J79 et 80 : sources chaudes pour tout le monde !

(#Australie – #NorthernTerritory – #Katherine – #Mataranka – #hotsprings)

Après le très apprécié parc de #Nitmiluk la veille, nous poussons un peu plus loin la route en direction du Sud et du centre de l’Australie. Avant de dire au revoir à #Katherine, nous passons voir sa source chaude qui est proche du centre ville. L’endroit est surprenant mais ça n’est rien en comparaison de ce qui suit…Nous y croiserons cependant quelques oiseaux encore jamais vus.

Nous reprenons la route en direction de la petite bourgade de #Mataranka, capitale du #Never_Never, réputée pour ses sources chaudes. Sur la route nous nous arrêtons près d’une attraction qui se joue dans une ferme. Un cowboy local chante debout sur un cheval des chansons de son répertoire aidé d’une sono…le peu que nous en apercevons en nous approchant nous donne envie de…reprendre la route. Il manque un je ne sais quoi de vérité dans cette scène pourtant vantée par les guides touristiques… Nous poursuivons en saluant quelques bovins locaux, zébus venus d’Inde et buffalos impressionnants, à la recherche d’un camp qui pourra nous accueillir pour la nuit en mode autonomie (sans raccordement à l’électricité ni à l’eau).

Après deux tentatives infructueuses et ne trouvant pas celui qui nous tentait sur l’application #CamperMate (bonne application indiquée par notre sympathique famille de l’avant veille), nous en tentons un qui nous paraît de nature à nous satisfaire. L’excellent accueil ainsi que le prix annoncé nous convainquent rapidement d’y rester. En plus il fait bientôt nuit et nous avons envie de nous poser. Il s’agit d’une ancienne ferme où quelques animaux sont encore là. Le « little_Roper_Stockcamp » devrait plaire à Jeanne et Pauline.

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Au réveil le lendemain, nous avons droit à une petite surprise. Les propriétaires du camping, Des et Telka, préparent tous les matins pour leurs hôtes aidés de deux jeunes gens, un thé et une sorte de pain frit dans l’huile dans un foyer à même le sol, façon cowboy. Le tout est excellent et a pour intérêt de réunir tous les habitants du camping. De quoi lancer facilement quelques discussions. Après le déjeuner, notre hôte va chercher quelques spécimens animaliers qu’il garde chez lui. Un énorme lézard ventru qui a une langue bleue et deux serpents visiblement sympas que les filles ont plaisir à prendre dans leurs mains. Elles ne sont pas au bout de leurs surprises. L’homme les conduit maintenant devant les zébus et buffles qu’il a dans des enclos pour leur donner un peu de pain. Les filles sont ravies !

Une fois la séquence animaux domestiques terminée nous nous rendons à pieds sur un pont tout près du camping et où nous aimerions bien apercevoir quelques crocodiles…en vain…mais comme à chaque fois, une surprise. Cette fois-ci, il s’agit d’une sorte de phasme (insectes bâtons) d’au moins 25cms, allez, 30 avec les antennes !!! Nous sommes passés devant sans le voir 😉 Il n’a pas l’air bien méchant mais il est impressionnant.

Après cette courte balade, nous prenons notre mobile home pour nous rendre au centre de Mataranka. J’ai dans l’idée d’acheter une autre carte de téléphone car celle que j’ai achetée ne capte pas de réseau là où nous sommes et le camping n’est pas équipé en wifi… Malheureusement la carte Telstra, l’opérateur leader,  ne suffit pas non plus…nous sommes trop enfoncés dans le centre du pays qui n’est pas couvert et nous préparons à vivre sans connexion quelques jours…Nous profitons de cet arrêt au centre ville pour découvrir quelques toiles aborigènes au pointillisme pointilleux. Nous nous abritons à l’ombre d’un ficus géant aux racines extérieures, bien venu et sûrement installé là depuis bien avant la venue des colons blancs et la ruée vers l’or !

Nous nous rendons enfin à la source chaude « Bitter Spring » qu’on nous a conseillée. C’est une pure merveille. L’eau y est d’une couleur bleue turquoise incroyable tellement elle est limpide et le sol clair. La source a gardé un côté sauvage extraordinaire. Nous profitons d’une baignade dans une eau à 34 degrés. Cette chaleur n’a rien de volcanique. Elle est due au fait que le réservoir d’eau souterrain d’où elle émerge est profond de plus de cent mètres sous nos pieds et que l’eau qui remonte à la surface est à la température du sous sol à cette profondeur. Précisons que seules deux pour-cent des terres Australiennes sont volcaniques. Les filles ayant pris leur masque, nous savourons la vue sous l’eau également magnifique. La source fait jusqu’à cinq mètres de fond et on y voit comme s’il n’y avait que 20cm d’eau.

Après cette bonne baignade, les filles travaillent un peu et l’après-midi passe tranquillement. Le soir notre hôte nous fait  partager ses talents de guitariste et de chanteur aux airs de country australienne autour d’un feu et sous un ciel magnifiquement étoilé de constellations inconnues dans nos contrées. Nous sommes en plein film ! L’Australie nous a encore réservé de belles surprises aujourd’hui.

Demain, nous prévoyons une étape dans un lieu mythique du Pays, #DalyWaters…à suivre…

J77 et 78 : Nitmi…LOOK ! Un Wallaby !

(#Australie – #Northern Territory – #Katherine – #Parc national de #Nitmiluk)

C’est bien satisfaits de notre soirée que nous quittons notre camping aux airs d’hippodrome. Nous disons au revoir à la sympathique famille avec qui nous avons tant parlé hier et prenons la route vers la petite ville de Katherine. Nous roulons un bon moment en croisant comme d’habitude très peu de véhicules à part de temps en temps un de ces impressionnants « road train », ces fameux camions qui tractent jusqu’à cinq remorques en même temps. Autant vous dire que quand on les voit arriver de loin, on se colle spontanément sur le bord de la route pour leur laisser la voie bien libre.

