J175 : San Francisco « on fait le pont ! »

(#USA – #Californie – #SanFrancisco -#GoldenGateBridge)

Avant toute chose, bon anniversaire à Féfé et à Alexandre avec un peu de retard !!!)

Ce matin, nous nous mettons en tête de partir à la conquête du symbole de la ville de San Francisco, le Golden Gate Bridge qui se la joue en solo. Ni une ni deux, nous décidons de prendre en bus cette fois-ci la très longue rue Van Ness qui doit nous permettre depuis notre quartier de rejoindre le Fort Mason, non loin du fameux pont. Nous passons devant l’Opéra de San Francisco et arrivons au Fort au bout de quelques minutes. Surprise, ici, dans ce pays les forts ne sont pas châteaux mais simples maisons en bois…La vue qui nous est offerte depuis l’espace du fort nous permet d’avoir une jolie vue sur la fort jolie baie de San Francisco, avec en arrière plan la forte Al Catraz. Un peu plus loin nous commençons enfin à apercevoir sans forcer notre pont rouge oranger tant désiré. Il est encore un peu dans la brume qui se forme régulièrement par ici.

Voyant qu’il est encore fort loin, nous décidons de louer des vélos pour toute la famille. Le relief est assez plat de ce côté-là de la ville, on ne devrait même pas se rendre compte qu’on pédale. Après quelques centaines de mètres sur une piste cyclable parfaite bien que fort encombrée d’autres cyclistes, nous arrivons au pied des contreforts du pont. Il est fort grand de près et il va falloir monter pour parvenir au tablier. La bonne nouvelle est qu’il est possible de le traverser sur toute sa longueur à vélo ! Voilà qui promet une fort belle balade….La balade sera en effet très belle bien que très fort ventée !!! Par moment sur le pont, le vent nous a carrément arrêté dans notre effort, preuve qu’il était bien fort ! De la haut on se rend compte de l’immensité de l’édifice suspendu par ses énormes câbles renforcés. Impressionnant de se trouver sur ce magnifique édifice tant de fois vu à la télévision ou au cinéma êut-être même avec Robert Redfort ! Mais il nous faut penser à renter.

Une fois nos vélos rendus, nous cédons après l’effort au réconfort de quelques sucreries non loin du fort Mason. Nous décidons ensuite de remonter à pieds cette fois, toute la baie en longeant la mer jusqu’au début de Market Street, notre fort longue rue, qui débute juste en face du Ferry Building vu le premier jour de notre fort beau séjour à San Francisco. Fort est de constater que bien que la balade fut longue, elle fut formi, formidaaaaaaaable. Une fort belle ambiance, un fort beau soleil, quelques otaries isolées, des Fords Mustang (avis aux amateurs, Seb ?) en veux tu en voilà, de vielles voitures relookées façon latinos, d’autres avec des amortisseurs renforcés…Nous reverrons aussi de loin le fameux groupe d’otaries du Pier 39 venues admirer les nombreux touristes massés là avec leurs forts beaux sourires béats…à moins que ce ne soit l’inverse…

Pour conclure cette fort agréable journée, le soleil nous fera admirer ses forts belles couleurs donnant sur les bateaux, pontons et pont voisins sur fond de pélicans planant sans forcer.

Nous terminons la journée par un repas fort équilibré à base de burger et de frites attendant que la nuit s’installe pour profiter des lumières fortes ou de fortune et autres illuminations à base de leds notamment sur l’autre pont celui de Bay Bridge. La statue de Ghandi se permettant le luxe d’un éclairage lunaire naturel à sa hauteur. Une fort belle conclusion de journée. Il ne nous reste désormais plus qu’à retourner à l’hôtel. Nous nous ferons aider dans notre entreprise par le métro qui peut nous déposer juste devant l’entrée de celui-ci, c’est fort pratique.

Fin d’une fort belle journée sur tous les plans ! Demain, nous prévoyons d’aller faire un tour au quartier chinois de la ville avant de nous rendre à l’aéroport international de San Francisco pour attraper notre vol qui doit nous poser à New York…avant dernière étape avant notre retour en France…

A suivre…

 

J174 : San Franciso « Y’a des hauts ! Y’a des bas ! »

(#USA – #Californie – #LosAngeles – #SanFrancisco)

Ce matin, nous changeons d’hôtel pour nous rendre en centre ville de San Francisco…Après de longues tergiversations, nous avons opté pour un très bel hôtel…mais dans un quartier visiblement plutôt à éviter notamment la nuit…et donc pas trop cher…Nous partons avec nos gros sacs à dos direction le BART (métro) pour nous rendre à la station « Civic Center ». A notre arrivée, nous remarquons effectivement que la population qui vit dans la rue est très loin des réussites de la Silicon Valley toute proche. Nous arrivons à notre hôtel qui est un ancien palace qui a perdu quelques plumes du fait du quartier qui s’est dégradé. Toutefois, le hall d’entrée est magnifique avec ses marbres et ses dorures…Nous n’étions pas habitué à un tel luxe !

