui remplir son panier qui vient de descendre du premier étage par une petite poulie prévue à cet effet. La vie semble paisible par ici. Les petits métiers de rue, soudeurs, réparateurs de Vespa, garagistes côtoient les pêcheurs qui viennent d’arriver à quai pour vendre leurs poissons. Un coup de fil à la partie tootenfamille restée à la maison et nous rentrons à l’hôtel pour le repas avalé rapidement. Notre objectif, revenir à la nuit tombante sur la jetée qui nous fait face et d’où l’on aperçoit l’immense baie de Naples avec en point de mire l’île de Capri. Demain c’est Pompéi qui nous attend ainsi que les pentes du Vésuve…

A suivre…

Escapade napolitaine : andiamo !

Partis de Pau au beau milieu de la nuit pour un trajet en bus de deux heures, c’est à 6h30 que nous décollons de l’aéroport de Blagnac, « tes avions volent haut, oh Toulouse… » (Cl Nougaro)…C’est donc en petite forme, ayant peu dormi, que nous atterrissons à Naples ce jeudi 23 mai.

Cette fois-ci la tribu tootenfamille s’est divisée en deux équipes. Celle des parents (nous) profitant d’un voyage tout organisé initialement prévu pour…mes parents. Celle de nos filles préférées, Jeanne et Pauline, restées pour soutenir leurs professeurs à Gradignan.

Mais dans un voyage organisé par définition, tout est organisé ! Ainsi, pas de temps pour se reposer et faire valoir notre déficit d’heures de sommeil, que nenni ! En route, Andiamo ! Nous prenons place avec le groupe que nous ne connaissons pas encore dans le bus conduit par l’irrésistible Pascuale, accompagné de notre jeune et pertinente guide, Claudia. Nos deux gais napolitains ont pour mission de nous faire découvrir les charmes de Naples centre et de sa célèbre baie. Celle-ci s’ouvre sur l’île de Capri si chère à Hervé Villard et tourne le dos comme pour le fuir au Vésuve, joyeux volcan endormi certes, mais toujours actif !

Au programme une journée riche en découvertes et le plaisir d’appréhender cette ville aux airs de bazar joyeux aux multiples influences et au très riche passé. Bref une première étape réussie et un premier contact à signaler avec les spécialités locales, pasta et pizzas entre autres !

La suite en images…

Là-bas…au Sri Lanka

Il y a deux ans, nous débutions notre grand voyage en famille par trois jours à Dubaï, suivis de vingt jours merveilleux au Sri Lanka. Ce pays et ses habitants ont été le premier gros coup de cœur de notre tour du monde en 180 jours.

Quand nous repensons au Sri Lanka, ce sont les sourires qui reviennent en priorité. Les sourires des écoliers qui nous saluaient avec spontanéité, semblant heureux et curieux de nous accueillir dans leur beau pays. Les sourires des gens avec qui nous avons pu partager des mots, des repas, des trajets en tuk tuk, en bus, en voiture et des moments de vie…

Le Sri Lanka symbolisait pour nous cette place où les religions parviennent à cohabiter dans le respect mutuel, où les cultures semblent se mélanger pour le bonheur de ses habitants chaleureux, pourtant traumatisés par trente ans d’une guerre civile meurtrière terminée depuis dix ans. Une vision sûrement idéaliste de touristes joyeux qui viennent grapiller avec bonheur et facilité quelques moments dans un pays étranger et doux…

Alors quand nous avons appris ces terribles attentats l’autre jour, faisant suite à ceux de Nouvelle Zélande autre île magnifique à laquelle nous avons aussi goûté, nous avons eu mal au cœur. Nous avons pensé, à Newton, à Mariyan et sa famille, à Harsha, à Chaamin…

Ils doivent être bien tristes aujourd’hui.

Nous pensons à vous !

Happy birthday to US !

