J9 et 10 : on calme le jeu

(Sri Lanka – Kandy)

Jour 9 :

Après une arrivée mouvementée à Kandy (cf. article précédent) nous avons pris le parti de calmer le jeu. Kandy Rush c’était sympa mais un peu fatiguant 😉 L’hôtel dans lequel nous séjournons est suffisamment agréable pour qu’on ait envie d’en profiter un peu. Nous n’aurons pas droit à une piscine à chaque destination.

Le vendredi nous décidons de nous faire amener en Tuk Tuk (petit véhicule à trois roues pétaradant) au centre ville de Kandy qui se situe à environ 5 kilomètres de notre hôtel. Nous pensions visiter le temple de la dent, mais bien que l’ayant lu plusieurs fois dans le guide, nous sommes partis en short…il faut dire qu’avec la chaleur qu’il fait, nous pensons assez peu à nous mettre en pantalon en ce moment.

Le chauffeur du Tuk Tuk nous a gentiment prévenu que nous ne rentrerions pas dans le temple avec nos tenues mais trop tard. Tant pis. Nous décidons de parcourir celui-ci de l’extérieur. Situé au bord du lac de Kandy, le site est majestueux. Une foule importante s’y presse. Nous avons je crois de toute façon fait le plein de monde hier dans le train, nous avons besoin de nature !!!

C’est décidé, nous partons à pieds depuis le lac vers le parc royal de Udawattakele à un kilomètre du centre ville. Après avoir un peu galéré pour le trouver, nous y arrivons. Nous devrions y voir de magnifiques papillons, des singes en veux tu en voilà, des biches, des sangliers et des oiseaux comme s’il en pleuvait…Avant même notre entrée dans le parc, nous voyons perchés dans des arbres quatre singes. Voilà qui est prometteur ! Armés d’un moral de chasseur de lion en cage qui sait qu’il n’a aucun risque de rater sa proie (sport que nous ne pratiquons pas je vous rassure…), nous voici embarqués dans les allées de cet immense parc au dessus de la ville de Kandy.

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Après trois heures de marche environ, le bilan de notre safari fait rire ;-( Nous avons vu trois papillons dont deux vraiment beaux mais rapides. Nous avons vu des traces de sanglier avec de la terre retournée. Nous avons entendu beaucoup d’oiseaux mais n’en avons vu aucun. A si j’oubliais le Fisher King (martin pêcheur) aperçu à 100m dès note arrivée dans le parc.

Sinon, rien d’autre que des arbres absolument magnifiques et gigantesques, et des lianes impressionnantes. L’une d’elle est immense. Près de 30cm de diamètre, au moins 30 mètres de long répartis sur plusieurs arbres et vieille de 200 ans !

Ce n’est qu’à la fin de notre boucle que nous passerons à 2 mètres de deux singes que nous avons d’ailleurs failli rater à force de regarder en l’air depuis trois heures 😉 Un peu plus on leur marchait dessus !

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vous devez me trouver changé sur cette photo…

Au final cette balade valait le coup même si les animaux était simplement situés à l’entrée et à la sortie ;-). Le parc et sa forêt sont très beaux et il y fait très bon. Peut-être que l’horaire n’était pas le bon…

Il est l’heure pour nous de retourner à l’hôtel. Jeanne et Pauline sont pressées de retrouver la piscine !

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Jour 10 :

Devant préparer la suite de notre périple, nous décidons de ne pas trop nous éloigner de note hôtel ce samedi. Nous ferons une simple ballade sur la colline sur laquelle il est situé le matin. Au final, nous marchons près de deux heures à découvrir un endroit très en retrait des lieux touristiques. Nous croisons deux temples dont un assez impressionnant. Le quartier où nous sommes semble relativement cossu et compte quelques très belles maisons. Nos « hi » et « hello » fonctionnent encore très bien. Nous ne regrettons pas ce choix. L’après midi est consacré à potasser le programme des quatre prochains jours pendant que nos filles s’éclatent dans la piscine. Elles auront la joie également en fin d’après-midi de renouer avec leur programme de maths…nous ne sommes pas en vacances.

Prochaine étape,  Habarana plus au nord, au cœur du triangle culturel ! Nous garderons un très bon souvenir de notre passage à l’hôtel white villa . A suivre…

J8 : Nous avons joué à Kandy Rush !

