J66 : Bal masquétubaquatique !

Aujourd’hui, comme tout les matins à Bali, il fait beau même si nous sentons que l’ambiance est un peu à l’orage. Nous sommes prêts à aller affronter la grande bleue et ses habitants que nous espérons nombreux ! Après quelques tentatives pas assez spectaculaires à notre goût au Sri Lanka et en Thaïlande, c’est plein d’espoir que nous partons notre moral de chasseur marin sous le bras et nos microbes amoindris !

Avant cela, un passage long et laborieux à la banque nous fera perdre un bon moment. En effet, comme nos devons régler prochainement l’hôtel et nos scooters, il nous a paru préférable de passer par une agence bancaire, les frais étant moins onéreux que par un distributeur (ATM  ici) et surtout les retraits ne sont pas limités contrairement aux ATM !

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Cela fait, nous faisons un petit tour par la super appli, maps.me (en savoir plus dans la page pratique du site) pour appréhender la route qui nous attend. Pas de difficulté majeure en vue, 38kms affichés, un relief léger. Une fois à gauche, une fois à droite et deux fois à gauche ensuite à droite et tout droit ou presque…vu du ciel ça à l’air assez simple. Mais les dieux de l’orientation d’habitude avec moi ont décidé de me narguer…Au final, nous ferons pas loin de 60kms pour arriver 😉 Bon d’un côté nous passons dans des endroits que nous n’aurions jamais vus, restons positifs. C’est beau mais c’est loin comme dirait Pierre !

Après de nombreux kilomètres, nous arrivons à un point de vue sur la mer qui s’offre à nous sur fond de sable noir. Cela semble assez prometteur même si la mer est fort agitée à cet endroit et n’autorise pas la baignade. Nous continuons notre route.

Au bout de nos gauches droites incessants qui nous donnent par moment l’impression fondée de tourner en rond, nous finissons par arriver à l’embarcadère de Padangbai d’où de très nombreux touristes cherchent à rejoindre les îles Gilli que ne nous ne prévoyons pas de faire. Notre objectif se cache derrière dans une petite crique. Nos charmants amis Québécois d’un soir Philippe et Annie (cf. épisodes précédents) nous en avaient parlé avec passion. Il s’agit de la plage de Blue (Bloo) Lagoon Beach.

Après une mauvaise indication,  nous nous trouvons du côté de White Sand Beach autre crique proche mais sur un autre versant. Nous faisons demi-tour au « péage parking » sans voir la plage, jolie semble t-il (dommage) mais pas propice au masque et tuba pour les classiques, PMT pour les pros, ou snorkelling si vous avez l’English touch. Nous redescendons au port d’embarcation, un monsieur à scooter nous saute dessus comme souvent pour nous demander où nous allons et nous prie de le suivre…nous sentons un peu l’arnaque mais bon…au final, il nous amène à l’entrée de la petite route défoncée qui doit nous amener à notre crique mais nous arrête devant des amis à lui qui veulent nous amener dans leur bateau pour une session plongée payante…Nous nous en sortons en donnant quelques pièces au monsieur pour éviter tout débordement et nous rendons à la plage. D’un côté la route n’était pas évidente et nous sommes bien contents d’avoir été guidés 😉

Nous payons notre droit d’entrée « parking » habituel, nous garons, et descendons vers notre objectif qui s’est tant fait désirer en espérant qu’il en vaille vraiment la peine. Et oui, il en vaut la peine ! La crique est petite, bordée de roches de lave noires, résidus d’une ancienne coulée qui plonge directement dans la mer. Le site compte deux petits restaurants, ça tombe bien, et n’est pas assailli. Bref, l’endroit nous plaît et il est parfaitement conforme à nos attentes !

Les sessions de vision subaquatique qui s’en suivent en binômes, main dans la main respectivement avec Jeanne et Pauline, tiennent toutes leurs promesses. L’eau est hyper limpide ce qui permet de voir loin et précisément. Les espèces de poissons qui se présentent devant nos yeux dès les premiers mètres sont magnifiques. Nous observons des poissons de toutes les formes et de toutes les couleurs. Le poisson perroquet aux teintes bleues magiques, le poisson rayé de blanc de jaune, le noir, le vert, le violet, le bleu électrique, le plat, le dodu, le long, le court, le gros touffu, le p’tit joufflu …tout, tout, tout, vous saurez tout sur les poissons…après ça, pensons nous 😉 Une autre bonne surprise pour nous est la vue de coraux aux couleurs magnifiques, bleu, violet, doré, vert etc etc…Bon seule chose à vous avouer maintenant que je vous ai mis l’eau à la bouche, n’ayant pas de boitier étanche pour aller sous l’eau (si #Panasonic veut nous en offrir un…), vous n’aurez donc droit à aucune image…;-). IL ne vous reste plus qu’à venir à Bali !

Seul bémol et pas des moindres à cette belle vision, beaucoup de déchets en tout genre flottants où déposés au fond de l’eau…Pas sûr que les coraux y résistent bien longtemps malheureusement…

Une fois notre baignade terminée, voyant les nuages noirs arriver par l’arrière pays, notre retour sera un peu plus rapide que l’aller mais quand même laborieux. Le temps nous aura bien épargnés car il a beaucoup plu dans la journée sur Ubud.

Nous avons malgré les kilomètres superflus, la sensation d’avoir pleinement profité de cette journée et les filles sont ravies ! Nous avons bien mérité un bon petit restaurant pour la forme en version luxe et au tarif balinais le soir. Une très belle photo de la danse du feu y est exposée, une spécificité de Bali que nous devons encore découvrir…

Demain, dernière journée avant le départ d’Ubud…A suivre…

D’ici là votez-bien, pour une fois on compte sur vous !

