J141 : Sunset à Moorea

(#PolynésieFrançaise – #Moorea – #Sunset)

Aujourd’hui, la journée ne promet rien de particulier si ce n’est de nous permettre de continuer de profiter du paradis où nous sommes arrivés après notre long voyage. Pourtant, au petit matin, Elvis, l’homme à tout faire et qui fait tout bien de la pension de famille Fare Miti où nous avons « échoué » avec bonheur, nous fait une démonstration efficace de ses talents d’ouvreur de noix de coco. D’abord la noix de coco verte dans laquelle il découpe avec sa machette un trou pour boire le jus de coco en moins de dix secondes. Cela me rappelle Roman en Thaïlande qui nous avait généreusement coupé quatre noix de coco pour nous les offrir avec une autre technique un peu plus laborieuse ;-). Aussi, à l’aide de sa pioche, c’est une noix de coco brune et ancienne à qui Elvis fait subir un déshabillage dont lui seul a le secret pour récupérer le noyau chevelu et l’ouvrir d’un coup sur la tête comme il nous l’explique. En effet, la coco si on la regarde de face à trois petits creux qui forment des yeux et un nez. Fallait-il le savoir !

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Le reste de la journée s’écoule paisiblement. Les éclaircies généreuses s’effacent de temps en temps pour laisser une petite place aux nuages, plongeant l’île dans une douceur qui lui va bien. Nous en profitons pour lancer nos kayaks à l’assaut du lagon et de la barrière de corail qui lorsqu’elle croise l’Océan provoque des rouleaux qu’il vaut mieux apprécier de loin tant ils sont puissants, impressionnants voire même hypnotisants.

Les filles pleines d’énergie créatrice, s’adonnent à leur nouveau dada débuté en Nouvelle Calédonie sur la magnifique île aux canards : dessiner sur le sable avec les moyens du bord des animaux marins. Cette fois-ci, une raie, un poisson, une tortue et même une étoile de mer sortent du sable…Les filles reçoivent avec fierté de nombreux témoignages et encouragements et leurs œuvres sont moult fois photographiées. Un jeune homme chinois avec qui je parle et qui a l’air fasciné par les filles m’explique à quel point il est subjugué par ce qu’elles font et m’explique pourquoi. En fait, dans son pays, les enfants travaillent tout le temps et on ne leur permet pas d’exprimer leur créativité…Une révélation en quelque sorte…;-)

Puis arrive le temps du coucher de soleil, du fameux « Sunset » comme se plait à le dire Faby qui gère la pension de famille et avec qui nous sympathisons un peu plus chaque jour. A cette occasion, tous les habitants de la pension sortent et se retrouvent pour admirer et photographier telle une star, le soleil qui tire sa révérence et donne à la mer et aux nuages des teintes magnifiques.

Nous faisons aussi la connaissance de deux jeunes gens fort sympathiques, Wissem et Ibtissem ainsi que de leur petite fille Nahya arrivés la veille au Fare Miti. Nous terminerons après l’observation fascinante du coucher de soleil, autour de notre table et d’un apéritif bien agréable en compagnie de Faby. Un chouette moment !

Fin d’une belle journée où nous n’en demandions pas tant. Demain, Jeanne profitera avec Pauline et Nathalie de son cadeau d’anniversaire…

A suivre…

Nouvelle Zélande : la synthèse de Nathalie 

Ce pays est très agréable et mérite que l’on s’y attarde plus. Neuf jours, c’est trop juste pour découvrir tout le Nord et s’imprégner de la culture du Pays. Nous avons donc visité essentiellement la péninsule de Coromendel et le centre autour de Rotorua. Je trouve que la population est très cosmopolite : il y a beaucoup d’Asiatiques, bien sûr les Maoris, des blancs et des Indous. Auckland est une ville jeune et très dynamique. Il y fait bon se promener autour du port dont l’activité maritime est très développée. C’est une ville qui se parcourt aisément à pieds. J’ai particulièrement aimé le charme du vieux quartier d’Auckland sur les hauteurs de Ponsonby. Les maisons y sont très coquettes avec leur bow-windows et leurs boiseries dentelées.

