J128 : Il est l’or mon seignor !

(#NewZelande – #NorthIsland – #KarangahakeGorge – #Waihi – #Katikati- #Tauranga – #Maunganui – #Rotorua)

Après la superbe découverte de la péninsule de Croromandel hier, nous filons en direction de Rotorua, la ville aux marmites d’eaux sulfureuses en effervescence.

Notre première étape est la visite d’un ancien site d’une importante mine d’or installée en plein canyon. Ce site est celui de Karangahake Gorge. Il est très facile d’accès et borde la route que nous empruntons. Nous nous arrêtons, essayons de lire les panneaux explicatifs en anglais. Ces derniers nous rappellent comme s’il en était besoin nos lacunes en anglais malgré nos progrès indéniables depuis notre départ il y a quatre mois. Nous empruntons un des chemins parsemé de fougères arborescentes (photo d’une feuille emblème d’une célèbre équipe de rugby) pour aller à la découverte de quelques vestiges. La ballade est très intéressante bien que le vent qui s’engouffre entre les gorges soit violent. Elle nous permet d’approcher d’assez près ce que devait être la vie des chercheurs d’or de l’époque, employés par des patrons qui seuls devaient en voir réellement la couleur et ayant chassé de ces terres les Maoris qui vivaient là bien avant eux. Les mineurs quant à eux ont dû souffrir à tenter d’extraire ce précieux métal pour une bouchée de pain. Les tunnels creusés à la pioche à travers les parois rocheuses qui surplombent une rivière sont impressionnants. Nous en traversons certains à la seule lueur d’un téléphone. A l’époque des chevaux partageaient également les souffrances des hommes dans des conditions d’une extrême dureté pour tirer les charriots de métal posés sur les petits rails. Nombre de mineurs mourraient jeunes du fait des poussières de quartz qu’ils respiraient à longueur de journée…

Après cette balade instructive, nous reprenons la route plus au Sud pour notre deuxième étape. Il s’agit d’une autre ville où la mine est reine. La petite ville de Waihi vit encore au rythme de l’extraction. Nous sommes ici dans la version moderne de la mine d’or où des machines immenses ont remplacé les hommes avec leurs pioches pour grignoter la montagne. Le résultat est également impressionnant. Le roc est rongée sur une profondeur d’environ 100 à 200 mètres qui forme un cratère d’au moins 500m de diamètre. Toute l’économie locale est liée à cette exploitation.

Nous poursuivons la route en direction de Katikati. Cette petite ville est mentionnée comme étant la plus jolie ville de moins de 8000 habitants du pays…bon, cela ne nous saute pas aux yeux. La ville est également célèbre pour ses fresques murales qui décorent une bonne partie des murs du centre ville. Nous nous y arrêtons un moment pour les admirer.

La route se poursuit pour atteindre une autre curiosité locale. Une montagne qui semble marcher seule sur la mer. Nous sommes à Tauranga. ll s’agit du plus grand port de Nouvelle Zélande pour les exportations de denrées, bois et autres marchandises. Les conteneur y sont visibles à perte de vue. Derrière eux, une montagne sacrée pour les Maoris, le Maunganui (attrapé par l’aube) qui selon la légende aurait demandé au peuple de la nuit de l’amener en mer pour la noyer suite à un chagrin d’amour. Mais les rayons du soleil du matin ont chassé les mauvais esprits laissant la montagne les pieds dans l’eau mais vivante. Quant à nous, nous avons bien cru mourir en escaladant ses pentes raides et longues pour aller y chercher un point de vue spectaculaire qui nous a donné la vue une fois arrivés là haut 😉 Nous y avons également croisé quelques animaux locaux, moutons, lapins sur les sommets et un oiseau endémique qui a deux petite boules blanches sous le cou…Apparemment nous aurions eu de la chance de croiser le TUI, c’est son nom, au gazouillis léger.

Après cette bonne marche, c’est de nuit que nous arrivons à Rotorua. La ville malgré la petite pluie fine qui s’invite, les odeurs de souffre permanentes et le vent frais, a l’air agréable et assez vivante. De nombreux restaurants ou bars sont en activité. Demain, nous prévoyons d’aller voir les curiosités qu’offre à voir la ville, notamment les fameuses marmites d’eau sulfureuses…

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A suivre…

J127 : Que dis-je, c’est une péninsule !