Il y a deux ans jour pour jour, nous avons osé ! Osé mettre nos doudounes flambant vieilles, les moins chères du marché, c’est vrai…Mais surtout osé nous lancer dans une aventure familiale qui encore aujourd’hui à sa simple évocation nous remplit d’ondes positives.

img_3010

Pour retrouver notre 1ère étape du tour du monde en famille

Un an et demi après avoir terminé notre grande boucle, qu’en reste t-il ? Des anecdotes plein la tête. Rares sont les journées qui passent sans que l’un de nous quatre évoque un souvenir d’une rencontre, d’une couleur, d’une odeur, d’un animal. Les contacts que nous avons gardés grâce à Skype avec des personnes que nous avons croisées pendant notre périple, nous replongent systématiquement dans l’ambiance du voyage.

Si nous avions avant même de partir la conviction d’avoir fait le meilleur choix qui s’offrait à nous au meilleur moment, cette expérience a soudé encore un peu plus notre tribu. Elle nous a permis de prendre du recul et de nous libérer de certains freins, de nous rendre peut-être plus audacieux chacun à sa manière.

Mais l‘envie de repartir tout en famille est toujours très présente. Nous pensions patienter 4 à 6 ans pour refaire une grande boucle, le temps de mettre suffisamment d’argent de côté pour cela. Mais c’était sans compter sur l’impatience de reprendre la route. Il aura fallu une offre plus qu’alléchante d’Air France ces derniers jours pour réappuyer sur le bouton start. Certes pas pour un voyage au long cours mais pour une conséquente piqure de rappel. Notre ami Cédric nous l’avait pourtant bien dit, « vous ne tiendrez pas aussi longtemps » !

Du coup cet été, c’est l’Ouest américain qui s’offre à nous pour quatre semaines ! A nous le road trip en voiture que nous avions écarté de notre liste du tour du monde pour des raisons de temps et de monnaie.

Tant pis pour les économies, on n’a qu’un vie comme on dit ! Ca n’est pas notre grande fille Jeanne qui nous contredira. Après avoir fêté son anniversaire il y a 1an et demi à Moorea en Polynésie, elle fêtera ses 16 ans du côté de San Francisco le 30 juin prochain…Comme cadeau on a fait pire non ?

Alors à nous les US (acte 2) !

p1230478

Pour retrouver la synthèse de notre tour du monde en famille

Les Toots

Le Tours est joué !

Le temps d »un week-end toute la famille s’est retrouvée en mode « revival ».

En effet, c’est dans la très belle ville de Tours, point de départ apprécié pour les visites des somptueux châteaux de la Loire, que nous nous sommes rencontrés avec Nathalie, il y a 25 ans tout rond (à peine devrais-je dire…).  C’était bien avant l’arrivée au monde de nos deux filles préférées, Jeanne et Pauline. L’occasion était trop belle pour ne pas tenter le coup d’une vadrouille surprise pour Nathalie.

J’ai donc briefé nos deux filles au moins deux mois à l’avance pour être certain que l’effet réussisse, réservé en secret un petit pied à terre au centre ville et fait en sorte que nous soyons libres ce week-end là. La tâche s’est d’ailleurs révélée difficile tant les sollicitations en tout genre se sont accumulées jusqu’à la dernière minute et les stratagèmes pour les éviter, sans que cela ne se voit, nombreux…

Nous voilà donc partis vers une destination inconnue pour un seul des membres de la famille Toots, Nathalie.…je découvre à cette occasion que nos deux ados adorées disposent d’une capacité de calfeutrage de la réalité que je ne soupçonnais pas. Hum hum pas très rassurant tout ça…

Une fois sur l’autoroute des vacances, au passage devant le panneau La Rochelle, Nathalie se dit que ça pourrait-être là…au passage devant le panneau Futuroscope elle s’illumine en pensant au beau week-end que nous allons passer et s’empresse de montrer aux filles les vidéos sur son mobile des attractions qui nous attendent, pourtant la route continue… Je prétexte que nous irons au Futuroscope le lendemain mais pas ce soir…Arrivés à Tours après 3h30 de route et plus (merci la rocade bordelaise), Nathalie trouve l’idée finalement sympa.

