J160 : des étoiles plein les yeux à Tetiaroa, chez Marlon Brando ! (part.1)

(#PolynésieFrançaise – #Moorea – #Tetiaroa – #Atoll – #MarlonBrando – #AitoCruise)

A l’heure, où nous disons au revoir à Jean-Jacques et Manureva et où le ciel nous réserve une belle averse, je lis un SMS émis à 12H34 ce vendredi 22 juillet. « Bonjour, c’est kaya, je pars de Tahiti et je passe te prendre si ok pour toi »… Voilà qui n’était pas prévu si tôt. J’annonce la nouvelle aux filles qui sautent en l’air de joie. Du coup, il faut faire vite, nous attendions au mieux cette nouvelle pour le soir et il est 13H30 quand je découvre le message…Je réponds Ok à Kaya patron de sa récente entreprise « Aito Cruise »…nous nous mettons en mode accéléré pour préparer nos affaires…

A 14h45, nous nous postons devant le vieux ponton vétuste de l’ancien club med…C’est là que le rendez-vous est pris. La colonie de vacance déjà croisée le matin s’est visiblement réunie sur le ponton…Allons nous pouvoir passer avec nos sacs encombrants sans tomber à l’eau au milieu de tous ces enfants et ados surexcités qui sautent dans l’eau ? En effet, du ponton, il ne reste plus que les étroites poutres de la structure en béton, les lattes en bois, ont toutes disparu. Un faux pas et nous nous retrouvons dans l’eau avec nos appareils électroniques et tout le reste…

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Nous apercevons le beau catamaran bleu ciel, jaune et blanc racé qui arrive dans la passe. Un sourire nous prend, nous ne pensions pas à un si gros et beau bateau rien que pour nous. Kaya fait une manœuvre habile et se colle au ponton. la colonie semble s’arrêter de bouger et regarde médusée ce gracieux bateau qui vient accoster ici, c’est plutôt rare. Nous embarquons…

Et oui, il se trouve qu’après moult tergiversations, nous avons fini par nous offrir notre grosse cerise sur le gâteau du voyage. Une croisière de 48h vers l’atoll de Tetiaroa. Nous ne voulions pas quitter la Polynésie sans voir un atoll, ce sera chose faite ! Celui-ci était la propriété de Marlon Brando. Désormais un palace américain « le Brando » y accueille des clients très fortunés. De 3000€ à 9000€ la nuit paraît-il…Mais il ne fait pas partie de notre rêve, nous avons trouvé mieux ! Enfin c’est ce que nous allons rapidement découvrir…

Nous faisons de rapides présentations avec notre skipper et ses deux ravissantes petites filles, Kavaï l’ainée qui a 7 ans, et Kapu la cadette qui fête ses 4 ans le 25 juillet (bon anniversaire la puce !). Kaya quant à lui se concentre pour sortir sans encombre du lagon piégeux de Moorea avec ses coraux affleurant pour prendre la mer. Maintenant, il peut orienter son catamaran dans l’axe de notre objectif à environ 4h de navigation de là. Il coupe rapidement l’un des deux moteurs et sort les voiles…le sens et la force du vent ne sont pas parfaits pour tenir le rythme et arriver au coucher du soleil. Nous voyons la magnifique île de Moorea s’éloigner peu à peu.

Le deuxième moteur est à son tour stoppé au bout de quelques minutes de navigation. Le vent est plus généreux et permet au catamaran de filer désormais voiles gonflées. Pour ma part et celle de Jeanne et Pauline, c’est la première fois que nous naviguons à la voile.  C’est donc à la fois émerveillés et emplis de doutes sur notre capacité à gérer une navigation en pleine mer que nous partons. Le soleil peu à peu se rapproche de la ligne d’horizon. La mer est formée mais rien d’inquiétant. La nuit finit par arriver alors qu’il nous reste encore près d’une heure de navigation pour atteindre notre atoll.

Nous commençons à apercevoir au loin quelques lumières de l’hôtel. Kaya oriente son catamaran vers la droite à l’écart. La nuit est désormais bien installée quand nous arrivons à bon port…sauf que de port, il n’y en a pas. Nous devons nous accrocher à une bouée située à une cinquantaine de mètres du riff, où les vagues se brisent…nous sommes seuls sur l’océan et Kaya me demande de me positionner à l’avant du bateau avec une puissante lampe torche pour l’aider à apercevoir la petite bouée blanche flottant sur la houle…Je finis par la viser et le bateau peut s’y accrocher.