(#NouvelleZélande, #Thames, #CoromandelPéninsule)

Ce matin, nous prévoyons une boucle pour faire le tour de la péninsule de Coromandel où nous sommes arrivés hier en fin d’après-midi. Nous ne savons pas à quoi nous attendre. Pour ma part j’imagine les paysages asses plats, Nathalie assez hauts…1 point pour Nathalie…La péninsule est une montagne qui se jette dans la mer sur ces deux côtés. Nous commençons pas la côté Est et longeons la route côtière magnifique où nous pouvons suivre la mer à quelques mètres sur plusieurs kilomètres. Un régal !

Peu à peu, nous nous enfonçons notamment pour traverser la péninsule d’Est en Ouest et passons au travers des montagnes. La encore, paysages époustouflants qui nous feront nous arrêter presque tous les 200 mètres tant la vue est belle. En outre, il est ici très facile d’arrêter son véhicule sur le bord de la route pour en profiter, nous ne nous en privons pas.

Arrivés au sommet nous nous arrêtons pour une pause déjeuner au grand air. Le vent est très fort et bien frais. On respire ! Nous croisons au hasard de notre pause, Bill, un homme, sorte de cowboy qui arpente la montagne sur son cheval Apaloosa. Il vient du bas de la montagne sur la côte et rentre manger chez lui. Son vieux chien le suit au ralenti. Visiblement pas de stress chez cet homme qui prend le temps de vivre. Les filles vont à sa rencontre pour lui demander si elles peuvent caresser le cheval. Elles se retrouvent avec un large sourire dessus en plein rêve. Une jolie rencontre que le hasard nous a encore réservée.

Nous redescendons toujours émerveillés par les paysages vers la côte Est et retrouvons la mer. L’objectif de Nathalie est de nous faire trouver de l’eau chaude sous le sable de la plage de Hot Water. Pauline et Nathalie très motivées se remontent les manches à l’arrivée sur la plage et commencent à creuser à la recherche de cette eau chaude de source volcanique…Nous lisons en sortant de la zone le panneau qui était à l’entrée et que nous n’avons pas vu…il y est indiqué que l’eau chaude se trouve à seulement deux endroits sous le sable et accessible uniquement quand la marée est basse…La marée est au plus haut à notre arrivée…aucune chance donc de trouver les deux sources…Ca nous a bien fait rire 😉 Nous avons au moins profité d’une très belle plage et pris un autre bon bol d’air, ne croisant qu’un drôle d’oiseau noir au long bec rouge oranger.

Nous rentrons à notre hôtel Junction de Thames ravis. Fin d’une très belle journée qui confirme notre attrait pour ce pays sauvagement beau ! Demain, nous descendons un peu plus vers le Sud pour nous rapprocher des geysers de Rotorua.

A suivre…

 

 

 

 

 

J126 : flash back !

(#NewZealand, #Auckland, #Howick ,#Thames, #CoromandelPeninsule)

Aujourd’hui, nous disons au revoir à la ville d’Auckland qui nous a beaucoup plu hier en faisant une dernière visite du côté Parnell. Nous y retrouvons à nouveau de superbes maisons et édifices magnifiquement conservés.

Nous nous éloignons ensuite un peu de la ville d’Auckland en passant par Mission Bay, sur les traces de son passé récent et remontons l’histoire jusqu’aux années 1840. Nous nous dirigeons pour cela vers un petit village reconstitué avec de vraies maisons anciennes du temps des pionniers européens arrivés sur les terres Maories. Ces derniers vivaient d’abord parfois jusqu’à trois ans dans des tentes le temps que leur maison en bois soit construite. Les maisons présentes dans la village historique ont été cédées par des familles soucieuses de faire vivre la mémoire de leurs ancêtres. Elles ont ensuite été démontées ou déplacées en l’état sur des camions pour être regroupées sur un même terrain, dans la commune de Howick. Elles ont été disposées afin que le visiteur se rende compte de la vie d’alors. Les filles sont ravies de ce retour en arrière et jouent comme si elles y étaient dans les écoles où l’omniprésence du bois donne aux salles de classe une chaleur bienveillante. Nous tombons également sur un tournage de film pour YouTube dont le concept nous échappe, les tenues vestimentaires faisant plutôt penser au moyen âge sur fond de décor de ruée vers l’or…Si certains connaissent la série…Nous sommes peut-être passés à côté de grandes vedettes sans le savoir 😉