Les paysages variés nous ont beaucoup séduits malgré le temps couvert et pluvieux qui nous a suivis. La péninsule de Coromandel est grandiose avec ses montagnes verdoyantes surplombant la mer. Il paraît que l’île du Sud de Nouvelle Zélande est encore plus impressionnante et sauvage que l’île du Nord. C’est dire que nous avons encore beaucoup à découvrir, peut être à l’occasion d’un autre voyage…On peut voir aussi bien des plaines où paissent de nombreux moutons et vaches que des collines aux pentes douces aux airs irlandais. On peut aussi voir des reliefs plus tourmentés entrecoupés de forêts primaires tropicales. Quant aux lacs aux couleurs fluorescentes et irréelles autour de Rotorua et aux vapeurs qui se dégagent des profondeurs de la terre, c’est surprenant et fascinant. Ces endroits nous font réaliser combien cette terre est si vivante et si puissante.

Enfin, en Nouvelle Zelande, on mange très bien : Le vin, la viande, les kiwis et les clémentines sont succulents. Cette pause gustative nous a fait du bien dans notre périple à l’instar de la Nouvelle Calédonie. Le climat est tempéré. On pourrait projeter facilement d’y vivre car cette île a comme un petit air de France.

J140 : Moorea, au ra-len-ti…

(#FrenchPolynésia – #Moorea)

Aujourd’hui, comme nous le pensions et l’espérions, la journée passe au ralenti. Juste envie de profiter de ce qui s’offre à nous et à nos yeux sans se sentir obligé de parcourir de long en large l’île de Moorea. Nous ferons plus ample connaissance avec elle dans les jours prochains, mais pour l’heure nous voulons profiter du lieu qui nous accueille et qui a des airs de paradis…bref à nous les vacances ! C’est paradoxal, mais là on sent vraiment la différence entre voyager et être en vacance 😉

L’occasion pour faire un bilan à 40 jours du retour à la vie réelle.

Côté famille : Le moral est bon pour l’ensemble de l’équipage même si nous sentons un peu de fatigue. Il faut dire que la grisaille qui nous poursuivait depuis notre arrivée sur la côte Est de l’Australie commençait à nous peser même si elle ne nous a pas empêché de voir des choses magnifiques et de faire de belles rencontres. Depuis que nous sommes arrivés en Polynésie les choses vont mieux même si la pluie nous rend souvent visite notamment en soirée et qu’il ne fait pas aussi beau et chaud que nous le pensions, l’eau étant même un peu fraiche avant d’y rentrer. Bref il ne fait pas aussi sec qu’il devrait le faire à cette saison, mais ici aussi, malheureusement le temps change et tend à se dérégler…La Nouvelle Calédonie et la Nouvelle Zélande nous ont réservé leur lot de choses sublimes même si le temps passé notamment en Nouvelle Zélande était trop court et trop pluvieux. La Polynésie a un petit goût de fin de voyage pour nous puisque c’est l’une des dernières destinations mais nous y restons plus d’un mois et souhaitons prendre le temps d’apprécier le cadre idyllique qui nous entoure car nous savons que nous n’y reviendrons pas de si tôt. Nous sommes peut-être davantage passés en mode « vacance » que voyage désormais. Le fait de parler à nouveau français y contribue certainement. A ce titre, nous souhaitons à tous ceux qui partent ou prennent des vacances de bien en profiter !

Côté blog :  nous poursuivons notre petit bout de chemin et remplissons notre journal de bord quasiment tous les jours sans relâche ! Vous êtes désormais 420 à vous être abonné au blog directement ou via la page Facebook et Twitter et nous vous en remercions ! Vous pouvez toujours transmettre à vos contacts notre lien, vous avez l’autorisation 😉 Nous avons reçu près de 4300 visiteurs sur nos articles et totalisé 63000 vues. Notre aventure a été relayée dans deux articles dont un récemment par le journal Sud-ouest Gironde. Vos commentaires nous plaisent toujours autant et nous en avons échangé avec vous depuis notre départ près de 1200 (vos commentaires + réponses de notre part).Quant aux photos, j’en suis à peu près à 18000 photos prises depuis le départ ! Les trier et les mettre en ligne prend donc un peu de temps surtout quand le réseau est lent, mais je m’imagine mal faire ce travail au retour 😉

A ce titre, encore un grand merci à Eugène qui nous permet de bénéficier gracieusement de l’outil de compression groupée des photos, batch picture resizer, qui me rend ENORMEMENT service !

A suivre…

J138 et 139 : Moorea terre de rêves !