(Sri Lanka – de Negombo à Kandy)

Nous sommes jeudi et nous quittons notre première destination à l’ouest du Pays près de Negombo afin de nous rendre dans la ville de Kandy. C’est la deuxième plus grosse ville du Sri Lanka après la capitale Colombo. Pour nous y rendre, Nathalie, notre consultante Lonely Planet en chef a vu que le train était un super moyen pour faire ce voyage. Nous demandons donc illico à notre hôtel de rappeler notre chauffeur de taxi numéro 1, le fameux Radit (cf.épisode précédent) pour qu’il nous amène à la gare de Negombo.

A peine descendus du Tuk Tuk avec nos 6 sacs à dos et notre candeur de frais touristes, nous sautons dans le premier train, direction la capitale, Colombo ! Double banquette pour nous quatre et nos sacs, situation parfaite, nous sourions de satisfaction devant un tel confort ! Arrivée une heure et quart plus tard à la gare de Colombo, distante de seulement une cinquantaine de kilomètres…

S’en suivent près de deux heures d’attente dans la chaleur et l’animation de la plus grande gare du pays. Nous prenons le temps de discuter avec plusieurs personnes fort aimables afin entre autre de nous assurer que nous sommes sur le bon quai. Un train arrive, nous le regardons s’arrêter en gare sans nous imaginer que c’est notre train qui était indiqué à 12h40 alors qu’il n’est que 12h15…En fait, 12h40 est l’heure de départ et non d’arrivée ;-). Heureusement qu’un salarié de la gare nous a repérés, comme quoi le look touriste a aussi ses avantages. Il nous indique que c’est notre train que nous avons devant nous, là, sous nos yeux, à 3 mètres.

Contrairement à ce qui est fortement préconisé dans le guide dont Nathalie nous a fait lecture, nous montons en catastrophe et parmi les derniers voyageurs…grosse erreur !!! Ne sachant pas si le train démarre tout de suite, nous sautons dans le wagon 3ème classe dont la porte est juste en face de nous, avec l’objectif de rejoindre la deuxième classe par l’intérieur puisque nos billet sont de deuxième classe (190 roupies par personne soit pour 4 environ 5 euros !).

C’est là que Kandy Rush démarre ! La traversée des trois wagons bondés de 3ème classe avec nos gros sacs à dos nous prend près de 15 minutes par 35°. Une fois arrivés à notre wagon, bien évidemment, plus une place…ayant déjà perdu quatre litres de sueur, je parviens à trouver des places pour mettre nos lourds et encombrants bagages dans les paniers en hauteur prévus à cet effet. Le train est encore arrêté en gare…nous aurions donc pu sans aucun souci prendre le temps de monter directement dans le wagon correspondant à notre classe 😉 c’est ballot……heureusement que des ventilateurs aussi âgés que le train mais fort efficaces tournent au dessus de nos têtes…Nous nous calons comme nous le pouvons contre le montant d’un siège et nous nous mettons en mode survie pour nous préparer psychologiquement aux quatre heures de souffrances qui nous attendent. Espérons que les filles ne se rendent compte de rien…Le train sifflera une fois et nous voici partis, debout,  dans la chaleur, à compenser le tortillement de notre tortillard. Au menu, un long voyage  à une moyenne de trente kilomètres par heure…en direction des montagnes du centre de l’île.

La première demi-heure est fidèle à nos angoisses les plus secrètes, nous ne voyons quasi rien du paysage, et les fourmis gagnent nos pieds. J’incite les filles à faire preuve de courage à l’image de leur propre père qui n’a en réalité jamais rêvé aussi fort d’être assi 😉 Peu à peu, nous parvenons à mieux nous caler dans le train.

Les sourires avec les autres voyageurs commencent à se faire de plus en plus chaleureux. Nous commençons comme d’habitude à faire profiter nos nouveaux amis de notre anglais perfectible. Quelques minutes après, nos filles Jeanne et Pauline sont invitées à venir s’asseoir entre des personnes qui se tassent. Une jeune femme qui voyage avec sa sœur nous prend en sympathie et propose à Nathalie sa place. Cette dernière gênée se laisse tenter pensant que c’est pour quelques minutes, cela durera jusqu’à la fin du voyage ! Pour ma part réfléchissant depuis près d’une heure à un plan à trois sur un seul siège, je demande à mes deux filles de se lever, de me laisser leur place offerte précédemment, et leur propose qu’elles s’assoient l’une et l’autre sur l’un de mes genoux ! J’ai toujours été doué pour les rangements au millimètre 😉 Nous sommes enfin tous assis et nous pouvons tous profiter du paysage qui s’annonce somptueux !