De temps en temps pour rompre la monotonie de la route calés à 100kmh maxi, nous nous arrêtons pour tenter d’apercevoir un crocodile du haut d’un pont. Et comme à chaque fois nous ne voyons pas de crocodile…mais bien souvent une bête dont l’Australie a le secret. C’est le cas cette fois-ci avec un amusant lézard qui court sur les pattes arrières la tête en l’air…Ca fait bien rire les filles.

Nous faisons une première vraie halte sur la route après avoir suivi un panneau nous indiquant « Edith Fall ». Il s’agit d’une nouvelle cascade très belle également même si moins impressionnante que celles vues hier. Là encore la baignade normalement autorisée est interdite pour cause de crocodiles…

En continuant notre route, nous croisons notre première ferme avec un cheptel de bovins assez conséquent. Ca fleure bon le western ! Quelques maisons sont superbes aux alentours. Des propriétés visiblement prospères.

Nous finissons par atteindre notre but, la ville de Katherine. Au panneau indiquant l’université, nous tournons sur notre droite pour aller voir ce campus version Outback de plus près. Etudier dans ces conditions doit être plutôt agréable…tout au moins pendant la saison sèche qui s’ouvre. La saison humide offre sûrement une autre ambiance dans ce secteur.

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Nous croisons quasiment à chaque arrêt toujours autant de chauve souris, les fameuses « flying fox » (renards volants) accrochées à la cime des arbres telles des guirlandes de Noël, au cris décrits précédemment et parfois porteuses de virus qu’il ne vaut mieux pas attraper…

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Nous voyons un panneau indiquant le parc national de #Nitmiluk, anciennement #Katherine_Gorge. Nous nous y avançons et atteignons le camping qui doit nous accueillir pour la nuit. Nous prenons place avec notre encombrant véhicule sur un emplacement ombragé et nous dirigeons rapidement vers la piscine, les 35 degrés extérieurs  nous y incitant fortement. Nous recroisons le couple de français croisés la veille à Pine Creek. Nos filles ayant besoin de se dégourdir les jambes, profitent de leurs deux garçons un peu plus jeunes pour aller faire une partie endiablée de cache-cache sous les arbres…il faut bien s’occuper 😉

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Nous avons également la chance de croiser de près et en mode « on ne bouge pas, le petit oiseau va sortir », notre premier wallaby photophile. Il s’agit d’une femelle qui compte double. En effet elle porte dans sa poche ventrale un bébé qui a l’air de profiter de la situation. Il a les doigts de patte en éventail ! Cool Raoul (petite dédicace à Sophie;-) ! C’est une chance de pouvoir en approcher un d’aussi près non apprivoisé. Ceux qui attendaient une photo vont être contents et vont pouvoir prolonger leur abonnement à notre blog 😉

Nous croisons également de nombreux oiseaux dont un avec une tête énorme au regard de sa taille. Il n’a pas l’air bien farouche et se laisse approcher à deux ou trois mètres. Ses ailes sont d’un magnifique bleu métallisé.

Le lendemain matin nous nous levons assez tôt pour aller nous balader le long d’une des gorges du parc naturel. Nous ne le regrettons pas. La vue depuis les hauteurs est spectaculaire et les paysages qui s’offrent à nous sont sauvages et quasi déserts. Les fleurs et les arbres sont magnifiquement colorés. Nous observons des baobabs ainsi que nombre d’Eucalyptus que nous nous attendions d’avantage à croiser dans ce pays. Les sentiers sont remarquablement balisés. Il faut dire que les australiens sont au top en matière de communication. Difficile de se perdre tant tout est bien indiqué partout y compris sur les routes. Ca nous change de Bali 😉.

Sur la fin du parcours, nous croisons deux jolis spécimens de serpents. Après analyse par des connaisseurs, il s’agit de bébêtes bien dangereuses, d’environ 1,5m. Nous avons eu de la chance de ne pas marcher dessus ! C’est tout de même un spectacle fascinant qui s’offre à nos regards mêlés de crainte et de curiosité. Nous les laissons s’enfoncer sur les bas côtés avant de reprendre notre route et d’avertir les quelques promeneurs que nous croisons.

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De retour au camping, nous profitons une dernière fois de la piscine avant de lever le camp sur les coups de midi. Notre femelle wallaby et son petit nous feront le plaisir de venir nous souhaiter bonne route ! Fin d’une belle étape.

Demain, nous descendons un peu plus encore vers le Sud, à la recherche de sources chaudes les « hot springs ».

A suivre…

J76 : nous ruons vers l’or !!!

(#Australie – #Northern Territory – #Pine Creek)

« nous sommes de retour après 4 jours d’interruption de nos programmes liés à l’impossibilité de nous connecter à internet »

Après la mine d’uranium découverte hier lors de notre passage par la petite bourgade de #Batchelor, nous poursuivons notre route en direction de la ville de #Katherine plus au Sud. Comme d’habitude, nous nous arrêtons dès que quelque chose nous attire et de ce fait, 100kms équivalent à 300 voire 400 pour nous 😉

Sur la route, une ferme nous tente surtout qu’il y a des chevaux, sujet suffisamment important pour les trois filles, pour que je me sente obligé de faire un détour. Au final, cela s’avère être une bonne idée. Non seulement les filles voient et caressent des chevaux, mais en plus le paysage est très agréable à regarder pour ceux (ou celui) moins intéressés par les équidés. Cerise sur le gâteau, je peux mettre notre camping car à l’ombre, ce qui n’est pas aussi évident que cela dans ce pays.

Enfin, j’aperçois une superbe Ford mustang Shelby aux chevaux tels que je les apprécient c’est-à-dire sous le capot. Cinq cents mustangs réunis dans une boîte en métal !!! (Séb, je viens de croiser ton rêve !).

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Nous verrons également des kangourous sauvages qui détalent comme des lapins ou comme des kangourous devrais-je dire dès qu’ils nous entendent…Ils ne doivent pas savoir que j’ai un blog à alimenter et que vous être nombreux à attendre les photos des Wallabies (les petits) ou des Kangourous (les grands). Nous nous renseignons sur le prix du camping à la ferme mais il est trop élevé par rapport à notre budget du jour…nous continuons donc notre route.