J65 : Cible ratée finalement atteinte !

Il y a trois jours de cela en cherchant puis ratant un temple, nous avions finalement poussé jusqu’à un magnifique volcan et ne l’avions pas regretté (cf. épisodes précédents)…sauf que nous avions eu un peu froid sur nos scooters au retour, ce qui a peut-être eu des conséquences sur ma santé…Après une journée à vénérer mon matelas, nous nous sommes sentis prêts pour une petite sortie de remise en forme mais pas trop loin d’Ubud.

L’objectif initialement manqué a donc naturellement refait surface. Il s’agit du Tirta Empul Temple. Nous sautons, au ralenti vu la forme, mais néanmoins fiers, à cheval sur nos montures abreuvées de pétrole. Au bout de trente minutes de route comme d’habitude tumultueuse et que nous abordons avec la plus grande prudence, nous aboutissons à un croisement avec l’éternel questionnement. Où sommes-nous ? Où allons nous ? Et oui c’est une des difficultés de la route à Bali, les indications sont soit cachées dans les arbres, soit absentes, soit écrites d’une manière différente que sur les cartes, soit visibles pour ceux qui sont en sens inverse…et comme nous n’avons pas de GPS…la route est plutôt galère il faut bien le dire.

Heureusement, on peut toujours compter sur des habitants qui, à titre gracieux ou pas, vous aident. Ici, un jeune homme s’arrête et me raconte qu’il veut parler un peu français, comment je m’appelle, ou je vis etc…mais oui mais oui…bref comme d’hab, méfiance enclenchée… Je finis par comprendre qu’il voulait me faire visiter une fabrique de café mais sans insistance. Il nous amène finalement gracieusement et avec le sourire jusqu’à notre destination à quelques 500m de notre lieu de réflexion initial. Sympa !

Arrivés sur le site, nous payons le parking 2000 roupies par scooter (environ 14cts) pour une fois à notre arrivée, au moins les choses sont claires 😉 Le lieu est majestueux et les gigantesques ficus géants sont impressionnants comme souvent à Bali.  Un arbre avec des fruits de la taille d’un ballon de foot nous attire l’œil. Il s’agirait de pomelos…

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Nous mettons les traditionnels sarongs qui sont prêtés à chaque fois dans les temples et visitons ce lieu étonnant dédié à l’eau.

Des sources d’eau tiède sont en effet présentes sur le site qui s’est construit autour d’elles. L’eau sort des entrailles de la Terre et provoque des remous captivants dans le sol des bassins où elle sort.

D’autres bassins sont dédiés à la baignade et aux prières. L’eau nous tenterait bien mais nous resterons finalement spectateurs.

Le temple est avant tout un lieu de prière et de recueillement dont l’une des parties est fermée aux touristes pour assurer la tranquillité des pratiquants.

Nous passons un bon moment dans le temple, la verdure qui l’entoure y compris sur les murs et l’ombre bienvenue sont une incitation à profiter du lieu.

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Sur un portail nous apercevons une insigne qui rappelle curieusement une croix gammée…et c’est un symbole assez fréquent ici. Il s’agit du swastika symbole de bien être pour les Hindous.

Le site est entouré également de bassins où les carpes gigantesques se croisent et se recroisent sans cesse. Nous y resterons pour le déjeuner de midi très bon et très bon marché pour un site touristique, environ 1 euro par personne le plat !

Un bel endroit finalement que nous sommes contents d’avoir enfin trouvé ! Nous le quitterons par une voie obligée, au travers d’un marché d’artisanat où les sollicitations seront comme souvent très soutenues mais jamais désagréables.

Demain si la forme se confirme, nous tenterons de nous rendre à la mer du côté de Padangbai. A suivre…

 

 

J61 à 64 : la journée 4 en 1 !

Après une belle journée qui nous a amenés près d’un volcan par erreur (cf. épisode précédent), nous avons pris le temps de prendre le temps…et aussi pour ma part de tomber malade une bonne nuit suivie d’une bonne journée…de quoi ralentir le rythme des publications…mais rien de grave. Avant cela, nous avons fait de petites virées à pieds et en scooter autour d’Ubud et en avons profité pour faire une belle rencontre…

Après une première journée dédiée à nos affaires et à la scolarité des filles, nous sommes allés profiter du coucher de soleil sur les rizières voisines et avons pu y retrouver de loin notre volcan de la veille qui nous a offert ses courbes généreuse.

La journée qui suit sera une journée plutôt cool également. Nous profitons des alentours d’Ubud et de la vie urbaine. Nathalie teste avec joie un agréable massage balinais à 7 euros, plus doux que le massage Thaïlandais qu’elle avait testé. Le soir, nous terminons par un spectacle de danse traditionnelle que vous pourrez retrouver en photo et largement commenté par Jeanne sur le blog des filles. Un spectacle très agréable et très pro malgré mes craintes initiales.