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Nous allons passer notre première nuit en pleine mer côté grand large. Le catamaran ne pourrait pas passer côté lagon de toute façon…Notre capitaine nous prépare à manger et nous nous mettons rapidement au lit. Jeanne qui a quelques symptômes de mal de mer s’apprête à dormir sur un matelas gonflable sur le pont abrité d’un toit. Nathalie l’y rejoint. Pour ma part, je m’installe allongé sur l’un des filets à l’avant du catamaran pour observer durant plusieurs minutes le sublime ciel étoilé qui s’offre à moi bercé par la houle qui a faibli, avant de rejoindre la petite cabine disposée dans l’un des flotteurs du bateau. 

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Au petit matin, je me réveille le premier vers 6h. Je découvre alors notre environnement dont je n’avais perçu que le son de la mer se jetant sur le riff hier. J’aperçois aussi des requins curieux qui viennent voir ce qu’il se passe. Ils sont plusieurs à tourner autour du bateau, notamment un joli requin citron et plusieurs requins à pointe noire comme ceux déjà aperçus à Moorea. Ils ne sont pas trop gros mais le plus grand doit faire pas loin de deux mètres tout de même…Le soleil se lève peu à peu ainsi que le reste de l’équipage qui découvre comme moi émerveillé l’atoll au bord duquel nous nous trouvons ainsi que nos nouveaux amis les requins.

Une fois le petit déjeuner pris, le capitaine Kaya nous ouvre la trappe dans le plancher du catamaran pour que nous puissions déplier la petite échelle qui donne sur l’océan d’un bleu marine lumineux et intense…C’est la première fois que nous descendons nager en plein océan avec quarante mètres sous nos pieds et tout autour des bébêtes à grosses dents…Mais la curiosité est la plus forte. Nous voilà rapidement dans l’eau d’abord accrochés à la petite échelle pour nous rassurer et le masque planté dans l’eau pour apprivoiser notre environnement. Nous voyons un peu le fond malgré la profondeur et apercevons plusieurs poissons sur plusieurs niveaux dont certains bien plus gros que ceux que nous avions vu jusqu’ici. Le tableau est fantastique. Les requins font rapidement leur apparition près de nous et ne semblent pas trop intéressés par nos personnes…nous les en remercions même si la réciproque n’est pas vraie 😉

Autre grosse sensation, celle de rejoindre à la nage la barrière de corail qui délimite tout autour de l’atoll, l’Océan Pacifique et le lagon…Il s’agit d’une muraille corallienne verticale de 10 à 15 mètres de haut contre laquelle d’innombrables poissons de récif viennent vivre et se réfugier…nous nous en approchons à quelques centimètres. Grandiose ! Des milliers de bulles sont visibles sous l’eau quand l’océan rencontre ce mur naturel. Cela ajoute à la magie. 

Après ce bain spectaculaire où nous avons approché, requins, balistes titan, napoléons, poissons perroquet, nazons, et bien d’autres espèces multicolores, d’autres bateaux de croisière s’invitent près de nous. Kaya leur laisse la bouée trouvée le soir pour rapprocher encore un peu plus son bateau du riff. Désormais nous ne sommes plus seuls mais nous sommes malgré tout très loin d’un tourisme de masse. Kaya nous propose désormais de passer côté lagon en zodiac…

A suivre…

 

 

 

 

 

J158 à 159 : des ronds dans l’eau…

(#Polynésie – #Moorea)

La vie au camping est ainsi faite. Des amis s’en vont, d’autres s’en viennent. Jean-Jacques et Manureva avec qui nous avons désormais bien sympathisé et leurs deux enfants, sont pour les deux jours qui viennent, nos partenaires de jeux aquatiques.

Nous louons des kayaks pour aller au contact de nos amis les poissons et profitons de ce mode de locomotion écologique pour découvrir un peu mieux les environs des deux grands motus (le U se prononçant Ou) qui ne sont pas très loin de notre campement de base. Un bon moment même si les poissons sûrement pris par une réunion se sont montrés plutôt discrets en cette fin d’après-midi.

Le lendemain, c’est au rythme des paddle que l’on nous prête que nous prenons un peu de hauteur pour admirer les coraux du côté de l’ancien ponton désaffecté du club med qui désormais sert d’aire de jeux aux jeunes locaux ou à ceux très nombreux ce jour là venus en colonie de vacance. Nous avons également la chance de croiser la route aquatique d’une belle tortue dont le vol sous les eaux me fait penser à l’ancien générique de fin des programmes de mon enfance, avec des personnages du peintre Folon  qui s’envolaient vers le ciel pour nous indiquer qu’il était l’heure de dormir (impensable de nos jours !).

l’après-midi, Jean-Jacques et Manureva nous quittent pour rentrer à Tahiti où ils vivent pour quelques années, nous laissant seuls ou presque au camping chez Nelson…dans le même temps alors que la pluie se met à tomber fort, nous recevons un coup de fil qui nous annonce une belle nouvelle…

A suivre…

 

J157 : On tourne en rond à Moorea !