Après cette très intéressante visite qui nous prend bien plus de temps que prévu tant les filles s’éclatent à visiter chacune des maisons et y jouer des scènes de théâtre improvisées, nous filons en direction du Sud-Est de l’île du Nord. Notre objectif est de rejoindre avant la nuit la péninsule de Coromandel. Nous arrivons vers 17h30 nuit tombante dans la jolie petite ville de Thames. L’ambiance paraît un peu rustre au premier abord. Nous tombons même sur une Guest House où on annonce fermement à Nathalie qu’ils ne prennent pas les enfants…ça alors ??? C’est bien la première fois ! Toutefois, l’ambiance nous plaît bien. La ville est liée à l’histoire aurifère du pays et elle s’est développée autour de sa mine d’or. Les bâtiments anciens sont très bien préservés mais la ville est assez vivante avec tout un tas de commerces ce qui lui donne un air de musée vivant. Nous tombons sur un hôtel au look farwest qui nous tente, l’hôtel « the junction ». Le tarif reste doux et le wifi est fourni en illimité ! Une aubaine 😉

Demain nous prévoyons de visiter la  péninsule de Coromandel en en faisant le tour. Nous sommes désormais à 115kms d’Auckland.

A suivre…

J125 : LA LA Auckland !

(#NouvelleZélande – #Auckland)

Ce matin,  c’est le cœur léger et l’humeur rafraichie par le temps automnal que nous nous dirigeons avec notre véhicule de location de l’aéroport où nous avons passé la nuit vers le centre ville d’Auckland. De cette ville, nous ne connaissons pas grand chose disons-le. Notre objectif numéro un est de nous poser dans l’auberge de jeunesse qui nous accueille pour une nuit. Nous arrivons grâce à Google Maps à bon port sans difficulté. Il faut dire que sans l’avoir prévu nous arrivons un dimanche dans cette grande ville ce qui nous assure une certaine tranquillité. Nous garons notre véhicule dans le parking de la maison de jeunesse Jucy Snooze qui a l’avantage d’être très bien placée et à un tarif intéressant pour le centre ville. Les filles ressortent leurs doudounes endormies depuis notre départ 😉

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Nous filons désormais, aidés de nos seuls fidèles jambes et pieds, à travers les rues d’Auckland. Premier constat, la ville n’est pas plate…Nous descendons rapidement au niveau de la mer sur les quais…et nous sommes tout de suite séduits. Il s’en dégage une ambiance décontractée mais néanmoins dynamique que nous aimons bien. La ville est assez aérée et les bâtiments récents et modernes côtoient sans snobisme et même avec respect les bâtiments plus anciens témoins du passé de la ville.

 

Après ce premier contact avec la partie maritime d’Auckland, nous montons sur les hauteurs de la ville en nous écartant des quais. Nous suivons les conseils avisés de Pauline, jeune française installée en Nouvelle Zélande que nous ne verrons malheureusement pas car elle est en France en ce moment, mais que nous remercions 😉 Nous remontons l’artère principale Queen Street, partons du côté de Karangahape et continuons sur Ponsonby road. Nous sommes ravis ! En effet, Auckland a su préserver son patrimoine. Les maisons en bois façon cottage anglais sont pleines de charme. D’autres en brique n’ont rien à leur envier. L’habitat des quartiers que nous traversons est bas et donne l’impression malgré la taille de la ville de bien respirer. Sur les contours de la cité, pas de grands immeubles contrairement aux buildings du centre ville qui jouent la verticalité. Ces derniers sont toisés par la sky tower forte de ses plus de 300m de haut, épaisse comme une aiguille et qui sert pour les marcheurs que nous sommes de point de repère bien efficace.