(#PolynésieFrançaise – #Moorea)

J138 : de Tahiti à Moorea 

Aujourd’hui nous quittons l’île de Tahiti pour celle de Moorea. 6h du matin, notre réveil sonne. Au même moment, la pluie se met à tomber en trombes. Pas très engageant…A 7h30 Titaina nous amène prendre le bus qui s’appelle « Beuce » ici alors que le ciel nous épargne juste le temps de monter dedans, ouf ! Nous partons pour un trajet de 2h30 environ pour atteindre Papeete à 75kms et d’innombrables arrêts de là. Nous profitons de la route pour discuter avec les locaux. Un jeune homme porte un t-shirt rouge marqué du chiffre 193. J’apprends par son biais que cela correspond au nombre d’essais nucléaires réalisés sur les îles du Pacifique par le gouvernement Français depuis plus de 50 ans, le premier tir à Mururoa datant du 2 juillet 1966. Je ne pensais pas qu’il y avait eu autant d’essais…Un collectif associatif « 193 » part justement de Tautira quand nous passons en bus et tente de se faire entendre pour obtenir réparation des dommages causés sur les populations avec notamment semble t-il une forte augmentation du nombre de cancers. Ils doivent marcher plusieurs kilomètres jusqu’à Taravao mais le temps n’est vraiment pas à leur avantage.

Arrivés à la gare maritime assez tôt pour acheter notre billet de bateau, nous attendons sagement le Ferry qui doit nous permettre de réaliser la traversée longue de 15 kilomètres entre les deux îles. Le temps de trajet est de 45 minutes. Le bateau arrivé à quai, nous montons et nous installons confortablement. Il y a du monde mais nous ne sommes pas les uns sur les autres. La traversée passe vite et nous ne voyons aucune manifestation de dauphins ou baleines à travers la vitre…tant pis. Nous arrivons à Moorea où malgré le temps encore perturbé, nous apercevons de belles couleurs turquoises.

Nous attrapons un bus qui fait le tour de l’île. Il nous amène en moins d’une heure devant notre pension de famille de Fare Miti à l’autre bout de l’île au Nord-ouest. Les couleurs que nous apercevons depuis la vitre du bus nous déclenchent un immense sourire et une succession de « wouha » entonnés à quatre voix ! Voilà qui promet encore de belles choses. Notre arrivée à la pension de famille nous séduit et confirme cette impression. Nous sommes reçus avec dynamisme et efficacité par Faby originaire de la baie de Somme, arrivée il y a plusieurs années dans l’île et qui gère les lieux.

Après quelques courses dans les petits commerces voisins, histoire de repérer les lieux,  nous fêtons le soir avec des crêpes, l’anniversaire de Jeanne qui fête ses 14 ans à l’autre bout du monde. De quoi marquer pour de bon ses souvenirs. Pauline s’essaye au look Tahitien avec les fleurs d’hibiscus et cela lui réussit plutôt pas mal !

J139 : première journée sur Moorea

Notre réveil se passe sous la grisaille qui ne dure pas mais cependant la vue nous comble déjà. Il faut dire que la mer est à moins de 10 mètres de notre bungalow et que nous l’apercevons sans bouger…quel luxe ! Les couleurs restent, quel que soit le temps, somptueuses. Après une grosse séance yeux dans les bleus avec l’océan, nous nous rendons au petit centre commercial où je trouve enfin un coiffeur !!! Après quatre mois de non coupe, je m’apprêtais à reprendre la carrière capillaire des Jacksons Five 😉 Mon coiffeur du jour est un français de métropole qui a posé ses valises à Moorea il y a dix sept ans et qui pour rien au monde ne ferait le chemin en sens inverse. Il m’explique que les rapports humains sont ici « humains » et que le rapport n’est pas dans l’échange mais dans le partage…à méditer…

Sorti de chez mon coiffeur avec une sensation d’apesanteur tant le volume retiré est impressionnant, je discute avec un jeune pêcheur polynésien qui vient faire coiffer ses deux jeunes garçons. Lui m’indique qu’il trouve que la mentalité se dégrade sur l’île et que certains jeunes ne veulent plus de la tradition faite de pêche, de culture, de surf, de confection de toits en pandanus et qu’ils ne veulent plus travailler…En outre, ici aussi la crise est passée par là, en attestent le nombre de commerces fermés. Mais aussi, la consommation d’alcool et de drogue chez certains jeunes n’aide pas ni non plus les réseaux sociaux qui attirent les jeunes vers d’autres modes de vie…C’est en tout cas un éclairage intéressant.