Le lendemain nous allons à nouveau dans les environs d’Ubud à la recherche de petits coins perdus. Nous préférons rester concentrés sur nos préparatifs l’après-midi et nous nous sentons dans une forme en demi-teinte… Nous croisons au hasard de nos détours, une école de laquelle sortent des rires endiablés d’enfants qui nous incitent à aller voir ça de plus près. Nous descendons de nos scooters, les garons et nous dirigeons vers la petite école du village apparemment si drôle…une nouvelle méthode pédagogique basée sur le rire pour une bonne évolution de l’enfant, une méthode « monté sourire » sûrement inspirée par Montessori ??? En fait, nous tombons sur une dizaines de gamins en uniforme, hilares et…sans prof…on comprend mieux l’ambiance 😉 Les jeunes étudiants modèles descendent de leur pupitre dès qu’ils nous aperçoivent et nous demandent de les prendre en photo en prenant la pause. L’ambiance est  à l’euphorie. On check en se tapant dans la main avec les bambins le sourire bien accroché à la mâchoire tant la scène nous fait rire ! Nous avons bien fait de nous arrêter.

Nous continuons notre route et apercevons du riz qu’on fait sécher au soleil, une végétation toujours aussi luxuriante, des gens très élégants dans leurs tenues traditionnelles et re-goûtons à un Kopi Kafé, le café balinais.

Le soir de cette rigolote journée, toujours sur cette dynamique positive, nous croisons à notre guest house, de nouveaux locataires. Ce sont deux jeunes québécois, Annie et Philippe grands voyageurs et partis pour un périple en Inde et Asie de quatre mois qu’ils terminent à Ubud. Nous discutons à bâtons rompus pendant près de deux heures avant de nous décider à aller manger une crêpe ensemble. Une chouette rencontre et encore un bon moment de partage. Depuis Koh Samui et nos amis Roman et Tania, cela ne s’était plus vraiment produit, ça fait du bien. En plus cette fois-ci les échanges se font en français avec l’accent savoureux de nos cousins d’Amérique. Le lendemain, nous prévoyons de nous lever tôt pour nous rendre vers Padangbay en scooter mais…

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…du soir au lendemain soir, commence pour moi une courte période de black out, n’appréciant soudainement plus que mon lit..A suivre…

J60 : Ou l’art de bien rater sa cible ;-)

(Indonésie – Bali)

Après les rizières de la veille (cf. épisode précédent), nous sommes d’attaque avec nos fidèles destriers sur roues pour affronter quelques nouveautés dont on nous a vanté les mérites ! Yala, comme dirait mère Teresa ! Nous partons de bon matin (vers 10h00…) vers la première difficulté du jour. Un joli temple du doux nom « d’éléphant cave » plus connu sous le nom de Goa Gajah. N’ayant encore jamais croisé d’éléphant dans une cave c’est la curiosité à pleine dent et le regard fièrement pointé vers notre objectif numéro 1 que nous partons.

Nous trouvons du premier coup cette curiosité locale (merci pour vos applaudissements…). Nous rentrons nos scooters dans l’enceinte où une femme charmante nous interpelle pour nous aider à nous garer et à l’ombre s’il vous plaît ! Ah non en fait, elle voulait juste qu’on se gare devant son étal pour nous vendre quatre Sarongs pour pas cher avec une insistance extrême…Nous ne cédons pas et nous nous rendons à l’accueil pour acheter nos billets.

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Une fois à l’entrée du site, on nous prête gracieusement des sarongs certes moins jolis que ceux à l’achat mais bon…Nous voici prêts à pénétrer dans le site. Celui-ci est comme partout à Bali entouré d’une végétation incroyable aux verts multiples et aux volumes majestueux. Nous y croisons aussi nos plus grosses araignées (celle en photo fait environ 15cm)…Le site est très beau et nous prenons beaucoup de plaisir à nous y promener. Des Balinais entrent dans le temple en tenue traditionnelle pour déposer de belles offrandes. C’est le jour des festivités comme on nous l’avait annoncé dans le temple visité hier !

Nous finissons par rentrer dans la cave de l’éléphant. Il s’agit d’une grotte de laquelle s’échappe une fumée qui inciterait plutôt à fuir la grotte qu’à y rentrer…mais nous sommes venus pour la voir…nous y pénétrons donc tels Jacques Mayol s’apprêtant à battre un record de plongée. La fumée provient des nombreux bâtons d’encens qui brûlent à l’intérieur, apportés par les fidèles qui viennent s’y recueillir seuls ou en famille. C’est assez impressionnant. J’en profite pour tenter sans flash de « voler » quelques instants de prière en photo. En fait, l’éléphant est une petite statue de pierre qui est au fond de la petite grotte et que viennent vénérer les balinais.

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Une fois cette visite intéressante réalisée et après être passés devant un homme au tatouage intégral portant un boa dans les bras dont la gueule est scotchée (celle du boa) et faisant payer la photo de famille…, nous enfourchons à nouveau nos scooters pour nous rendre vers notre deuxième étape du jour. Avant cela, la charmante dame qui voulait tant nous vendre ses sarongs me dit que la sortie n’est pas vers là où je m’apprêtais à aller mais de l’autre côté. Je la remercie chaleureusement, surpris de voir qu’elle ne me tient pas rigueur de notre échange commercial initial échoué. En réalité, elle m’a envoyé directement vers le péage…car à Bali, se garer a un prix comme dans beaucoup d’endroits cela dit, mais ici vous ne le savez qu’au moment de partir 😉

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Notre taxe étant libérée, nous partons vers le temple Tirta Empul, vers le Nord…que nous ne verrons jamais… Peut-être n’avons nous pas été assez précis dans nos calculs routiers…Nous atterrissons à la place dans un village très très reculé où la route devient impraticable sans 4×4, après de très longues minutes de scooter. N’étant pas prêts pour une étape de Paris-Roubaix nous préférons faire demi-tour…Nous croisons un homme charmant avec sa famille qui rentre d’une cérémonie. Il nous indique que nous ne sommes plus qu’à sept kilomètres d’un volcan que nous pensions faire un autre jour tant il était loin d’Ubud…Finalement le hasard nous y amène plus tôt que prévu 😉 Nous le remercions pour le coup de main et lui proposons une petite photo tant il a été sympathique avec nous.