(#Polynésie Française – #Moorea)

Ce matin, au réveil, c’est sur un air de pluie que notre toit résonne. Le ciel est gris et donne malgré tout au lagon une couleur turquoise magnifique. Toutefois, nous avons toujours nos scooters pour la journée et ça n’est pas le véhicule le plus compatible avec l’eau…Que faire ? Qu’allons nous devenir ? Dans quelle étagère allons nous finir ? La réponse nous parvient du ciel ! Sans que nous ayons besoin de l’implorer, les nuages gris menaçants cèdent face aux assauts du vent qui par ses bourrasques énergiques les écarte. Le curseur moral retrouve de ce fait rapidement sa position haute. Nous enfourchons nos coûteux chevaux mécaniques à deux roues (huit fois plus chers qu’en Thaïlande…) dans l’idée de faire le tour complet de Moorea.

Contrairement à Bali où le scooter avait un côté galère du fait de la complexité du réseau routier fait d’innombrables routes au relief difficile à décrypter, ici, LA route tourne en rond autour des massifs montagneux du centre de l’île. Ainsi, si on prend par la gauche, on arrive par la droite et si on prend par la droite, on arrive par la gauche à moins d’avoir trop abusé de la bière ou du rhum local ce qui n’est pas notre cas, malgré nos récents et répétitifs apéritifs 😉 (ndlr : il est important de rassurer ses parents, même à nos âges)

Contrairement à la veille, après un suspens insoutenable et une dose de courage certaine, nous décidons de prendre par la droite en suivant cette unique route qui a la bonne idée de suivre la côte et de nous proposer des panoramas sur l’île tous plus beaux les uns que les autres…Il fallait bien faire un choix, le centre très en vogue actuellement ne nous menant nulle part ailleurs que contre les rochers…

Le point d’orgue de notre boucle est l’arrivée en haut d’une côte juste après le portail du Sofitel à l’exact opposé de notre camping. Et disons le tout de suite, autant le #Hilton nous avait un peu laissé sur notre faim hier, autant la vue du #Sofitel nous a déclenché un grand « wahouuuu » familal. En effet, vu d’en haut, sous le soleil et avec en toile de fond la grande sœur de Moorea, Tahiti (à seulement 15kms),  les couleurs du lagon s’avèrent spectaculaires. Les bungalows sur pilotis sont également très réussis.

Vu d’en bas ensuite, nous accédons à l’une des plus grandes plages de sable blanc de l’ile actuellement en vente semble t-il. Si quelqu’un est intéressé, on nous a parlé d’un petit chèque de 40 millions d’euros à peine. Mais la population ne paraît pas très ouverte à cette issue et au risque de voir cette partie de l’île privatisée…

Nous poursuivons la route pour boucler notre périple du jour. Le tour de l’île fait 60kms. Nous avons mis 6 heures à le parcourir. Quelle est notre moyenne horaire ? Vous avez deux heures !

Nous repassons par les baies de Cook et d’Opunohu où la température est bien plus chaude que la veille. Les couleurs de la mer sont encore différentes, allant davantage vers le vert que le bleu et restent magnifiques. Les montagnes que nous contournons sont depuis le début grandioses avec des formes improbables et un sens de l’équilibre étonnant. Bref, nous en avons encore pris plein les yeux aujourd’hui.

Pour nous remettre de nos émotions, nous terminons après avoir rendu nos scooters par une petite plongée dans le lagon qui nous a fait des clins d’œil toute la journée et qui nous tend désormais les bras. L’eau y est très bonne et nous retrouvons avec bonheur notre camping que nous ne quitterions pour rien au monde…enfin, si la patron du Sofitel veut nous mettre au défit, nous acceptons pour le jeu uniquement, de tester un bungalow une nuit…ou deux…;-)

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Demain, la journée promet d’être calme à moins que…

A suivre…

J154 à 156 : Moorea Buena vista social club !