Après un petit repos compensateur du décalage « horreur », nous sortons de notre tanière à la découverte du monde qui nous entoure. L’objectif du jour est d’aller à la rencontre des fameuses collines de la ville. Pour cela, direction l’une des plaques tournantes du cable car en passant par le City Hall, imposant bâtiment où un mariage est célébré. Quand nous parvenons au cable car, nous observons le spectacle de la plaque tournée à force d’homme pour réorienter le wagon dans le bons sens. Mais l’envie de grimper dedans qui nous avait chatouillé l’esprit s’estompe rapidement…la file d’attente pour monter dans un de ces typiques véhicules est si grande que nous préférons nous en remettre comme souvent à nos jambes ! Du coup, les hauts et les bas de la ville s’enchainent au rythme de nos pas. Quoi de mieux que ce rythme pour visiter ?

Au final, nous parcourons de nombreux kilomètres à monter et descendre les collines de San Francisco. Nous pensions qu’il n’y en avait qu’une mais en réalité, c’est une succession de collines aux pentes plus ou moins raides, chacune ayant reçu un nom qui lui est propre…Nob Hill, Russian Hill etc…Autant de collines, de points de vues et d’ambiances différentes, passant de quartiers huppés à des quartiers populaires au fur et à mesure qu’on s’éloigne du bord de mer et qu’on revient vers notre hôtel. Les filles toujours au top méritent bien une petite pause pour déguster un bon gros muffin !

Nous terminons notre boucle surpris et touchés par le nombre de personnes confrontées à la misère et à la vie dans la rue dans cette jolie ville. Jeanne et Pauline expriment leur émotion devant toutes ces personnes à la dérive qui sont les grands perdants du système libéral américain, sur fond de drogues dures et d’alcool…Pour notre part cela ternit un peu l’image que nous avions de San Francisco, symbole du « bien vivre ».

Nous rentrons à notre hôtel fatigués de notre longue marche mais satisfaits de tout ce que nous avons découvert de cette ville multi-facettes, avec ses habitants tout en haut, et ses habitants tout en bas….

Demain, nous irons nous rapprocher de l’emblème de San Francison, le Golden Gate Bridge avec sa couleur Orange si spécifique…

A suivre…

 

 

J172 à 173 : San Francisco « Bienvenue chez Donald ! »

(#USA – #Californie – #LosAngeles – #SanFrancisco)

L’arrivée aux Etats Unis fut longue…Avant cela, nous avons dit au revoir avec beaucoup d’émotion à la famille de Polynésie qui s’est agrandie. Titaina et Eric, bien sûr, mais aussi Mana, Vaitea et Mananui ainsi que son petit frère, venus nous accompagner jusqu’à ce que nous pénétrions dans la zone d’embarquement. Ils nous ont remis chacun un joli collier de perle qui est le symbole du départ mais aussi qui exprime l’espoir de se revoir…Notre avion prévu pour 23h59 heure de Papeete, partira au final à plus d’une heure du matin…s’en suivront 8 longues heures de vol de nuit nécessaires pour traverser l’Océan Pacifique et nous faire rattraper trois heures de décalage horaire, nous mettant désormais à moins 9h de la France !

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Nous arrivons de jour à Los Angeles, première étape américaine. La vision à notre arrivée en avion nous étourdit tant la ville est étendue. En tous cas, de haut, elle ne nous fait pas rêver. Nous n’en verrons pas plus étant juste en escale avant de nous envoler pour San Francisco.

Après quatre heures d’attente dans l’aéroport, notre deuxième avion s’envole avec encore une heure de retard…Pas sûr que nous soyons très frais à l’arrivée…Nous finissons par apercevoir San Francisco. La campagne vue du ciel nous séduit davantage que celle vue aux alentours de Los Angeles. La couleur ocre de la terre et des montagnes qui tranche avec le vert de la faible végétation est surprenant. La ville, semble plus petite que Los Angeles même si on y découvre une belle densité d’habitations et de rues tracées au cordeau.

Dès notre sortie de l’aéroport après avoir récupéré nos bagages et remarqué la fraicheur comparé à Tahiti, nous tombons nez à nez avec le premier symbole US, une voiture de Sheriff, comme dans les films ! Nous arrivons enfin à notre hôtel en proximité de l’aéroport pour un sommeil réparateur.

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Le lendemain, nous abandonnons pour la journée notre hôtel situé à Oakland. Une vieille voiture américaine nous confirme que nous avons bien quitté la Polynésie. Nous cherchons un moment le BART (métro local) et croisons un véhicule hors norme, à moins que ce soit Pauline qui ait rétréci…Nous passons devant le Coliseum, complexe abritant des compétitions de Baseball ou de football américain et arrivons enfin à notre station de métro. En route pour le centre ville de San Francisco !