Le reste de la journée passe au ralenti, sans s’presser. Un peu de Skype avec nos amis Christelle, Louis et Lise, avec la famille, Cécile et les neveux, sieste, un peu de kayak au dessus du lagon et des coraux pour tâter le terrain…Nathalie et Pauline qui font kayak commun ont d’ailleurs failli rester en suspension au dessus du corail…de quoi alimenter le bêtisier des filles…De nombreuses discussions avec nos voisins de pension viendront terminer agréablement cette première belle journée. Ne manque plus que les traditionnelles photos de coucher de soleil. Voilà c’est fait !

Demain, c’est sûrement encore une journée au ralenti qui nous attend synonyme de repos et de réflexion…quoi de mieux ?

à suivre…

J136 et 137 : Tahiti en un tour !

(#FrenchPolynésia – #Tahiti)

J136 : on reste à quai

Aujourd’hui, la journée est dédiée quasi exclusivement, comme nous le souhaitions, à la préparation de notre long séjour en Polynésie française. Tant pis pour le beau soleil qui nous accompagne toute la journée, il nous faut avancer en profitant de la connexion internet disponible à la maison. La période de vacances qui s’ouvre sur tout le mois de juillet en Polynésie nous pousse à caler la suite a minima. Après avoir bien avancé, nous prenons le temps en fin d’après-midi d’une petite balade avec Titaina qui nous emmène en voiture voir le sable noir entourant le village de Tautira où nous séjournons quelques jours. Mais la nuit tombe vite et à 17h30, nous rentrons.

J137 : c’est la fête de l’autonomie

Le 29 juin est un jour important pour les Polynésiens. il s’agit pour eux de fêter le jour où leurs îles sont devenues il y a 33 ans, autonomes. Cette journée est fériée. Titaina et Eric veulent en profiter, avant les festivités prévues l’après-midi, pour nous faire faire le tour complet de l’île de Tahiti, la plus grande de Polynésie faut-il le rappeler. Un tour complet en comptant la presqu’île fait plus de 160 kilomètres tout de même ! Nous nous laissons donc guider par nos deux hôtes généreux et heureux de nous faire découvrir l’île qu’ils aiment. En voiture ! Au programme, alors que les nuages menaçants du matin laissent peu à peu place à un soleil généreux, superbes plages aux couleurs contrastées sur fond de sable noir, les trois cascades dont l’accès est limité du fait de récentes intempéries, le trou du souffleur où l’océan fait entendre sa puissance au travers d’un trou qu’il a lui même creusé dans la falaise, impressionnant !

Nous nous rapprochons peu à peu de Papeete en profitant de magnifiques panoramas sur la baie de Matavai, lieu du premier contact entre les polynésiens et les européens parvenus sur ces côtes fin XVIIIème. Le phare de la pointe Vénus comporte des panneaux explicatifs de cette période de l’histoire de l’île. Au loin, nous apercevons l’île de Moorea, petite sœur de Tahiti.

En arrivant à Papeete, nous passons voir les épreuves du championnat du monde de pirogue. La course à laquelle nous assistons consacre les six champions tahitiens qui remportent le titre. Une bien belle épreuve où l’on parvient à voir à quel point il faut être un athlète de haut niveau pour aller aussi vite, aussi longtemps et à une telle cadence (quasi un coup de pagaie par seconde) ! Vingt sept kilomètres sur une mer agitée et avec un vent pas toujours là où on l’attend.

Le reste de la balade nous permet d’admirer la beauté des plages qui entourent Tahiti et l’ambiance familiale plutôt sympa qui s’en dégage. Nous apercevons même une murène depuis le bord à deux mètres de nous, au sec, sans avoir besoin de s’équiper d’un masque ni d’un tuba !

Fin d’une belle journée qui nous donne une bonne impression de l’île de Tahiti qui mérite qu’on s’y arrête.

Demain, c’est sur l’île de Moorea située à 15kms de Tahiti que nous partons pour quelques jours…

A suivre…

PS : un très bon anniversaire à notre grande fille Jeanne car nous sommes encore le 30 juin en Polynésie lorsque j’écris cet article. Et tous nos vœux de bonheur à Marguerite, ma jeune cousine et à son désormais mari Rémi qui eux se marient aujourd’hui 1er juillet en métropole !

 

J134 et 135 : Tahiti, c’est parti !