(#Polynésie Française – #Moorea – #scooter)

La vie se poursuit au camping « chez Nelson » où nous avons élu domicile et elle se fait de plus en plus sociale. En effet, nous multiplions les rencontres. Après Christian et Sandrine à qui nous avons dit « à bientôt » dans l’un des derniers articles de notre blog, c’est au tour de Virginie et Fabien amis tour du mondistes eux aussi et qui nous avaient précédés au camping, de nous quitter pour poursuivre leur magnifique aventure (blog dans la rubrique pratique, Vi et Fab ainsi que celui de Christian et Sandrine). Il nous faudra pas moins de deux soirées apéritif transformées en repas pour leur souhaiter bon vent ! Et à chaque soirée son invité de marque. D’abord Geneviève, charmante parisienne de vie descendue s’installer à Dax il y a deux ans et qui se verrait bien vivre définitivement à Moorea pour y couler des jours heureux. Elle vient ici depuis 28 ans et sait donc de quoi elle parle ! Mais aussi, Faby (qui n’est pas en photo cette fois-ci), que nous avions rencontrée au Fare Miti, qui nous a accueillis à nos débuts sur Moorea et avec qui nous avons bien sympathisé. Elle s’est fixée à Moorea depuis plusieurs années après une riche vie à rebondissements qui pourrait faire l’objet d’un roman qui a encore de belles pages devant lui ;-). Ensuite, c’est Laurent que nous avons croisé sur notre chemin alors qu’il semblait perdre son regard bleu lagon dans celui du lagon du même bleu. Du coup nous l’avons invité au deuxième apéritif de départ de Virginie et Fabien. L’occasion de faire plus ample connaissance avec ce baroudeur télé et radiophonique qui réveille avec talent la Polynésie tous les matins de 5h à 8h sur les ondes de Radio 1 Tahiti. Encore une chouette rencontre !

Comme si cela ne suffisait, pas, c’est avec la pétillante Manureva et son héroïque mari, Jean-Jacques que notre réseau social « camping Nelson » se renforce au fil des jours. Enfin pour finir cette rubrique « page sociale de Moorea », nous avons rencontré par leur biais autour de notre dernier apéritif (nous allons bientôt finir aux alcooliques anonymes si nous continuons comme cela…), Damon et Florence, couple Poynésien Breton voisins du camping et avec les enfants desquels nos filles jouent toutes les journées désormais…bref nous sommes bien en plein social club et la vue est toujours aussi belle ici !

A propos de vue, nous avons décidé aujourd’hui de faire une petite modification dans notre planning très desserré et remarquablement équilibré. Nous avons renoué avec le scooter après nos expériences réussies en Thaïlande (petit clin d’œil à Roman et Tania) et à Bali pour faire le tour de l’île sur deux jours. Pour ce soir, nous avons pris la direction du Nord de l’île en passant par les deux principales baies d’Opunohu et de Cook. Nous y avons entre autre visité la plage de l’hôtel Hilton…(ça reste entre nous mais nous ne lui trouvons pas le charme de notre camping…mais c’est très personnel;-). Voici quelques clichés de nos premiers tours de roues.

Demain, c’est une grosse journée scooter qui nous attend espérons le sous le soleil !

A suivre…

J151 à 153 : On n’attend pas Patrick ?

(#PolynésieFrançaise – #Moorea – #Baleines)

La vie suit sont cours dans le sympathique camping de « chez Nelson » où nous avons posé nos valises de façon finalement durable. Nous avons gouté au paradis, pourquoi vouloir s’en extraire ? Les couchers de soleil nous font toujours rêver, les couleurs du lagon sont toujours aussi fascinantes et évoluent au fil de la journée, et notre petite vie sociale trouvée ici nous plaît beaucoup.

Nous parvenons toutefois à quitter le lagon des yeux, pas trop longtemps mais suffisamment pour apprécier les spécificités de Moorea. Nous avons, grâce à Fabien et Virginie pu visiter une entreprise où se fabrique le monoï et sommes tombés sur Vincent qui nous a fait part de son savoir avec passion et humour. Un chouette moment qui nous donne quelques clés pour mieux comprendre la culture locale et le lien qui unit les polynésiens aux richesses de la terre et elles sont nombreuses ici quand on les connaît. Ainsi, nous avons pu goûter à une boisson locale aux bienfaits séculaires à base de fruits bizarres, les nonis. Le goût est certes un peu spécial et fait penser à une boisson à base de cornichon vinaigrette sur fond d’odeur de fromage…mais les vertus sont nombreuses du fait de la richesse en potassium de ce fruit…A boire tout de même avec modération !