Nous arrivons après une bonne dizaine de kilomètres au final face au Mount Batur, très beau volcan qui culmine à près de 1800m d’altitude. Nous n’aurons le loisir que de l’observer de loin. Nous sommes partis bien trop tard pour envisager une ascension. En outre le temps se grise fortement et nous sommes tout de même à près de 40kms de notre base…quand je vous disais que nous avions roulé longtemps 😉 En arrivant au bout de la route qui doit nous offrir une très belle vue sur le volcan, on nous apprend que nous devons payer le droit de voir le volcan…C’est donc un péage qui s’offre à nous avant de nous rendre à Kintamani, le village qui domine le volcan dont on aperçoit les dernières coulées de lave. Après tant de kilomètres nous n’allons tout de même pas faire demi-tour. Et le prix en vaut la chandelle. Le décor est magnifique malgré les nuages qui s’amoncèlent. Nous garons nos engins de feu et nous nous baladons le long de la route de crête…mais elle est très encombrée de bus, voitures et autres engins et y marcher est plutôt dangereux. Nous n’insisterons pas trop longtemps.

Nous avons tout de même aperçu un joli lac, le lac Danau Batur au fond de la vallée qui nous attire…nous ne sommes plus à quelques kilomètres près. C’est décidé, nous y allons ! Nous ne le regrettons pas, l’environnement est magnifique et les paysages très différents de ceux observés jusqu’ici. Nous sentons par contre que nous sommes dans un endroit particulièrement reculé. Les touristes sont rares. Il faut dire que la raideur de la route pour y descendre peut-être dissuasive et pas aisée pour de gros véhicules.

Il nous faut désormais rentrer sur Ubud. Le temps semble vouloir tourner à la pluie et l’air se rafraichit fortement. Nous aurons même un peu froid sur nos scooters jusqu’à ce que nous retrouvions la plaine mais passerons heureusement entre les gouttes. Nous croiserons tout au long du parcours quelques rizières, de nombreuses sculptures sur bois que réalisent avec maestria les Balinais et des cérémonies avec plusieurs centaines de membres de mêmes villages descendant à pieds en cortège à leur temple. Cette ambiance de rassemblement de toute la population est assez étonnante. Tout est bien organisé, la route est ouverte par des hommes qui arrêtent la circulation le temps que le cortège passe. Le tout en musique et dans une ambiance de fête qui est belle à voir. Au final, en ratant l’un de nos objectifs, nous avons découvert une facette intéressante de Bali, cette île si pieuse.

Nous terminons notre journée dans une crêperie Bretonne, où les filles auront la joie de re-goûter au sucre…

Demain nous prévoyons une journée bien plus calme…A suivre…

 

Premier bilan après deux mois de grande vadrouille 

Bonjour à toutes et à tous, nous espérons que vous avez passé un agréable week-end de Pâques sous le soleil ! Nous, nous en avons profité pour rester cool 😎 notamment en délaissant un peu le blog…enfin à part Pauline et Jeanne qui avaient leur article à réaliser sur leur propre blog tootenfamille junior que vous pouvez retrouver également en cliquant sur le lien en haut de http://www.tootenfamille.com et en vous y abonnant pour recevoir toutes les notifications directement, elles en seront ravies 🙂

Comment nous sentons nous ? Très bien ! Nous mesurons tous les jours notre chance et apprécions de passer dans ces si différents environnements. Nous sommes ravis de rester en contact avec vous via le blog et vos commentaires qui nous poussent à faire mieux à chaque article. Côté santé, nous avons jusqu’ici plutôt bien résisté. Le plus pénible pour nous aura été le traitement anti pallu qui détraque un peu les organismes certains jours…mais bon la santé a un prix. Je ne sais pas si c’est lié mais nous nous sentons un peu fatigués avec des coups de pompe certains jours. L’alimentation plus légère y est certainement pour queqlque chose aussi. 

Et la vie à quatre ? Et bien tout roule, nous avons adopté la zen attitude (enfin nous essayons) et prenons beaucoup de plaisir à partager cette aventure commune sans jamais souffrir de la promiscuité. Les filles sont au top même si parfois faire les devoirs nécessite un peu de négociation. La chaleur est parfois éprouvante même si à Bali elle est plus supportable qu’ailleurs. On se rend compte qu’après avoir beaucoup changé d’environnement, nous avons besoin de trouver quelques répères, d’où quelques crêperies pour couper de la nourriture exotique d’ailleurs très bonne, par exemple. Nous ressentons aussi le besoin de nous poser dans un endroit pour prendre le temps et éviter la contrainte du déménagement perpétuel. Cela nous permet de retrouver quelques repères qui nous permettent de savourer sereinement et pleinement les lieux que nous traversons (rues, magasins, restaurants, ballades…). Comme quoi « Rien ne sert de courir… »

Et la liberté dans tout ça ? Nous sentir libres était un des leitmotivs de notre expérienceLe scooter a été à ce titre une révélation pour nous. Cela nous a permis de découvrir notre environnement de façon autonome et exhaustive, de nous sentir pleinement libres et pas dépendants de taxis tour opérateurs plus ou moins scrupuleux et onéreux ou autres transports. D’aller où bon nous semble, sans autre guide que notre envie, est assez enthousiasmant et nous permet d’aller dénicher tous les jours une petite surprise ou pépite. 