Nos voisins commencent à s’intéresser d’un peu plus près à nous et les conversations s’engagent. Des marchands de fruits et autres mets parviennent à se frayer un passage dans les wagons. Nous n’avons même pas pensé à acheter à manger avant d’embarquer, trop préoccupés que nous étions à confirmer que nous avions la bonne information sur notre train. Nos voisins achètent de quoi manger. Nous, nous n’osons pas pour des raisons d’hygiène que nous ne maîtrisons pas …rapidement plusieurs mains se tendent vers nous pour nous proposer de petits fruits qu’il faut presser pour les attendrir avant des les manger. Arrivés à destination après un éprouvant trajet malgré tout, nous quittons nos voisins d’un jour. Nathalie se prête à un selfie avec les deux adorables sœurs qui ont en partie sacrifié leur voyage pour nous et leur remet une carte de notre blog. Tout le monde est ravi. Nous sommes encore bluffés par l’ambiance à bord du navire Sri Lanka où un air de croisière s’amuse nous envahit. Quel pays !

A notre sortie du train, un taxi nous saute dessus, nous discutons du tarif et il nous amène à notre nouveau chez nous. Une piscine nous attend, nous allons l’apprécier comme jamais ! Nathalie nous a je crois trouvé une bonne adresse à l’écart de Kandy mais au rapport prestation/prix très intéressant et rentrant dans notre budget…A suivre

 

 

 

J7 : Sourit Lanka, acte II

(Sri Lanka – Negombo)

Le 22 février (bon anniversaire Camille !), nous prévoyons d’aller visiter une petite ville de pêcheurs à près de 10kms de notre hôtel, Negombo. C’est la ville qui est la plus proche de l’aéroport international où nous sommes arrivés. Pour cela il nous faut un moyen de transport. Le gérant de l’hôtel Shanketha Palace à qui j’en fais part, nous fait comprendre que tout est déjà prévu…eh oui, le « peut-être » glissé à l’oreille du jeune homme croisé la veille s’est là encore transformé en commande ferme 😉 Ce dernier est passé à notre hôtel la veille au soir pour dire au gérant qu’il serait notre pilote ! Finalement cela nous va bien.

Nous embarquons pour la première fois de notre vie à quatre dans un Tuk Tuk. A nous Negombo ! Ce mode de transport est parfaitement adapté aux petites routes et à la circulation assez libre du Sri Lanka. En plus à part le pare brise de devant, tout est ouvert sur un Tuk Tuk et le vent s’engouffre dans l’habitacle pour nous rafraichir ! Super sensations. Nous sommes fans, Jeanne et Pauline s’éclatent ! Notre chauffeur qui se prénomme Radit propose en prime de venir nous récupérer à l’endroit même où il nous dépose et à l’heure de notre choix. Le tout pour 1500 roupies (10€). Adjugé !

Nous nous donnons 3 heures pour découvrir cette petite ville dont l’activité principale tourne autour de la pêche. Nous tombons rapidement sur le marché aux poissons. Des poissons de toute sorte sèchent au soleil et au vu de la chaleur, ils doivent sécher à peine sortis de l’eau. Des raies fraichement pêchées gisent à même le sol dans le marché qui est lui couvert, avant d’être achetées…L’odeur est assez prenante voire dans certaines zones difficilement tenable. Les égouts à ciel ouvert sont parfois près des étals…Bref une vision du marché que nous ne connaissons pas chez nous. L’envie d’acheter ne nous a même pas traversé l’esprit.

Par contre côté ambiance, comme la veille nous sommes conquis par la facilité qu’ont les Sri Lankais à nous sourire et à sourire de manière générale. C’est un vrai bonheur ! Les écoliers qui sortent en tenue blanche la plupart du temps nous font des signes de la main spontanément pour nous saluer seuls ou avec leurs parents. Notre look touriste doit un peu y aider 😉 Nous leur répondons, ils sont ravis !

Notre balade pédestre nous permet d’avoir une vision exhaustive de la ville et de la façon de vivre de ses habitants. Nous rencontrons encore beaucoup de dénuement autour de nous et côtoyons l’extrême pauvreté de certains habitants. Nous sommes aussi étonnés de voir autant de déchets plastiques joncher le sol. Ces derniers font le plaisir des innombrables corbeaux (en tout ca ça y ressemble) qui viennent nettoyer les restes des aliments collés dessus. On se dit que les autorités auraient rapidement intérêt à proposer des solutions et pourquoi pas à faire du Sri Lanka un laboratoire de la lutte pour l’environnement. Cela aurait sûrement un impact touristique fort.