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Nous avons aussi fait une tentative de visite aux baleines à bosses et autres dauphins long bec…c’est le bec dans l’eau que nous avons terminé…les cétacés en ayant sûrement assez de venir se montrer aux touristes. Il faut dire que c’était le 14 juillet et qu’ils avaient vraisemblablement l’envie de profiter de ce jour férié…tout le monde n’est pas en vacance !  Nous avons tout de même assisté au vol des raies léopard, vu des poissons volants voler sur près de deux cent mètres, assisté à des chasses d’oiseaux dont des fous bruns, magnifiques en plein vol. Au final, nous avons fait une très belle navigation en remontant par l’intérieur du lagon jusqu’à la pointe sud de l’île, celle depuis laquelle nous apercevons au loin l’île de Tahiti, puis sommes sortis en plein océan pour remonter toute la côte. Nous avons pu admirer de loin la beauté des côtes de Moorea et pu admirer la beauté de l’Océan tant côté Lagon que grand large. Nous avons également pu profiter du spectacle des vagues qui se déchirent sur le riff de devant et de dos. Impressionnant !

Nous étions en outre en petit comité avec seulement Virginie et Fabien sur le bateau de « Pacific attitude », mené de main de maître par Nico, accompagné de Charlotte son amie biologiste spécialisée dans les cétacés et avec laquelle nous avons eu des échanges forts riches. Le tout se finissant par une plongée masque et tuba dans un spot superbe entre deux motus où nous en avons vu de toutes les couleurs !

Les filles ont après cela fait la connaissance d’enfants polynésiens voisins du camping avec lesquelles elles ont pu goûter aux joies des activités nautiques et autres jeux sur terre où elles ont pu exprimer leurs talents de coureuses à pied 😉 Pour une fois qu’elles ont pu jouer avec des enfants de leur âge !

Ainsi va donc la vie au camping Nelson de Moorea…

A suivre

 

J148 à 150 : la croisière s’amuse !

(#Polynésie – #Moorea – #RaiesPastenagues – #RequinsPointeNoire)

Après un lundi très calme passé entre autre à faire du masque et tuba et un peu de kayak sur le lagon en famille, nous projetons avec Christian et Sandrine, nos désormais amis tour du mondistes, d’aller rendre une petite visite matinale aux raies et requins. Chouette ! A propos, ne ratez pas l’article réalisé par Jeanne sur Tootenfamille Junior sur les animaux rencontrés lors de notre voyage.

Pour aller taquiner les bêtes, il nous faut une embarcation. Nous partons tous les six à la recherche des précieux flotteurs. Après une première visite dans un hôtel qui nous semble trop cher, une deuxième chez une dame âgée qui loue des kayaks fatigués et monoplace au tarif doux mais pas assez nombreux, nous terminons après vingt minutes de marche à l’hôtel les Tipaniers où on peut louer de bonnes embarcations pour un prix correct. Une fois l’affaire faite, nous partons en binôme sur l’Océan…Vu comme ça on pourrait penser à des aventuriers partis loin conquérir le monde aquatique, mais les raies et requins à qui nous rendons visite sont à quelques coups de rame de l’hôtel. Nous les atteignons après une dizaine de minutes de navigation à l’œil.

Nous accrochons nos trois bateaux à une bouée prévue à cet effet…je devrais dire Christian accroche nos trois bateaux. En effet, ce dernier bien qu’ayant un peu la phobie de ces animaux malins, se lance courageusement le premier dans l’eau, pressé par nos découvertes marines et en oubliant sa phobie. C’est au moment où Sandrine lui fait une blague comme quoi il a un requin dans le dos puis qu’il s’aperçoit qu’il en a un en vrai juste devant lui que la panique le saisit…heureusement, plus de peur que de mal. Christian reste intact et nous qui étions restés courageusement à l’abri dans nos kayaks avons bien ri 😉 Merci Christian pour ce grand moment qui restera pour nous un des gros fou rire de notre voyage et pour ton courage, car comme on le dit souvent, le véritable courage ça n’est pas de ne pas avoir peur, mais bien d’affronter ses peurs.

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La suite sera un pur bonheur. Pouvoir approcher de si près ces animaux fascinants est un vrai régal. Le spot dans lequel nous sommes est parfait pour cela. Un banc de sable blanc nous permet sur quelques dizaines de mètres d’avoir pied dans une eau cristalline. Après plusieurs minutes d’observation, les flots de touristes qui commencent à arriver en masse sur de gros bateaux nous incitent à lever l’encre.

Nous nous dirigeons à la découverte d’un petit motu, petit îlot de sable à quelques centaines de mètres de là. L’endroit est assez magique et on a l’impression d’être un peu seuls au monde sur ce mini bout de paradis.

Nous rentrons bien satisfaits de cette visite. Nous passons devant l’ancien club med de Moorea qui a été le premier de l’histoire mais qui désormais est désaffecté. Une partie de cette friche va être prochainement rendue aux locaux et aux visiteurs qui pourront ainsi profiter d’un accès plage magnifique et gratuit.