Quelques kilomètres après, nous nous arrêtons dans une petite ville, la cité de #PineCreek (rivière des pins) aux abords sympathiques et où une aire verdoyante entourée de magnifiques et hauts arbres nous accueillera fort bien pour le déjeuner. Nous nous garons par hasard à côté d’un camping car similaire au nôtre et habité par un couple de jeunes français et ses enfants. Nous discutons un peu. Ils vont également en direction de Katherine et nous les recroiserons peut-être.

Une fois notre repas avalé dans le calme et la sérénité, nous prenons le temps de flâner près de la zone où nous nous sommes garés. Nous sommes en fait sur le site d’une ancienne mine d’or. On sent l’ambiance de la ruée vers l’or ! Les machines sont encore là, la voie ferrée utilisée jadis pour convoyer la main d’œuvre chinoise notamment ou les machines n’est plus utilisée mais on imagine très bien l’ambiance à cette période pas si lointaine finalement. Le train d’époque est sous un hangar. Les bâtiments en tôle, la gare, la maison du manager de la mine et la rivière qui devait être un bon filon sont encore à leur place. Le tout est très bien entretenu. Nous voyons aussi un arbre à chauve-souris mai aussi un Baobab ou Boab ici qui lui, n’a rien dû rater de l’histoire aurifère de la petite cité ainsi qu’un eucalyptus au tronc orange (à moins que ce ne soit pas un eucalyptus…)

Ayant flâné bien longtemps finalement, nous nous disons que trouver un camping dans les environs serait une bonne idée…Nous poursuivons un peu la route en direction d’une adresse trouvée sur l’application #wikicamps et qui est dans notre budget, 15$ la nuit (10 euros). Nous nous y rendons. Il s’agit d’un camping qui est sur l’emplacement d’un ancien champ de course. Qui c’est qui va être contente ??? Les filles sont aux anges, c’est là que nous devons nous arrêter…

L’ambiance est très détendue et les gens du camping, plutôt des habitués semble t-il,  viennent spontanément nous parler. Au cours de la soirée, un couple australien avec ses deux enfants nous adresse la parole. Nous resterons deux heures au moins à faire connaissance…nous parlerons tellement que nous en oublierons de leur demander leurs prénoms…mais par contre, nous échangeons nos mails et notre blog bien sûr. C’est donc après une chouette journée et une super soirée que nous nous endormons, décidemment bien séduits par ce grand pays et par ses charmants habitants.

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Demain, nous tâcherons enfin de rejoindre la ville de Katherine 😉 A suivre…

J74 et 75 : une journée de cascades !

(#Australie – #Northern Territory – #Litchfield  – #Batchelor)

Arrivés hier dans le parc national de Litchfield, nous commençons notre journée par la cascade dite de #Wangi Fall. Une petite balade de moins de deux kilomètres nous attend sous le soleil et la chaleur qui commence à pointer le bout de son nez. La chute d’eau est aussi belle au petit matin qu’en fin d’après-midi. Par contre la baignade habituellement autorisée ne l’est pas en ce moment pour cause de risque de se faire croquer par un crocodile (François, ça répond à ton commentaire).

Nous faisons le tour par le haut de la chute d’eau. La rivière qui se jette depuis les hauteurs est finalement relativement petite comparée à la taille de la cascade qu’elle génère, mais elle est magnifique avec son eau limpide et ses roches de couleur rouille. La vue sur l’ensemble du parc de Litchifield est très belle et nous donne une idée de l’immensité du pays dans lequel nous nous trouvons. Nous croisons comme à chaque fois des animaux inhabituels dans nos contrées. Varan, énormes chauve souris, etc… Le matin au réveil, les filles avaient déjà aperçu des kangourous à deux mètres du camping car depuis la fenêtre de leur chambre.

Une fois notre balade effectuée, il nous faut penser à continuer la route. Nous devons rebrousser chemin pour rejoindre la route qui nous mènera plus tard à Katherine. Nous croisons au passage un hélicoptère qui semble attendre quelqu’un mais sans personne aux alentours…les clés sont sur le tableau de bord, l’engin semble prèt à s’envoler mais je ne sais pas piloter, dommage !

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Au cours de notre journée de route, nous nous arrêtons à différents endroits pour profiter de panoramas ou de nouvelles cascades, notamment à Florence Fall. Nous découvrons ainsi la beauté de la campagne australienne et de l’outback au caractère si sauvage.

Le soir, nous nous arrêtons du côté de Batchelor, une petite bourgade située à environ une heure de route de Darwin et que nous avions traversée en entrant dans le parc de Litchfield la veille. Après un premier arrêt dans un camping qui nous plaisait mais qui ne disposait pas de wifi malgré son tarif relativement élevé, nous décidons de tenter notre chance au centre ville de la petite ville. Nous trouvons un endroit qui nous plaît bien au Camping Park Holiday. Nous y rencontrons notre première grenouille verte !

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L’accueil  que nous y recevons est tellement sympa que nous y resterons deux jours au final. En outre, le propriétaire du camping nourrit matin et soir les oiseaux exotiques et sauvages qui habitent dans les environs. C’est un spectacle magnifique qui s’offre à nous, avec différentes espèces de perroquets ou perruches.

L’endroit sera parfait pour se poser et permettre de laver notre linge et de faire travailler nos filles que l’on sent en manque 😉 comme on les comprend…Nous n’oublierons pas non plus de nous adonner aux joies du minigolf…et ne ferons pas profession dans le domaine…Nous irons aussi nous promener au centre ville de Batchelor, ancienne cité minière dédiée à l’uranium et fermée en 1971…un petit bout de l’histoire récente de l’Australie en somme…

Le soir, nous profitons du pub local pour goûter la bière Australienne et manger un morceau dans l’ambiance country que nous aimons bien.

Après cette journée de « repos » nous prévoyons de descendre vers la ville de Katherine…A suivre…

J73 : sur la route du parc de #Litchfield !