Malgré les quelques points négatifs soulevés précédemment, nous avons adoré notre balade à Negombo qui est aussi connue pour sa magnifique plage que nous apercevons de loin lors de notre périple retour en Tuk Tuk.

Rentrés à l’hôtel, nous nous dirigeons vers les plages privées des deux grands hôtels repérés la veille, à quelques encablures de là. Premier bain dans l’Océan Indien pour la tribu « toots » ! une eau à au moins 28° quand il fait 35° dehors ça fait du bien 😉

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J6 : Welcome au Sourit Lanka !

(Sri Lanka – Negombo)

Suite de notre première journée au Sri Lanka :

Nous remontons la petite route qui nous avait amenée la veille de nuit à l’hôtel. Nous y découvrons un environnement fait de minuscules maisons, certaines dans un état d’extrême insalubrité, le tout pourtant non dénué de charme.

La végétation luxuriante et la proximité de la rivière Maha oya rajoutent une touche d’exotisme qui nous plaît bien. Fidèles à nos habitudes, malgré une légère appréhension, nous sourions aux habitants que nous croisons en leur lançant un « hello » ou un « hi » que nous maîtrisons parfaitement. Nous ne pensions pas être aussi bons en anglais 😉

Visiblement dans ce quartier là les touristes sur pattes et non Tuk Tukés doivent être assez rares. Nous ne croiserons d’ailleurs aucun touriste dans le secteur de la journée…Avec nos deux petits sacs à dos, nos deux filles nos peaux claires et nos deux yeux fois quatre écarquillées, on nous voit arriver de loin. Nous commençons rapidement à répondre aux sollicitations curieuses de nos nouveaux voisins. Ces derniers souhaitent en savoir un peu plus sur nous. D’où venons nous et surtout avons nous besoin d’un Tuk Tuk, ou envie de faire un tour en bateau de pêche etc…une approche donc un peu intéressée mais à aucun moment désagréable.

Un pêcheur a qui je demande si je peux le photographier veut absolument nous faire faire une ballade en bateau. Nous lui répondons non. Il nous demande quand ? Nous lui disons peut-être demain…il insiste pour nous faire visiter sa maison et nous montrer sa petite fille et sa femme. Nous le suivons. L’unique pièce de vie ne comporte comme meuble qu’une télé à l’image striée. Les vitres sont remplacées par du carton car cela coûte trop cher à remplacer plongeant la pièce dans une pénombre permanente, un foyer est au centre de la pièce et il doit servir à la cuisine…difficile pour nous avec nos habitues de confort occidental d’imaginer la vie dans une telle habitation. Nous remercions pour l’accueil et les sourires et repartons longer notre petite route. Un peu plus loin, un jeune homme nous arrête et nous demande si nous voulons un Tuk Tuk, nous disons peut-être pour ne pas le vexer et parce que nous n’avons rien prévu pour la suite. nous poursuivons…et à chaque fois nous entamons une brève conversation toujours ponctuée de beaucoup de sourires.

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Sur notre retour, un couple salué à l’aller nous dépasse et souhaite en savoir un peu plus sur nous. Nous faisons un bout de chemin ensemble en discutant. Nous sympathisons rapidement et la femme nous propose de venir prendre un thé chez eux. Nous sommes un peu gênés mais nous acceptons. Nous resterons une heure et demi dans la petite maison de Maryan et de Shan qui ont un joli petit garçon de 10 ans. C’est un bien agréable moment que nous ne pensions pas vivre. Nous les quittons ravis après avoir échangé nos mails, laissé une carte de notre blog…et fait une photo.

Nous sommes ravis de ces rencontres même si nous sommes bien conscients de représenter un potentiel économique qui peut les favoriser. Ce n’est pas ce que nous retiendrons.