(#PolynésieFrançaise – #Tahiti)

J134 : contact !

Après une arrivée magnifique hier et un accueil inoubliable d’Eric et Titaina, nous partons aujourd’hui à la découverte de notre environnement proche. Nous sommes hébergés sur la commune de Tautira tout au bout de la presqu’île.

Nous partons en direction du village en longeant la route côtière. Il faut dire qu’à Tahiti du fait du relief escarpé, la route est principalement côtière. Les belles impressions de notre arrivée hier se confirment. Le temps en outre reste chaud et très humide, mais plutôt ensoleillé malgré quelques nuages qui s’accrochent au relief. La végétation est luxuriante et donne à l’île un air de jardin tropical dans toute sa splendeur. Le cocktail soleil et humidité fait des merveilles. Le sable noir de la plage ajoute à ce tableau. En fin de balade, nous retrouvons par hasard Titaina au magasin du village dans lequel on trouve de tout. Nous achetons des pâtisseries et spécialités tahitiennes que nous indique Titaina, notamment des Pai Banane, coco, ananas etc…

Après le repas de midi, Titaina nous dépose au pied d’une montée, qui au prix de quelques efforts nous permet d’admirer depuis un belvédère le joli village de Tautira. Le soleil joue un peu avec les nuages mais nous laisse cependant entrevoir les couleurs bleu turquoise du récif et aussi une fois en bas nos premiers requins pointe noire. Une première prise de contact avec l’île réussie et qui nous plaît bien.

J135 : confirmation 

Aujourd’hui, à notre réveil le soleil donne et brille dans un ciel bleu que nous n’avions plus connu depuis plus d’un mois. Pas un nuage et une température hivernale Australe d’au moins 30° ! Il nous faudra faire preuve d’abnégation pour supporter un tel traitement 😉

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Après une matinée à préparer la suite de notre séjour en Polynésie, Titaina nous dépose en début d’après-midi non loin de Taravao du côté de Papeari pour une deuxième balade point de vue sur le lagon. La chaleur est à l’image de la montée, forte ! Mais nous gravissons sans trop de difficulté la pente, profitant de points de vue sur le Pacifique et sur la forêt dense et parsemée de flamboyants à l’orange vif.

En redescendant, nous tombons sur un père et son fils qui profitent eux aussi du panorama. Nous échangeons quelques politesses, commençons à discuter et finissons par nous asseoir autour de la table installée pour profiter du point de vue. Nous faisons la connaissance d’Erwan et de son fils Mawen, polynésiens teintés de Bretagne de part l’histoire familiale paternelle. Nous discutons de culture polynésienne fortement ancrée chez eux, d’environnement et d’explorations. Erwan nous expliquant que pour partir à la découverte de nouveaux territoires sur les océans, il avait fallu aux premiers Polynésiens et bretons non pas de l’ambition mais de l’audace et des compétences fortes en matière de navigation. C’est pas faux !

Après cette aparté inattendue, nous redescendons et retrouvons Titaina. Nous profitons encore un peu du bord de mer avant de rentrer sur Tautira en vue du repas du soir. Nous sommes encore reçus comme des rois le soir et Titaina nous fait à nouveau profiter de ses talents de cuisinière au service des spécialités de son île. Miam ! Un petit rhum de Tahaa aux accents de vanille clôturant ce bon repas et cette belle soirée.

Demain, nous devons prendre encore un peu de temps pour caler nos visites sur les îles polynésiennes. Nous hésitons sur la formule à prendre…Nous voulons voir des îles hautes (avec relief) et aussi des atolls…si chers au chanteur Antoine 😉

A suivre…

J133 : Un jour sans fin…

(#NewZealand – #Polynésie – #Tahiti)

Aujourd’hui, nous disons au revoir à la Nouvelle Zélande qui malgré un séjour court et humide nous a beaucoup plu. Notre nouvelle étape doit nous amener dans un endroit de rêve extrême, Tahiti. Nous faisons un cliché avec les objets qu’on nous a remis avant notre départ, le condor pour mes collègues et amis et la photo des amis, Cédric et Virginie et Denis et Dalila entourés de leurs enfants pour le clin d’œil…il était temps…Nous montons dans notre navette qui nous conduit à l’aéroport, nous nous assurons que nous n’avons pas oublié de citrons dans nos sacs (cf. le dernier bêtisier de Pauline) et montons dans notre bel et grand avions aux couleurs néo zélandaises.