Nous arrivons un peu avant 21h, investissons notre nouveau chez nous et partons à la découverte d’un lieu qui voudra bien nous accueillir pour dîner. Nous tombons sur un restaurant en face des halles très sympa et qui nous plaît bien. Nous nous installons sans même regarder le menu. Je demande s’il est possible de ne pas avoir de fromage dans mes plats (eh oui je n’aime pas ça) ce à quoi le serveur amusé me répond : « vous tombez mal, vous êtes chez le meilleur fromager de France… ». Il s’agit du restaurant de Rodolphe Le Meunier (http://www.rodolphelemeunier.fr) très sympa au demeurant. mais spécialisé. Une petite et rapide visite nocturne dans le vieux quartier Plumereau à l’ambiance estudiantine bien sympathique s’en suit et nous clôturons cette première soirée à Tours.

Le lendemain, Nathalie se réveille avec la ferme intention d’aller au Futuroscope…Nous feignons avec les filles ne pas avoir envie d’y aller car trop fatigués…Nathalie se résigne et nous partons nous balader de jour cette fois-ci dans Tours. Ce qu’elle ne soupçonne pas, c’est que d’autres surprises l’attendent. En effet, le midi il est prévu de nous rencontrer en mode, « tiens c’était pas prévu », avec mon vieil ami Stéphane qui avait facilité notre rencontre avec Nathalie alors que nous étions de jeunes étudiants brillants (j’avais la peau un peu grasse à l’époque;-).  La rencontre avec Stéphane et sa femme Jocelyne restera un grand moment ! C’est Nathalie qui le voyant en premier (en tout cas le croyant) me glisse, « eh tu ne devineras jamais qui je vois » ! La blague marche à fond, nous n’en revenons pas ! Rien n’y fait malgré mon insistance pour dire à Nathalie que c’est quand même dingue, que ça arrive le jour de nos 25 ans de rencontre !!! Nathalie veut y croire c’est sûr ! Et nos filles jouent le jeu à fond ! Nous finirons par lui avouer que tout ça n’est pas tout à fait le fruit du hasard 😉

Le soir venu, autre surprise, nous allons renouer avec mon ami Ronan que nous n’avons pas revu depuis près de 20 ans ! Là encore, grosse surprise et super moment.

Le lendemain, c’est Marika la sœur aimée de Nathalie qui elle même est sa sœur ainée, qui lui fait la surprise de sa présence avec ses enfants.

Bref, le Tours est bien joué ! Nous avons revu l’univers de nos vingt ans avec un immense plaisir, ressenti les bonnes ondes de la ville de Tours et des ses environs, notamment le village qui a bien grossi de Fondettes où je vivais avec ma famille. Nous avons aussi revu la fac de droit qui à l’époque était un bâtiment neuf et quasi seul sur la nouvelle zone du campus qui s’ouvrait alors, revu le lac voisin et son saule pleureur où nous nous étions bien rapprochés, ou encore la cité U plus très fraiche où Nathalie avait passé sa première année de droit.

Encore un joli moment en famille ! Ce week-end nous partons en Béarn, à Capbis où Nathalie expose !

A retrouver sur son blog : https://nathalielenallio.wordpress.com/

Article à suivre ? Peut-être…

 

On la boucle !

4ème et dernière étape de notre escapade, nous prévoyons de boucler la boucle. Après notre épisode catastrophe de la veille à Barcelone (cf. article précédent) nous remontons vers Bordeaux. Nous disons au revoir à la jolie commune de Sitjes qui nous a tant plu et repassons par la superbe route côtière. P1010787

Première étape dans notre remontée, Gerone (Girona). La ville nous tente moyennement mais puisque nous passons à côté pourquoi ne pas nous faire notre propre avis. Bien nous en a pris. La ville est en fait bien agréable avec sa rivière qui la traverse et ses maisons colorées qui semblent lui faire une haie d’honneur. Mais l’intérieur de la vieille ville avec ses remparts nous plait encore plus. Une belle surprise pour sportifs et bons marcheurs car ça grimpe !

Une fois cette jolie ville où il est un peu difficile de se garer arpentée à pieds, nous prolongeons notre remontée vers une étape qui elle nous tentait depuis le début. La ville de Figueras particulièrement connue pour abriter le théâtre musée empli du génie de Salvador Dali. Là encore, nous ne sommes pas déçus. Le musée est magnifique et plaît à toute la famille. Il recèle bien des trésors qui aident à mieux appréhender le talent non discutable de cet homme à la moustache joueuse et qui a exploré différents arts, la peinture, la sculpture, les bijoux…Une magnifique surprise.