En fin d’après-midi après une pause fraicheur dans notre chambre, nous repartons nous balader en bord de mer là où la chaleur quelques heures plus tôt nous avait incité à faire demi-tour. Nous avons à cette occasion découvert que notre hôtel n’était pas si isolé que cela et que deux superbes hôtels pour clientèle fortunée bordaient l’Océan Indien à quelques 800m de nous. Aurions nous pu découvrir tout cela si nous avions été là ? A coup sûr non…

Une fois de retour à notre hôtel, nous voyons réapparaître notre sympathique pêcheur de l’après-midi venu valider la commande du tour en bateau que nous n’avions pas passée…Visiblement le mot peut être n’existe pas au Sri Lanka…Nous sommes un peu désolé pour lui mais déclinons la proposition surtout par manque de temps…Nous lui proposons une petite compensation financière qu’il refuse gêné à son tour…

Fin d’une belle journée que nous n’attendions pas.

Notre deuxième journée : article à venir…

 

J5 et 6 : Sri Lanka – « t’étais où ? Palace… »

(Sri Lanka – Negombo)

A notre descente de l’avion lundi soir, nous avons été surpris par la chaleur moite et étouffante de la nuit. L’aéroport nous a un peu rappelé, en moins moderne tout de même, celui de Fort de France avec cette ambiance chaude et un environnement à taille humaine. Rien à voir avec les aéroports précédents de Londres, Dubaï et Abu Dhabi.

A peine montés dans le van qui nous a amenés à l’hôtel,  le dépaysement n’a pas tardé. Un réseau routier assez sommaire, une circulation à gauche et dans le style ça passe ou ça casse, une végétation équatoriale entrevue surtout à la sortie de l’aéroport, un habitat réduit à sa plus simple expression…loin loin, très loin des Emirats Arabes Unis. Je crois que nous venons de toucher du doigt que nous faisons un tour du monde ! Après une vingtaine de minutes assis dans le van à essayer d’accrocher du regard le moindre repère, nous sommes arrivés de nuit vers 21h à notre hôtel, le Shanketa Palace ! Rien moins que ça ! Nous nous attendions à un hôtel dans un environnement un peu touristique même si au vu du tarif nous savions que la dénomination Palace était sûrement un peu galvaudée…Je dois dire que notre arrivée restera un souvenir fort de notre voyage 😉 Après avoir serpenté dans des rues de plus en plus étroites et plus cabossées les unes que les autres, nous avons eu la sensation de nous enfoncer dans un environnement encore jamais approché pour les voyageurs un peu novices que nous sommes, le tout de nuit, histoire de nous impressionner un peu plus…

Le sourire des deux gérants de l’hôtel à notre descente du van nous a un peu rassurés. Notre chambre familiale certes grande, nous a parue très décalée par rapport à celle que nous avions quittée la veille à Dubaï. Et la chaleur, au moins 30° dans la chambre alors que la clim était en marche…depuis deux minutes ! Ouf, bonne nouvelle pour les filles et moi, la clim fonctionne bien, mauvaise nouvelle pour Natahlie qui n’aime qu’une chose, la grosse chaleur ! La nuit noire entourant l’hôtel et la fatigue de la journée nous ont convaincus de dormir tout de suite sans même dîner, le lendemain étant un autre jour.

Au petit matin, c’est avec une autre vision que nous découvrons notre environnement. La chambre, très simple mais confortable et plutôt bien équipée, et la jolie vue sur l’Océan Indien nous séduisent. Envolé le stress de l’arrivé ! Levés tôt, nous ne sommes sortis que vers 10h pensant profiter encore un peu de la fraicheur matinale…c’est alors une chaleur non plus étouffante mais écrasante qui a accompagnée nos premiers pas sur le sable…la ballade qui devait être un bain de fraicheur s’est rapidement transformée en retour à la base et surtout à l’ombre du hall de l’hôtel où un petit air bienvenu nous permit de décider un changement de direction. le chemin cabossé de notre arrivée serait certainement plus agréable du fait de la végétation que nous avions entre aperçue la veille depuis notre van citadelle.

 

Bien nous en a pris. Nous avons je crois pénétré dans le vrai Sri Lanka, loin de l’ambiance feutrée des hôtels…et avons compris pourquoi l’appellation « palace » allait finalement assez bien au nôtre !!! Nous n’étions qu’au début de nos surprises…

 

 

J5 : Bien arrivés au Sri Lanka !