 

Après la visite des hauteurs, nous redescendons des collines urbaines pour rejoindre la mer. Nous passons par une zone maritime très active et tournée sur l’univers de la mer et des bateaux. Nous croisons un garage à bateaux incroyable comptant plusieurs centaines d’embarcations stockées là les unes sur les autres et comme mises en rayon. C’est impressionnant. Le port de plaisance est également immense. On sent bien que cette ville vit par et pour la mer. Nous remontons l’ensemble des quais pour terminer notre longue marche. Nous nous arrêtons pour prendre un chocolat chaud réconfortant et tombons grâce aux bons yeux de Jeanne, sur une raie de près d’1,5O d’envergure en plein port, incroyable !!!

 

En poursuivant, nous pouvons admirer des bateaux à voile et à moteur magnifiques. Un voilier de plus de cinquante mètres nous fait un peu rêver.

 

Avant de rentrer dans notre auberge de jeunesse, j’insiste pour rendre visite à la Sky Tower que je verrai bien d’en bas. Les filles commencent à accuser le coup mais nous parvenons à ce dernier objectif de la journée. La tour est certes impressionnante mais c’est surtout le luxe du quartier qui l’entoure qui retient notre attention. Un magnifique hôtel semble concentrer les voitures de luxe dédiées à ses riches clients (quelques photos pour les amateurs). Il ne nous reste plus qu’à retourner à notre chambre, bien fatigués mais enthousiasmés par la ville que nous venons de visiter.

 

Demain, nous continuons un peu la visite d’Auckland avant de descendre plus au Sud.

A suivre…

 

 

Nouvelle Calédonie : la synthèse de Nathalie

Tout d’abord, je dois dire que même si le beau temps n’a pas toujours été au rendez-vous et même si nous avons un peu manqué de temps pour visiter la Nouvelle Calédonie de façon exhaustive, nous avons beaucoup apprécié cette grande île.

Ce qui nous a le plus plus, c’est la variété des paysages ; les savanes blondes qui s’étendent au Nord Ouest, les falaises escarpées plongeant dans la mer au Nord Est, les rivages bordés de forêts tropicales au Sud…La route ou plutôt la piste du Sud sillonnant des montagnes aux allures de maquis est magnifique malgré les nombreux nids-de-poule et gués que nous avons dû traverser. J’ai particulièrement adoré le moment où la piste a débouché de manière complètement inattendue sur une immense usine d’extraction de nickel. On est alors passé brutalement d’un endroit perdu, sauvage et lunaire à un semblant de civilisation. C’était hallucinant de découvrir à la tombée de la nuit cet enchevêtrement de tuyaux et ces énormes cuves tachées de terre ocre d’où émanaient d’étranges vapeurs. C’était aussi impressionnant d’entendre le bruit sourd des lugubres machines.

Ce que nous avons également aimé en Nouvelle Calédonie, ce sont les couleurs éclatantes de cette île: Le vert des pins colonnaires se dressant fièrement sur les collines, Le rouge orangé de la terre fendue contrastant avec Le vert clair particulièrement lumineux même par temps gris des herbes tendres et de la cîme des arbres et enfin les reflets bleu turquoise de la mer.

La découverte de l’île aux canards a été un des temps forts passés à Nouméa. C’est en effet la première fois que je voyais une telle profusion et concentration de poissons multicolores et variés nager autour de moi et au dessus des coraux tout aussi intéressants. Et cela à seulement à peine 2 mètres du rivage! C était aussi magique de nager avec une tortue évoluant avec grâce et paisiblement devant moi.

Un autre temps fort passé  à Nouméa a été la rencontre chaleureuse avec les  Caledoniens. Nous avons été touchés par leur accueil. La maison gentiment prêtée, nous a permis de se poser un peu dans ce voyage au long cours et d’apprécier un confort plus douillet. Nous nous sommes adonnés aux joies de la lecture et aux plaisirs de la table ponctués d’agréables apéros. Nous avons apprécié de déguster des crevettes  ici, incomparables avec celles de métropole, ainsi que des mets savoureux que nous ont fait goûté Cathy et Jérôme (salade thaïtienne de poisson perroquet au lait de coco et spécialités calédoniennes à base de viande de cerf). Nous garderons un bon souvenir des riches moments passés en présence de Jean Pierre et Sylvana ( Skype), de Cathy et Jérôme, de la pétillante Marie Jo et de son adorable maman Dominique, de Kirianou et de Laura. Je n’oublie pas non plus le sourire des commerçants et les nombreux saluts des Kanaks.