Nous sortons à la station « embarcadero ». Nous découvrons une ville avec quelques verticalités mais plutôt aérée et arrivons rapidement sur le ferry building construit pour recevoir les nombreux ferries qui à l’époque permettaient de traverser la baie de San Francisco…avant la réalisation des ponts et des tunnels. Il n’en reste que le bâtiment est très beau. IL abrite désormais en son rez-de-chaussée un marché permanent où l’on peut déguster les produits venus des terres fertiles de Californie. Les filles s’essaieront au maniement des baguettes chinoises pour le repas…Les quais sont immenses et à perte de vue. Une très belle statue de Gandhi se tient là. Nous apercevons un gigantesque pont…serait-ce le Golden Gate qu’on aurait repeint en gris pour les besoins d’un entretien ? Non il s’agit en fait du Bay Bridge qui relie San Francisco à Oakland. La bébé fait tout de même plus de 7 kilomètres de long et quand ont devine les camions sur son tablier supérieur, il impressionne !

Nous remontons tout l’après-midi les quais vers le Nord. Le temps est maussade et la fraicheur fait regretter à Nathalie d’avoir oublié sa polaire dans notre dernier hôtel d’Auckland en Nouvelle Zélande…Mais les boutiques de souvenirs notamment ne manquent pas sur les quais et Nathalie court s’acheter une polaire aux couleurs locales !

Nous arrivons au quai numéro 39 célèbre pour ses otaries ou lions de mer. Nous y découvrons aussi un ancien village de pêcheurs qui abrite nombre de commerces pour touristes et restaurants. L’ensemble est très plaisant. Les pélicans tournoient en bande au dessus de nos têtes, ainsi que les cormorans et autres goélands. Mais les vedettes sont sans conteste les otaries qui passent leur temps à monter sur les pontons et à s’en faire tomber en se poussant tel un combat de lutte ou de sumotoris plutôt, au vu du gabarit…A chaque victoire, les spectateurs humains crient leur plaisir ! Au final, nous restons un bon moment nous aussi captivés par ce spectacle inhabituel…c’est quand même la première fois que nous voyons en vrai et en liberté ces animaux !

Nous apercevons aussi à un peu plus de deux kilomètres de là, l’îlot d’Al Catraz qui renferme la terrible prison du même nom fermée depuis 1968…Le pont du Golden Gate se laisse aussi observer de loin caché dans les brumes…Des acrobates, illusionnistes et désillusionnés profitent de la présence des touristes et se donnent en spectacle le long de notre périple…

Nous poursuivons la balade toujours à pieds à l’intérieur de la ville. Nous tombons sur la place Levis du nom du fondateur de la célèbre marque de jeans. Un bâtiment entier retrace l’histoire de cette entreprise et on peut y voir de vieux bluejeans datant de 1880, du temps où ces vêtements rustiques servaient aux pauvres travailleurs ou chercheurs d’or…Nous commençons aussi à apercevoir les célèbres collines et de loin quelques câble cars qui font la renommée de la ville…mais il commence à se faire tard et la fatigue se fait sentir…

Nous rentrons du côté d’Oakland pour notre deuxième nuit sur place. Les paysages sont beaucoup moins beaux et touristiques que ceux vus dans l’après-midi. On découvre en proximité de la voie de métro, beaucoup de déchets qui jonchent le sol et les rivières et on aperçoit aussi beaucoup de misère et beaucoup de gens qui vivent sous une tente, sous un pont ou dans leur vieille voiture qui leur sert désormais de maison…Est-ce le résultat de la crise économique des subprimes de 2007 ?

Pour clôturer cette journée, un magnifique coucher de soleil où le lagon a laissé place à la banlieue vient nous faire un petit clin d’œil. Demain, nous changeons d’hôtel pour aller en centre ville de San Francisco…

A suivre…

 

 

(#USA – #Californie – #LosAngeles – #SanFrancisco)

Polynésie : la synthèse de Nathalie

(#Polynésie Française)

La Polynésie, je ne me voyais pas en parler autrement qu’en poésie…

Polynésie, ouvre tes voiles blanches dans la nuit, laisse moi contempler les étoiles baignant le ciel et tes atolls bleu turquoise ourlés de vagues que l’on perçoit au loin ou que l’on entend tout proche quand elles se brisent fougueusement sur la barrière de corail. Mon regard aime se perdre dans le bleu lagon jusqu’à cette ligne blanche infinie marquant l’horizon.

Tahiti, perle de l’Océan, je chante les mille splendeurs de tes côtes escarpées ondulant sous un soleil écrasant tels les hanches rassurantes de tes vahinés qui se balancent langoureusement au rythme des tam -tams. Leur chevelure soyeuse aux couleurs de ton sable volcanique se perd dans l’infini de la nuit et de l’océan. Elles répandent de subtils parfums de fleurs comme pour retenir les hommes partis chevaucher fièrement leurs va’a qui s’élancent contre les assauts des vagues à la recherche de poissons sacrés.

Moorea, je chante ta douceur de vivre, le bonheur de me mêler à la chaleur et aux sourires généreux de tes habitants. Nous chantons à l’unisson la fin du jour au son du ukulélé en admirant le soleil de braise baignant l’horizon qui se fond lentement dans la mer.

Polynésie, laisse l’oiseau blanc à longue queue fermer ton voile sur tes montagnes endormies pour calmer les ardeurs du tumultueux Vae Mato.