Le reste de la journée passe et nous nous retrouvons le soir pour un repas avec nos deux couples tour du mondistes sur notre petite terrasse privative. En effet, Christian et Sandrine nous quittent demain pour continuer leur périple polynésien avant de poursuivre leur route vers l’Asie, il fallait bien fêter ça en compagnie de Virginie et Fabien. Nous passons une chouette soirée à profiter du coucher de soleil , à faire des photos, avant de déguster un rhum arrangé préparé par Virginie et de partager un repas bien convivial.

Le lendemain, non vaccinés par notre première sortie, nous remettons au programme une nouvelle visite à nos amis raies et requins avec qui nous avons bien sympathisé hier. Le Kayak se transforme en petit bateau à moteur 9,9cm3. Mais ces embarcations supportent cinq personnes et nous sommes six. Christian a l’idée de faire des allers retours pour récupérer le sixième homme . La sortie est encore plus agréable que la veille. Nous voyons encore plus de raies et requins et la mer est encore un peu plus claire. Nous croisons aussi nombre d’espèces de poisson bien plus grosses que celles que nous pouvons observer depuis les rives de Moorea.

Conclusion en beauté de notre rencontre avec Christian et Sandrine que nous avons beaucoup appréciés et à qui nous souhaitons bonne chance pour leur projet !!! Nous viendrons les voir en Asie, là où ils auront posé l’encre définitivement pour monter une affaire !

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Une page se tourne, à suivre…

 

 

J145 à 147 : Les triplettes de belle vie !

(#PolynésieFrançaise – #Moorea – #Farniente)

Aujourd’hui ça n’est pas une journée mais bien une triplette de journées en mode « la vie est belle », que je m’en vais vous raconter. Les journées à Moorea se suivent langoureusement et parfois se ressemblent sans que la lassitude ne vienne assombrir le tableau. La vue est tellement belle ici au camping « chez Nelson » depuis la petite terrasse privative de notre bungalow que nous avons du mal à décrocher nos yeux du bleu turquoise qui nous nargue. La seule envie réelle que nous ayons à ce stade est de profiter de ce qui s’offre à nous là sous nos pieds et sous nos regards éblouis. Ainsi, la magie du soleil qui se couche sur le lagon, le masque et tuba en famille à la recherche d’espèces variées de poissons et coraux dans une eau à la température bien agréable, les rouleaux qui se brisent sur la barrière de corail à quelques centaines de mètres, le passage d’une course de pirogues autour de Tahiti et Moorea (97kms!) derrière cette même barrière où les pirogues disparaissent derrière la file de bateaux suiveurs, les petites embarcations de pêche ou de promenade qui tirent des traits d’écume sur l’horizon, les chats qui passent se faire caresser, nos discussions enthousiastes avec nos amis pensionnaires tour du mondistes qui ont atterri avec le même bonheur que nous dans notre petit paradis low cost (pour la Polynésie), ou encore nos ravitaillements quotidiens aux airs de pèlerinage dans le mini village à quatre cents mètres de notre bungalow, propices à de chaleureux échanges avec les habitants et commerçants de l’île, etc, etc…bref, la vie s’écoule ici au ralenti. Nous sommes pourtant surpris de voir à quel point les journées passent vite !

A ce tableau qui ne subit que quelques modifications de couleurs au fil des jours en fonction de la lumière, du vent et des nuages plus ou moins présents, la visite sur le week-end d’Eric et de Titaina, le cousin de Nathalie et sa femme, retrouvés après 25 années d’éloignement, vient ajouter quelques agréables touches en relief.

Nous profitons ensemble de notre lagon qui nous semble réservé tant il y a peu de monde, déjeunons et terminons le samedi en soirée dans un restaurant sur pilotis où nous sommes invités par Eric et Titaina. Un chouette moment, où du bord de notre assiette nous assistons à des rassemblements de poissons qui s’ébattent pour attraper le pain que nous leur lançons. La vue sur les baies de Moorea, surmontées de montagnes aux arrêtes vives, est un régal pour les yeux même de nuit grâce à la lueur de la pleine lune. Cette même lune qui au petit matin à l’air d’inonder de lumière le lagon tel un spot tenu par une main invisible.

Le lendemain, Eric et Titaina nous amènent rendre visite à trois gros dauphins en captivité dans un grand bassin qui s’amusent à faire des sauts dans l’eau pour le plus grand bonheur de Jeanne et Pauline (le notre aussi en réalité 😉). Nous rendons aussi visite à des tortues elles aussi dans des bassins mais pour une convalescence suite à blessures. Tout cela se passe dans le classieux hôtel intercontinental avec ses bungalows les pieds dans l’eau. C’est très beau mais pas de quoi nous rendre envieux…un peu trop de monde à notre goût…les goûts et les couleurs ne se discutent pas.