Un seul bémol ; c’est la multitude de tags recouvrant les  murs des villes et les déchets jonchant le sol. Nous avons aussi un peu côtoyé les kanaks  mais nous regrettons de n’avoir pas pu nous immerger plus dans la culture kanake riche en coutumes et sur le plan artistique. En effet, faute de temps, nous n’avons pas pu dormir ou manger chez une tribu (il y a tout de même 36 tribus et 32 dialectes différents). Nous n’avons pas pu non plus visiter l’île des pins à cause d’une meteo trop incertaine.

Enfin, tout cela nous incite à revenir sur cette île dont il reste encore de nombreuses choses à découvrir, peut être à l’occasion d’un futur voyage, qui sait.

J124 : De Nouvelle C en Nouvelle Z

(de #NouvelleCalédonie à #NouvelleZélande)

Et pour commencer, bonne fête à nos papas et à tous les autres ! (c’est le deuxième tour 😉

Ce matin nous quittons la Nouvelle Calédonie. Après un dernier au revoir à Cathy et Jérôme, nous grimpons dans la navette qui nous amène à l’aéroport de La Tontouta à 45kms de Nouméa. L’avions est annoncé avec un peu de retard.

Nous nous envolons et parvenons à capter du regard la beauté des côtes Calédoniennes au travers de quelques nuages.

Un peu plus de deux heures plus tard, c’est encore une Nouvelle mais Zélande cette fois-ci qui nous accueille sur son sol. Les nuages là encore sont sympas avec nous et nous laissent entrevoir les courbes de cette nouvelle terre. Vu d’en haut cela semble bien prometteur…

A l’arrivée à l’aéroport d’Auckland, nous passons cette fois-ci sans encombre les contrôles. Il faut dire que nous ne nous baladons pas avec deux citrons oubliés au fond du sac de Nathalie et qui ont failli nous coûter 400 dollars… 😉 Pour ceux qui ont raté l’épisode aux agrumes, je vous redonne le lien vers le bêtisier de Pauline.

Une fois descendus de l’avion nous récupérons notre nouvelle voiture de location plus grande que ce que nous pensions, parfait pour nos bagages ! Demain, nous commençons par la visite d’Auckland, capitale économique du pays…

A suivre…

J122 et 123 : deux p’tits jours et puis s’en vont !

(#NouvelleCalédonie – #Nouméa – #IleAuxCanards)

J122 : dernière visite aux poissons !

Après une grosse, fatigante mais bien belle journée à visiter le Nord de l’île, nous prévoyons aujourd’hui de nous poser et de profiter du soleil localement. Les fille veulent revenir à l’île aux canards pour voir les beaux poissons aperçus il y a quelques jours. Le soleil est plus franc que les jours précédents et nous en profitons. L’eau nous paraît encore un peu fraiche, elle doit pourtant avoisiner les 23°…serions nous devenus frileux à force d’endurer depuis près de quatre mois des températures comprises entre 30 et 40° ? Le vent qui souffle assez fort sur l’îlot renforce cette impression.

La séquence masque et tuba nous réserve à nouveau de bien belles surprises. Nous nageons au milieu de magnifiques poissons de toute forme et de toutes les couleurs. C’est un régal pour les yeux. Nous avons l’impression d’être dans un aquarium géant où les poissons s’abritent et mangent paisiblement au cœur de coraux eux aussi très beaux et très colorés pour certains en habit rouge, bleu électrique, violet etc…Encore un beau moment sur cette petit île qui bien qu’à seulement 900m de l’anse Vata sur Nouméa est une réserve naturelle. Les farés, petites huttes au toit de coco construits en son centre, sont également très beaux et donnent beaucoup de cachet à l’îlot. Les filles inspirées font une tortue en coquillages et coraux morts très réussie et même photographiée par des passants 😉 Elles en sont très fières !