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J170 à 171 : de Tahiti à la Californie !

(#PolynésieFrançaise – #Tahiti)

Et voilà, ce qui devait arriver arriva…c’est aujourd’hui la fin de notre belle aventure en Polynésie. Avant cela, Titaina a tenu à nous faire visiter Papeete, la capitale. Nous avons pu en percevoir sous un beau soleil un certain dynamisme même en semaine. Nous avons apprécié le front de mer réaménagé et la vue qu’il offre avec en premier plan de magnifiques navires et en deuxième plan au loin, la belle Moorea. Nous avons également découvert à quel point les perles de culture sont un gros business en Polynésie et font vivre nombre de commerçants aux riches vitrines ou aux rudimentaires étals, la gamme de prix et de qualité des perles variant dans la même proportion. Au final, Papeete, nous est apparue comme une capitale bien agréable, même si la circulation comme dans toute grande ville y est difficile. Nous n’avons pas goûté à ses nuits qui paraît-il sont moins paisibles et où les oiseaux de nuit nourris à l’Hinano (bière de Tahiti) entre autre, ne sont pas toujours très dociles. Nous y avons également vu en nombre, les fameux « rae rae » (ré ré), garçons habillés, coiffés et maquillés en filles qui font partie du paysage de la Polynésie et qui se fondent, passés la surprise du premier regard, dans la population locale, travaillant souvent dans des commerces ou des restaurants. Ils nous ont fait penser aux ladyboys de Thaïlande. Les polynésiens et les thaïlandais seraient-ils plus tolérants qu’ailleurs ? La réponse n’est pas aussi tranchée que cela et les histoires personnelles qui se cachent derrière ces hommes ne sont pas toujours aussi simple qu’il y paraît.

Nous avons aussi pris plaisir un soir à déguster avec Eric et Titaina qui nous ont si bien reçu, des plats délicieux dans un bon restaurant histoire de clôturer de belle manière notre riche épisode Polynésien au contact de nos deux chaleureux hôtes familiaux que nous remercions vivement et à qui nous souhaitons un gros MANUIA (santé !) !

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Ah oui j’oubliais, nous avons aussi goûté au fameux fafaru, thon frais mariné dans le jus d’un autre poisson qui a fermenté lui une semaine dans l’eau de mer !!! Malgré une odeur très forte et très spéciale le goût nécessite quelques habitudes pour en profiter pleinement 😉 mais les amateurs l’adorent !

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Au final, pendant ces presque quarante jours passés en Polynésie, nous avons savouré chaque instant et pu apprécier ce magnifique territoire que nous découvrions lui aussi. Tout nous a plu là bas. Les gens, les couleurs, l’ambiance, le calme, les bonnes ondes, la nature plutôt préservée même si les déchets sont souvent abandonnés à même le sol. Nathalie a préparé sa désormais traditionnelle synthèse pour y faire part de ses propres impressions à venir…

Mais le départ ce soir vers les USA est finalement un peu difficile et nous ne sentons pas d’euphorie particulière. Nous savons que nous allons apprécier aussi ce grand pays même si nous allons rapidement le traverser et qu’il va nous conduire un peu plus vers la fin de notre grande boucle. Mais avec lui, nous allons aussi retrouver l’ambiance survoltée des grandes villes qui ne dorment jamais. La transition risque d’être aussi brutale que notre passage entre Dubaï et le Sri Lanka au début de notre périple. C’est aussi ça la magie d’un tour du monde…

A suivre…

J169 : Tahiti « ramera bien qui ramera le dernier… »

(#Polynésie – #Tahiti – #Tautira – #Taravao)

Ce dimanche, Titaina nous prépare un petit déjeuner typé tahitien avec un savant mélange de sucré salé. Au programme, des aliments à base de manioc, banane, taro (racine locale), poa roti (cochon), veau macéré dans une sauce aux couleurs rose, pain coco etc…Bref que du surprenant dans l’assiette, mais que du bon !

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Après cet épisode riche en calories énergisantes, nous prenons la route avec des vélos. Il se trouve qu’Eric a en prêt pour deux jours un vélo tout terrain à assistance électrique mais de sport ! C’est Titaina qui l’essaie et avec Eric nous lui emboitons le pas…mais l’assistance électrique lui fait pousser des ailes, pendant que pour Eric et moi, c’est la langue qui pousse. A 30km/h, Titaina sourit, nous, nous grimaçons…

 

Une fois notre balade VTT avalée, Eric et Titaina qui ont à cœur de nous faire apprécier l’île de Tahiti à sa juste valeur, nous amènent sur le plateau de Taravao, sur la presqu’île. Le panorama est magnifique depuis le belvédère qui nous permet de voir l’isthme qui sépare les deux parties de l’île de Tahiti, Tahiti Nui (la grande) et Tahiti I’ti (la petite, la fameuse presqu’île…). L’endroit est surprenant par sa végétation très différente de la côte où les cocotiers ont presque disparu et qui nous donne l’impression d’être soit en Normandie, soit dans la campagne Pyrénéenne, (en fonction de nos références personnelles). L’occasion de croiser quelques vaches et les immanquables chevaux au vent…qui comme à chaque fois obligent à un arrêt pour satisfaire la passion galopante de Jeanne, Pauline et de Mananui, la fille de Mana et Vaitea qui est aussi de la partie !