Nous filons après cet arrêt vers le belvédère qui donne accès à une magnifique vue sur les deux baies de Moorea séparées par l’impressionnant mont Rotui qui les sépare virilement. L’endroit est très beau et nous permet de voir les autres pitons rocheux spectaculaires de l’île.

Un peu plus bas au retour, nous nous arrêtons dans un Marae, sorte de temple à ciel ouvert bâti par les premiers polynésiens et qui servait aux rituels religieux et même à certains sacrifices… L’un de ces marae dans l’île de Raiatea, vient d’ailleurs d’être classé il y a deux jours au patrimoine mondial de l’humanité, provoquant une grande fierté chez les Polynésiens qui attendaient une consécration comme celle-ci depuis de nombreuses années.

Après ces intéressantes visites, nous profitons de la plage et de la mer dont la température grâce au soleil est bien remontée ces derniers jours à près de 27° à certains endroits. Eric et Titaina qui travaillent lundi nous quittent en milieu d’après-midi, nous laissant seuls à profiter une fois n’est pas coutume d’un magnifique coucher de soleil.

Demain, nous reprenons notre difficile rythme de croisière à moins que nous ne nous laissions tenter par certaines animations…

suivre…

 

Une photo en attendant…

Bonjour à toutes et à tous, en attendant la rectification d’un bug sur le site qui m’empêche de compresser les photos, je vous envoie une seule photo…L’article est à venir…La vie suit son cours à Moorea sous le soleil.

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Nicolas

J143 et 144 : ça déménage à Moorea !

(#PolynésieFrançaise – #Moorea – #Sunset)

J143 : c’est décidé, on déménage 

Aujourd’hui, nous quittons à regret le Moorea Fare Miti dans lequel nous nous sommes sentis si bien pendant ces cinq derniers jours. Nous disons au revoir à nos nouveaux amis, Wissem et Ibtissem, ainsi qu’à Elvis, que nous élisons Maori de l’année ;-).

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Le déménagement qui suit est le plus court de notre histoire récente de baroudeurs. En effet, nous prenons nos sacs à dos, en bons « backpackers » que nous sommes devenus et marchons environ 527,31m. Notre nouveau chez nous est un camping dans lequel nous avons trouvé un bungalow ! Il s’agit du camping chez Nelson. Eh oui, nous n’avons pas pu nous résoudre à quitter Moorea dont nous sommes déjà tombés amoureux…

Nous prenons place dans notre nouveau chez nous qui bien que moins confortable que le Fare Miti puisque nous n’avons plus les commodités à l’intérieur, nous offre à nouveau une vue sublime sur le Lagon devant lequel nous sommes en première ligne. Malgré la grisaille qui s’est installée aujourd’hui, les couleurs que nous apercevons nous font dire que nous avons encore de beaux jours devant nous. Les nombreux chats, poules et poussins qui nous entourent sont un atout non négligeable pour Jeanne et Pauline. Les filles se jettent courageusement dans une eau à près de 23, 24° seulement ;-), ce qui est peu ici, pour aller découvrir les habitants marins que nous avons sous les yeux.

La journée passe finalement bien vite et l’heure du coucher de soleil qui se cache derrière les nuages arrive…

Demain, le programme sera à la carte et nous ne savons pas encore à quoi la journée ressemblera.

J144 : à l’heure du camping

Notre première nuit de « camping » effectuée, c’est avec grand plaisir que nous nous levons sous un ciel bien bleu sans aucun nuage ou presque et sans vent. C’est la première fois depuis que nous sommes arrivés et depuis plus d’un mois, que nous avons un soleil aussi franc ! Voila qui devrait faire remonter rapidement la température de l’eau !

La journée est propice à l’oisiveté ! Nous nous y essayons avec bonheur et sans le moindre remord. Les occupations locales nous suffisent amplement. Caresser les chats, s’assurer que la température remonte et elle remonte notamment l’après-midi, lire, discuter etc etc…

Le soir Wissem et Ibtissem qui eux aussi ont déménagé un peu plus loin que nous, nous rejoignent quelques instants pour partager le coucher de soleil encore magnifique et différent tous les soirs. Nous faisons également mieux connaissance avec un jeune couple qui fait aussi un tour du monde sur un peu plus d’un an. Virginie et Fabien forts sympathiques que nous invitons le soir à partager la terrasse éclairée et la table qui est posée dessus, luxe qu’ils n’ont pas car en tente.

Fin d’une belle journée, encore une. Demain, est un autre jour…

A suivre…

 

J142 : Moorea dada !