Après une soirée un peu stressante à se demander si le cyclone allait ou non nous toucher, au petit réveil, la situation a l’air plutôt calme bien que le temps soit encore au gris. Notre voisin Peter avec qui nous discutons le matin nous dit que c’est une saison exceptionnelle depuis octobre 2016 (début de la saison humide qui se termine en mai…on y arrive !). En effet, il y a eu en six mois six cyclones ce qui est visiblement rare. Le septième nous aura donc épargnés et nous l’en remercions.

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Nous devons reprendre la route aujourd’hui pour nous rendre dans le parc national de Litchfield où de belles choses doivent nous attendre. Avant cela, la discussion entamée avec Peter dure un peu. Nous avons plein de questions à lui poser sur ce que nous avons commencé à percevoir de l’Australie, la cool attitude, les aborigènes que l’on sent très éloignés des blancs colons, l’histoire familiale de cet arrière arrière arrière….petit fils de colons anglais et écossais 6ème génération. Nous nous délectons des informations précieuses que nous délivre avec générosité et émotion notre charmant voisin. De quoi nous faire encore mieux apprécier le pays que nous nous apprêtons à traverser. Merci pour ce cadeau Peter !

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Après notre premier petit déj dans notre maison mobile, nous prenons enfin la petite route en roulant à droite,  en bon français,  tellement que nous sommes détendus. Un peu plus je faisais un appel de phare à la voiture au loin pour qu’elle se pousse 😉 Fous rires dans le camion, ça commence bien. Nous continuons à gauche cette fois-ci sans savoir très précisément où nous nous poserons ce soir. Nous descendons vers le sud depuis notre campement situé à une vingtaine de kilomètres de Darwin quittée la veille. Sans le savoir nous dormirons dans le même camping que nos récents voisins. Celui de Wangi Fall. J’ai vu la photo et le commentaire de Peter sur l’appli wikicamp le soir 😉 les coïncidences…Mais avant cela, nous nous arrêtons près d’un lac destiné à alimenter la ville de Darwin en eau potable. Des panneaux « attentions crocodiles » mettent notre cerveau reptilien en excitation…va-t-on pouvoir entendre ou voir même subrepticement l’un de ces fascinants animaux ? Nous nous approchons de l’eau à distance de sécurité mais rien…de l’eau et de la végétation…pas l’envie d’aller y faire un plongeon malgré tout.

Nous continuons notre route. Nous croisons des termitières géantes partout, grises, jaunes, rouges, en fonction de la couleur du sol. Nous nous arrêtons dans une aire aménagée où la plus haute construction mesure près de cinq mètres de haut et a été commencée il y a une cinquantaine d’années ! Chez les termites, la pyramide est inversée par rapport à l’humain. La reine est en bas, les ouvriers au dessus et tout en haut, ce sont les sépultures.

Peu après, nous croisons notre premier Walibi ! Nous sommes bien en Australie. Visiblement les marsupiaux sortent en fin d’après-midi après les grosses chaleurs. L’un d’eux a d’ailleurs failli goûter à notre pare choc, heureusement que je ne roule pas vite…et que nous sommes quasi seuls sur les routes australiennes.

Nous arrivons un peu après 17h à notre nouveau camping assez nature. Une boîte à l’entrée du parking nous indique que l’on doit laisser notre paiement dans une enveloppe sans personne pour contrôler à notre arrivée, juste sur la confiance…Pas d’électricité, pas de wifi en dehors des heures d’ouverture de onze heure à quatorze heures et pour seulement 30 minutes,…le blog attendra. Par contre, une ambiance sauvage qui nous plaît bien et quelques voisins à l’air avenant et rassurant quand on est au milieu de nulle part. Nous apercevons d’assez près d’autres Walibis sans pouvoir les prendre en photo (cette fois-ci). Nous nous dirigeons avant qu’il ne fasse nuit vers la cascade qui est près du campement. Il s’agit de la Wangi Fall qui est très belle. Ca promet une belle ballade pour demain !

A suivre…

J71 et 72 : de Darwin City à Camping car !

J71 : dernière (r)évolution à Darwin

Après une première journée de prise de contact avec l’Australie à Darwin capitale du Nord, nous passons une deuxième journée dans l’esprit de la première. Il nous reste encore de petites choses à découvrir dans cette ville. Nous décidons d’aller en sens inverse d’hier et de sortir un peu du centre ville dans l’espoir secret d’apercevoir nos premiers crocodiles…on a le droit de rêver ! Nous remontons Mitchell Street qui borde notre motel et où sont déjà regroupés quelques représentants aborigènes.

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Nous bifurquons rapidement vers la mer puis croisons un petit sentier qui nous attire et dans lequel nous hésitons à descendre car il a l’air bien sombre…une joggeuse en petite tenue s’y enfonce sans hésiter casque audio sur les oreilles, le danger ne doit pas être si grand 😉 Nous y allons et y découvrons rapidement nos première étranges bêtes. Les poulets paon d’hier, des fourmis d’un centimètre de long avec l’arrière train vert pomme qui déplacent en groupe un os qui pour elles est énorme, incroyable intelligence collective ! Nous les laisserons faire leur travail. Mais à quoi va bien pouvoir leur servir cet os ?

Nous apercevons aussi un très beau papillon aux couleurs orange et bleu du plus bel effet. Nous verrons à la cime des arbres les fameux renards volants tête en bas en train de pousser d’étranges cris qui ressemblent presque à ceux d’un nouveau né pas très en forme. Le clou du spectacle est un cacatoès blanc à crête jaune reconnaissable aussi à son cri grinçant très particulier et puissant. Bref, ça sent bon la nature tout ça et ça nous met l’eau à la bouche !

Nous terminons sur le port très peu animé et dans lequel nous trouvons un bar sympa pour nous accueillir. Un peu plus loin en continuant la ballade, nous tombons sur notre premier crocodile…en métal et bien inerte. C’est une statue qui donne une idée de la taille des bestioles. Certaines peuvent atteindra plus de 7 mètres et peser 1 tonne quand même, ça commence à faire gros pour un lézard.