Je me retrouve par hasard au hublot car une dame est malade en avion et préfère être au milieu, chouette ! L’occasion de prendre les traditionnels clichés du départ et de l’arrivée. Nous saluons la majesté des collines de Nouvelle Zélande et un peu plus de quatre heures après, nous découvrons émerveillés malgré les gros nuages, la beauté de l’île de Moorea que nous laissons sur notre gauche avant d’apercevoir le récif aux couleurs turquoises des abords de l’île de Tahiti…Voilà qui promet encore de beaux moments…

Par contre, un détail nous perturbe. Nous avons dû avancer nos montres de deux heures passant ainsi d’un décalage de 10h à un décalage horaire de 12h…bon ça ok, on commence à maîtriser…Par contre, de 10h d’avance sur la France métropolitaine, nous passons d’un retard de 12h…Ainsi donc, partis le lundi 26 juin d’Auckland à 9h25, c’est à 16h10 hier que nous arrivons…soit le dimanche 25 juin…Je crois qu’il va nous falloir un peu de temps pour nous adapter cette fois-ci. C’est bien la première fois que nous gagnons une journée dans notre vie !

Et c’est ragaillardis par ce rajeunissement horaire inespéré que nous arrivons à l’aéroport de Tahiti ! Comme dans les films, nous descendons directement sur le tarmac, sommes saisis par la température proche de 29° et par l’air humide qui nous entoure tout à fait incompatible avec nos polaires ou doudounes…en outre, un groupe de 2 musiciens et une danseuse Polynésiens nous accueille au son du Ukulélé…enfin, une fois nos sacs récupérés, nous sommes accueillis par le cousin de Nathalie, Eric et sa femme, Titaina qui nous remettent de magnifiques colliers de fleurs locales aux senteurs magnifiques. Bref, nous sommes à Tahiti, le rêve s’est bien transformé en réalité !

Sur la route pour nous rendre chez Eric et Titaina, nous commençons à apprécier la beauté des paysages qui s’offrent à nos regards rajeunis malgré le jour qui s’efface. Titaina nous fait dès le repas du soir découvrir ses grands talents de cuisinière au service des plats de son pays à base de poisson frais. Un régal !

Demain, nous découvrirons d’un peu plus près l’environnement qui nous entoure.

A suivre…

ps : merci à mon fidèle ami Fabien pour l’idée du titre 😉

 

J131 et 132 : Fin de partie en Nlle Zélande

(#NouvelleZélande – #île du Nord – de #Rotorua à #Auckland)

J131 : Autour de Rotorua

Le mauvais temps de ces derniers jours nous incite à rester aux alentour de Rotorua où nous nous sentons bien notamment dans notre hôtel avec piscine chauffée à la géothermie et aux prix léger. Nous partons ce matin sous une pluie assez forte en direction des lacs qui avoisinent la ville de Rotorua. Après quelques kilomètres nous arrivons près d’un premier lac. J’insiste un peu pour que nous y passions, Nathalie ayant jeté son dévolu sur le lac bleu…sûrement un lien avec le club équestre du même nom tant aimé des filles du côté de Léognan…(petit bonjour amical à Gaëlle et à ses fidèles cavaliers et cavalières ;-). Il s’agit du lac d’Okareka sous le charme duquel nous tombons. Il est moins touristique que ses voisins mais est entouré par de très beaux paysages. Nous nous y arrêtons un petit moment et profitons d’une accalmie pour aller dire bonjour aux cygnes noirs qui y sont installés.

En continuant sur la route derrière le lac, nous suivons un panneau indiquant randonnées à cheval…L’excitation monte dans la voiture et les filles n’y tiennent plus. Lorsque nous arrivons sur les lieux, nous sommes reçus par deux charmantes jeunes étudiantes toulousaines, Marion et Alexandra, qui sont en Nouvelle Zélande pour trois mois et qui travaillent auprès des chevaux dont elles sont fan (il n’y a donc pas que chez moi que ça arrive…) avant d’aller profiter du pays. Une rencontre sympa qui se termine comme à chaque fois ou presque par l’inévitable photo souvenir.

Nous irons en suivant faire une visite rapide aux autres lacs, le bleu d’une très belle couleur même par temps gris, le vert sacré pour les Maoris (non photographié) et dans lequel toute activité est interdite et le plus grand, le lac Tarawera très beau également. Mais le temps est à la pluie et nous devons finir de préparer notre arrivée en Polynésie. Nous rentrons donc tôt à l’hôtel.