Le soir, nous répondons à la gentille invitation de Jérôme et Cathy qui nous ont si bien accueillis à notre arrivée. Nous passons un super moment où généreusement, ils nous font goûter à des saveurs propres à l’île, salade de cerf, saucisson de cerf et brochettes de cerf ! Nous sommes cerfis 😉

 J123 : préparation du départ…

Les bonnes choses ayant une fin, nous préparons pour notre dernier jour notre départ et calons les derniers éléments pour notre arrivée prochaine en Nouvelle Zélande. La journée passe bien vite.

Le soir, Mamie Dominique nous rend une visite et nous fait une surprise. Elle a tenu à nous préparer des nems et à nous les amener. Nous passons un bon moment à discuter avec elle de son histoire familiale riche et passionnante qu’elle a plaisir à partager avec nous. Nous faisons un dernier coucou via Skype à Jean-Pierre et Sylvana qui nous ont fait un beau cadeau en nous permettant d’habiter dans leur jolie maison pendant tout notre séjour. Nous les remercions chaleureusement ! Ainsi s’achève notre séjour réussi malgré quelques nuages en Calédonie. Le soir même nous nous retrouvons à nouveau à partager le repas avec Cathy et Jérôme, autre bon moment.

Demain, nous partons dans la matinée pour l’aéroport de La Tontouta en direction d’Auckland. Nous y resterons neuf jours.

(en photo petit clin d’œil comme dans chaque pays depuis notre départ à nos amis et collègues qui nous ont demandé dans chaque pays respectivement de nous prendre en photo avec leurs portraits et avec un condor en plastique;-)

A suivre…

 

J121 : la grande boucle Calédonienne !

(#NouvelleCalédonie – de #Nouméa à Nouméa d’Ouest en Est – #Hienghène – #Koné – #Bourail)

Aujourd’hui, nous partons visiter le Nord de l’île après le Sud hier. La distance qui nous sépare de notre point de chute est conséquente, environ 370kms aller. Nous prévoyons de passer peut-être deux jours pour faire la grande boucle au départ de Nouméa située dans le Sud Ouest de l’île.

Direction Bourail sur la côté Ouest et pour commencer une visite à la roche percée, rocher séparé de la côte.

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Nous filons ensuite au travers des montagnes pour rejoindre l’Est de l’île. Une bonne heure de serpentins sur une route correcte mais sous un plafond un peu bas nous y attend. Le paysage est beau mais nous restons un peu sur notre faim…La grisaille ne nous aide pas non plus. L’arrivée sur la côte nous séduit davantage mais là encore les nuages nous poursuivent comme dirait Marie-Jo 😉

Nous remontons ensuite en direction du Nord par la côte Est, en direction de Hienghène. Cette commune abrite le fameux rocher dit de la Poule qui est un incontournable ici. Les reliefs escarpés et déchiqueté de la roche noire plantée dans l’Océan sont spectaculaires. Là encore, le temps gris nous poursuit malheureusement et nous empêche de voir l’Océan Pacifique tel que nous le voudrions, c’est à dire paré de ses teintes turquoises que nous adorons. Mais pas de quoi nous saper le moral !

Nous décidons du fait du temps finalement de retourner sur nos pas et de rentrer sur Nouméa. Pour le retour, nous empruntons une nouvelle route au travers des montagnes plus au Nord.

Elle nous fait arriver au Nord Ouest de l’île dans la commune de Koné. Le temps est un peu plus ensoleillé et nous permet de profiter des teintes superbes des montagnes que nous traversons. Les paysages sont majestueux et nous séduisent davantage que lors de la traversé du ce matin. Il faut dire que la route est davantage sur les hauteurs et nous laisse entrevoir des panoramas superbes. Les fougères arborescentes sont magnifiques et d’un vert intense ainsi que l’ensemble de la végétation tropicale.

Notre arrivée à Koné confirme nos belles impressions. Le paysage change radicalement et nous permet de profiter de plaines arides où paissent tranquillement dans d’immenses espaces des bovins.  Au loin les magnifiques montagnes traversées précédemment s’effacent peu à peu. Le soleil qui commence à décliner nous offre une vue magnifique sur ces paysages qui nous plaisent énormément.

La fin de notre boucle se fera de nuit. Nous avions vu et découvert les paysages à partir La Foa ces jours derniers donc nous ne sommes pas frustrés de cette retraite motorisée aux flambeaux de notre Twingo. La route est belle de ce côté là et le retour se fait dans de bonnes conditions.