Sur la plage, les panneaux indiquent interdiction de se baigner pour cause de méduses mortelles…bon de toute façon vu le temps un peu gris, nous n’avions pas une grande envie de nous baigner.

Pour la petite histoire, à Darwin, l’armée est assez présente car c’est la zone la plus proche de l’Asie et donc la plus exposée du Pays en cas d’attaque militaire, on comprend mieux pourquoi il y en avait tant hier.

Demain, nous récupérons notre camping car. L’aventure va enfin commencer !

J72 : petit escargot porte sur son dos sa maisonnette !

Le jour tant attendu arrive ! Nous devons récupérer à 8h notre maisonnette roulante. Nous devons pour cela prendre un bus de ville qu’on nous a indiqué hier, le numéro 8 qui remonte Stuart Highway. A peine arrivés, le voici. Il s’agit d’un bus tout à fait ordinaire sans exotisme particulier. Au bout de six kilomètres il nous dépose en face de notre loueur de camping car, Apollo. Le contact avec les salariés est très sympa, on reste dans la cool attitude rencontrée hier et qui nous va bien ! Nous remplissons les formalités et rencontrons une famille également en tour du monde avec ses deux enfants (nous mettrons le lien de leur blog dans notre page pratique). Ils prennent également un camping car. Ils sont sur la route depuis 10 mois et terminent bientôt leur année de tour du monde. C’est un moment court mais sympa. Nous échangeons nos blogs pour garder le contact. C’est seulement la deuxième famille que nous croisons. Les précédents étaient Sébastien et Alex croisés rapidement eux aussi à Bali avant notre départ de l’île.

Nous faisons connaissance avec notre camping car. Premier constat, il est énorme !!! C’est un quatre à six places qui fait plus de sept mètres de long et plus de trois mètres de haut…et j’ai la joie de découvrir qu’il n’est pas automatique, je vais donc en plus devoir apprendre vite à jouer du levier de vitesses avec la main gauche…Bon, nous savons déjà que je ne ferai pas mille kilomètres aujourd’hui…

Avant de viser les grands espaces, je dois retourner au centre ville de Darwin où nous avons laissé les filles qui nous attendent tranquillement à l’hôtel. Ayant un peu repéré les lieux à pieds je n’ai pas trop d’appréhension. Les rues et parkings sont larges. De toute façon nous n’avons pas d’autre choix que de nous adapter et c’est très bien ainsi.

Nous embarquons nos affaires dans notre maison roulante. Jeanne et Pauline sont en extase devant cette nouvelle demeure. Première étape, faire des courses pour être autonomes.

Une fois les préparatifs accomplis, il est l’heure de déjeuner. Première mission, trouver une aire dédiée aux camping cars pour nous installer. Nous en trouvons une facilement grâce à l’application wiki camps bien pratique ! Les premières impressions sont sympa. Les jours qui suivent devraient être agréables. Par contre le temps passe du gris au pluvieux, on est bien au sec !

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Deuxième étape, reprendre enfin vraiment la route pour trouver un endroit où passer la nuit. Nous trouvons un endroit pas trop cher et qui est à une quarantaine de kilomètres de Darwin. Pour une première journée ça ira bien, je n’ai pas envie de rajouter la conduite de nuit pour une première fois. Je suis surpris finalement de la facilité de conduire ce gros camion et le passage des vitesses mains gauche est plus facile que je l’imaginais. Tant mieux. Nous arrivons vers 17h à notre nouveau campement bien au calme. Son propriétaire a l’air bien sympathique. Nos voisins uniques le sont également. Nous parlons rapidement. Au cours de la soirée, notre voisin, Pete, un Australien à la retraite qui visite son pays avec sa charmante femme, vient frapper à notre porte. Il nous informe qu’ un cyclone est en train de se former sur la côté Nord-Est et qu’il pourrait bien rapidement arriver vers nous…nous avions donc bien compris les informations et la météo à la télé (eh oui nous avons aussi une télé dans le camping car)…L’information nous fait un peu froid dans le dos, que devons nous faire ? Nous nous jetons sur internet et lisons plusieurs articles sur un cyclone dévastateur avec des vents de 300 km/h…Bon il se trouve qu’il s’agissait d’un cyclone de 2014…ouf ! Nous espérons que la nuit se déroulera dans le calme…

A suivre…

J70 : Australie c’est parti !

(#Australie – #Darwin – #northernterritory)

Après plus de deux mois de voyage, nous avons dit au revoir à l’Asie qui nous a si bien reçus et à Bali, petite dernière de nos destinations. Vous lirez la synthèse de Nathalie qui vient de paraître.

L’avion que nous avons pris la veille à Denpasar avec un départ à 1h20 du matin, nous a déposés à Darwin, capitale du Northern Territory ce même jour à 5h45 heure locale (soit 4h15 de Bali). Inutile de vous dire que la nuit a été courte, les turbulences dans l’avion ayant en outre été assez fortes notamment lors de la dernière heure de vol.

C’est donc bien fatigués que nous atterrissons dans le petit aéroport de Darwin. Nous nous attendions à plus grand et plus animé. Il y a en effet très peu d’agitation et un calme que nous ne connaissions plus ces dernières semaines…ça renforce notre sensation d’être dans le coton au delà du gros rhume que je traine depuis maintenant quatre jours…Le contact avec le personnel de l’aéroport en revanche est sympa voire même très cool et c’est bien agréable…Nous devons patienter à l’aéroport un bon moment, le Motel où nous passons deux nuits n’ouvrant ses portes qu’à 9h…Nous profitons donc du wifi local, du calme propice à alimenter le blog et aussi d’un café à l’image de la personne qui nous l’a servi, aigre 😉

Les filles ont plutôt la patate et sont visiblement contentes, comme nous d’ailleurs, de changer d’atmosphère. C’est finalement ça l’intérêt d’un tour du monde, c’est la variété des découvertes, surtout quand on est un peu novices comme nous le sommes.