Et côté budget ? Nous tenons notre feuille de route voire mieux sans toutefois trop nous brider. Le coût de la vie est avantageux pour nous globalement si l’on excepte Dubaï et Singapour. Nous trouvons de quoi dormir à quatre pour 20€ à 40€ par jour. Nous mangeons pour 1,5 à 6€ par personne par repas, les petits dej étant souvent inclus. Donc nous gèrons mais noys restons attentifs. Le plus cher est à venir…même si le logement en Australie (nous y serons dans 10 jours) est déjà intégré puisque nous avons anticipé la location de nos deux camping cars !

Alors, plutôt rencontres ou paysages ? Les deux mon capitaine ! Nous en prenons tous les jours plein les yeux, le nez et les oreilles ! Mais les belles rencontres que nous avons pu faire et que nous continuons à faire sur notre route contribuent énormément à nous sentir bien dans les lieux que traversons ou ceux ou nous restons. Et mon petit doigt me dit que ça n’est pas fini !

Et pour finir côté blog ? Nous sommes contents de voir que le blog vous plait et vous donne l’impression de voyager avec nous…c’était le but en même temps que de nous permettre d’écrire notre Livre de souvenirs tant qu’ils sont chauds. Résultat : 228 abonnés au blog, 80 abonnés Facebook, 30 abonnés Twitter (je viens d’ouvrir une page @tootenfamille), 59 articles écrits plus une quinzaine pour les filles, 550 messages reçus et envoyés (je rappelle que nous répondons à tous vos messages:-) ), près de 2300 visites + 500 pour les filles et 28000 vues + 4000 pour les filles…Nous avons eu droit également à un article sur le journal de la ville de Gradignan 🙂 

Nous comptons sur vous pour transferer à vos contacts le lien de notre blog ! Plus on est de fous moins y’a de riz comme le dit un récent dicton balinais 🙂

On vous embrasse tous ! 

Les Toots, Nathalie, Jeanne, Pauline et Nicolas

J59 : Et au milieu coule une rizière…

(Indonésie – Bali)

Depuis deux mois pile que nous avons quitté notre domicile Gradignanais, nous coulons en famille des jours heureux à arpenter les reliefs naturels ou artificiels des différents pays que nous traversons. Nos rencontres remplissent également bien nos journées et font pour beaucoup dans le plaisir que nous avons à être dans tel ou tel coin du monde. A Bali, nous continuons comme nous l’avons fait depuis notre départ. Un minimum de préparation et beaucoup d’improvisation pour faire le plein de sensations.

Ce que nous voulions voir comme beaucoup à Bali, ce sont ces fameuses rizières en terrasse. Nous louons donc deux scooters pour aller au grés des grain ! Nous attrapons nos engins qui n’ont rien de taureaux ailés mais qui sont bien pratiques, par les cornes (malheureusement ça n’est pas celui en photo).

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Voulant éviter la route principale, nous empruntons la verte petite route qui remonte derrière notre guest house et vers laquelle nous étions partis la veille en reconnaissance pédestre. La moyenne horaire de la journée sera encore plus basse qu’en Thaïlande. Les routes sont minuscules offrant peu de possibilité de s’arrêter sur le bas côté. Vigilance donc sur la route pour éviter de faire un gros poutou (terme subitement à la mode en France) de trop près à un balinais trop pressé ou à un des nombreux chiens ou poulets présents sur la chaussée. N’ayant encore jamais fait de bisou à un poulet, contrairement à certains chanteurs fatigués 😉 nous ne nous sentons pas le cœur à nous y essayer aujourd’hui. Une autre fois peut-être…

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Après quelques minutes de route, nous tombons sur un temple en effervescence. Des hommes et des femmes sont en habit traditionnel. Il s’agit d’après nos sources (www.baliautrement.com) de la fête de Kuningan qui célèbre la création de l’univers. Nous qui pensions que c’était pour louer notre présence sur l’île des Dieux ;-). Bon d’un côté ça nous semblait un peu disproportionné…

Intrigués par ces préparatifs, nous nous arrêtons. Un homme au franc sourire nous dit que nous pouvons rentrer mais que nous devons nous couvrir le bas du corps…Il nous remet des Sarongs, le tissu traditionnel porté par la population et nous incite après la visite à faire une donation. Et oui, tout est bon marché à Bali mais rien n’est gratuit, il faut le savoir !

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La visite, bien que ponctuée des rires narquois des filles qui se moquent de moi dans mon habit de lumière, est bien agréable et nous passons un peu gênés au milieu des hommes et des femmes concentrés sur les derniers préparatifs. La grosse fête est pour demain. Une femme nous précise qu’ils travaillent depuis deux mois sur la décoration et les réalisations destinées aux célébrations. Celles-ci sont impressionnantes. Le temple est entièrement habillé de tissus aux couleurs blanches et oranges. Des offrandes en veux tu en voilà sont rassemblées. Une sculpture de deux mètres sur deux est entièrement réalisée en fruits et grains de riz collés…quel travail ! Et quelle maîtrise ! Les instruments de musique traditionnels sont également prêts à sonner.