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Au final, nous avons fait beaucoup de kilomètres dans une seule journée mais nous sommes ravis d’avoir pu découvrir une autre facette de la Nouvelle Calédonie qui nous fait penser par sa diversité un peu à la Corse. La journée nous rappelle aussi celle où en Australie il y a quelques semaines, nous étions rentrés émerveillés de devil’s Marble dans la journée et avions parcouru 900kms avec notre gros camping car d’une traite 😉

Demain, nous prévoyons une journée plage si le temps se confirme au beau. Les filles ont envie de se poser et de délaisser un peu la voiture.

A suivre…

J120 : La voiture, c’est l’aventure !

(#Nouvelle Calédonie – de #Nouméa à #Yaté #RivièreBleue et #Goro)

Malgré la forte pluie qui a joué avec nos nerfs une bonne partie de la nuit, nous sommes bien décidés à visiter le Sud que nous avons finalement évité hier du fait de prévisions météo trop hasardeuses…Nous sautons dans notre Twingo baroudeuse et traçons la route jusqu’au parc de la rivière bleue. Le plafond reste assez bas mais la pluie se décide à rester là où elle est le mieux, c’est à dire dans les nuages. Après une longue route sinueuse comme je les aime, nous parvenons à notre objectif aux alentours de 10h. Nous achetons notre ticket d’entrée et d’accès à la navette. Nous pénétrons dans le parc qui est très beau et au milieu duquel coulent deux rivières, la bleue et la blanche qui se mêlent dans une immense retenue artificielle qui a noyé plusieurs vallées. Ce lac est en fait dû à un barrage réalisé pour les besoins de l’industrie minière de nickel, (notamment pour la production électrique) métal dont la Calédonie est le 3ème producteur mondial avec plus de 20% de la production, ce qui paraît incroyable quand on connaît la taille de l’île, qui bien que troisième île du Pacifique en superficie demeure tout de même de petite taille.

Le vert électrique de la végétation malgré la grisaille du ciel comme hier nous séduit. Le contraste avec la terre rouge est saisissant…qu’est-ce que cela doit être en plein soleil !?! Nous passons par la forêt noyée, avec des chênes gomme qui se sont retrouvés les pieds et le tronc dans l’eau suite à la construction du barrage il y a environ soixante ans et qui sont encore debout ! Nous apercevons aussi nombre d’espèces endémiques et inconnues chez nous en métropole. Nous faisons ainsi connaissance avec un ressortissant exclusivement calédonien, le Cagou, drôle d’ONVI, oiseau non volant identifié et emblème de l’île.  Il en reste 700 dans le parc et pour les attirer, il suffit de gratter le sol avec son pied. L’oiseau qui n’a pas de prédateur naturel arrive alors en confiance pour finir le boulot de grattage à la recherche de vers grassouillets. Par contre le Cagou n’aime pas qu’on aille à sa rencontre et il crache alors comme un chat…il se trouve qu’il a justement failli disparaître car victime des chats introduits sur l’île, des rats et des chiens errants…Il paraît aussi que le non volatile émet des bruits qui ressemblent à l’aboiement d’un chien…drôle d’oiseau ! Nous rendons également visite à un arbre, le grand Kaori,  gigantesque, vieux de 1000 ans et au tronc dont les contours à sa base doivent faire pas loin de dix mètres (difficile à rendre en photo). Au final nous faisons une belle visite dans ce parc aidés par la gentillesse de notre chauffeur de bus du jour qui joue aussi pour nous le rôle de guide touristique. Il s’agit de Guylaine avec qui nous faisons la traditionnelle photo et qui vient d’une des quatre tribus du Sud de l’île. Nous pouvons échanger avec elle sur la vie dans l’île, les liens entre tribus et les prochaines échéances politiques. Un échange riche et encore une belle rencontre !