Peu avant 9h, un taxi fort sympathique nous prend en charge. Nous discutons avec lui et il nous indique que la ville de Darwin sera très calme aujourd’hui car c’est un jour férié. La journée est dédiée à des commémorations de la deuxième guerre mondiale. Tous les soldats sont au repos et profitent des restaurants et surtout des bars locaux comme nous le constaterons assez vite.

Nous prenons contact avec notre Motel à bas coût pour l’Australie mais qui nous paraît bien cher au regard du prix et des prestations des logements que nous avons eus à Bali et avant cela en Thaïlande et au Sri Lanka. L’accueil y est plutôt sympa, le cadre un peu austère mais bon, ça nous ira très bien.

Première surprise en arrivant, nous apercevons les premiers représentants des aborigènes, population historique du Pays et que nous voyons assez peu dans nos contrées antipodiques. Ils sont assis dans l’herbe au bas du Motel. Des hellos s’échangent assez facilement avec eux. Nous approfondirons plus tard car l’urgence est à dormir un peu, en mode planche à repasser ou planche de surf posée à plat dans le fond du garage pour les amateurs, n’est-ce pas Benjamin ;-)…

Nos forces retrouvées, nous ne résistons pas bien longtemps à aller à la découverte de notre environnement. La transition avec Bali est radicale. Pas un chat en ville, des rues et des trottoirs bien larges et au revêtement lisse, des immeubles hauts et au style assez carré, sans beaucoup de charme il faut bien l’avouer…Bon pour la petite histoire Darwin a souffert en 1974 d’un fort cyclone qui a dévasté la ville. Celle-ci a dû être reconstruite rapidement pour que la vie s’y poursuive.

Nous retrouvons des parcs avec une pelouse bien taillée, avec un style bien propre mais pas flamboyant. La végétation est luxuriante même si la comparaison avec Bali n’est pas possible. Nous apercevons de nouvelles espèces d’arbres que nous ne connaissions pas. La mer du #Timor se laisse admirer entre de grands arbres. D’autres arbres sont les pieds dans l’eau…Nous guettons du regard d’éventuels crocodiles au loin sur la plage, nous sommes chez eux ! Mais pas un n’osera affronter notre regard pourtant si curieux 😉

Toutefois, nous n’attendrons pas longtemps pour voir des espèces animales spécifiques : d’immenses chauve-souris, qui ici sont appelées « renard volants », ça donne une idée de la taille…et qui volent aussi en plein jour…on marche sur la tête dans ce pays !  Une sorte de gros poulet, entre la dinde et le paon qui aurait perdu ses couleurs…et la bête vole !!! Ca paraît insensé vue l’aérodynamique 🙂 Un oiseau blanc avec une collerette jaune qui pend sous le bec et une sorte de chapeau qui fait penser au béret du fameux béarnais Jean-Lassalle…(je ne sais pas si les béarnais apprécieront l’allusion;-). Nous apercevons aussi un peewee, noir et blanc dont on apprend qu’il peut-être agressif, ou encore un merou, qui lui ne vole pas, sous nos yeux, dans la partie du port près de la piscine à vagues de la ville ! Les plages sont aussi fermées ou très surveillées pour cause de méduses mortelles…Super engageant tout ça !

Côté équipement, nous rencontrons une voiture de tourisme équipée d’un énorme pare buffle, où plutôt de pare kangourous, à moins que ce ne soit pour les besoins d’un nouveau Mad Max ?!? Il faut dire qu’il y a beaucoup de kangourous dans la campagne près de Darwin et beaucoup à l’image de nos hérissons finissent ko sur la route après avoir tapé violemment, bien qu’à l’insu de leur plein gré, le véhicule percuteur, d’où cet équipement…Il est d’ailleurs fortement indiqué de ne pas rouler de nuit dans cette zone.

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On perçoit malgré elle, dans cette ville qui essaye de se draper dans un habit de modernité, des airs de grands espaces et d’état sauvage que l’on sent assez proches…l’ambiance commence à nous plaire…Le soir, nos soldats ayant bien commémoré, on sent que l’ambiance n’est plus au tourisme…il vaut mieux rentrer…Quoi que je serai bien rester faire un tour de vélo moi 😉

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Deux grosses déceptions cependant à signaler pour notre arrivée. Nicole Kidman n’a pas dénié se lever tôt pour nous accueillir…Je l’entends encore me dire au téléphone « Hey ? What did you expect ? ». Pareil pour Kylie Minogue que j’attendais personnellement pour un duo sur « the loco motion » tant nous avons pris de moyens de locomotion…tant pis…N’ayant pas le numéro personnel de Kylie si quelqu’un peut lui signaler ma déception….Demain est un autre jour…

A suivre…

 

 

Bali : la synthèse de Nathalie 

Déjà commençons par ce que j’ai le moins aimé à Bali:

Le traffic routier y est intense. C’est une petite île qui peut donc paraître à certains endroits très encombrée voire saturée par un tourisme de masse.

Il y règne quelquefois un esprit mercantile. Par exemple, il faut payer pour voir le moindre beau point de vue pris d’assaut par des marchands ambulants. On est vite accosté par des vendeurs insistants ou des taxis. Il faut aussi faire une « donation » pour se promener dans les rizières ou les temples ou encore bénéficier d’un service pour trouver son chemin auprès d’un pseudo guide qui nous amène chez un vendeur peu scrupuleux. Mais bon, il faut relativiser car ces pratiques ne font que faire débourser quelques centimes d’euros.

En ce qui concerne l’infrastructure, les trottoirs sont souvent défoncés. Les rues étroites ou les routes, offrent peu de visibilité sur la nature du fait des nombreuses échoppes ou temples qui bordent les côtés. Il est souvent difficile de s’arrêter pour admirer le paysage tant la chaussée est peu praticable. De plus, on a du mal à se repérer dans ces dédales de rues toutes semblables et ce d’autant plus qu’il y a peu de panneaux de signalisation. En effet, toutes les rues sont entourées de temples joliment taillés ou sculptés dans lesquels se concentre la vie des villageois. Il n’y a pas de place, ni de jardin. Il n’y a que de la pierre qui peut rendre les villages parfois un peu monotones même s’ils n’en demeurent pas moins beaux. C’est que nous commençons à être difficile après tout ce qu’on a vu. 