Nous quittons notre temple ravis de cette pause non prévue et repartons à la recherche de notre premier grain de riz les pieds dans l’eau ! Nous arrivons rapidement à une rizière où tout est prévu pour accueillir et profiter de la visite du chaland non autochtone. Nous nous garons, payons le droit de nous garer et allons jeter un coup d’œil à cette belle rizière en bord de route qui est très belle et très visitée…il nous faudra attendre un peu encore pour parvenir à une rizière plus reculée et pour y ressentir toute la sérénité que nous pensions trouver dans ces paysages.

Nous tentons une autre petite route pour nous enfoncer un peu à l’écart de l’agitation de la route principale. Nous arrivons à une rizière aussi belle voire plus que la première mais cette fois-ci le petit parking vide qui nous accueille se remplit rapidement de dames qui veulent nous vendre toutes leurs réalisations…leur insistance sera si grande que nous ferons demi-tour.

Quelques minutes plus tard au hasard d’une route, nous parvenons à une autre rizière. Un homme charmant nous indique que nous pouvons rentrer mais qu’il nous faudra nous acquitter là encore d’une donation à notre départ, décidément ! L’environnement nous plaît et nous sentons que nous allons trouver l’atmosphère que nous cherchions. Nous y resterons près de deux heures à flâner et regarder cette si belle nature maîtrisée par des travailleurs si valeureux. Tout est fait à la main, y compris la découpe des petites allées amenant aux rizières. La tondeuse est ici une serpe bien aiguisée que les hommes ou femmes passent accroupis sous le soleil. Quand on voit la taille de la rizière et la qualité de son entretien ça rend admiratif. L’ingénieux système d’irrigation est également très intéressant à observer.

Après cette belle première visite, nous rentrons vers notre guest house en longeant l’une des routes principales qui mène à Ubud. De temple en temple et de sculpteurs sur bois en sculpteurs sur bois, nous parvenons à notre ville repère. Nous nous arrêtons sur un très haut pont. Sous celui-ci se tient une cérémonie au bord de la petite rivière qu’il enjambe. Les hommes et les femmes en tenue colorées sont rassemblés. Une ambiance de franche camaraderie émane de cette assemblée et on nous fait quelques coucous d’en bas, avec comme souvent à Bali, de beaux sourires pour les accompagner.

Fin pour nous d’une belle journée. Une de plus ! Demain nous continuerons notre découverte de Bali…A suivre

 

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l’entrée de la rizière où nous avons pris la plupart des photos

 

J58 : Avec les singes j’ai un succès fou…

(Indonésie – Bali)

Arrivés hier à Ubud au centre de l’île (cf. épisode précédent), du côté entre autre des fameuses rizières en terrasse, nous décidons aujourd’hui de faire une visite à pieds au départ de notre sympathique et économique guest house Tegar. Direction, Monkey Forest ! Il s’agit d’une forêt dont les maîtres des lieux sont des macaques à longue queue ! Après l’épisode de la « planète des singes I » que nous avons vécue avec émotion en Thaïlande dans un temple de Prachuap Khiri Khan, nous ouvrons l’épisode II, en plein cœur de la petite ville d’Ubud réputée aussi pour ses galeries d’art.

Pour nous rendre à la forêt des singes, nous passons au travers de petites ruelles qui s’animent et à l’intérieur desquelles les commerçants finissent d’installer leur étals pleins de marchandises diverses et variées aux couleurs destinées à attraper le regard des chalands. Pauline ayant égaré sa casquette et ses lunettes de soleil…rien que ça, nous nous lançons avant de rentrer en contact avec les primates, dans la quête de ces deux artifices fort utiles dans la région et à des prix défiant ici toute concurrence.

Une fois nos affaires réalisées, nous allons enfin pouvoir approcher les bébêtes qui n’ont plus de secret pour nous, enfin c’est ce que nous pensons 😉

La balade dans le parc est magnifique et dès l’entrée, on pénètre dans une forêt aux arbres sublimes et pluriséculaires pour certains d’entre eux, impressionnants ! Les singes ne se font pas attendre et sont partout, comme nos semblables, les touristes. Mais comme à Prachuap, on voit vite qui sont les patrons dans ce lieu surprenant. Les animaux se courent après en permanence pour s’amuser ou se faire respecter en fonction des circonstances.

Le regard malicieux des macaques nous indique qu’il vaut mieux rester vigilant et ne pas trop laisser nos effets personnels à portée de patte. Etant rentré avec un petit sac à dos dont les fermetures éclair se terminent par une petite ficelle qui bouge à chacun de mes pas, les singes semblent me regarder avec envie. Les curieux animaux guettent le moment où ils pourront venir voir ça de plus près.

Ca ne manque pas, je me retrouve sur l’ensemble du parcours avec deux singes accrochés sur le sac à dos tentant de me faire les poches en dé-zippant la fermeture en un éclair…je peux vous dire que même si on sait que ça peut arriver, ça surprend ! Quand on voit la taille des canines acérées des mâles (pas loin de trois centimètres la quenotte tout de même…), on ne fait pas trop le malin. En tous cas ça fait bien rire Jeanne et Pauline. Les filles préparent un article sur les singes, à découvrir prochainement sur leur blog (blog des filles accessible en cliquant sur l’onglet en haut du blog http://www.tootenfamille.com), vous aurez davantage de photos à cette occasion 😉

Je ne suis pas la seule victime du jour. On entend de loin et de plus près, des cris de femmes notamment qui se retrouvent un singe accroché au sac à main. L’une d’elle assène un coup léger et vif de sa bouteille d’eau à un singe pour le décrocher avec l’énergie du désespoir, le singe quittant le sac à main l’air tout à fait décontracté 😉  Là encore, rires garantis pour nos deux filles malgré tout un peu stressées à l’idée qu’un macaque leur saute dessus. La balade vaut vraiment le coup et nous passons un excellent moment au milieu de ces 600 singes élevés en plein air et libres.