(de Dubaî au Sri Lanka)

Ca y est ! Après un réveil matinal à 4h30 hier lundi (1h30 en France), nous avons sauté dans un taxi à 5h pour 30 minutes de route afin de rejoindre le bus de la compagnie Ethiad, pris celui-ci pendant 1h30 pour rallier l’aéroport d’Abu Dhabi, dans lequel nous avons eu 6 heures d’attente propices à la rédaction des articles du blog et pour finir 4 heures de vol. Nous avons atterri sans encombre à Colombo, capitale du Sri Lanka a 20h heure locale (15h30 en France). Durant Le vol nous avons rencontré dans l’avion Jihed, un jeune stewart tunisien au Francais parfait et maîtrisant 5 langues. Quand on voit nos difficultés en Anglais ça fait rêver ! Il nous a entendu parler francais et du coup a engagé la conversation avec nous. Il nous a donné de précieux conseils pour la suite mais à la descente de l’avion nous n’avons pas pu lui dire au revoir…peut-être nous lira t-il ? En effet, nous donnons des cartes de notre blog aux personnes sympathiques que nous croisons…au rythme ou nous allons il va nous manquer des cartes ;-).

À notre arrivée, ayant eu la bonne, bien que tardive, idée d’envoyer un mail à l’hôtel juste avant de monter dans l’avion, pour prévenir de notre heure d’arrivée mais sans possibilité de lire la réponse de l’hôtel, nous avons eu l’agréable surprise de voir un panneau entre les mains d’un souriant jeune homme avec notre nom à l’aéroport. Du coup, grand confort pour se rendre à l’hôtel et quand on voit où il est situé, on se dit qu’on a eu du nez 😉 nous avons je pense évité une grosse galère de peu !!! Ce matin réveil a 6 heures au son des oiseaux et de la mer…épisode à suivre ! Nos amis français doivent faire dodo à l’heure qu’il est !

 

J5 : Bye bye, Dubaï !

Voilà, nous avons quitté ce matin notre hôtel de Sharjah (Al Majaz – King faisal street que nous conseillons, même si un peu loin de Dubaï, pour le rapport confort/prix) à 5h pour prendre le bus vers Abu Dhabi d’où je vous écris. Nous partons en début d’après-midi pour le Sri Lanka. Que retenir de Dubaï avant de profiter de ce nouveau pays ?

La gentillesse des gens. Petit clin d’œil à Géraldine que nous avons croisée au restaurant de l’hôtel Al Majaz, adorable jeune femme venue des Philippines, travaillant depuis quatre ans à Dubaï et avec qui nous avons beaucoup parlé.

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La sensation de tranquillité et de sécurité partout où nous sommes passés, y compris dans nos marches nocturnes où dans de vieux quartiers plus délabrés. La facilité de se déplacer surtout en taxi pour un prix tout à fait raisonnable et les discussions aisées avec les chauffeurs de taxi. La démesure de cette ville où les hommes essayent d’asseoir leur supériorité face à une nature pourtant difficile à dompter. Les défis technologiques toujours plus grands à relever s’appuyant sur le travail d’une population immigrée peu cher (cf. lien trouvé par Nathalie édifiant sur les coulisses de Dubaï). Au final, nous sommes ravis d’avoir opté pour cette destination car nous avions hésité. Trois jours par contre passent très vite sur place.

La synthèse de Nathalie : 

Dubai est un Émirat démesuré dans tous les sens du terme. C’est la ville du « toujours plus ». Ses lumières féériques et multicolores mettent en valeur d’immenses buildings et rendent les nuits magiques. Il n’y a pas de rue et peu de trottoirs, que des grandes voies pour rouler. Cette ville se parcourt en taxi et non à pied, il fait de toute façon trop chaud pour marcher et l’essence n’est pas chère pour les Dubaiotes. Enfin, il y a les Malls (très grands centres commerciaux) où il fait bon se divertir dans une atmosphère à air conditionné. Ces Malls rivalisent d’activités toujours plus attractives (pistes de ski, aquarium géant) sans compter le grand nombre de parcs d’attractions. Quant aux Dubaiotes, ils sont distingués dans leurs tenues voilées (blanches pour les hommes et noires pour les femmes) mais il y a un véritable  fossé entre les riches Dubaiotes et le reste de la population (65% quand même) essentiellement constituée d’émigrés venus travailler pour aider leur famille restée au pays (chauffeurs,serveurs, travailleurs dans le bâtiment venus d’Asie, d’ Inde ou Pakistan).