Côté nourriture, il n’y a pas de stands ambulants ou de marché pour grignoter sur le pouce comme en Thaïlande, mais il y a des warungs, restaurants familiaux, qui proposent des plats succulents et variés. Il n’y a pas non plus de tuk tuk.

Terminons enfin par le meilleur de Bali et c’est bien sûr ce que nous retiendrons le plus :

Bali est une invitation aux plaisirs et à l’éveil des sens : le plaisir gustatif car la cuisine y est savoureuse, le plaisir de sentir partout les parfums sucrés et vanillés d’encens et le plaisir de goûter aux massages balinais très agréables. Comme il est doux de se faire dorloter. Tout est une invitation à lâcher prise et ce d’autant plus que les Balinais sont plutôt de nature gaie et paisible. De plus, sur cette île, le plaisir des yeux est comblé dans la sérénité des temples où le végétal semble se fondre dans la pierre et où les statues de dragons défient le temps par leurs expressions immuables.

Bali est en effet l’île de la beauté. D’abord, soulignons la beauté des Balinais élégants dans leurs tenues et sarongs souvent blancs, puis la grâce des femmes dans leurs gestes quand elles dansent ou quand elles déposent des offrandes par exemple. À cela, il faut ajouter que c’est à Bali que j’ai vu les plus beaux sourires s’afficher sur des visages épanouis, malgré les modestes conditions de vie. La communication avec les locaux s’établit alors par ces sourires et les « hello » surtout dans les campagnes. 

Ensuite, parlons de la splendeur des paysages à Bali: les rizières en terrasses entrecoupées de jungles denses dessinent de sublimes patchworks de verts. La végétation est luxuriante et variée et les rivières encaissées sont un véritable spectacle pour les yeux. Les temples sont aussi majesteux avec leurs portes de bois subtilement sculptées. On y trouve la plupart du temps un arbre sacré immense au tronc et aux lianes imposants où trônent quelques singes, « maîtres du temps ».

Bali est déroutante, surprenante et envoûtante. 

Il n’est pas rare d’entendre le chant mystèrieux d’un Balinais, le son de percussions, ou de percevoir le tintement lancinant de cloches de jour comme de nuit. Les offrandes magnifiquement réalisées avec des feuilles, des fleurs et des fruits, sont partout présentes. On en trouve même sur presque chaque pas de porte. Tous ces rituels, toutes ces danses et chants sacrés traditionnels, réalisés par des groupes de villageois, réunit les Balinais entre eux. La pratique assidue de l’hindouisme, les processions et bains sacrés assurent la cohésion des villageois solidaires et fiers de leur culture. Bali reste de ce fait authentique malgré la présence d’un tourisme qui peut sembler parfois envahissant.

J68 et 69 : derniers jours à Bali !

(#Indonésie #Bali # Ubud #Legian #Kuta)

J68 : longue arrivée à Legian

Ce matin, nous disons au revoir à nos charmants hôtes d’Ubud et montons rapidement dans le taxi qui nous attend pour nous rapprocher de l’aéroport de #Denpasar.

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Nous mettons près de deux heures en taxi pour couvrir les quelques quarante kilomètres qui nous séparent de #Legian où nous nous rendons. La circulation est dense particulièrement à l’approche de la capitale #Denpasar. Notre chauffeur de taxi n’ayant pas de GPS et ne connaissant pas bien la zone bien éloignée de son #Ubud natal, l’arrivée est un peu longue mais nous en avons pris l’habitude à Bali 😉 (cf. épisodes précédents). Nous avons l’impression aussi de rentrer dans un nouveau Bali, plus haut, plus large, encore plus encombré, plus chaud, plus touristique, moins vert et beaucoup moins rythmé par la religion qu’à Ubud…le charme n’opère pas de la même façon…

Nous prenons contact avec notre nouvel hôtel (celui qui devait nous accueillir avant les péripéties de notre arrivée à Bali…) qui doit nous accueillir deux nuits avant que nous ne quittions la belle île de Bali pour nous rendre en #Australie. Celui-ci est super bien placé en plein centre ville de Legian avec la mer à 700 mètres et il est doté d’une piscine dont les filles rêvaient depuis 12 jours ! Parfait pour se poser avant un départ en douceur vers #Darwin, notre prochaine étape.

Après un repas, un repos, et un plouf dans la piscine, nous sortons découvrir Legian et la plage de #Kuta en début de soirée, la chaleur étant plus supportable. Nous accédons rapidement à la mer où nous avons une bonne surprise. Elle est belle, peu emplie de baigneurs à cette heure avancée et donc parfaite pour aller nous balader et profiter de l’air qui y circule plus facilement qu’entre les immeubles. Autre bonne nouvelle, le sable est fin !

 

Au retour, l’ambiance estivale nous rappelant un peu par sa plage #Hendaye au #Pays-Basque, nous nous arrêtons dans un bar où un groupe de reggae joue. Fin d’une journée de transition entre Ubud et Legian. Un lit « King and Queen size » tellement il est grand nous attend…Nous n’en avions encore jamais vu d’aussi large, 240cm, de quoi se perdre 😉

 

J69 : une journée pour profiter à moins que…

Le réveil est tranquille et léger aujourd’hui…en effet, nous partons le lendemain vers l’Australie et avons donc la journée et la nuit complète pour profiter ! Sauf que sous la douche au petit matin, mon cerveau pourtant bien enrhumé depuis trois jours fait tilt ! Nous sommes le 24 avril et prenons l’avion le 25 avril…mais à 1h20 du matin !!! Autrement dit, nous ne passerons pas la nuit à l’hôtel comme nous nous y préparions mais nous partons ce soir !!! Décidemment, nous sommes fâchés avec cet hôtel et les dates…bon nous profiterons tout de même de la journée, piscine, ballade sur la plage, boutiques et visite pédestre de Legian…Mais nous ne profiterons pas du confort de la chambre qui pour le prix était assez bluffant…sûrement le fait d’avoir réservé tôt avant notre départ. Nous éviterons surtout de rater notre avion ce qui aurait été une bien mauvaise idée…et finalement je crois que nous sommes contents de continuer notre route un peu plus vers l’Est et de changer d’ambiance de manière sûrement radicale.