L’après-midi sera dédié aux révisions des filles et à la préparation de la suite de notre périple. Le soir, nous irons à la recherche de nourriture dans un Warung, petite pension familiale permettant de déguster une cuisine locale pour environ 1,70 euros par personne. Et en plus c’est bon ! Nous passons devant quelques restaurant au design soigné qui sont un plaisir pour les yeux, ou des galeries d’art avant de tomber sur un spectacle de théâtre et de danse traditionnel que nous reviendrons voir un autre jour. Demain, nous renouerons avec la location de scooter pour aller à la découverte de l’île en totale liberté…A suivre…

J56 à 57 : Bali belle île !

(Indonésie – de Singapour à Bali)

J56 : Y’a quelqu’un ?

Après deux belles journées de transition à Singapour et après 28 magnifiques jours passés en Thaïlande, c’est vers Bali que nous allons. Une fois de plus pour la famille Toots, c’est une découverte. C’est donc avec un regard neuf que nous foulons le sol de l’île des Dieux pour la première fois ! Après le magique Sri Lanka et la fascinante Thaïlande, ne risquons nous pas la redite et qui sait, la routine ?

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Pour commencer, l’atterrissage à Bali est l’un des plus impressionnants que nous ayons vécu car l’avion se pose sur une avancée dans la mer qui donne l’impression d’amerrir, du moins quand on occupe les places centrales de l’avion, ne voyant par les hublots de part et d’autre, que de l’eau !!! Mais tout se passe bien je tiens à rassurer ici et tout de suite nos lecteurs les plus sensibles 😉

En tous cas c’est bien la première fois que nous arrivons dans un aéroport sans hôtel pour nous accueillir contrairement aux très nombreux touristes plus prévoyants que nous, en attestent les nombreux panneaux brandis par des employés des hôtels à l’arrivée des touristes…

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En effet, nous avons modifié nos dates d’arrivée à Bali il y a un mois mais avons oublié de modifier notre réservation d’hôtel prévue elle 3 jours plus tard…c’est ballot ! Heureusement que je m’en suis rendu compte la veille au soir à Singapour, ça nous aura évité d’arriver la bouche en cœur à l’hôtel et de nous entendre dire qu’il n’avait rien à notre nom… 🙂

Ayant atterri en début d’après-midi dans le grand et bel aéroport de Bali, nous nous posons dans un café afin de gérer cet imprévu à l’issue encore incertaine, bien que bénin. Après quelques négociations par échange de mail avec notre hôtel initial pour ne pas avoir à payer l’annulation, nous parvenons à décaler notre réservation pour la fin de notre séjour à Bali. Ouf ! Nous trouvons sur internet un hôtel près de l’aéroport qui nous ira très bien et qui a de la disponibilité pour une nuit. Il est certes un peu plus cher mais dispose d’une piscine ce qui va bien à toute la famille au vu de la température. Notre première journée est donc en mode arrêt sur image et la visite s’arrête à l’enceinte de notre hôtel, The Radiant à Legian.

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Autre surprise de la journée,  nous découvrons qu’avec 70€ à Bali, on peut se revendiquer millionnaire !!! En effet, 1 million de roupies indonésiennes valent 70 euros…Ce qui nous fera dire « qu’aujourd’hui pour cent mille balles (7 euros), t’as plus rien » ! En gros nous nous sentons un peu comme certains candidats à la présidentielle française et comprenons mieux leurs difficultés malgré les millions à dispositions à joindre les deux bouts 😉 (humour pré électoral, nous ne ratons rien de cette belle campagne durant de notre voyage).

J57 : Go le taxi !

Le lendemain, nous faisons appel à un taxi pour nous rendre dans la ville d’Ubud notre première vraie étape à une trentaine de kilomètres au Nord de Denpasar (aéroport). Nous tombons sur un chauffeur de taxi qui travaille avec l’hôtel et qui est fort sympathique.

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Il nous arrête sur sa proposition dans une manufacture de bijoux assez sympathique et où nous ne nous sentirons pas obligés d’acheter quoi que ce soit, contrairement au gros doute que nous avions. Il faut dire que depuis notre arnaque de Bangkok, nous sommes devenus un peu méfiants…

Notre chauffeur nous arrête quelques minutes plus tard dans une fabrique de café où nous redécouvrons la différence entre Arabica et Robusta…les petites feuilles pour l’Arabica, les grandes pour le Robusta…Nous avons droit à une dégustation de thés et cafés très bons d’ailleurs. Cette fois-ci par contre nous craquons pour un thé de Mangousteen qui, si on se fie à ce qui est écrit sur le paquet est bon pour tout. Un produit miracle en quelques sortes, payé 50 000 ! (3,70 euros).

Nous continuons la route et rapidement, la circulation se fait très dense…En fait, le réseau routier de Bali est assez pauvre en routes et de ce fait les axes principaux sont très encombrés. Il nous ferait presque regretter les bouchons de la rocade Bordelaise les jours de pluie…Nous arrivons sur le coup de 16h à notre nouvelle adresse et découvrons enfin Ubud qui a l’air d’être une charmante petite ville, mais remplie de touristes…nous les croyions tous à la plage !?!