La deuxième partie de journée est dédiée à la poursuite de notre boucle du Sud. Nous redescendons de la montage en direction de Yaté et longeons autant que possible le littoral. Les paysages qui s’offrent à nous sont magnifiques et nous plongent dans une autre ambiance que celle que nous avons pour le moment côtoyée sur l’île. La vie semble s’être arrêtée, la végétation est luxuriante et l’océan Pacifique magnifique, laisse entrevoir au loin une barrière de corail protectrice. Les habitations sont souvent très simples mais les Kanaks les agrémentent avec goût notamment en ornant les entrées de plantes et fleurs colorées. Nous remontons ensuite côté montagne pour retourner sur Nouméa. La capitale est encore assez loin de nous. Nous savons déjà que nous rentrerons de nuit. Les lacets sur les petites routes nous offrent jusqu’à la tombée de la nuit de magnifiques vues. Nous arrivons sur l’immense usine SLN qui produit le nickel. Les lumières à peine allumées et les fumées qui s’en dégagent lui donnent un air de Mad Max. Nous ne nous attendions pas à une si grande et imposante usine au milieu de nulle part ! Nous empruntons des routes que nous devrions appeler pistes à la nuit tombante. Sur plusieurs kilomètres des virages en épingle, des nids de poule parfois plus proche du nid d’autruche vu la taille, se présentent devant les frêles mais robustes roues de notre Twingo qui s’en sort à merveille. Nous passons également des gués heureusement à faible profondeur mais qui sont avec la lueur déclinante plutôt impressionnants. Une chance que notre voiture ait réussi l’aventure jusqu’au bout sans avoir à faire demi tour car nous étions dans une zone montagneuse désertique et très vaste.

Nous arrivons sur Nouméa un peu avant 19h ravis de cette belle journée même si nous aurions aimé un peu plus d’éclaircies pour admirer encore un peu plus les couleurs naturelles des végétaux et de l’eau.

Demain, nous prévoyons de remonter vers le Nord de l’île…

A suivre…

PS : ayant tendance à prendre un peu d’avance sur les événements à fêter en ce moment, je profite de l’occasion pour souhaiter à chacun un bon anniversaire 😉

J118 et 119 : éclaircies à l’ouest !

J118 : et puis la pluie…
Après notre sympathique soirée de la veille nous attendions une belle éclaircie…qui ne vint pas…Du coup nous profitons de cette journée pour préparer les suivantes, faire nos comptes et aussi faire travailler Jeanne et Pauline…Il faut bien s’occuper 😉 Nous sortons tout de même en fin d’après-midi pour profiter d’une accalmie et prendre un bol d’air frais. En descendant sur les rochers au bout de l’anse Vata, Jeanne aperçoit un magnifique tricot rayé bleu et noir. La bête bien que mortelle est entrain de se reposer pour se préparer à sa chasse nocturne. Nous voyons également un beau crabe aux couleurs chatoyantes, croisons un couple franco australien portugais Fernando et Sophie, avec qui nous discutons un moment sur les rochers et en profitons pour voir une belle tortue (on devine sa tête sur l’une des photos, ouvrez bien l’œil). En somme une journée tranquille.

J119 : Quand le Sud se fait Ouest…

Nous sommes bien décidés ce matin à aller visiter l’île côté Sud. Mais la météo décidemment bien dure avec nous en ce moment nous incite à changer notre plan pour partir à la découverte de l’Ouest où le ciel promet d’être dénué de pluie. Nous parcourons donc la côté Ouest de Nouméa en remontant jusqu’à la commune de la Foa. De belles couleurs et de beaux paysages s’offrent à nous toute la journée alternant mer et montagne. Nous sommes bluffés par les couleurs de vert que l’on trouve y compris quand le soleil n’est pas là sur la végétation. C’est lumineux ! Nous croisons également nombre de « gros lapins » hennissants pour le plus grand bonheur des trois filles.

Le soir, nous rendons visite à Laura, la charmante fille de nos hôtes avec qui nous faisons connaissance ainsi que Kirianou non moins charmant et qui partage sa vie. Tous les deux attendent un heureux événement et préparent sereinement le nid familial. Nous prenons le temps d’une petite photo souvenir que nous dédions à Karine et Lalie qui nous ont mis en relation cette famille qui nous reçoit si bien en Nouvelle Calédonie.

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Demain nous prévoyons notre visite dans le Sud, à moins que comme aujourd’hui la météo nous renvoie plutôt à nouveau vers l’Ouest…

à suivre…