 

 

J4 : 3ème et dernier jour à Dubaï

Je profite de notre attente à l’aéroport d’Abu Dhabi pour rattraper mon retard d’une journée d’écriture. La journée d’hier dimanche 19 février a été comme les deux précédentes riche en découvertes et en pas. Nous sommes allés voir l’ancien Dubaï, avec son marché aux poissons, son Souk d’or, son Souk aux épices, ses vieilles maisons et immeubles. Bref, une autre ambiance. Moins spectaculaire que sur les deux jours précédents mais intéressante. Nous avons plongé un peu plus dans l’ambiance du Golfe et avons vu un autre mode de vie moins clinquant et sûrement bien plus empreint de simplicité. Bref, nous avons pris plaisir à marcher où bon nous semblait à la recherche d’endroits typique de la ville. Nous sommes passés par Deira en premier lieu puis avons traversé en bateau (pour 2 dirhams chacun aller/retour) afin de nous retrouver du côté de Bur Dubaï.

Du côté de Bur Dubaï l’ambiance est assez similaire au final, mais reste très agréable. La douceur du temps y faisait sûrement pour beaucoup. Etant dimanche, jour travaillé aux Emirats, on nous a conseillé de ne pas partir trop tard car notre hôtel situé à Sharjah nécessite de traverser la grouillante ville de Dubaï et la grande majorité des travailleurs n’ayant pas les moyens de vivre à Dubaï, ces derniers retournent tous les soirs du côté de Sharjah !

 

Voilà pour cette journée. Le retour à l’hôtel a été un peu compliqué car les taxis de Dubaï rechignent à traverser Dubaï pour rejoindre Sharjah connaissant bien les problèmes de trafic pendant la semaine de travail du dimanche au jeudi. Nous avons ensuite préparé notre départ vers Abu Dhabi en bus non sans mal, merci internet !

J3 : Notre deuxième jour à Dubaï

Revenons sur notre journée d’hier samedi 18 février. Notre objectif matinal était de nous rendre du côté de Burj Al Arab…le célèbre hôtel 7 étoiles (vous avez bien lu, sept) de Dubaï, celui qui ressemble à une voile de bateau. Après un lever naturel pas si matinal que ça au final, nous avons pris un taxi pour nous y rendre. Le temps était un peu plus clair que la veille, parfois un peu plus frais en fonction du vent…nous avons dû frôler au plus frais les 23°C. Et oui, ici aussi c’est l’hiver ! En plein été les températures frôlent tout de même les 50° !!! En gros, temps idéal pour les marcheurs motivés que nous sommes. Et marché nous avons. Nous avons même dû passer pour des fous à certains moments. Nos seuls voisins de trottoir ayant le plus souvent 4 pattes et s’exprimant au son universel de « miaou ». Dans les guides, il est dit que Dubäi n’est pas une ville pour la marche et…c’est assez vrai.

En fait, les distances entre les différents point névralgiques des quartiers que nous traversons sont très éloignés. Mais pas de quoi nous décourager ni décourager les filles qui je dois le signaler sont comme d’habitude au top et ne se plaignent jamais. Quel plaisir !

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Pour revenir à l’hôtel Burj Al Arab, il est magnifique c’est certain ! Mais après avoir vu le burj Khalifa hier (pour ceux qui ont raté l’épisode il n’est pas trop tard pour vous rattraper) il nous a paru tout petit. Au vu de son nombre d’étoiles, inutile de vous dire que l’accès en est privé…et qu’il faut payer si on veut aller le voir de plus près…En bons français malins et économes que nous sommes, nous avons pensé qu’il serait facile de le contourner pour aller le voir, ah ah ah . Erreur ! Ne vous ais-je pas déjà dit que les distances étaient longues à Dubaï ? En gros, nous avons dû faire un bon kilomètre pour le voir. Mais pas possible d’aller en dessous. Ca n’est pas bien grave, nous avons atterri sur la plage de Sunset beach sympa avec de bonnes vagues d’où la vue était très belle.

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Nous avons arpenté le bord de mer, un bon moment en flânant et en observant les voitures de luxe, les maisons de luxe je devrais dire les palais etc…une ballade agréable, avant de faire une boucle avec comme nouvel objectif, un nouveau Mall. The Mall of the Emirates.

C’est dans cet hyper centre commercial que se trouve une piste de ski de 400m ouverte toute l’année avec de vrais télésièges à l’intérieur. Nous voulions voir cette curiosité complètement insensée ! Pauline voulait aller faire du ski ou essayer d’immense boules dans lesquelles on entre pour dévaler une partie de la pente…après quelques négociations cordiales et habiles, nous avons pu revenir vers notre troisième objectif de la journée, la Madinat Jumeira. Un nouveau très beau quartier fait dans l’esprit des vieux quartiers. Nous y sommes arrivés de nuit et nous devons dire que cet endroit a quelque chose de magique, empreint d’une ambiance « mille et une nuits » des plus agréables. Nous ne l’avons pas vu de jour mais sommes certains que c’est la nuit qui lui va le mieux…comme d’ailleurs le Burj Al Arab qui est tout à côté et qui devient majestueux avec son costume de lumières variant du rose rouge au bleu. Superbe !