J132 : l’heure du départ à sonné ! 

Aujourd’hui, nous quittons notre hôtel et Rotorua pour remonter sur Auckland. Nous empruntons la route et suivons un moment une superbe Traction avant Citroën. La marque a l’air appréciée ici car nous en avons vu plusieurs. je m’arrêterai également près d’un circuit d karting qui d’après son gérant est l’un des trois plus beaux au monde…Au passage nous prévoyons de passer par la grande ville d’Hamilton entourée d’exploitations agricoles et de terres fertiles. Avant cela, nous faisons une petite boucle par la petite et mignonne ville de Matamata rebaptisée « Hobbiton » car elle abrite les décors du Seigneur des anneaux et notamment le célèbre village des Hobbits. Nous ne visitons pas ce village, par manque de temps d’une part et aussi pour des raisons liées au budget. Pas loin de 200€ pour la famille et une visite guidée au pas de course dans un bus bondé, ne laissant même pas le temps de prendre des photos…tels sont les commentaires qui nous ont un peu retenus…Une autre fois peut-être…

Nous passons aussi par la petite ville d’Heuréka… »j’ai perdu » s’écrie Nathalie…En effet, elle se rend compte qu’elle a oublié sa polaire à l’hôtel avec une paire de lunettes dedans…Comme se plaît à le dire mon père, « quand on n’a pas de tête il faut des jambes »…sauf que là le demi-tour serait trop long à effectuer et risquerait de nous faire arriver trop tard à Auckland pour rendre notre valeureux véhicule de location. Allez zou nous filons, la polaire ne sera espérons le pas trop utile dans notre prochaine destination ! Nous passons par Hamilton qui ne nous séduit pas beaucoup…mais nous sommes passés en voiture sous la pluie et avons peut-être raté les bonnes rues…Pauline qui vit près de là bas nous a confirmé que c’était une chouette ville…Bon nous reviendrons 😉

Nous arrivons avant 17h à Auckland et rendons sans encombre notre voiture de location qui nous a bien rendu service. Nous avions hésité à louer un camping car comme en Australie mais sommes ravis de ce choix, car les routes sont beaucoup plus étroites ici et beaucoup plus sinueuses et vallonnées…et humides…

Demain nous prenons l’avion pour nous envoler vers une autre destination de rêve…Tahiti. Espérons que le temps gris qui nous suit depuis plus d’un mois, à notre arrivée sur la côte Est de l’Australie, nous laissera un peu de répit…

Au final, nous avons passé un séjour certes trop bref en Nouvelle Zélande, nous avions fait ce choix du fait de la saison hivernale, mais suffisamment long pour nous faire adorer ce magnifique pays dans lequel nous souhaitons déjà revenir. Nathalie prépare sa synthèse…

A suivre.

 

J130 : Y’a le feu au lac !!!

(#NouvelleZélande – #ïleduNord – #Rotorua – #WaiOtapu)

Ce matin, la grisaille d’hier parsemée de quelques gouttes tourne à l’arrosage intégré. Pas de quoi nous dynamiser vraiment au réveil que nous faisons du coup un peu trainer. Nous profiterons de cette « aubaine » climatique pour organiser, il serait temps, notre arrivée prochaine en Polynésie et faire travailler nos filles qui sont en demande forte depuis quelques jours (ça fait du bien de rêver…).  Nous décidons de raccourcir notre journée découverte en misant sur un site qui nous paraît particulièrement intéressant. Il s’agit du site de Wai O Tapu à côté du village Maori du même nom. La campagne que nous traversons malgré le plafond très bas nous plaît. Nous croisons déjà un lac en feu au dessus duquel des centaines d’hirondelles (ça y ressemble) volent à la recherche d’un peu de chaleur !!! Mais où sommes nous ?