La guest house Tegar qui nous accueille est en plein centre ville et ressemble à un temple. Nous y recevons un accueil très souriant. En cela, l’ambiance nous rappelle un peu celle du Sri Lanka qui reste pour nous LE pays du sourire. L’endroit est très atypique pour nous simples touristes mais tout à fait typique pour Bali. Nous nous en rendons rapidement compte lors de notre première balade aux alentours de notre habitation. En fait, à Ubud, chaque maison est un temple familial ! On y croise des statues en pierre de lave de couleur noire, des sculptures au ton blanc et aussi des portes en bois sculpté très belles. Bref, une ambiance à part de tout ce que nous avons pu voir jusqu’ici. Ca commence bien ! Une de nos premières craintes tombe. Nous sommes bien dans un endroit du monde qui change par rapport à nos dernières découvertes ! Chouette !

Nous flânons autour du centre ville d’Ubud pour nous familiariser avec notre nouvel environnement en sortant un peu du centre ville à la recherche de quelques rizières que nous trouverons assez facilement.

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Le soir venu, nous prenons place dans l’un des nombreux restaurants de la ville qui nous a visuellement attiré. Ayant sauté le repas de midi et ragaillardis financièrement par notre nouveau statut de millionnaires, nous misons sur un restaurant à l’air qualitatif qui nous fera du bien. Demain, nouvelle visite d’Ubud plus approfondie cette fois. A suivre…

J55 : Dernier tour à Singapour

(Malaisie – Singapour)

Après une journée dédiée à la découverte du Singapour moderne que nous avons beaucoup apprécié, nous avons voulu nous aventurer dans certains quartiers à l’empreinte historique louée par les guides touristiques. A nous little India et China Town ! Le tout à pieds comme d’habitude, les deux quartiers étant à juste à l’opposé l’un de l’autre 😉

Nous quittons le matin notre confortable hôtel Premier Inn sur Beach Road, direction Little India où nous attend, a t-on pu lire, un petit bout d’Inde…Nous passons d’abord par le quartier Arabe ou musulman en remontant Arab street. Ce quartier est juste derrière notre hôtel et il nous plaît bien. Une belle mosquée s’y dresse fièrement et nous y entendrons l’appel à la prière.

Au bout de quelques minutes de marche, nous arrivons tout près de Little India. Nous y croisons des turbans avec des gens en dessous, des femmes arborent le point de couleur au front appelé Bindi, des magasins sentent les épices, les étals de légumes et de fruits sont bien achalandés. Nous y découvrons des espèces qui nous étaient jusqu’alors inconnues, notamment de gros légumes en forme de couronne noire qui ne nous tentent pas du tout, peut-être à tort…Les maisons à un étage arborent des couleurs gaies et nous passons devant un joli temple. La balade est agréable mais nous restons un peu sur notre faim. Nous nous attendions à une atmosphère plus typique encore.

Nous tournons donc le dos à Little India pour nous rendre dans le quartier de China Town. La comparaison avec le quartier du même nom qui nous a tant enchantés à Bangkok ne sera t-elle pas trop cruelle ? Nous passons quelques grosses minutes de marche à traverser paisiblement, la curiosité en bandoulière, différents quartiers de la ville. Nous passons dans un beau quartier rempli de belles écoles d’art ou de communication. Nous croisons un magnifique immeuble végétal. Malgré la moiteur ambiante, Singapour est vraiment très agréable à arpenter !

Nous arrivons ensuite dans le fameux quartier Chinois. Là encore des maisons basses colorées tranchent avec la verticalité des immeubles récents voisins ou plus lointains. Les écritures des devantures des magasins trahissent les origines des propriétaires. Nous croisons beaucoup plus de touristes qu’à Little India et les nombreux restaurants attestent d’une activité économique plus ouverte que dans le quartier Indien plus excentré. Nous y croisons aussi un temple très beau. Mais encore une fois, le charme n’opère qu’à moitié. L’endroit est sympa mais il ne tient pas la comparaison avec Bangkok.

Nous traversons pour finir une petite rue très étroite près de notre hôtel, Haji Lane qui nous plaît beaucoup avec ses cafés branchés, ses murs soulignés par des graffitis artistiques séduisants et ses petites maisons au charme fort qui pourraient nous faire penser à quelques coins du Pays Basque entre Saint-Jean de Luz et Biarritz que nous adorons.

Cette deuxième journée a été pour nous l’occasion de découvrir les deux visages de Singapour. Tout d’abord, le côté ultra moderne et vert à la fois qui nous a séduits le premier jour et aussi le deuxième. Enfin, la partie plus ancienne certes sympathique et agréable mais qui de notre point de vue n’a pas le même attrait et manque un peu de saveur au regard de nos nouvelles références.

Demain, c’est à baba, c’est à baba, c’est à Bali que nous nous retrouverons, pour notre 5ème étape ! Après Dubaï, le Sri Lanka, la Thaïlande et Singapour…A suivre…

Singapour : Synthèse de Nathalie 

N’étant restés que deux jours à Singapour, la synthèse sera très synthétique 😉

Singapour est une cité-Etat cosmopolite très agréable où il fait bon se promener tant cette ville est aérée et verte. Les trottoirs sont larges et on peut admirer tranquillement les gratte-ciels à l’architecture très recherchée et flâner dans les boutiques chics.

Ici, tout est luxueux, luxuriant et propre. Cette ville reflète un dynamisme flagrant avec ses grandes écoles et ses nombreux bureaux d’affaires.

Il y a une alliance subtile et harmonieuse entre le végétal et le bâti. Il règne ici une chaleur tropicale et cela fait du bien de croiser un lac ou le fleuve Singapour tant on est moite.

Nathalie