 

Après cette belle balade qui nous a donné une autre idée de la diversité de Tahiti, nous descendons de la montagne sans cheval hoe*, mais avec un objectif bien précis. En effet, c’est une sortie en pirogue pour 1 (va’a 1) qui nous attend. Nous nous retrouvons chez Mana et Vaitea qui vivent à l’entrée du village de Tautira. Mana part tout sourire chercher à pieds une pirogue et me propose d’essayer en premier. Quelque chose me dit que mes observateurs d’un jour s’amuseraient bien de me voir me retourner dans l’eau devant leurs yeux rieurs…En effet, la pirogue a un flotteur sur la gauche qui la stabilise, mais si on se penche un peu trop sur la droite, elle se retourne aussi sec et vous met à l’eau tout mouillé…Sauf que j’avais bien retenu cet élément et j’ai pu rester fièrement droit dans ma pirogue ! Au final, je suis heureux d’avoir pu tester une de ces embarcations magnifiques qui filent sur l’eau sans laisser la moindre trace tant elles sont effilées. Quel pied ! Je comprends mieux comment on peut vite se passionner pour ce type de bateau. Une fois revenu sur le rivage tout sec, c’est un défilé qui s’ouvre sur l’eau. Pauline, puis Jeanne, puis Mananui et son petit frère, et enfin Titaina, ancienne championne de va’a, pofitent de quelques coups de rame (*hoe en tahitien) sans boire la tasse et dans un décor superbe ! A ce propos, c’est ce décor qui a servi pour le film avec Vincent Cassel sur la vie de Gauguin.

 

Une bien belle journée au final qui nous plonge encore un peu plus dans la culture locale à laquelle nous adhérons fortement. Nathalie désormais va mieux et la dengue n’est bientôt plus qu’un mauvais souvenir…

A suivre…

 

 

J168 : Tahiti II, le retour !

(#PolynésieFrançaise – #Tahiti)

Avant toute chose, Nathalie va désormais mieux après une semaine vraiment difficile pour elle. Nous vous remercions pour vos nombreux messages qui lui ont fait plaisir et lui ont redonné de l’énergie. La dengue est passée par là mais nous sommes maintenant rassurés. Elle repart du bon pied ! 

Cette fois ça y est, nous avons bien quitté notre magnifique île de Moorea. Les 27 jours que nous venons d’y passer étaient tout simplement parfaits et ils nous ont donné un avant goût du paradis. Nous avons tout aimé là bas. Les couleurs spectaculaires du lagon bien sûr qu’on a du mal à quitter des yeux, les couchers de soleil magiques, les baignades dans une eau claire et chaude avec nos sessions de masque et tuba qui nous ont permis la rencontre avec les premières raies et les premiers requins de notre vie. Mais aussi la montagne majestueuse aux formes tourmentées et aux verts saisissants qui abrite mille trésors dont les fameux ananas de Moorea, sûrement les meilleurs que nous n’ayons jamais mangé. Au-delà de ces éléments, nous avons aimé l’ambiance sur l’île. Les relations avec les gens que nous avons croisé d’abord au Fare Miti, superbe pension de famille où on se sent accueillis par la généreuse Faby et par le rayonnant Elvis, et où nous avons fait la connaissance des adorables Wissem, Ibtissem et Nayha leur petite fille. Mais aussi l’ambiance du camping chez Nelson où nous avons séjourné 22 jours et où nous avons croisé la route de nouveaux amis, Virginie et Fabien, Christian et Sandrine, Maud, Geneviève, Laurent, Jean-Jacques et Manureva, Damon et Florence et d’autres encore avec lesquels nous avons pu échanger, partager sur nos expériences, rire et profiter du bonheur privilégié d’être dans un si merveilleux endroit. Mais aussi nous avons aimé la relation avec les commerçants comme André, « le chinois » comme on l’appelle souvent et ses employés au sourire généreux et bien d’autres personnages aux parcours riches et souvent atypiques qui nous ont permis de nous sentir comme à la maison. Ils nous ont aidé à découvrir l’île et la vie qu’on peut y mener, loin du stress, les yeux dans les yeux et le sourire accroché aux lèvres. C’est en effet une ambiance village joyeuse et paisible que nous avons trouvée là sur ce bout de terre planté fièrement en plein cœur du Pacifique. Une ambiance qui me rappelle celle de mes vacances, enfant, auprès de mes regrettés et adorés grands parents, dans le très beau village de Lasseube au pied des Pyrénées. Nous avons je crois au final trouvé et été touchés par le fameux « Mana » dont ou nous a beaucoup parlé sur Moorea. Des ondes qu’on ressent et qui font qu’on se sent particulièrement bien, qu’on soit vacancier, exilé d’une vie difficile, travailleur, habitant où que sais-je encore…Bien sûr tout n’est pas rose à Moorea et on retrouve condensées toutes les difficultés que l’on peut voir ailleurs. La misère sociale existe aussi là bas, la pauvreté de certains habitants, des histoires où des familles se déchirent sur fond d’héritage, de partage de terres, l’alcool dans lequel certains tombent et ne se relèvent pas, la pollution, même si elle reste assez peu visible comparée à d’autres endroits que nous avons traversés…etc…etc…Mais malgré tout, nous retiendrons la solidarité entre les habitants qui se connaissent tous ou presque, le fait que chacun ait quelque chose à manger dans cette île qui offre poissons et fruits facilement accessibles et la chaleur qui comme le chantait Aznavour, ferait que « la misère serait moins pénible au soleil ». 