Avant d’arriver sur notre site, nous bifurquons après un panneau nous indiquant une piscine de boue (Mud Pool). Nous ne tenterons pas la baignade…la boue étant en ébullition…

Nous entrons enfin dans le site de Wai O Tapu. L’odeur du souffre y est très présente et les fumigènes y sont très nombreux…on se croirait un soir de match OM/PSG, le bruit des supporters en moins. Nous suivons les panneaux en commençant par le numéro 1. En effet, on a beau avoir la tête à l’envers par rapport à la France, on n’en fait pas pour autant les choses à l’envers ! Les étapes qui se succèdent malgré la pluie parfois forte (ici aussi elle mouille) sont impressionnantes. On se croirait sur une autre planète. Les couleurs du sol oscillent entre le blanc, le jaune, le vert, le marron, le rouge oranger et le noir…les couleurs de l’eau varient du marron taupe, au bleu translucide au vert pomme et même fluo ou encore à l’orange en fonction des caractéristiques de l’eau et de certains acides qui y sont plus ou moins présents. On imagine ce que ça doit être en plein soleil. Ici encore les lacs fument et la température y est de 100° en surface ! On sent la chaleur dans les nuages de vapeur qui nous traversent et c’est finalement bien agréable par ce temps frais et pluvieux malgré les odeurs de souffre. On sent aussi la chaleur dans le sol qui sonne creux sous nos pieds à certains endroits.

Après cette balade étonnante nous rentrons dans nos pénates pour vaquer à d’autres occupations. Il pleut fort et les filles qui ont sûrement trop respiré de substances inconnues se font un délire avec leur discret poncho retrouvé. Le soir, comme à notre habitude depuis notre arrivée à l’hôtel Four Canoes de Rotorua, nous profitons d’un plouf dans la piscine extérieure chauffée naturellement à 37° bien agréable ! En photo, le musée de Rotorua qui est un bien beau bâtiment.

Demain, le temps promet d’être à nouveau bien humide. Nous prévoyons de ce fait de rester sur notre zone de Rotorua…

A suivre…

 

 

J129 : Allons nous rôtir à Rotorua ?  

(#NewZeland – #NorthernIsland – #Rotorua)

Arrivés à Rotorua la veille où les odeurs de souffre sont partout, nous sommes bien décidés à aller au contact des curiosités géologiques de la ville. Nous partons sur les conseils avisés (comme toujours) de Nathalie pour une balade en forêt qui doit nous amener au dessus d’un des sites les plus connus de la ville, Te Puia. Nous prenons le chemin par la droite attirés que nous sommes par les séquoias géants de la forêt de Redwood…c’est comme ça. Au bout de trois heures de marche sous la pluie et sous nos ponchos qui n’étaient plus sortis depuis un moment, nous arrivons à notre objectif ! Bon, si nous avions pris à gauche en délaissant les séquoias, nous serions arrivés en moins d’une heure…mais dans ce cas, nous n’aurions sûrement pas rencontré Peter, un sympathique ressortissant de marque anglaise expatrié à Toronto. Il est spécialement venu en Nouvelle Zélande pour assister à un match de rugby prestigieux entre les Lions, sélection des meilleurs joueurs de rugby du Royaume Uni et d’Irlande.. en dehors de la France comme il nous le glisse avec un sourire joueur 😉 et les redoutables All Blacks, au stade Eden Park d’Auckland.

Suite à cette balade qui nous permet d’apercevoir nos premiers geysers non sans excitation, nous poursuivons la visite aux alentours de Rotorua par le parc gratuit de Kuirau. Il s’agit d’un parc comme nous en connaissons chez nous à la seule différence qu’ici, l’herbe fume ainsi que les petits lacs et autres mares…drôle d’endroit. Des panneaux indiquent en tout cas qu’il est interdit d’y faire trempette. Dommage, parce qu’avec la fraicheur, un peu d’eau chaude ne nous aurait pas déplu. Nous y croisons aussi nombre de poulets bleus que nous avions déjà remarqués en Nouvelle Calédonie. Ils ont des pattes hyper large et un doigt central démesurément long qui lui donne un petit côte David Vincent (pour ceux qui étaient nés…). En outre, la bête bien qu’à l’aérodynamique discutable vole !

Nous terminons nos visites du jour toujours sous la grisaille, par le village Maori d’Ohinemutu au bord du lac de Rotorua. Là encore, de la fumée accompagnée d’odeurs de souffre s’échappe de tous les interstices et autres flaques ou étendues d’eau présentes au sol. Pas de souci de chauffage ici, il est gratuit ! Un site assez incroyable et totalement inédit pour nous. Par contre, nous ne croiserons malheureusement aucun de ses habitants.

Demain, nous allons voir un autre site important de cette région à l’activité volcanique forte, le site de Waiotapu encore plus spectaculaire paraît-il !

A suivre…