(#Polynésiefrançaise #Moorea #Equitation)

Les anniversaires chez nous sont assez semblables et se terminent souvent, du moins pour les filles, par une balade à cheval tant elles sont amoureuses de ce quadrupède hennissant…et le fait d’être à l’autre bout du monde n’y change rien… »Qu’est-ce que tu souhaites pour ton anniversaire ? » – « Cheval ! ». Ni une ni deux, les filles ont organisé pour l’anniversaire de Jeanne une balade dans le seul club existant sur l’île de Moorea. Notre guide vient nous prendre à notre pension de famille, ça tombe bien, nous ne sommes pas véhiculés…Nous montons dans le pick up et hop, en route pour l’intérieur de l’île. L’occasion pour nous de découvrir la partie de la côte que nous n’avons pas encore parcourue. Les paysages sont magnifiques tout le long de la route et les montagnes que nous apercevons sur l’intérieur de l’ile sont impressionnants et très aiguisées.

Nous arrivons au centre, les filles courent faire des câlins à tous les chevaux, mettent leur bombe sans oublier une élégante charlotte bleue ;-). Notre guide insiste pour que je prenne un cheval moi aussi…j’insiste pour ne pas en prendre…Les filles s’harnachent, montent sur leur jouet du jour et va pour deux heures de balade.

Je ne sais pas encore à quoi m’attendre mais j’ai décidé de suivre la troupe terro-portée sur mes propres pattes. Il a plu la nuit et la zone est assez humide en général. Je finirai au bout de deux kilomètres à l’insu de mon plein gré sur la selle de la bête du guide qui préfère passer les passages les plus mouillés pieds nus en enlevant ses tongs…et moi à dada sur son bodet. Les filles sont ravies depuis le temps qu’elles voulaient me voir sur un cheval…moi aussi mais c’est plus intérieur. Voyant que le guide me laissait sur l’animal bien que mon talent naissant de cavalier ne fut pas pris en faute, je lui demandai de redescendre une première fois…une deuxième…et enfin une troisième en lui indiquant que je voulais prendre des photos depuis le sol, plus stable.

Ouf ! Le guide remonte à cheval et je reprends mon reportage animalier où des animaux à deux pattes montent sur un plus gros qui en a quatre 😉 La balade est très belle et nous fait passer au cœur des plantations d’ananas, LE fruit de Moorea. La zone est une zone verte où l’environnement et son respect son la règle. Superbe ! Après la balade, les filles et notamment Jeanne, descendent de leur monture, aux anges. Nous rentrons dans notre pension et notre guide nous fait cadeau de fruits locaux qui s’avèreront exquis !

L’Après-midi, c’est une sortie kayak qui nous attend. Nous partons avec Nathalie et Wissem qui emmène sa fille Nahya avec lui. L’objectif est de nous approcher un peu plus de la barrière de corail, là où les vagues gonflent avant de disparaître dans les profondeurs dans un bruit impressionnant mais sans générer la moindre vague dans le lagon…J’ai encore du mal à comprendre comment une vague peut monter si haut, s’écraser et disparaître….Ca change un peu de l’Atlantique où le processus va un peu plus loin et renvoie tout téméraire d’où il est venu 😉

Nous faisons demi-tour à quelques dizaines de mètres du riff car le temps se gâte un peu. Nous entendons au loin sur la plage des tamtams et apercevons des flammes tourner à folle vitesse entre les mains d’humains. Une fête se joue pendant que nous sommes dans l’eau à regarder les coraux et les éventuelles raies dans leur milieu… Nous hâtons le train…ou la pagaie pour être plus précis.

En débarquant sur notre plage, nous rejoignons ce spectacle impromptu et assistons à une cérémonie en l’honneur de deux touristes qui fêtent leur anniversaire de mariage. Nous en profitons ! Les anniversaires ne sont plus ce qu’ils étaient, ils profitent aussi à l’entourage. Tant mieux ! C’est un moment très sympas auquel nous assistons et qui plus est en bord de plage au son du Ukulélé sur fond de lagon et de motu (petit îlot). La magie de Moorea opère une nouvelle fois !

Pour clôturer cette belle journée, nous sommes invités par Faby au match retour de l’apéritif de la veille, sur la plage cette fois…Nous y passerons la soirée avec Faby, Wissem et Ibtissem  accompagnés de nos filles. Décidément une belle rencontre dans un beau lieu. Pour couronner le tout, Faby qui s’occupe de la pension de famille nous offre des colliers de coquillages car nous quittons les lieux demain. Une attention qui nous touche.

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Demain, nous disons au revoir à notre pension de famille « Fare Miti » où nous avons passé cinq merveilleuses journées…

A suivre…