Désormais la fin de notre belle aventure polynésienne se poursuit à Tahiti, autre île magnifique qui regorge de nombreux trésors et qui mérite qu’on s’y arrête contrairement à ce qu’on a souvent entendu. Eric, le cousin de Nathalie et Titaina sa femme, sont aux petits soins et continuent de nous recevoir généreusement. Si notre arrivée a été dédiée au traitement de la maladie de Nathalie et ne nous laissera pas un souvenir impérissable, la suite a été plus intense. Eric et Titaina nous ont amené, sans Nathalie restée pour se reposer, mais avec Mananui, la fille de Vaitea et Mana, neveu de Titaina, de l’autre côté de la presqu’ile. Malgré le temps pluvieux l’endroit nous a bien plu. Nous y avons retrouvé le sable et les galets noirs majoritaires sur Tahiti, ainsi que la végétation encore plus luxuriante que sur Moorea, plus sèche. Nous avons été jusqu’au bout de la route près du spot recherché par les surfeurs de Teahupoo où va se tenir dans quelques jours une étape du championnat du monde de surf.  

Le soir, nous avons eu la chance d’assister avec Nathalie cette fois à un spectacle de danse traditionnelle tahitienne. Une belle énergie, des danseurs souriants aux sons des percussions et des ukuelele, des costumes magnifiques faits à partir de plantes. Encore un chouette moment au contact de la riche culture Polynésienne.  

A suivre…

 

J162 à 167 : Goodbye Moorea…

(#PolynésieFrançaise – #Moorea – #Tahiti)

Après ce magnifique épisode sur l’atoll de Tetiaroa, Nathalie qui était rentrée avec un gros mal de tête et une grosse baisse de régime voit cette situation durer. Le lendemain nous allons voir un premier médecin qui nous dit que c’est soit une insolation comme nous le pensions, soit la dengue…Un deuxième médecin quelques temps après nous confirme la mauvaise nouvelle, Nathalie aurait contracté la dengue. Du coup les six derniers jours sur Moorea sont dictés par les hauts et les bas que connaît Nathalie. Nous avons tout de même le plaisir de revoir Faby (que nous remercions pour la mise en relation avec Kaya pour la croisière sur l’Atoll entre autre…) un soir où Nathalie est un peu mieux. Le plaisir aussi de repasser par la roulotte « à l’heure du Sud » tenue par le vaillant Fred et où travaille Maud, une adorable  jeune femme rencontrée au camping. Les filles profitent de leurs amis polynésiens de la maison voisine, de la petite chatte dont nous sommes tous tombés amoureux et que nous laisserons, un peu tristes, au camping, du masque et tuba à trois cette fois, en face de notre lieu de vie. Je m’adonne aussi à quelques essais photographiques le soir profitant des derniers superbes couchers de soleil…bref, une vie au ralenti et une période bien difficile pour Nathalie qui lutte contre des poussées de fièvre et un état de grande faiblesse…Arrive le jour où nous quittons Moorea pour retourner sur Tahiti pour la fin de notre séjour polynésien. Florence et Damon, les parents des amis des filles,  nous proposent gentiment  vu l’état encore faible de Nathalie de nous amener en voiture au ferry. Nous retrouvons avec plaisir le cousin de Nathalie et sa femme, Eric et Titaina. Nathalie va désormais un peu mieux… 

A suivre…

J161B (P3): des étoiles plein les yeux à Tetiaroa, chez Marlon Brando ! (fin)

 

(#PolynésieFrançaise – #Moorea – #Tetiaora – #Atoll – #MarlonBrando – #AitoCruise)

Notre visite de l’atoll terminée, nous rentrons au bateau vers 16h. Nous retraversons le lagon et admirons une dernière fois les couleurs qu’il nous offre à voir. Une fois regagné le voilier, notre capitaine Kaya nous propose de nager autour du bateau pendant qu’il s’occupe du repas du soir. Ok capitaine !  