Une fois cette belle visite achevée, nous profitons de la soirée à Figueras puisque nous avons décidé d’y passer la nuit tant son charme nous y a incité.

Le lendemain nous disons au revoir au mont Canigou enneigé que nous apercevons alors que nous repassons la frontière entre l’Espagne et la France. Nous ferons une halte dans le Gers à nouveau et tombons par hasard sur un restaurant fermier génial, la ferme du Choucou (www.lafermeduchoucou.com/) situé un peu avant Gimont et qui vaut le détour !

Une nouvelle visite rapide à Auch et nous bouclons notre boucle de 6 jours. A bientôt pour de nouvelles aventures !

Barcelone alone…

En route pour notre 3ème étape, Barcelone ! Petite question pour commencer : Savez-vous quelle est la différence entre un tour du monde en famille de 180 jours et une virée de quelques jours en famille ? Non ?….Eh bien c’est la concentration ! Quand on entreprend un grand voyage et qu’on se retrouve à l’autre bout de la planète, on reste attentif à tout, à l’affût tel un chasseur tapis dans un buisson et qui sent que son gibier pourrait lui échapper…il serait en effet si bête de se gâcher l’aventure par un souci quelconque, un imprévu malvenu…

A l’inverse, quand on se retrouve à Barcelone à un peu moins de 700kms de la maison, qui plus est en Europe et pour quelques jours seulement, on se détend…ahhhhhhh oui on se détend. On se détend tellement qu’on en oublie son téléphone sur le siège du bus qui nous a amenés sans effort en plein centre ville…

Résultat des courses, une arrivée dans la capitale catalane où tout devait se dérouler à merveille et qui commence au final bien mal par ma faute…Perdre son téléphone c’est embêtant, c’est même vexant…J’ajouterai même que quand on ne parle pas un mot d’espagnol en Espagne ni Catalan en Catalogne, on se sent vite seul…Pourtant on nous l’avait bien dit. « vous verrez, à Barcelone, tout le monde parle français ! ». A Barcelone du Gers peut-être mais à Barcelone en Espagne c’est moins vrai !

Heureusement que nos filles préférées contrairement à leurs parents préférés apprennent l’espagnol à l’école…et se rendent vite compte ainsi que leurs parents qui leur en font la remarque qu’il est urgent qu’elles y retournent pour apprendre non plus des mots et conjugaisons en ordre dispersés mais des phrases, des vraies, pour parler !

Du coup savez-vous qui se retrouve à parler espagnol sans en avoir jamais fait ? Dans la famille alone à Barcelone je demande le père ! Inutile de vous dire que la tâche fut mal aisée et infructueuse malgré mes efforts non dissimulés. Et ça n’est pas Nathalie qui, se sentant pousser des ailes dans un ultime regain de confiance en elle, viendra inverser la fâcheuse tendance dans laquelle je nous mis…En tout cas ça fait bien rire les filles. En atteste la photo où on voit Nathalie tenter de faire passer un message à un interlocuteur ibérique pourtant pas hystérique par le biais du téléphone rescapé de Jeanne et où on perçoit sur son visage le doute soudain l’envahir, l’obligeant à affronter la moquerie effrontée et non dissimulée de nos deux filles…jointe à la mienne 😉

Bref vous l’aurez compris, une entrée en matière désastreuse et de nature à gâcher un peu notre première visite de Barcelone. Surtout quand au bout de plusieurs tentatives pour essayer de faire parler mon téléphone parti sans moi faire un tour de bus, une dame espagnole peu sympathique décroche et m’envoie un « possedamos » (d’après mes sources « nous le possédons ») puis raccroche sèchement, action de nature à fixer dans mon esprit que je ne reverrai plus jamais mon mobile jusqu’ici traité avec la plus grande attention…

Pourtant la ville de Barcelone est grande et belle et il fait beau et bon. Les demeures signées Gaudi ainsi que la Sagrada Familia, cette cathédrale unique au monde, sont étonnantes. Les vieux quartiers historiques de la ville sont aussi charmants et les maisons anciennes sont bien présentes…

C’est décidé nous y reviendrons, mais plus concentrés cette fois…

A suivre…

E viva España !