Le soir, un taxi nous amène à l’aéroport. Nous discutons avec lui. Il nous dit travailler de 15h à tard dans la nuit car il veut gagner le plus d’argent possible. Il nous dit aussi comme le précédent d’ailleurs qu’il préférait son île avant. Pour lui désormais, elle est devenue trop touristique et il ne l’apprécie plus autant. On peut le comprendre…

Une fois arrivés à l’aéroport, une longue attente commence et passe finalement assez vite entre l’enregistrement des bagages, les contrôles bagages à main, immigration et autres…Une silhouette de danseuse Balinaise nous servira de divertissement…

Nous avons même le temps de nous poser près de la porte n°6 dont nous partons…sauf que nous c’est la 6B qui est un étage en dessous 😉 Nathalie qui termine décidément très en forme son séjour balinais s’en rend compte 40 minutes avant le départ de l’avion…Pour la deuxième fois de la journée, un peu plus et on ne partait pas 😉 C’est ça quand on s’attache à un endroit…

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Demain changement d’ambiance avec notre arrivée à 5h45 heure locale à #Darwin capitale du Northern Territory, célèbre pour sa nature et ses crocodiles…Désormais nous aurons un décalage de 7h30 avec la France !

A suivre…

J67 : jusqu’au bout d’Ubud !

(#Indonésie – #Bali – #Ubud)

Et voilà que se précise notre dernière journée à Ubud où nous serons finalement restés douze nuits au lieu des deux initialement prévues…comme quoi quand on aime…Il se trouve que nous avons bien apprécié cette petite ville et notre #guest house Tegar tenue par Gusti et Groria sa charmante femme….

Le programme de la journée doit se concentrer sur la matinée afin de nous laisser un peu de temps pour préparer notre départ demain vers la ville de Legian tout près de l’aéroport et aussi de la célèbre plage de Kuta. Nous avons encore la possibilité de profiter de notre liberté avec nos scooters, nous n’allons pas nous en priver !

Nous partons en direction de la mer comme hier où nous avions apprécié le décor de la campagne et de la côte de sable noir (cf. épisode précédent). Il fait particulièrement chaud depuis deux trois jours et même la vitesse (relative) du scooter ne suffit pas à nous rafraichir.

Nous roulons un petit moment et après quelques kilomètres désordonnés comme d’habitude, nous prenons une petite route qui nous tente. De jolies rizières sont parsemées de canards non enchainés en quête de nourriture ou de fraicheur. Le paysage est plus plat que du côté d’Ubud et la vue plus dégagée.

Nous continuons notre chemin pour revenir vers la route principale. Mais j’hésite à m’enfoncer encore un peu plus vers l’intérieur des terres, en direction inverse de la mer que nous visions pourtant. Un 4×4 qui m’aperçoit en train d’hésiter me fait signe d’aller vers l’endroit qui me tente…des touristes se dirigent également dans cette direction…Nous ne savons pas précisément où nous sommes mais il doit y avoir quelque chose d’intéressant pas loin. Nous nous y rendons. Effectivement nous arrivons sur un site fort touristique un peu au milieu de nulle part. Il s’agit de l’imposante cascade de Tegunungan. Nous payons le droit d’entrée dérisoire (70cts par personne) et pénétrons dans ce lieu plein de promesses.

Une fois ce site spectaculaire visité et après une baignade appréciée des filles, nous repartons sur nos scooters direction la mer, qu’on voit danser le long des golfes clairs…Nous accédons après de nombreuses minutes à la côte. Nous retrouvons le sable noir qui va si bien avec le bleu de l’Océan ainsi que les innombrables plastiques et autres déchets malheureusement disséminés sur le sable…l’envers du décor…

Ayant assez fait de kilomètres pour aujourd’hui, nous décidons de rentrer. Mon sens de l’orientation me faisant toujours autant défaut, Nathalie prend le commandement des opérations et nous ramène à bon port. Elle qui ne cesse de me dire depuis de nombreuses années qu’elle a le sens de l’orientation a enfin une preuve à apporter à son long dossier 😉 Tant mieux !

Rentrés suffisamment tôt pour organiser notre départ de demain, les filles en profitent en fin d’après-midi pour s’offrir un massage balinais. A sept euros le massage ça ne se refuse pas !

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Le soir, pour boucler en beauté notre séjour à Ubud, nous allons voir dans un temple situé à une centaine de mètres de notre guest house, la danse traditionnelle du #Kecak fire and trance danse. Il s’agit de chants et scènes de théâtre basés sur la répétition par près de cents hommes des sons « kecak » ou « tacatacatac » en fonction de comment vous l’entendez 😉 C’est un cérémonial très impressionnant qui se termine par l’entrée en matière d’un homme qui va marcher sur les braises en état de transe, à quelques centimètres de nous…et qui doit même réellement se brûler. Le tout est impressionnant et montre à quel point la tradition est tenace et même vivace à Bali. Nous ressentons avec émotion la cohésion de tout un peuple derrière ses traditions. Un très beau moment !

Pour terminer, nous tentons et réussissons à retrouver un warung, restaurant familial au prix défiant toute concurrence, qui nous avait séduits à notre arrivée à Ubud et que nous cherchions depuis. Au passage nous tombons sur des jeunes filles qui apprennent en cours du soir les danses traditionnelles, accompagnées à la musique par de jeunes garçons en formation également.

Fin d’une belle séquence dans la sympathique ville d’Ubud. Demain, départ vers Legian et la côte pour nous rapprocher de l’aéroport en vue du départ vers Darwin au nord de l’Australie…A suivre…