Nous remettons nos maques et tubas et redescendons sous la bateau où nous retrouvons rapidement nos amis les requins. Ils sont moins nombreux que le matin mais deux requins citrons semblent intrigués par ma présence. Ils font des ronds sous l’eau et remontent lentement mais inexorablement vers moi, leur poisson pilote parasite accroché sous le ventre…par précaution je me rapproche de l’échelle sous le bateau et pose une main dessus pour me stabiliser et pour pouvoir le cas échéant remonter rapidement…je ne les lâche pas des yeux. Mais pas facile de fixer un requin dans les yeux tant ils sont écartés, ses yeux. Les requins, s’approchent à moins d’un mètre en me passant dessous, je suis encore à l’horizontale sous l’eau et je suis partagé entre fascination, raison,  puisqu’on me dit qu’ils ne sont pas dangereux et mes souvenirs filmographiques bien présents dans mon esprit !  

 

Au final la rencontre se solde par un match nul chacun repartant de son côté. Ouf ! Nous profitons ensuite du temps qu’il nous reste avant la nuit pour nager vers le récif à quelques mètres du bateau où le même spectacle que ce matin nous saisit, des centaines de poissons de toutes les couleurs et tailles qui s’affairent à manger le long du riff, pendant que d’autres se pourchassent à l’extérieur du mur de corail pour faire valoir leur droit au bail.   

Nous remontons après ce dernier bain de la journée en eau salée, sur le bateau pour un apéritif et le repas qui s’annonce. Kaya a entre temps fait cuire les deux squilles qu’il a pêchées le matin et qui étaient restées sur un lit de glace depuis. Même dans l’assiette ces drôle de bêtes ont une drôle d’allure et je dois dire qu’on n’en pince pas pour elles. Toutefois, une fois dans la bouche, leur douceur nous apparaît plus agréable. Comme quoi l’habit ne fait vraiment pas le moine !

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 Le soir venu, Cap’tain Kaya nous fait profiter de ses talents musicaux et sort son Ukulele au son parfait dans cet environnement. Nous nous couchons heureux de cette belle journée et un peu fatigués par les bains d’eau et de soleil généreux mais prêts à profiter des éclats du ciel étoilé qui nous laisse admirer sa voie lactée et quelques étoiles filantes.  

 

Kaya tente une dernière sortie sur le lagon pour essayer de pêcher de nouveaux poissons, mais son entreprise restera vaine…

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A notre réveil, nous savourons ce que nous avons devant les yeux car nous rentrons sur Moorea dans la matinée. Kaya doit préparer le bateau pour qu’il soit prêt à naviguer et nous propose pendant ce temps de nous ramener à l’intérieur de l’atoll sur le motu qui fait face au bateau.

 

Nous ne nous faisons pas prier. Les filles en profitent pour mettre leur masque et tuba puis font des sculptures sur le sable. Pour ma part je pars en chasseur d’images pour tenter quelques clichés pris les pieds dans l’eau au dessus des coraux. Nathalie quand à elle reste à l’horizontal sur la plage, prise par un mal de tête entêtant…

 

Kaya revient nous chercher en milieu de matinée surfant sur son zodiac au milieu des coraux. Sa petite fille Kapu semble médusée par tout ce que sait faire son héroïque papa. 

 

Le voilier est désormais prêt à reprendre la mer. Nous embarquons à bord, ravis de notre court mais exceptionnel séjour à Tetiaroa et de nos deux nuits passées à bord du catamaran. La traversée se fait exclusivement à la voile car le vent est favorable. Un régal ! Nous discutons avec Kaya, pendant que Jeanne et Pauline jouent, radieuses, avec les deux petites filles de notre skipper. Kaya reprend le Ukulele et nous fait profiter de quelques chansons polynésiennes très belles qu’il entonne parfois avec Kavaï sa grande fille de 7 ans qui les apprend à l’école. Quand on sait qu’il y a encore quelques décennies de cela les enfants polynésiens étaient interdits de parler le tahitien on se dit que la situation a bien évolué de ce côté là.  

 

Au bout de quatre heures, nous arrivons sur Moorea et retrouvons la terre ferme après une traversée « à l’équilibre » du ponton du club med sans la colonie cette fois-ci.

 

Nous quittons le bateau heureux de cette nouvelle expérience et marchons par la plage pour regagner notre camping. Nous le retrouvons d’ailleurs avec grand plaisir et assistons le soir, une fois de plus, à un magnifique coucher de soleil dont on ne se lasse décidemment pas… 

 

Nathalie pour sa part n’est pas en grande forme…insolation ?

Fin d’une magnifique aventure.

A suivre…

J161 (P2): des étoiles plein les yeux à Tetiaroa, chez Marlon Brando ! (part.2)

(#PolynésieFrançaise – #Moorea – #Tetiaroa – #Atoll – #MarlonBrando – #AitoCruise)

Après une arrivée de nuit qui restera un grand souvenir et une matinée à plonger dans le grand bleu, Cap’tain Kaya descend l’annexe de son voilier. Nous embarquons alors à bord du petit Zodiac. Le moteur démarre et sans la moindre hésitation, il nous fait passer à l’intérieur de l’atoll qui est composé de plusieurs motus (îlots de sable) et qui mesure dans son ensemble six kilomètres de circonférence. Le passage au dessus du riff en attendant que l’océan se gonfle est impressionnant et nous permet d’admirer l’adresse de notre skipper qui pilote son engin debout sans vaciller ! Nous passons en une seconde de 15 mètres de fond à 20 cm !!! Une fois passé le riff, Kaya se faufile avec brio entre les coraux affleurant sans en toucher un seul, quel talent ! Nous laissons notre beau catamaran derrière nous. Nous voyons avec la transparence de l’eau les poissons et petits requins de récif qui détalent à l’approche de l’embarcation. Nous découvrons alors un autre monde, vierge de toute activité humaine et aux teintes magnifiques exaltées par le soleil. Nous avons la sensation de pénétrer dans un lieu sauvage d’une extrême beauté et nous nous sentons extrêmement privilégiés.