Etape 2 de notre road trip à 4 roues, la côte méditerranée de l’Espagne ! Nous quittons notre camping « usine » bien qu’agréable et bon marché d’Argelès-sur-Mer (camping où les filles auront tout de même été conviées jusqu’à notre bungalow en voiturette électrique, excusez du peu…)

P1010414 Direction notre objectif du jour, la ville de Sitjes au sud de Barcelone que nous a opportunément indiquée Patrick un de mes nouveaux collègues. Un autre camping nous y attend, mais toujours en mode « confort sur bungalow ». Nous arrivons à l’heure du repas, c’est à dire 15h…nous sommes en Espagne non ? Avant d’y parvenir, nous pratiquons un bout de côte et la route à flanc de montagne donnant sur la mer est une première belle surprise. Une fois posés à notre base, la voiture ayant pour objectif de rester au repos, nous partons à pieds depuis notre camping du bout de Sitjes, en direction du bourg de Sitjes. S’en suit une ballade fort agréable où nous longeons la Méditerranée bordée de jolis immeubles et maisons aux styles anciens, art déco et modernes. La ville nous plait d’emblée beaucoup. Les ruelles animées nous séduisent aussi. L’été, Sitjes est une ville festive où la jeunesse plutôt à l’aise de Barcelone vient profiter du panorama. Elle est aussi un lieu prisé des couples de même sexe qui déambulent en toute quiétude, bras dessus, bras dessous, ou se réunissent dans des lieux branchés pour oiseaux de jour ou de nuit. Au final nous passons deux jours dans cette ville qui est un vrai coup de cœur.

et voici pour cette deuxième étape. A oui j’oubliais, une photo importante pour la suite de l’histoire, celle où je suis entrain de consulter mon téléphone mobile…

A suivre…

Le bonheur est dans le près

Depuis la fin de notre grande boucle mi-août dernier, l’idée de repartir est encore bien présente. Nous profitons des ponts du mois de mai pour faire non pas une grande, mais une petite boucle au départ de Gradignan, en direction de la côte méditerranéenne de l’Espagne pour un road-trip en voiture.

Etape n°1, le département français du Gers avec comme point central la ville d’Auch, petite capitale au grand charme dans laquelle j’ai passé 7 de mes jeunes années. Cette étape est l’occasion de montrer à nos filles, Jeanne et Pauline, ce lieu d’où je n’ai retenu que les bons souvenirs. L’occasion aussi de retrouver un ami de longue date Eric qui fait presque partie de la famille et découvrir avec plaisir son amie Marie-pierre et ses enfants. La haute ville d’Auch recèle de bien belles choses. Les escaliers monumentaux avec la célèbre statue de d’Artagnan, la tour d’Armagnac qui s’adosse à l’imposante cathédrale. Un peu plus loin, Salinis où j’ai passé mes années de collège. Nous passerons aussi faire une petite visite à l’école Jean-Jaurès où j’ai suivi quelques années de primaire et que je redécouvre avec un brin d’émotion. Nous finirons par le quartier de mon enfance, la pommeraie, route de Pessan…Aucune hésitation pour m’y rendre, c’est comme si je n’étais jamais parti de la ville 😉

Après une nuit à Mirepoix (du Gers) dans le très bucolique camping « le chalets des mousquetaires » en pleine campagne gersoise, nous descendons vers le sud. Une petite visite pédestre matinale au village médiéval de Montaut-les-créneaux, un passage sous le soleil dans le gros village de Gimont, puis nous poursuivons un peu plus au Sud en passant par la ville de Revel située en Haute Garonne. Celle-ci possède dans son patrimoine une halle royale majestueuse qui reçoit le marché de la ville depuis plus de 600 ans ! L’issue de la journée sera un gros camping usine à Argelès-sur-mer qui plaira beaucoup aux filles. Prochaine étape, l’Espagne !

A suivre…