Pour terminer cette belle et longue journée de marche, nous nous sommes rendus en taxi ce coup ci, à la Marina de Dubaï. J’imaginais une petit ville balnéaire avec de petites habitations…en fait, la marina est entourée de grattes ciel plus hauts et fous les uns que les autres. La encore la vue de nuit est sûrement la plus impressionnante ! Après cette dernière visite, direction notre hôtel car nous étions bien fatigués…

La suite au prochain numéro…

J2 : Aïe, aïe, aïe, Dubaï !

Arrivés ce vendredi matin à Dubaï, nous avons eu un premier contact avec les Emirats plutôt terne avouons-le. Nous n’avons pas eu de coup de cœur pour l’aéroport de Dubaï, ni pour l’ambiance plutôt froide voire absente. Pour asseoir un peu plus cette sensation, un brouillard nous a accueillis et nous a accompagnés durant la journée laissant une sensation de grisaille faiblement engageante. Nous pensions prendre un bus pour nous rendre à l’hôtel qui n’est jamais venu et n’ayant pas cédé à un pseudo chauffeur de taxi gentil mais insistant, nous nous sommes rabattus sur un vrai taxi, je devrais dire UNE taxi. En effet beaucoup de femmes exercent ce métier à Dubaï. Le trajet en taxi pour nous rendre à l’hôtel dans la ville voisine de Sharja, n’avait rien non plus d’excitant, beaucoup de voitures, beaucoup de grands immeubles mais pas de choc visuel comme nous le pensions, comme nous l’attendions… A tel point que nous avons presque mis de côté les 28° que nous avons trouvés dès notre sortie de l’avion…Et là vous allez vous dire, aïe, aïe, aïe, ils sont déçus, voire même pire, ils sont difficiles ! Mais nous ne sommes pas du genre à nous arrêter à la première impression. Après un court repos pour nous remettre d’une nuit dans un Airbus A330 aux secousses bien senties , nous avons décidé de passer l’après-midi dans un des lieux les plus prisés de Dubaï, Dubaï Mall. Un sympathique taxi nous a donc conduit dans ce lieu d’extrême consommation ! Oui encore un taxi, car au final nous nous sommes rendus compte que c’était bien plus intéressant financièrement pour quatre qu’un bus et tellement plus pratique.

C’est un peu comme si en arrivant de l’étranger à Bordeaux, vous vous disiez, tiens, j’irai bien jeter un coup d’œil à la grande surface du coin ! Sauf qu’à Dubaï, nous sommes dans la démesure. Au delà des boutiques plus luxueuses les unes que les autres, avec les plus grandes marques mondiales dont beaucoup de françaises, cette plus qu’hyper grande surface, regroupe en son sein, une magnifique patinoire, un des plus beaux et grand aquariums au monde ainsi qu’un musée marin, un squelette entier de Dinosaure, une hauteur sous plafond pharaonique avec à chaque étage, un dédale de boutiques. Le tout agrémenté d’une ambiance paisible, d’un fort mélange de populations venues des quatre coins du globe et aux couleurs tout à fait complémentaires. Bref un univers clinquant, grouillant, bruyant, parfois suffoquant, épuisant c’est vrai mais au final bluffant pour les badauds que nous étions.

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Nous aurions pu en rester là et nous satisfaire d’avoir vu un des endroits phares de la ville. Sortis du Mall climatisé, nous découvrons une autre curiosité. La plus haute tour du monde, la Burj Khalifa, plus de 825 mètres de haut, de nuit, avec un spectacle de jets d’eau accompagné de son et lumière. Grandiose ! Nous plongeons tout d’un coup dans l’ambiance nocturne de Dubaï et nous laissons envahir par la douceur de la nuit. Le centre ville, le Down Town se révèle assez magique entre cette démesure du Burj Khalifa et le charme du bassin à ses pieds avec ses éclairages orangers très chaleureux, ses restaurants pleins de charme, ses bateaux. Bref une belle journée !

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Aujourd’hui nous retournons vers le centre ville pour découvrir d’autres curiosités.

A suivre…