En outre, Kaya qui connaît l’atoll sur le bout des doigts nous permet de le découvrir de manière très personnalisée en évitant soigneusement de croiser les quelques autres touristes que nous avons vu arriver le matin. Du coup, nous avons la sensation incroyable d’avoir pour nous seuls l’ensemble des îlots de l’atoll. L’eau prend des teintes incroyables en fonction de sa profondeur. L’Atoll au plus profond en son milieu fait environ 10 mètres de fond. Les teintes de bleu turquoise clair et de bleu turquoise plus sombre se mêlent dès que nous passons sur une arrête de sable qui amène sur des fonds plus bas. La ligne que cela produit en plein coeur du lagon est absolument incroyable ! On a l’impression de naviguer dans un immense verre à cocktail (sans alcool) ! Nous laissons à l’autre bout de l’atoll le grand complexe hôtelier « eco lodge » de luxe. Celui-ci paraît finalement assez incongru dans un endroit si sauvage qui était jusqu’à il n’y a pas si longtemps, uniquement le terrain de pêche de certains polynésiens capables de venir aussi loin pour cela. Du temps de Marlon Brando qui était très attaché au respect de son atoll, il y a avait juste une pension qui pouvait accueillir de riches amis. Aujourd’hui un léger différend oppose l’hôtel qui veut faire jouer le côté privé de l’atoll au profit de ses clients au détriment des polynésiens qui ont une activité en lien avec l’atoll. Si la terre est privée, la mer elle ne l’est pas. Un équilibre difficile à trouver. Heureusement pour l’heure, chacun peut mener ses activités à bien mais il faut espérer que le tourisme de masse ne fasse jamais son apparition sur ce petit coin de paradis comme la Polynésie en compte tant. Tant que quelques petits voiliers seulement viennent s’amarrer l’équilibre doit pouvoir rester bon.

Sur l’un des motus, nous pouvons observer de près sans les déranger des oiseaux qui profitent du site pour se reproduire et vivre, nous offrant un beau spectacle que nous découvrons sans faire de bruit. Les magnifiques fous, les frégates, les sterne, ou autres noddi nous ravissent. Nous ne pensions pas en voir de si près (merci le zoom). Il y a même des petits encore tout pelucheux et on voit même à travers les branches certaines femelles couver les œufs. Nous restons le plus discrets possible pour ne pas les déranger. Nous voyons aussi dans le ciel des dizaines d’individus dont certains plus curieux viennent à moins d’un mètre au dessus de nos têtes en vol stationnaire pour nous observer de plus près et mesurer le danger que nous représentons…Magnifique ! (Kaya a pu prendre l’un d’eux en photo juste au dessus de sa tête).

Notre guide nous permet aussi de découvrir dans l’un des motus un lac d’eau douce naturel qu’on ne s’attendait pas à trouver là, derrière une ligne de cocotiers bien serrée. Cet Atoll a tout d’un paradis décidément ! On comprend mieux pourquoi Marlon Brando en est tombé amoureux.

Pour le midi, Kaya nous amène sur l’un des motus qu’il affectionne et où l’attend la table basse qu’il a confectionnée avec trois rondins de bois échoués sur la plage. Il nous permet également de goûter à ses talents culinaires sur fond de poissons cru. Cet homme là sait décidément tout faire ! Le repas se tient à l’ombre de généreux cocotiers qui nous offrent une ombre bienvenue. En effet, l’eau translucide sur fond de sable blanc produit une réverbération digne des plus lisses pistes de ski ! Nous chauffons par dessus et par dessous en mode Panini ! Pas sûr que nous y résistions…

Nous découvrons également l’île aux oiseaux où nichent plusieurs espèces et qu’il convient de visiter depuis le lagon les pieds dans l’eau pour ne pas effrayer les oiseaux qui nichent à même la plage.

Kaya nous fait également part de ses talents de pêcheur en attrapant à la traine derrière le zodiac une superbe Carangue aux reflets et points bleus. Il nous épate ensuite en attrapant avec un petit outil avec des pics retournés, des squilles qui nichent en couple dans de petits trous sous l’eau à même le sable. Ces drôles de bêtes qui semblent être un mélange entre un scolopendre et une écrevisse sont très prisées pour leur goût. Il faut toutefois se méfier de leurs griffes acérées telles des lames de rasoir.

Nous les goûterons le soir même…

A suivre…